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. Ce Silence que je n'oublierai jamais

 
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LizzieWeir
Aspirant genin


Inscrit le: 12 Jan 2008
Messages: 162
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MessagePosté le: Jeu 03 Avr 2008, 7:40 pm    Sujet du message: Ce Silence que je n'oublierai jamais Répondre en citant

Titre : Ce Silence que je n'oublierais jamais.
Auteur : Lizzie Weir
Genre : Romance, Action, Mystère
Rating : AP
Personnages Principaux :

Résumé :

Treize ans après la Next Gen, Konoha vit en paix. Non, ce n'est pas un rêve, la paix règne bel et bien.
A quel prix ? Me demanderiez-vous.
Au Prix du Silence, du secret et du passé que certains, voir tous, doivent oublier.
Treize ans après, que reste-t-il de ces liens si précieux d'autrefois ? Ils ont peut-être vraiment disparu au détour d'une larme, de rudes péripéties et d'acceptation de la vie telle qu'elle était.

Naruto va bientôt fêter ses trente ans, il est Hokage depuis la Mort de Tsunade, cinq années auparavant. Il vit en ménage avec Sakura, sa femme depuis sept ans et ils élèvent leur fils : Setsuna Uzumaki âgé de sept ans également.
Seulement, la seule tâche était ce divorce à l'horizon, un divorce qui aura attendu longtemps avant d'étaler son ombre menaçante sur la tranquilité du couple.
Un divorce qui prend source et origine dans le petit Junichi, qu'a-t-il de si différent ? Pourquoi n'est-il pas comme son père..pourquoi a-t-il le visage du silence, les yeux obscurs du secret et la voix envoûtante du passé.
Malheureusement, le divorce devra attendre car à l'Hopital, un bout de silence se réveille d'un coma long de sept année.

Hinata est à la tête du clan Hyuuga depuis maintenant six années années, elle y a accédé grâce à un mariage arrangé : Avec son propre cousin. Elle élève ses deux jumeaux dans le silence : Yuji et Kenji Hyuuga âgé de six ans. Mais voilà, l'amour n'existe pas dans sa vie, le peu d'amour qu'elle-même essaye de transmettre à ses enfants disparait avec la sévérité de leur père. De plus, Yuji a de graves problèmes de santé à cause du lien congénital qui unit les parents...et pourtant, il a énormément de potentiel. Ce couple ne va pas mal, non : Il aurait simplement du, ne jamais exister.
Malheureusement, quand Hinata apprend que Neji noit son propre chagrin dans l'adultère, elle ne peut que se dire qu'aucun couple ne pourrait aller plus mal que le leur.

Shikamaru, fête l'anniversaire de ses deux ans de divorce d'Ino avec qui il a eu une petite fille âgée de cinq ans : Riku Yamanaka. Il ne voit plus sa fille, plus depuis deux années, longues et insupportables. Depuis qu'Ino, après leur divorce, s'unisse à Gaara qui voulait faire d'elle sienne. Aujourd'hui, elle est la femme du Kazekage, l'un des hommes les plus puissants de ce monde et attend un petit garçon de lui. Mais Shikamaru s'en foutait, tout ce qu'il se demandait était si sa fille allait bien ?
Elle allait bien, c'était ce que lui certifiait Temari son amante. Il l'avait prise comme maîtresse durant son union avec Ino ce qui avait fini par couler leur couple au bout de trois ans de mariage.
Seulement, aujourd'hui, il refusait de s'engager avec la femme du sable. Il n'avait pas le courage et en plus, il avait son travail, ses missions secrètes, que Naruto lui confiait sans cesse : à lui et à Neji. Ce qui les rendaient terriblement solitaires.

Tenten était seule, depuis sept longues années, elle était mariée à la Solitude. En réalité pas vraiment, elle élévait en mère fière sa petite Satsuki. Une bâtarde qu'elle avait eu avec Neji, il y avait très longtemps de cela. Neji qui l'avait ensuite tout simplement abandonnée et qui lui avait assuré que mieux valait qu'il ne la reconnaisse pas, car si elle avait le Byakugan, elle serait marquée de la marque de la famille parallèle. Et Tenten ne voulait pas que sa fille souffre, comme Neji avait souffert. Alors, elle avait fait taire amour et autres illusions, les avait enfermé dans ses tripes et était l'une des kunoichis les plus brillantes dans l'Anbu et sa maîtrise des armes, lui valait de nombreux honneurs.
Seulement, Satsuki avait le Byakugan, et tout comme son père, elle était un génie. Combien de temps, Tenten pourra-t-elle encore cacher les talents de sa fille ?


Voilà de quoi est faite la paix à Konoha, entre deux rayons de soleil on essaye de dissiper les tensions, les craintes de l'avenir. En fait, Konoha ressemblait de l'intérieur à une grenade dégoupillée, de frustration appuyée et de solitudes jamais balayées. Etait-ce un mal plus grand que l'Akatsuki ou qu'orochimaru ou bien encore que les guerres incessantes ? Rien était moins sûr...car si le danger ne vient pas de l'extérieur, il viendra de l'intérieur car non seullement l'Homme est un loup pour L'homme mais il est également un animal très dangereux.



Prologue : Ce bonheur qui n'est pas le mien.

Le petit garçon était assis seul, sur un ponton de bois devenu humide à cause d'une averse nocturne. L'Aube éclatait dans le ciel et pourtant, elle le frôlait à peine. Il n'avait pas envie de recevoir de chaleur, tout en lui paraissait triste et démesurément grand : grand de vide et avide de néant. Il se pencha vers l'eau et observa son reflet pour découvrir son visage, ce visage qu'il détestait tant et qui n'était pas le sien. Il aurait tant aimé être blond, aux yeux océans comme son père. Au lieu de cela, il avait des cheveux de ténèbres et des yeux verts d'eau, un peu trop obscurs. Il se détestait....il aurait tellement souhaite avoir cette peau matte qui fonçait au soleil. A la place, il avait hérité d'une peau blanche et fragile qui rougeoyait au moindre regard du soleil.

Il se détestait, il détestait tout en lui.

Il ne ressemblait pas à son père.

Ni à l'amour que ce dernier lui portait.

Heureusement, que ses prunelles reflétaient un peu de la sérénité de sa mère, mais elles restaient trop obscures, vertes, certes comme ses yeux à elle, mais foncées et empruntes de noirceur. Comme si les yeux d'un autre s'étaient superposés au regard de sa mère, pour le cacher à tout jamais. Et finir par l'enfermer dans une cage dont les barreaux étaient faits de désespoir. Son short blanc était presque trop grand pour lui et ses petits jambes de gamins y nageaient à l'aise. Maman lui avait promis de le retoucher, mais elle oubliait toujours trop occupée à travailler ou à se disputer avec Papa. Oh, ce n'était pas sa faute à elle, car il l'aimait bien sa Maman au fond. Oui, il l'adorait, il ne voulait la perdre pour rien au monde. Même si depuis quelques temps, elle pleurait souvent et que Papa sortait pour finir par ne plus dormir à la Maison. Le petit garçon, était sûr que les choses s'arrangeraient, car au point où la situation en était, elle ne pouvait pas être plus pire. Cette pensée ne le rassura guère que quelques secondes et une ondine dans l'eau le sortit des rivages de son esprit torturé. Il leva son visage aux traits fins et pâle vers le ciel avant de remarquer avec une petite joie que l'aube était occultée par des nuages sombres qui déversaient leur larmes au compte gouttes pour l'instant. Alors il se releva doucement de ce ponton qu'il appréciait assez, et où il venait se réfugier depuis son entrée à l'académie il y avait un an.

Personne ne venait jamais l'embêter ici, car c'était le domaine d'un ancien clan maudit. Le petit garçon se demanda, combien de temps encore, les gens allaient éviter cet endroit ? Jusqu'à ce que le Temps l'oublie, ou qu'une guerre le ravage. Pourquoi, à Konoha, on manquait si peu de courage pour aller de l'avant : sourire à l'avenir sans craindre le futur.

-Setsuna-kun ! cria une petite voix depuis la berge en haut qui donnait sur l'avenue principale bordant le canal du Village.

Il tourna ses grands yeux verts obscurs et admira un instant la silhouette chétive qui agitait son bras, à quelques mètres au-dessus de lui. Encore elle, elle était dans sa classe à l'Académie et elle était un peu "chiante". Maman lui avait toujours demandé d'être respectueux et gentil avec ses camarades féminines mais c'était plus fort que lui. Il n'arrivait pas à les trouver intéressantes, il se concentrait plutôt sur son entraînement, car il voulait devenir aussi fort que le Sixième Hokage qui n'était autre que son père. Il esquissa néanmoins un léger sourire, car de toutes les filles de sa classe, celle-ci était la plus "supportable" même s'il ne fallait pas rêver, il ne s'avouerait jamais qu'au fond, il l'aimait bien cette petite. Il se redressa donc en soupirant et se dirigea d'un pas nonchalant vers les berges du canal, mains dans les poches. Son T-shirt bleu foncé flottait dans le vent ainsi que ses mèches d'encre. Ce ne fut qu'en rejoignant la gamine de son âge que la brise se stoppa comme pour ne pas gêner le spectacle qui s'offrit à Setsuna. Elle portait une robe blanche et courte qui laissait entrevoir sa petite culotte noire à chaque fois qu'elle s'entraînait. Elle ne se dérangeait pas de cette pudeur, bien qu'elle agace le môme qui rougissait à chaque fois. Ses longs cheveux marrons étaient attachés en un chignon dont seule une frange venait caché son large front. Elle l'observait de ses yeux couleur perle rieurs.

-Setsuna-kun ! répéta-t-elle.

-Je sais comment je m'appelle, allons-y maintenant, tu vas nous mettre en retard.

-Hum ! Bien !

* * * * *



Hinata était fiévreuse, aujourd'hui, elle n'irait pas travailler à l'hôpital. Elle était tombée malade, une mauvaise grippe choppée lors d'une épidémie qui venait à peine d'être enrayée. Un médecin la visitait depuis trois jours déjà, et il constatait à chaque fois que si son état ne s'améliorait pas, il ne s'aggravait pas non plus. Seulement, elle-même savait qu'elle guérirait, elle ne voulait pas se laisser mourir, pas encore : il y avait tant de chose qu'elle n'avait pas tenté pour se sortir de ce qu'elle appelle : "Un beau merdier". Ces trois jours d'alitement, lui avaient prouvé à quel point elle avait emprunté les mauvais embranchements dans sa vie, et avait loupé plusieurs croisement. Mais était-elle à blâmer si lors de ces croisements importants de sa vie, aucun panneau de signalisation ne lui avait indiqué le comportement à adopter ? Elle profitait en ce moment pleinement du lit conjugal qu'elle partageait avce celui qui était sensé être l'homme de sa vie. Hum, l'homme de sa vie, il était même mieux que ça puisqu'il était l'homme qui dirigeait sa vie. Elle conforta sa tête dans l'oreiller douillet et déplaça une mèche de cheveux qui barrait son front humide. Elle soupira de douleur et d'agacement, elle voulait se lever, embrasser ses enfants, les aider à se rendre à l'école. La porte de la salle de bain coulissa brusquement, arrachant au silence bienfaiteur un claquement sec. Second soupir, il avait fallu qu'aujourd'hui, il soit de mauvaise humeur.

-Tu pars...en...en mission ? réussit-elle à articuler, tremblante.

-Pas aujourd'hui. Vu que tu es malade, Hokage-sama m'a donné une semaine de congé pour m'occuper de toi et des gosses, répondit-il d'une voix grave et dénuée de toute intérêt.

-Mer...merci, souffla-t-elle alors qu'elle le sentait s'asseoir de l'autre côté du lit.

-Mais, je lui ai réfuté que je n'avais pas besoin d'une semaine, qu'un jour suffisait. Il y a des servantes ici, et Hanabi pourra s'occuper des enfants. Alors demain je repartirai en mission.

Une boule de tristesse se forma dans le larynx de la jeune femme, l'empêchant momentanément de respirer. Pourquoi fallait-il qu'il soit toujours aussi méchant. Elle ne lui avait pourtant fait aucun mal, durant six années, elle lui avait docilement obéi, l'avait même aimé comme une épouse modèle le ferait. Elle avait porté ses enfants, failli perdre sa vie en leur donnant la leur. A tâtons, en fixant le plafond intensément pour empêcher ses larmes de s'échapper, elle chercha la main de son compagnon et la trouva. Elle était froide, rendant la sienne encore plus brûlante. Elle entrelaça doucement ses doigts à ceux du jeune homme avant de tourner son regard perle vers lui. Il n'avait pas encore attaché ses cheveux qui étaient toujours humides après sa douche. Ils pendaient en longs firmaments de ténèbres autour de son visage pâle comme la neige. Il ne la regardait pas elle, mais sa main qui était accrochée à la sienne. Pour la première fois depuis longtemps, il se sentit odieux face à ce geste de douceur qu'elle lui témoignait. Il s'arracha à l'étreinte de ses doigts et se releva brutalement pour finir de se préparer. Il allait parler, se justifier, n'importe, il allait briser ce silence gênant qui faisait de lui un beau salopard quand la porte principale de la grande chambre s'ouvrit doucement. Deux ombres s'engouffrèrent dans la pièce, une vive qui s'agitait dans tous les sens et l'autre plus lente, presque faible.

Hinata eut le courage et la force de se redresser, pour ses enfants, pour leur montrer une image fausse certes mais rassurante. La première ombre ne fit pas attention à elle et contourna le lit pour rejoindre son père qui s'attachait les cheveux :"Oto-san ! S'il vous plaît ! Venez m'entraîner ! S'il vous plaît". La jeune brune soupira, le coeur fendu et se tourna vers la seconde ombre qui s'était arrêté près d'elle. C'était la copie conforme de l'autre : cheveux mi-longs, peau pâle et yeux couleurs perle. Seulement, celui-ci tout comme la neige était fragile et sensible au moindre rayon de soleil car contrairement à son frère, il n'avait pas les cheveux noir mais blanc. Il était albinos et souffrait d'une santé instable. Attendrie, elle lui posa une main douce sur la tête pour lui procurer un peu de ce qui était rare dans la Maison Hyuuga : de l'amour. Il fit un sourire aussi pâle et effacé que le reste de son être.

-Bonjour Yuji-kun.

-Bonjour, Oka-san, tu vas mieux ? demanda-t-il d'une voix faible.

-Je...commença-t-elle, heureuse qu'il s'inquiète.

-Yuji-san, l'interrompit froidement son père, Je t'ai déjà demandé de ne plus tutoyer ta mère. Porte-lui du respect et arrête de l'embêter, elle est alitée.

-Oui, Oto-san, céda Yuji en reculant, pardon Oka-san, je vous ai dérangé.

-Mais Neji ! s'indigna Hinata en repoussant le draps autour d'elle, Tu ne peux pas lui demander à l'âge de six ans, de n'être pour sa mère qu'un vulgaire valet.

-Comme par hasard, pour me contredire et me prendre la tête, tu trouve le moyen d'être en forme ! rugit Neji en se tournant vers elle, J'essaye de rendre ta vie plus confortable ! Heureusement que sur les deux gosses que tu m'as donné, un en vaille la peine..

-Neji ! s'écria la jeune femme, ne supportant plus ce discours blessant.

-La ferme, intima-t-il, Kenji-san je t'entraînerai après l'Académie. Maintenant, dépêche-toi, nous y allons...tu vas être en retard.

Et alors l'impensable se produisit. Il quitta la chambre sans un regard pour Yuji, suivi de près par Kenji qui ne trouva rien de mieux que de lancer à son pauvre frère un regard navré. La porte se referma brutalement alors que Hinata restait encore choquée par les paroles de son mari. Il avait volontairement évincé Yuji qui lui aussi avait cours ce matin, s'il arrivait en retard, alors on le renverrait de l'Académie Ninja. Elle se releva pour son fils et sentit le sol tanguer sous ses pieds, pourtant, elle n'eut pas le souvenir d'avoir embarqué sur un bateau. Elle secoua la tête mais la fièvre était toujours présente et avec son agitation, elle ne pouvait qu'empirer. Hinata avait chaud, mais elle avait peur pour son fils qu'elle aimait par-dessus tout. Elle fit quelques pas vers lui avait de s'effondrer à genou. Elle ne supportait plus ce mal de crâne affreux. Le petit garçon, inquiet se précipita vers elle et voulut la soulever mais elle était beaucoup trop lourde. Il se mit alors à avoir les larmes aux yeux.

-Oka-san...je suis désolé....ne m'en voulez pas..

-Mon chéri...souffla-t-elle en l'étreignant faiblement, Tu n'y es pour rien. Tutoie-moi, dérange-moi, ce ne sera jamais toi qui me feras du mal ou qui me tueras. Jamais...en attendant tu vas être en retard alors...HANABI ! HANABI !

Yuji fut sincèrement touché par cette mère qui lui ressemblait tant : fragile, sensible et tellement sincère. Il ne put s'empêche d'essuyer quelques larmes du revers de sa manche. Il n'aimait pas pleurer car son père le corrigeait après : pour l'endurcir. Mais ce n'était pas grave maintenant, parce que sa mère puisait ses dernières forces pour qu'il ne soit pas en retard à l'école. Il aurait aimé lui dire de ne pas se déranger, qu'il irait lui-même chercher Hanabi, qu'il courait vite hélas, il était si faible. Et il se haïssait pour cela. Hinata essoufflée, reporta son attention sur son môme haut comme trois pommes et néanmoins talentueux, il était très intelligent, un peu comme Shikamaru l'avait été à son âge. Elle lui caressa la joue, puis la pétrie avec amour, heureuse de sentir le contact de sa propre chair et de sentir sous sa main, couler son propre sang. La porte coulissa de nouveau sur une silhouette fine et équipée.

-Hinata-sama ! Que...

-Ha...Hanabi...il va....être....en ret....murmura doucement sa grande soeur.

-Ok, j'ai compris. Viens Yuji-kun !

Hanabi était devenue une kunoichi élégante qui se battait très bien, elle n'avait pas encore de fiancé et sa soeur éloignait d'elle, les prétendants du clan qui voulaient se rapprocher du pouvoir et faire couler Neji. La jeune fille attrapa son neveu dans les bras et le souleva avec aisance avant de jeter un coup d'oeil à sa frangine restée à terre. Hinata sentit le regard hésitant de l'autre femme et soupira agacée :"Ca va Hanabi-chan ! Dépêche-toi de le conduire à l'école !". Sur ces paroles, la tante de Yuji disparut dans le couloir, laissant la mère regagner difficilement son lit où malheureusement, l'odeur de Neji était encore présente.

* * * * * *

La classe grouillait de futurs ninjas en pleine excitation car aujourd'hui était un grand jour : ils allaient former des équipes de trois et passer le test avec un senseï pour devenir Genin. Dans un coin de la salle Setsuna était attablé, pensif et à ses côtés, Satsuki jouait avec sa frange en soufflant dessus comme une vraie gamine. Kenji qui parlait avec d'autres garçons, s'assit derrière eux alors que la porte s'ouvrait discrètement sur un presque retardataire. Yuji était un peu rouge, essoufflé par l'effort qui lui avait demandé de courir jusqu'à la classe. Hanabi avait croisé en chemin Neji qui ne lui avait porté aucune attention, pas plus qu'à son fils. Elle savait que c'était inutile d'essayer avec son cousin et beau-frère, Hinata souffrait assez comme ça sans qu'on ne mette le glaçon en pétard. Yuji balaya la classe du regard, toutes les places étaient prises.

Tout sauf une.

Là, dans un coin de la classe...à côté d'une fille qu'il connaissait de vue.

Ses jambes le portèrent doucement et il vint discrètement se mettre à côté d'elle, légèrement rouge, mais pour une autre raison cette fois-ci. Le professeur choisit ce moment-là pour entrer et après avoir sondé la classe et obtenu un silence satisfaisant , il médita quelques secondes. Cette année, la moyenne d'âge était basse : 7 ans environs. A l'époque où lui-même était à l'Académie, il ne pouvait accéder au rang de Genin qu'à 10 ans. Enfin, c'était l'Hokage qui avait décidé de faire passer les enfants plus jeunes et il avait raison, une guerre n'était jamais bien loin, et il fallait former des ninjas vite et bien.

-Bonjour les enfants ! s'exclama-t-il d'une voix enjouée et nasillarde.

-Bonjour Udon-senseï ! répondirent poliment les étudiants de l'Académie.

-Aujourd'hui, comme vous le savez, je vais vous annoncer vos équipes, dit-il en remontant ses grosses binocles sur le nez.

Il sortit un mouchoir en tissu de sa poche et se moucha bruyamment avant d'attraper une feuille sur son bureau.. Après les murmures impatients qui avaient suivi l'annonce de leur senseï, les étudiants retenaient leur souffle, comme si leur vie allait dépendre de ce qui allait suivre. Udon fit un petit sourire en coin, avec Konohamaru et Moegi, il était passé par là aussi et comprenait ses élèves. Avec Iruka, le directeur de l'école et Moegi, l'assistante de l'Hokage, il avait formé les équipes en fonction des talents et des capacités mais également des affinités. Puis un senseï fut dispensé à chaque équipe.

-Equipe 10 : Kino Inuzuka, Kenji Hyuuga et Shiori Aburame.

Les trois enfants se regardèrent perplexes, comme par hasard, ils étaient assis à la même table. Kino Inuzuka avait sept ans, il était le fils de Kiba Inuzuka et Matsuri, jeune Juunin de Suna et ancienne élève de Gaara. Il était le portrait craché de son père, bien que sa peau fut plus blanche et ses yeux couleur pluie donc plus clairs. Shiori Aburame, elle, était la fille de ce cher Shino qui malgré tous les paris qui avaient été faits sur son dos, avait réussi à ce marier avec une jeune infirmière de l'hôpital du nom de Chiyo. Shiori était une bonne vivante, rien à voir avec son père : en fait, il avait juste le physique en commun. Elle avait des cheveux noirs et bouclés qui lui arrivaient aux épaules, des yeux en amande et d'une couleur abstraite qui se revendiquait être comme le lapis-lazulis et enfin, elle avait un manteau à col roulé qui cachait la moitié de son visage et un cycliste beige dessous. Kenji lui se rétracta un peu mais ne dit rien, il connaissait un peu Kino et s'en foutait royalement de Shiori.

-Equipe 7 : Setsuna Uzumaki, Satsuki et....

Setsuna soupira pour de bon, croyant dur comme fer que sa journée venait de toucher les profondeurs de la malchance. Il tourna discrètement son regard vers Satsuki qui avait arrêté de jouer avec sa frange et qui fixait attentivement Udon-senseï comme si c'était une bonne blague. Puis ne voyant dans son regard que du sérieux, elle explosa de joie sans retenue aucune. Elle était avec Setsuna, c'était tout ce qui comptait. "Et....Yuji Hyuuga" acheva Udon en étouffant un bâillement. Là, elle se figea de nouveau, alors que Setsuna rectifia sa pensée de "pire que l'Enfer" en "pire que TOUT". Satsuki tourna lentement son visage interrogateur vers Yuji qui gardait les yeux baissés, intimidé mais heureux de se retrouver avec Satsuki. Cette dernière ne savait plus quoi penser, Yuji était un garçon atypique, vraiment à part, bien qu'extrêmement beau. Cependant, le physique ne faisait pas tout hein ? Surtout pas à cet âge là. Elle eut une pensée navrée mais donna une chance au petit Hyuuga qu'elle connaissait de vue. Setsuna lui, s'en foutait un peu ; bien qu'il eut vraiment les "boules" de se traîner deux boulets pareil dans son équipe. Udon se racla la gorge pour attirer l'attention et finit la composition des autres équipes.

-Bien, maintenant, vos senseïs vont venir vous chercher, je vous souhaite une bonne continuation les enfants.

-Merci Udon-senseï, s'exclamèrent faussement les étudiants car il y avait fort à parier que mis à part quelques uns, la grande majorité n'était pas d'accord avec le choix fait par l'Académie quant à leurs coéquipiers.

Après une demi-heure durant laquelle plusieurs Juunin s'étaient succédés pour récupérer leurs équipes, deux groupes de trois enfants attendaient encore, dans un silence sacré presque inviolable. La porte s'ouvrit enfin sur un homme, grand et élancé à la musculature fine mais développée. Il portait l'uniforme des Juunins et sa coupe était plus que classe d'après Shiori qui l'adorait déjà. Une coupe d'ananas "SUPRA-ridicule" pensa Kenji avec dégoût. En effet, les cheveux sombres un type étaient remontés en couette haute sur son crâne et les mèches se hérissaient en piques. Il portait une petite boucle à chaque oreille ce qui lui donnait un air bad-boy. Ses yeux étaient un peu étirés et cernés mais rien de tout cela ne lui enlevait son charme qui avait déjà fait effet sur Shiori qui priait fort, très fort pour qu'il soit son senseï. "Je m'appelle Shikamaru Nara...et je viens chercher l'équipe 9" maugréa-t-il, apparemment, agacé. "Kyaaaaaaa ! Shikamaru-senseï!" s'agita Shiori sous l'oeil énervé de Kenji qui se leva au même titre que Kino. "Galère" souffla Shika en voyant que la gamine courait vers lui comme une dératée. Il la lui remettrait bien sa rate, histoire qu'elle se tienne plus tranquille; Une fois que Kenji et Kino l'eurent rejoints, il quitta la salle. Laissant seule, l'équipe 7.

Plus pour très longtemps, car après cinq minutes d'attente, la porte s'ouvrit enfin sur...

Une tornade verte.

Et Setsuna qui donnait l'impression d'avoir touché le fond chercha une corde pour se pendre. Satsuki fut un instant déstabilisée mais amusée au fond d'elle et Yuji regardait leur futur professeur l'air ébhété. C'était une homme grand, à la coupe au bol et aux sourcils aussi fournis et velus qu'une chenille ou un mille pattes. Il portait une affreuse combinaison verte où son bandeau de ninja servait de ceinture. Il avait des mitaines de laine orange au pied et une veste de Juunin sur le dos : le seul élément qui le rendait crédible.

-Vous m'attendiez, jeunesse flamboyante ! Me voilà ! Lee-senseï !

-Bon...bonjour....Lee-senseï, répondit timidement Yuji sous le regard noir de Setsuna.

Un regard qui avait l'air de dire : "Mais t'es fou, attire pas cette chose !". Rock Lee avait sa pose du type cool, sourire colgate figé aux lèvres et possédait à cet instant même le charisme d'une tortue. Satsuki déchanta un moment mais se reprit, il avait été le coéquipier de sa maman et elle le connaissait assez bien malheureusement, elle rougit quand il porta son attention sur elle. "Yosh ! Sayu-chan ! Tenten-chan va bien ?" cria-t-il presque. La petite sentit le sol se dérober sous ses pieds et elle aurait voulu se cacher à cet instant là. Un maigre éclat de voix sortit de sa gorge, par miracle : "Oui..."

-"Yosh ! parfait ! Tous au terrain d'entraînement...". Yuji se leva, suivi de ses camarades, une fois dans le couloir, Satsuki profita que leur senseï ait le dos tourné pour chuchoter : "Faites gaffe les garçons, il tentera de vous refiler sa combinaison...restez sur vos gardes".

Setsuna s'étouffa.

Yuji esquissa un léger sourire moqueur.

* * * * * * *

Shikamaru alluma une cigarette qu'il porta à son bec avant de poser son regard sombre sur sa petite équipe. Au fond de lui il était fier de prolonger l'oeuvre d'Asuma-senseï et il se promit d'être un adulte cool, comme lui, et de faire exactement ce qu'il avait fait avec l'enfant de Kurenaï : préserver le Roi de Konoha. Les trois mômes étaient assis sur une banquette du balcon de l'Académie, il avait choisi cet endroit pour inaugurer le fameux questionnaire et bien que le regard brûlant de Shiori le mit mal à l'aise, il se lança sans doute à tort.

-Bien, parlez-moi un peu de vous...ce que vous voulez faire et tout...

-Moi ! Moi ! Je peux commencer ! s'agita Shiori dont l'immense sourire était caché par le haut col de son manteau hérité de son père.

-Galère, mais bon ouais commence !

-Alors je m'appelle Aburame Shiori, j'ai bientôt huit ans...et...et j'aime bien les insectes comme mon Papa ! Mais ce que je veux par dessus tout c'est devenir une grande kunoichi comme Tenten-sama et manier les armes à la perfections. En plus, il y autre chose que j'aime bien..c'est...c'est...

Elle était devenue toute rouge et regardait Shikamaru qui n'arrivait pas à faire autrement que de se sentir mal à l'aise. Il remarqua le blocage de la fillette et vit là une issue de secours. Il se tourna vers la mauvaise personne pour faire taire la petite : "Bien, Shiori, merci. A ton tour Kenji".

La petite fille lui adressa son plus beau sourire, et comment ne pas craquer devant la super bouille de la fille de Shino. Seulement dommage, on ne le voyait pas, donc Nara ne craqua pas. Pour son plus grand bonheur, elle se détacha de lui et observa son coéquipier qui foudroyait Shikamaru du regard.

-Ca m'intéresse pas.

-Ok. Toi, t'es chiant, je note, lâcha le manieur d'ombre mais au fond il se promit de ne pas abandonner avec ce dur à cuir, Et toi Kino ?

-Bah, je m'appelle Inuzuka Kino,j 'aime bien les chiens...d'ailleurs Aka-inu mon chien est pas avec moi parce qu'il est malade, ma tante s'occupe de lui....

-On t'a pas demandé de raconter ta vie, le coupa Kenji, agacé.

-Ca te pose un problème l'aveugle ? explosa Kino qui comme son père était d'un sang chaud et bagarreur.

Il ne fallait surtout pas couper un Inuzuka quand il parlait de chien. Shikamaru devina aisément que ce qui n'était qu'une tension entre gosse pouvait tourner en combat hasardeux. Kino et Kenji étaient issus de grands clans qui offraient à leurs héritiers des capacités géniales à ne pas manier à la légère. Il était persuadé que Kenji et Kino connaissaient déjà les techniques de bases de leur hijutsus car il savait que dans tous les clans, les paters élevaient leurs fils avec fierté et dévotion ce qui impliquait une chose : les soumettre à un entraînement rigoureux dès leur plus jeune âge. Il connaissait bien, lui qui était issu du clan Nara. Il tira une bouffée de nicotine et soupira longuement avant d'intervenir en se mettant entre les deux protagonistes. "Ca suffit maintenant, je pense que ce sera tout, vous pouvez rentrer chez vous...rendez-vous demain à 16h30 au terrain d'entraînement numéro 4...allez hors de ma vue bande de galériens...."

Il eut l'impression que ses paroles alimentèrent un moulin à vent plutôt qu'une raison précieuse. Shiori s'était levée, un peu apeurée par l'air sauvage de Kino et le regard haineux de Kenji. Elle se rapprocha de son senseï avant de se mettre derrière lui, soudainement terrifiée. Elle n'aimait pas les disputes, et voyait plutôt la vie en rose. Ce qui devait arriver, arriva...n'écoutant que son instant l'Inuzuka agrippa Kenji par le col et ce dernier activa son byakugan.

Il était alors temps de calmer véritablement la partie. "Galère" marmonna Shikamaru en effectuant avec une rapidité hors normes des signes de base : il utilisa son ninjutsu de l'ombre pour immobiliser Kino et le fit reculer grâce à l'imitation des ombres. Au même moment, il dirigea une partie de son ombre vers Kenji qui voulant profiter de la situation s'était jeté sur son camarade. Il fut coupé en plein élan alors que Shiori sortait un petit cri étouffé de sa bouche. Les deux mômes étaient tétanisés et leurs corps tremblaient un peu car ils essayaient de résister au jutsu de leur senseï, peine perdue : ils ne faisaient pas le poids.

-Rendez-vous demain à 16h30, répéta Nara d'une voix cependant plus froide, Et tâchez de méditer sur votre comportement de gamins...sinon je serai obligé de vous punir sévèrement.

-Ha...haï senseï, lâcha Kino avant d'être libéré.

Il tomba à genou et Shiori vint l'aider à se relever. Il la gratifia d'un regard doux et d'une petit sourire à la Kiba qui rappelait tant une autre époque à Shikamaru. Shiori n'avait pas hésité à choisir son parti. Kenji était arrogant et méchant, elle préférait Kino. C'était ainsi qu'elle concevait ses moeurs étant encore enfant. Une fois le petit couple éloigné, Shika relâcha son emprise sur Kenji qui vacilla un instant mais tint bon. Il lança alors un regard à l'adulte qui aurait glacé les sangs de n'importe quel autre personne. Mais Shikamaru Nara était le shinobi le plus doué de Konoha, ce regard il l'avait déjà vu plein de fois : dans les yeux de Neji, de Gaara et de Sasuke. Il savait bien une chose, que le gamin qui s'éloignait de lui à grands pas furieux n'avait pas un avenir brillant s'il continuait sur cette voix. Alors, Nara se demanda pourquoi tant de haine ? Que se passait-il chez les Hyuugas pour qu'ils n'aient pas retenus les leçons du passé ? Ils croyaient que Neji avait fait les erreurs pour ses enfants, pour qu'ils ne suivent pas le même chemin que lui. Apparemment non, et pourtant pour avoir souvent fait équipe avec le brun il savait que Hyuuga avait changé...mais jusqu'à quel point. Il était passé de 0 à 0.5 sur l'échelle de la bonne volonté et de la vertu. Ca, personne ne pouvait le dire. A part un être, qui arrivait à lire en Neji, un seul être dans ce monde : mais la vie avait décidé d'être cruelle.

Alors que la silhouette de Kenji Hyuuga disparaissait au détour d'un couloir, il se promit de tout faire pour qu'il n'emprunte pas le chemin qu'avait emprunté ceux avant lui : ceux qui s'étaient laissés guidés par la haine.

* * * * *

Lee était accroupi pour être à la hauteur de ses trois nouveaux protégés assis sur les marches d'escaliers. Les nuages du petit matin furent balayés avec leur larmes par une brise amicale et chaleureuse. Un temps qui agaça profondément Setsuna : un temps de benêt qu'il passait en compagnie de benêts. Oui, la vie était bien cruelle à Konoha, car pour lui, personne n'avait le droit au bonheur tant que lui petit gamin de sept ans ne vivait pas pleinement le sien. Satsuki avait ramené ses petits genoux contre sa poitrine et fixait le senseï d'un air sérieux et concentré qui la rendait vraiment mignonne. Si on mettait de côté ses prunelles nacrées, elle ressemblait comme deux gouttes d'eau à Tenten. La forme de ses yeux en amandes, rappelait la maîtresse d'armes. Lee fut au départ déstabilisé bien qu'il fut prévenu une semaine à l'avance que son équipe inclurait la fille de son amie. D'ailleurs Tenten lui en avait touché deux mots. Il fronça les sourcils, elle lui avait dit quelque chose comme : "Ne la pousse pas à bout de ses capacités, et laisse-la tranquille Lee, ses preuves, elle les fait avec moi et moi seule". Rock adorait son ancienne coéquipière, et pour cette raison, il lui obéirait et ne chercherait pas à entraîner sa fille au maximum de ses capacités. Après tout, sa mère était la mieux placée pour dire ce qu'elle devait accomplir. Yuji observait la petite robe blanche de sa nouvelle camarade, il avait un léger sourire aux lèvres car il se rappelait que lors de l'entraînements au lancée de shuriken, elle laissait voir sa culotte noire et déjà terriblement sexy. Il rougit un peu ce qui n'échappa guère à Setsuna qui soupira, déjà très mal à l'aise en repensant à la tenue peu pratique de Satsuki. Déjà si petits et déjà si hommes, c'était à se demander quelle genre d'éducation leur fournissait leur parents. Pour Setsuna ce n'était pas dur à deviner, Naruto étant passé pervers numéro un du Village...en revanche pour Yuji, cette attraction restait un mystère.

-Bien jeunesse éclatante ! Je vais vous annoncer une chose, je ne suis pas votre senseï définitif.

Quelque chose de grave s'inscrit dans l'expression des trois mômes dont il avait à présent l'entière attention. Aucun d'eux ne savait s'il fallait se sentir soulager ou au contraire inquiet : quoi que tomber sur pire que la bête verte était une chose quasi impensable. Lee secoua à son tour gravement la tête, comme s'il annonçait le décès d'un proche.

-En effet, l'équipe 7 est comment dire...hum...une équipe "sacrée" à l'Académie. Une sorte de tradition qui veut que...son senseï soit un précédent membre de l'équipe 7...l'année dernière, c'était Sakura-chan qui avait pris en charge l'équipe cependant cette année, étant donné que son propre fils s'y trouve. Tout comme Hokage-sama, elle ne peut assurer cette charge. Vous ne pourrez pas passer Genin, tant que votre véritable senseï ne sera pas désigné....

-Mais ! objecta Satsuki, effarée, C'est impossible ! Sakura-sama et Hokage-sama...ont tous deux été de l'équipe 7 et les membres des anciennes équipes 7 sont trop jeunes pour être nos senseïs...Moegi et Konohamaru...

-Sont tous les deux occupés, acheva Lee, Moegi est l'assistante de l'Hokage de plus, elle passe son diplôme de médic-nin. Nous avons besoin de médic-nin. Konohamaru est à une mission sur très long terme...de plus les deux sont jeunes et n'ont pas assez d'expérience pour prétendre à ce poste..

-Alors qui ? s'impatienta Setsuna d'une voix méprisante, Qui ? Vous êtes en train de nous annoncer que nous ne pourrons jamais passer Genin.

-Il y a bien quelqu'un...mais il faudra attendre encore un peu, j'en ai bien peur, répondit Rock Lee, tête baissé, visage fermé.

Il réfléchissait vite et à l'intérieur de lui une vague d'angoisse déferla. Il restait en effet une personne qui avait jadis appartenu à l'équipe 7 et qui serait en position de les élever au rang de Genin. Malheureusement, cette personne n'était pas encore de ce côté-là de la vie et qui serait quand elle y viendra ? Un jour ou trois années....Face au silence inquiétant des gosses qui se morfondaient sur leur carrière de ninja presque entièrement foutue par une simple tradition, il redressa le chef et fit un sourire éclatant. Mais pas rassurant pour un sous. Déjà la poisse se déchaînait sur la nouvelle équipe 7. Satsuki et Yuji pensaient très forts que comme par hasard, ils étaient tombés sur l'équipe "attrape-merde"...

-Yosh ! Je vais vous laisser vous remettre de cette rude matinée graines de jeunesse flamboyantes ! Je vous retrouve ici demain à 17h ! Pas de retard ! Sinon c'est 1000 pompes ! Ha ! Ha Ha ! s'exclama Lee en sautant.

Setsuna grimaça de dégoût, Yuji rit sous cape et Satsuki voulut disparaître de la surface du globe tant ce senseï lui faisait honte; Finalement l'optique qu'ils héritent d'un nouveau senseï n'était pas une si mauvaise idée. Le juunin en charge de l'équipe allait leur donner le signal pour partir quand une ombre apparut à côté de lui dans un mouvement de rapide illusion. Le nouvel arrivant suscita tout de suite respect et admiration chez Yuji et Setsuna. C'était un membre des forces spéciales de l'ANBU. Elle portait une combinaison, car c'était bien "elle" au vu de sa poitrine, et un masque de félin. Ses cheveux bruns étaient coiffés en deux tresses longues. Derrière son dos, le manche d'un katana dépassait. Lee sourit comme il n'était pas permis et Satsuki avança d'un pas. La jeune femme déclara alors d'une voix douce mais ferme :

-Lee, je t'emprunte Satsuki.

-Vas-y, nous avions fini...soupira Rock.

-Merci. Viens Tsuki-chan, on rentre, dit fermement l'ANBU.

-Haï Oka-san...murmura le petite fille pour garder la discrétion de sa mère.

Setsuna et Yuji entendirent quand même et ils ne purent éprouver que plus d'admiration envers la femme qui avait mis au monde une telle créature. Satsuki sautilla jusqu'à Tenten qui disparut avec elle dans un nuage de fumée. Les deux garçons restèrent un instant à se regarder dans le blanc des yeux avant de prendre un chemin différent pour rentrer.



* * * *

-Tadaimasu ! s'exclama le garçon en faisant brutalement coulisser la porte de sa maison.

Le silence lui répondit. Il retira ses chaussures dans le petit vestibule et monta la marche qui annonçait le début de la demeure avant de courir en chaussette vers le salon. Il avait à peine parcouru la moitié du couloir qu'un cri bien familier le stoppa net. "NARUTO ! Arrête !" Le petit homme se mit alors à trembler, pourquoi avait-il que cette journée serait pourrie jusqu'à la moelle ? Il détestait son intuition qui finalement ne le trompait jamais. Après avoir eu une équipe de boulet, un professeur boulet, il devait assister à la dispute entre ses parents qu'il ne traita pas de boulets. Non, quand même. Son père était le Sixième Hokage et peut-être le plus puissant de tous. Sa mère fut l'élève du Cinquième (la Sannin Tsunade) et était la kunoichi medic-nin la plus douée du monde ninja. Définitivement ses parents étaient des exemples à suivre, sauf niveau sentimental ou privé peut-être. Il n'avait franchement pas la force de continuer jusqu'au salon pour découvrir la tension qui y régnait. Si seulement il avait le choix, car cette maudite maison était construite de telle façon que le salon était un passage obligatoire pour accéder au reste des pièces. Naruto et Sakura avaient acheté cette petite villa japonaise cinq ans auparavant avec le premier salaire du blond. A cette époque tout respirait le bonheur chez eux. Mais une époque, justement, n'était pas faite pour durer. "Sakura-CHAN ! Pourquoi tu me reproche toujours des choses qui n'ont rien à voir ! Tu sais très bien où est le problème !"

Malgré lui, Setsuna entendait de ces petites oreilles qui étaient encore innocentes six mois auparavant, quand les disputes n'existaient pas. Malgré lui encore, il avançait à travers le couloir plongé dans une pénombre angoissante. C'était une fatalité qu'aucun petit garçon de son âge ne devrait avoir à subir : les rôles étaient renversés et il devait jouer au parent pour les calmer. S'ils se calmaient, car depuis quelques jours, ils ne faisaient plus attention à lui. Au départ, sa simple présence suffisait à les calmer car ils essayaient de faire bonne figure devant leur fils. Aujourd'hui, ils ne cachaient plus que leur couple allait mal. Il posa sa main tremblante sur la porte qui lui parut démesurément grande et, dans un ultime acte de courage, la fit coulisser. La lumière du jour l'irradia car la pièce était baignée par les grandes portes-fenêtres qui donnaient sur le jardin. Il balaya la pièce de son regard sombre et terne. La télé était allumée mais n'émettait aucun son, diffusant uniquement les images d'une émission de variété. Sakura était effondrée sur le canapé, son beau visage caché par ses mains. Setsuna comprit qu'elle pleurait, encore. Naruto était debout un peu plus loin dos tourné, poings serrés. Il était grand, avait de l'allure et portait son manteau d'Hokage. Il ressemblait tellement au Yondaime que beaucoup de villageois ayant vécu sous ce dernier le confondaient avec lui. L'image de ce couple n'était autre que brisée par les positions qu'offrait ce piètre spectacle. Alors doucement, Setsuna se rapprocha de sa mère en premier. Ses longs cheveux roses cascadaient le long de son dos, jusqu'à ses fesses et elle portait une petite jupe beige, un débardeur rose et des bottines noires.

-Pourquoi Sakura ? demanda simplement Uzumaki qui n'avait pas remarqué la présence de son fils, tellement il était troublé.

-Arrête Naruto ! Arrête de me demander..pourquoi...sanglota Sakura d'une voix cassée, brisée et blanche.

-Tu l'as fait exprès ! explosa Naruto en se retournant.

-C'est faux ! hurla-t-elle à son tour en se redressant brutalement.

Dans sa rage et sa précipitation, elle bouscula Setsuna qui prit un coup au coeur par cette attitude. Il osa lever son regard vers sa mère qui avait le visage ravagé par le sel et l'eau de ses larmes qui ne cessaient de couler. Ses grands yeux verts pétillaient comme si une charge électrique peu commune les parcouraient. Ses joues étaient rougies et ses lèvres gercées à force de les mordre par anxieté. Sur son front, un petit cercle était tatoué, discret et d'un rose pâle qui s'alliait avec ces cheveux de fleur. C'était un sceau beaucoup plus puissant que celui de Tsunade, car en plus de donner un physique jeune et ravageur, il conservait également le métabolisme lui faisait profiter de cette jeunesse en régénérant les cellules vitales. Ce sceau faisait d'elle une kunoichi presque impossible à vaincre durant un long combat. Setsuna se résigna, apparemment, ses parents n'étaient pas prêts à lui accorder la moindre attention. N'importe quel autre parent se serait enquis de la matinée primordiale de son gosse.

-J'en ai assez, souffla-t-elle en fermant les yeux.

-Que...commença son compagnon, surpris qu'elle retrouve son calme.

-Demain, nous irons au tribunal de Konoha...en instance de divorce...je ne peux plus supporter tout ça.

Elle fit un geste circulaire pour désigner la pièce qui représentait sa vie aux côtés de Naruto et tout ce qu'elle avait engagé. Setsuna se figea de terreur et son père tressaillit. Un divorce ? La plus radicale des solutions après la mort. Cette même mort qui était sensé eles séparer, elle et elle seule. Pas un vulgaire divorce. Le regard océan du ninja coula sur une photo reposant sur un meuble près de la télévision. C'était celle de leur mariage, Sakura était alors enceinte d'un mois, mais cela, il ne le savait pas encore. Dire qu'il avait cru jusqu'au bout que ce fils était son gosse, son VRAI gosse.

-Nous n'irons nul part...tant que cette affaire ne sera pas éclaircie... j'aurais du ordonné la mise à mort de Sasu...

-Ne prononce plus jamais son prénom ! cria Sakura qui apparemment avait retrouvé son impulsivité.

-Pourquoi? Son nom te ferait-il tant d'effet ! Veux-tu que je ne remarque pas ton coeur battant à chaque fois que tu l'entend ! répliqua Naruto en se rapprochant d'elle.

-Oka-san...to-san, tenta vainement Setsuna.

-Non lâche-moi Naruto, s'exclama Sakura.

Sa voix était devenue plus faible et tremblante alors que son mari l'attrapait doucement par les épaules et essayait d'obtenir une étreinte maladroite : sans succès. La jeune rose se débattait faiblement en se débrouillant pour le gêner dans son entreprise. Setsuna sentit son coeur se contorsionner dans sa poitrine, pourquoi elle refusait la tendresse de Papa ? Elle gâchait tout par moment et c'était elle qui avait proposé le divorce. Finalement, elle se laissa faire, à bout et s'abandonna dans les bras du blond pour pleurer. Ce dernier serra sa compagne dans ses bras avant de faire tomber son regard envoûtant sur son fils. Il fut un instant surpris puis se culpabilisa. Setsuna n'y était pour rien et pourtant, il subissait les déchirures du couple qui était sensé l'endurcir et le préparer à la vie. Même si la nature avait voulu qu'il ne soit pas biologiquement son fils, il l'aimait comme tel sinon plus. Le petit garçon trembla un instant sous les yeux de son père qui finit par sourire.

-Setsuna-kun...je ne t'avais pas entendu rentrer !

Etait-ce un reproche ? Bien sûr que non, mais le môme le prit ainsi. Sakura sursauta à l'entente du prénom et se libéra de l'étreinte de son mari pour se tourner vers lui. Elle fut tellement triste en voyant l'air apeuré et perdu de son petit qui au fond était content d'avoir l'attention de ses parents. Maman se dirigea vers lui, un peu chancelante avec un sourire humide collé au visage, peu importait, elle était belle ainsi. Au sortir d'une crise de larme, retrouvant un peu de bonheur en son fils. Elle vint le réfugier dans ses bras et l'emmena s'asseoir sur le canapé ou Naruto les rejoint. Il était maintenant coincé entre sa mère qui le serrait un peu trop fort et son père qui lui ébouriffait les cheveux. Alors pourquoi n'était-il pas si content que ça ? Ils avaient l'air pourtant sincères...

-Alors Setsu-kun ? commença Sakura en masquant sa voix chevrotante, Ta matinée à l'Académie ?

-Bof...chui dans l'équipe 7, répondit-il mal à l'aise.

-Oui, on le savait. Mon fils ne pouvait être que dans la même équipe que son père. j'ai fait exprès, sourit Naruto, fier.

"Bah t'aurais pu m'épargner ça....car je me tape de beaux guignols", voilà ce qu'aurait voulu répliquer le jeune garçon, mais il devait du respect à son père Hokage et secoua légèrement la tête.

-Pourquoi tu m'as mis avec Satsuki et Yuji...

-Hinata est venue me parler de Yuji la semaine dernière à mon bureau...

Un éclair bref de tristesse passa dans les yeux de Sakura à l'évocation de Hinata mais elle se ressaisit et écouta la suite. Contrairement à Naruto, elle n'était pas au courant des nouvelles équipes, car cette année elle devait former les futurs médic-nin de Konoha. Elle ne partageait pas l'avis de son mari: que Setsuna soit dans l'équipe 7 était une des pires idées qu'il n'ait jamais eu en matière d'éducation. Elle se tordit les doigts nerveusement et sécha rapidement ce qui lui resta de larmes

-Elle m'a déclaré qu'il était fragile et qu'il fallait l'éloigner de son frère. Udon m'a assuré que Satsuki était une petite fille géniale attentive aux autres et sensible, elle s'occupera bien de lui...et de toi accessoirement.

-Je suis pas comme face de cul blanc, je vais très bien, réfuta Setsuna qui là ne put tenir sa langue.

-Surveille ton langage mon garçon...je me demande où tu as appris de tels mots...soupira Sakura.

Naruto prit un air foncièrement innocent mais ne réprimanda pas son fils: car c'était lui-même qui lui avait enseigné ces mots là. Par inadvertance certes...mais bon. Il n'allait pas avouer à sa femme qu'il ne maîtrisait pas son langage quand il était avec son fils. La rose lui envoya un regard noir histoire de bien faire passer le message. Parfois elle se demandait si Naruto prenait vraiment son travail de père au sérieux, il y mettait toute sa bonne volonté, mais elle ne suffisait pas. De plus, elle le soupçonnait d'avoir abandonné ce rôle depuis le terrible jour de l'accident. Elle réprima un sanglot à l'évocation de ce douloureux souvenir et s'efforça de sourire à Setsuna :

-Tu vois, Papa a raison. Sois gentil avec tes coéquipiers..c'est très important l'esprit d'équipe.

-Ouais quand on voit ce que s'est devenu sur vous deux...répondit-il naturellement, le regard triste.

Ce fut un véritable choc pour les parents qui comprirent une chose et une seule, peut-être la plus fondamentale : ce n'était pas de la division que naissait l'Union mais l'inverse. Les êtres unis se divisaient plus facilement, au fond cet esprit d'équipe était toujours là, en veille dans chaque personne. Et son vice était les séparations qu'il engendrait. Le môme regretta un instant ses paroles mais pas sa pensée. Il en avait marre que ses parents se comportent en êtres égoïstes et viennent ensuite lui parler comme s'ils ne s'étaient jamais insultés deux minutes auparavant. "Ecoute..." commença Sakura qui ressentait l'envie de se justifier. Cependant, son fils ne lui laissa pas le temps et enchaîna rapidement :

-Et puis, c'est quoi cette histoire de pas pouvoir passer Genin avec Gros-sourcils sensei. C'est quand qu'on aura l'autre prof d'une ancienne équipe 7....

-Co..comment...je croyais que...que Kakashi-sensei avait accepté de..déclara Sakura terriblement pâle.

-Il ne peut plus. Fin de la discussion sur ce sujet, la coupa Naruto en se relevant

-Comment ça ? Et qui compte-tu mettre à la tête de l'équipe 7 ! Oublie les traditions, et laisse Lee être titulaire.

-C'est dans les liens Sakura-chan, toi mieux que qui conque devrait comprendre. On trouvera..



Elle aurait tant aimé trouvé une réplique à lui envoyer au visage, mais il fallait arrêter les frais devant Setsuna, leur seul enfant. Elle toisa son mari, assise depuis le canapé et essayait de lui communiquer toute la rancoeur qu'elle avait en un seul regard. Il ne l'avait pas consulté pour former l'équipe de son fils, ni pour désigner un senseï. Et il était vrai que généralement, Sakura ne se mêlait pas des affaires de l'Hokage pas plus que Naruto ne se mêlait des affaires de l'Hôpital mais bon sang, c'était de leur fils dont il était question. A ce moment-là, le bipper de Sakura émit une petite alarme, signe d'urgence. Il venait de se passer quelque chose de grave à l'hôpital. Elle regarda le petit écran du bipper et soupira croyant à une fausse alerte. Il arrivait souvent qu'on la bip dans la plus grande des paniques pour une broutille telle que : "On ne trouve plus les seringues vierges" hélas ce code-là ne se trompait jamais. Elle posa son regard sur Naruto qui avait passé son bras autour du gamin et qui souriait comme pour faire oublier toutes les disputes qu'ils l'avaient forcé à traverser. Elle se releva gracieusement en jetant la masse de ses longs cheveux sur son épaule droite. Elle avait l'impression que le bonheur sous ce toit n'était pas définitivement révolu et que la chance pourrait à nouveau être amie avec cette famille au bord de la rupture.

"J'ai du boulot. Je file. A ce soir..." Elle tourna les talons pour partir mais Naruto la retint, pressentant quelque chose. "Sakura-chan ? Quelque chose de grave est arrivé ?" Elle sourit légèrement et secoua la tête, heureuse qu'il s'inquiète finalement pour elle.. "Non, juste des complications avec un patient que j'ai opéré hier..."

"Dans ce cas" déclara-t-il, "Tu peux emmener Setsu-kun avec toi...je dois briefer une équipe sur une mission importante dans une demi-heure..."

Elle l'observa hésitante, se mordant la lèvre comme pour s'empêcher de répondre par la négative. Elle avait une énorme dette envers son fils pour tout ce qu'elle avait du lui faire endurer : ses absences répétées à cause de ses tours de gardes, sa mauvaise humeur et son chagrin. Elle lui devait bien ça non, s'occuper de lui. C'était la moindre des choses, le BABA d'une super maman. Elle illumina alors son propre visage d'un petit sourire que Naruto aimait qualifier de printanier. Dire qu'elle n'avait plus eut ce genre de sourire depuis le drame. Il se permit et se donna même le luxe, de croire à un retour à la normale. Elle tendit alors sa main vers Setsuna qui bien qu'il le cachait était immensément heureux que sa mère accepte de le "coltiner" sur son lieu de travail. Il n'était jamais allé à l'hôpital, même le jour de naissance s'était déroulé ailleurs : dans le bureau de l'Hokage. Le petit garçon se mit donc sur ses deux jambes et s'approcha de la rose avec un air indifférent qu'elle connaissait bien pour l'avoir déjà côtoyé sur le visage d'une autre personne. "Allez, va m'attendre dehors, petit monstre" le taquina-t-elle avant de le pousser vers la sortie. Il se débattit un peu sous les mains joueuses et chatouilleuses de sa mère et se précipita dans le couloir. Néanmoins, il resta derrière la porte, et colla son oeil sur une minuscule ouverture :

Dès l'enfant sortit, Sakura s'était mise à embrasser son mari qui lui rendait franchement bien son étreinte et son baiser. C'était une sorte de trêve, un "on fait la paix" version mariage.

Et dire qu'après une dispute, pour une fois la situation s'était arrangée.

Pour une fois, Naruto n'était pas sorti et Sakura ne s'était pas effondrée.

Pour une fois, Setsuna leur avait fait comprendre...

Pour une seule et dernière fois.

Malheureusement

* * * *

Dans la cour de l'immense demeure des Hyuugas, deux ombres se percutaient à une vitesse soutenues sous le soleil de l'après-midi. A chacun de leur mouvement, elle soulevait des gerbes de poussières qui les occultaient un instant. Depuis la terrasse d'une des cinq maisons qui formaient le domaine principal des Hyuuga, Yuji observait l'entraînement de son frère.

Un entraînement auquel il n'avait jamais eu droit.

Trop faible, pas assez fort...minable.

Il baissa son regard tellement il était triste d'apprendre que jamais son père ne lui porterait d'estime. Oh, sa mère l'entraînait bien sûr, mais elle était tellement occupée entre son travail de medic-nin et sa responsabilité de chef de clan. Elle accompagnait souvent les équipes en missions à cause du manque de medic-nin auquel la politique du Sixième essayait de remédier. Seulement voilà, Yuji aurait aimé que Neji l'entraîne et soit fier de lui. Les deux ombres s'immobilisèrent à une distance respectable l'une de l'autre. La plus petite était essoufflée et tentait vainement de reprendre des forces. L'autre, plus grande, ne souffrait d'aucune fatigue et ne suait même pas. Neji restait élégant et froid comme les neiges éternelles. Il croisa les bras sur son torse et fronça les sourcils, apparemment, il n'était pas content des efforts de Kenji qui grimaçait de douleur.

Derrière Yuji, la porte coulissa doucement et un pied nu se posa sur le bois tiédi par le soleil de la terrasse. Somnolent et anesthésié par le chagrin, il remarqua pas cette présence apaisante. Jusqu'à ce que deux bras fins l'entourent avec tendresse et que la nouvelle venue s'agenouille derrière lui pour être à sa hauteur et enfouir sa tête dans sa nuque. Il tressaillit avant de sentir le parfum de sa bien-aimée mère : un mélange d'effluve de malade, de fleur de jasmin et de sommeil. Une odeur si maternelle et si rassurante qu'il ne put empêcher un sourire de naître sur son visage.

-Je suis désolée de ne pas être en forme pour t'entraîner Yuji-kun, murmura la brune en tournant son fils pour qu'il soit face à elle.

Encore une fois, il eut le souffle coupé par la beauté de sa mère. Elle portait un kimono de soie rouge qui était à moitié défait, lui improvisant un décolleté et qui épousait harmonieusement les courbes de son corps frêle. Elle avait attaché ses cheveux avec une simple baguette laissant quelques mèches paresseuse s'envoler autour de son visage. Il ne pouvait que lui pardonner et ne pas lui en vouloir. Elle était sa maman, et elle était malade. Il devait l'aider au lieu de lui poser des tracas de conscience. Il secoua la tête en soufflant "Ne t'en fais pas Ka-san !" Elle lui fit le plus beau des sourires et caressa sa joue de sa main aux doigts fins et lons. Sa main gauche.

Il sentit le métal froid de l'alliance effleurer sa peau également.

-Ka-san ! Je suis dans l'équipe 7 ! s'exclama-t-il après un petit silence.

-Ah...c'est...bien...bégaya Hinata, le regard devenant sombre et triste.

Naruto ne l'avait donc écouté. Ca lui coûtait de laisser un de ses fils entrer dans l'équipe 7. Une équipe un peu maudite sur les bords. Apparemment, Kenji fréquentait un Inuzuka et une Aburame, comme elle il y avait longtemps. Elle aurait voulu que cette "douceur" soit réservée à Yuji mais malheureusement ni Shiori Aburame, ni Kino Inuzuka avaient un profil adapté pour prendre soin du petit garçon. Alors que Satsuki, elle était toute désignée et que Setsuna, le stimulerait en créant une rivalité positive qu'il ne connaissait pas avec son véritable frère. Elle se promit de retourner voir Naruto pour le remercier de cette attention. Son sourire s'agrandit un peu, les années avaient eu beau passer à un rythme douloureux et effréné l'entraînant sur des chemins effrayants, ce point-là au moins n'avait pas changé. Ce secrète là au moins restait enfermé en elle et même s'il prenait la poussière et rouillait au moins, il continuait d'exister. Ce petit bout de sentiment qui lui renvoyait l'image de la petite Hinata qu'elle était en temps de troubles et de guerres certes mais aussi en temps de bonheur. Aujourd'hui, la paix politique avait un goût amer et elle savait que personne n'en profitait pleinement.

-Pourquoi n'irais-tu pas demander à ton père de t'entraîner avec Kenji ? demanda-t-elle pour briser de nouveau le silence.

-Il refusera ! Je le sais, Oto-san me déteste, je suis trop faible...je déshonore le clan en respirant dans cet endroit. Il me l'a dit plusieurs fois.

-Il t'a menti. Essaye, je te regarderai...il ne pourra pas refuser, l'encouragea-t-elle.

Et que n'aurait pas fait le petit Yuji pour plaire à sa mère ? Il hocha vigoureusement la tête bomba même un peu le torse sous le petit rire cristallin de la brune. Un rire qui finit par se transformer en toux alors d'un petit geste elle l'envoya vers son père. Il sauta par-dessus la petite barrière de bois, manqua de tomber mais entama une course effrénée vers le milieu de la cour où Neji prodiguait des conseils stratégique à Kenji. Ce dernier fronça les sourcils en voyant accourir son petit frère. Il était fou de venir interrompre cet entraînement. Voulait-il mourir ? Neji fut un instant surpris par l'arrivée de son second fils. Il confirma sa pensée qui consistait à dire que ce fils-là était un parasite. Pour lui, Yuji ne deviendrait jamais un grand ninja et ne rentabiliserait pas l'éducation que le clan lui donnait. Tout comme Hinata quelques années auparavant, il était un boulet à traîner. "Va-t-en." lui dit le chef du clan. "Mais, Oto-san, s'il vous plaît, j'aimerais que vous m'entraîniez également. Promis, je vous montrerai combien je suis...". Neji ne se prit pas la peine d'écouter la fin de l'argumentation et le v sa main chargée en chakra.

Depuis la terrasse Hinata se figea, après le départ de Yuji elle avait activé le Byakugan pour intervenir au cas où. Elle avait espéré ne pas avoir à intervenir mais en voyant cette main dangereuse et blessante prête à s'abattre sur son fils, elle ne réfléchit pas et s'élança à son tour au centre du terrain. Neji s'apprêta à abattre son coup, il visa l'épaule du petit par pure pitié. Il n'avait pas à venir l'encombrer durant l'entraînement. Le coup fut parer par une ombre qui apparut dans un mouvement de rapidité; Il fut surpris en reconnaissant Hinata, byakugan activé et empli de haine en position de combat. Elle avait opposé son avant-bras à la main de Neji et avait paré son chakra avec le sien. Yuji effrayé et impressionné par l'agilité de sa mère recula d'un pas. Kenji avait la bouche ouverte. Il n'avait jamais vu sa mère se battre car elle était medic-nin et sa priorité n'était pas de blesser mais de soigner. Neji pesta intérieurement mais conserva son air indifférent en apparence. "Il a encore besoin de sa mère pour le défendre....je croyais qu'il voulait s'entraîner." déclara-t-il avec une superbe qui agaça Hinata. "Neji-niisan, je t'interdis de dire une telle chose. J'ai bien vu que tu comptais le blesser. Le coup que tu voulais lui porter est le début d'un enchaînement difficile même Kenji n'aurait pu l'éviter à une telle vitesse."

Le chef du clan Hyuuga dut bien reconnaître son mensonge et serra les dents pour éviter d'exploser et de se défouler physiquement sur sa femme. Il savait que Hinata n'était plus la môme sans défense d'avant. Elle avait fait d'énormes progrès et avait développé un style qui lui était propre rendant ses coups et ses attaques imprévisibles. S'il commençait à se battre avec elle, même si elle était malade, il risquait d'y laisser quelques plumes, voire beaucoup. Il joua donc la carte de la sagesse et retira sa main avant de se détendre et de désactiver son Byakugan. Elle en fit de même, la tête haute bien que tournante. Elle devait résister pour prouver à Neji qu'au départ, c'était elle la véritable héritière du clan. Le shinobi fut également étonné de la voir dans une telle tenue. Kimono à moitié défait, dénudant ses épaules, son décolleté et sa nuque. De plus, il était ouvert et laissait une vue impeccable sur sa jambe gauche. La couleur rouge de l'habit rajouta au désir qu'il éprouva mais jamais il n'aurait avoué trouver belle. Depuis la conception des jumeaux, il ne l'avait touché qu'à de rares occasions, lors de fin de mission où il était épuisé et avait besoin de se changer les idées. Quand elle était entreprenante, il la repoussait. Au fond Neji était perdu, la paix de Konoha aussi lui avait joué des mauvais tours et il avait souffert de ce mariage arrangé autant que sa cousine.

-Et rhabille-toi correctement, Ce n'est pas une maison close ici. Ne montrer ainsi à tes enfants et aux hommes du clan, c'est lamentable.

-Ne me dicte pas ma conduite, Neji-niisan. Que je sois habillée ainsi ne te dérangeait pas il y a une semaine à ton retour de Kumo, il me semble, réfuta-t-elle.

-Pff, il est inutile de perdre mon temps à discuter avec une femme comme toi, déclara-t-il d'un ton qui se voulait sec. En réalité, il rougissait et son timbre de voix en pâtissait.

-Venez les enfants, il est l'heure de votre bain.

Elle attrapa Kenji par les épaules et Yuji par la main avant de les entraîner à l'intérieur du bâtiment, laissant un Neji aussi paumé que ses fils.

Dire que dix auparavant, Neji et Hinata s'aimaient comme frères et soeurs.

Si seulement on ne les avait pas forcé à l'inceste.

Si seulement on les avait laissé aimer.

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Dernière édition par LizzieWeir le Ven 04 Avr 2008, 7:54 am; édité 1 fois
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Mikazuki
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MessagePosté le: Jeu 03 Avr 2008, 7:48 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Superbe.
Comme toujours chez Lizzie Weir. N'est-ce pas ?
Ah, vraiment, j'en suis soufflé. Tu es décidément, avec "Never Had A Dream Come True", la reine de la romance.
Enfin, je ne sais pas s'il y a plusieurs chapitres, mais en attendant, ça c'est du prologue.
J'adore la conclusion. Very Happy
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jirayalover
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MessagePosté le: Jeu 03 Avr 2008, 10:57 pm    Sujet du message: Répondre en citant

c'est un peu sombre mais c'est ca qui fait son originalité.

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LeTounch
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MessagePosté le: Jeu 10 Avr 2008, 8:35 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bon, il faut tout de meme que je poste un commentaire pour Lizzie !
J'avais lu tes autres fics et je les adores toutes...
J'espere que la suite seras tout aussi bien (mais avec toi elle ne peut qu'etre bien ^^)
Bref, je veux la suite !

(J'espere aussi que tu pourras finir les autres fics Wink)

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Sugar
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MessagePosté le: Jeu 10 Avr 2008, 8:45 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Franchement j'adore.

GG Wink

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MessagePosté le: Mer 23 Avr 2008, 3:22 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Waw waw waw...Quel style! Envoutant, lyrique, touchant...Tu manies tes personnages avec aisance, et le résultat est là: magnifique.

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Asuma Shura
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MessagePosté le: Ven 25 Avr 2008, 11:15 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Franchement un grand bravo pour ce début d'histoire. J'espère avoir la suite tout bientôt, j'ai été envouté par l'histoire. C'est comme si un film passait dans ma tête en la lisant, c'est franchement magnifique.[/i]

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MessagePosté le: Sam 02 Jan 2010, 6:00 pm    Sujet du message: Répondre en citant

- Voilà, je ponds une suite, déjà écrite depuis longtemps, mais rien de mal au retour ! -
- Désolée, pour les fautes, je n'ai pas relu duuuu tout ! -

Chapitre 1 -



Setsuna attendait dans le couloir blanc qui aveuglait ses yeux et le rendait de mauvaise humeur. Il n'aimait pas le blanc. Il était appuyé contre le mur et se balançait d'avant en arrière pour passer le temps. Tic Tac tic tac : il s'improvisait en véritable horloge humaine. Il soupira et s'immobilisa, aller, il n'allait pas être de mauvaise foi et constater qu'il était ici depuis maintenant trois quart d'heures. De longues minutes à admirer le ballet incessants des médecins et des infirmières mais également des patients. Quel lieu étrange qu'était l'hôpital, domaine de souffrance et de soulagement. Dans la salle à côté qui était le bloc opératoire numéro 7, Sakura révisait l'opération qu'elle avait apparemment mal pratiqué hier soir. Il fut bien heureux quand la porte du bloc s'ouvrit sur sa mère. Elle avait un masque chirurgical où quelques tâches de sang noircissaient ainsi qu'une blouse blanche et des gants eux aussi aspergés de sang. Il fut un instant effrayé puis terrorisé de voir Maman aussi "souillée" de sang "malade", il réfréna une envie de vomir. Un autre tentation était de hurler à Sakura d'aller se laver, de mettre ce parfum de lys qui sentait si bon et de porter son long kimono de soie dorée qui lui allait à ravir.

Il se conforta dans un silence de dégoût et la regarda s'approcher de lui avec appréhension. Elle sentait mauvais et ce masque chirurgicale la rendait hideuse aux yeux de son fils qui avait du mal à la reconnaître dans cet univers de souffrance. Elle lui sourit mais à travers le masque, il ne vit rien et déglutit.

-L'opération risque d'être encore longue mon chéri. Tu peux aller te promener dans les jardins de l'hôpital si tu veux....
-Bien...souffla-t-il.

Elle voulut lui toucher les cheveux mais impossible dans l'état de ses mains, elle se contenta alors d'un clin d'oeil pour sa progéniture et disparut de nouveau vers l'inconnu. Setsuna souffla un peu et se remit du choc, autant quand il voyait son père en habit d'Hokage en pleine fonction il était fier et heureux, autant sa mère en chirurgienne fatale le laissait tout retourné. Il chassa ces dernières images de son esprit avant qu'un problème n'apparaissent soudainement. L'Hôpital était immense, depuis sept années, il fut agrandi et rénové. Trouver les jardins relevait de l'épreuve du Minotaure et il n'avait aucun fils de laine magique pour le guider. Il maudit encore une fois cet endroit qui décidément ne faisait rien pour lui faciliter la tâche. Il essaya de capter l'attention du personnel pour demander son chemin, mais petit comme il 'était, on ne fit que le contourner. Comme on contournerait une balise. Il avait l'impression d'être invisible aux yeux des adultes. Tant pis, il n'avait pas besoin d'eux, il se débrouillerait. La première idée qui lui vint en tête fut de suivre le panneaux, choses difficiles car il ne connaissait pas le moitié des kanjis inscrits dessus. Il bifurqua alors à plusieurs carrefours, hésitant à aller dans l'un des quatre couloirs qui se ressemblaient tellement. Il chercha une logique à la numérotation des chambres mais ne la trouva pas. Il se retrouva à monter les escaliers et enchaîner les étages alors que le bon sens aurait voulu que les jardins se trouvent au rez-de-chaussée.
Agacé, il shoota dans une porte à double battant provoquant l'indignation d'une infirmière qui pourtant ne s'arrêta pas pour demander ce qu'un môme de sept ans faisait à cet étage-là.

En réanimation.
L'étage qui se trouvait entre la vie et la mort.

Il sentit tout de suite le changement d'atmosphère. Aucune activité n'était perceptible ici. Peu de personnel ou pas du tout. Il aimait bien cet étage finalement, car les murs n'étaient pas blanc et lumineux mais ternes et le couloir était plongé dans la pénombre. Il plongea ses petites mains dans les poches de son short blanc et traversa la distance qui le séparait du fond où régnait des ténèbres absolues. Son bandeau de ninja au front reflétait le peu de lumière que l'on pouvait trouver ici. Les portes étaient rares, ce ne fut qu'au bout de neuf mètres qu'il en rencontra une. Il s'arrêta devant intrigué. Aucun numéro n'était inscrit sur cette porte qui au fond aurait très bien pu être un placard à balais. Mais Setsuna n'était pas dupe, il savait que la discrétion de cette porte était voulue pour dissuader les fouineurs. Elle était un peu sale et la peinture s'écaillait par endroit. Comme si on avait laissé tomber la chambre qui était derrière depuis longtemps.
Il tressaillit en remarquant qu'il avait la main posé sur la poignet. Il n'avait même pas remarqué son geste et fut un peu impressionné par le magnétisme qu'exerçait cette porte sur lui. Par intuition, il abaissa donc la poignet et ouvrit la porte.

De l'autre côté, rien ne changeait, toujours cette même pénombre quoi qu'à bien observer, la petite fenêtre éclairait quand même la pièce, assez pour la décrire. Elle n'était pas grande et meublée uniquement d'un lit, d'un placard, d'un chevet et d'une chaise ainsi que d'appareils qui se lamentaient en bruits sourds et répétitifs. Sur le vieux lit, un homme reposait, parcouru de perfusions en tout genre et même pas couvert d'un draps. Il portait une chemise d'hôpital. Malgré son état de faiblesse et sa pâleur, il impressionna immédiatement l'enfant. De ce corps inerte émanait tant de prestance et de force. Alors, Setsuna se rapprocha doucement comme par peur de réveiller l'inconnu. Aucune chance normalement puisque ce dernier était plongé dans le coma depuis de nombreuses années apparemment. Mais voilà, depuis que Setsu était dans l'équipe 7...il attirait les ennuis.

Ca y était, l'homme était assez près maintenant. Setsuna lui donna le même âge que son père : c'est à dire la trentaine. Il avait des cheveux d'ébènes ni trop longs ni trop courts qui se perdaient en mèches sombres autour de son visage pâle et sculpté sur le modèles des traits de canon.
Par réflexe, pour vérifier s'il respirait vraiment, Setsuna grimpa à genou sur la chaise et se pencha près du personnage. Il sentit un souffle léger mais chaud lui caresser la joue et il en conclut que l'homme vivait bien. Les machines ne mentaient donc pas. Bon voilà, maintenant il avait vu ce qu'il voulait, il s'était distrait autant rejoindre sa mère qui devait avoir fini et qui devait également le chercher partout. De plus, il ne pensait pas que cet endroit était réservé aux gosses, alors si elle le trouvait là. Cette raison fut suffisante à Setsuna pour ne plus hésiter à quitter la pièce. Sakura en colère généralement ca donnait des trucs plus puissants qu'une éruption volcanique. Il descendit de la chaise en faisant attention à ne pas la renverser ou faire de bruit.
A ce moment là, l'inconnu ouvrit brutalement les yeux en inspirant une grande bouffée d'air.
Setsuna campa sur ses deux jambes, content de son agilité avant de pâlir brusquement.
L'homme s'était rapidement redressé, arrachant par ce geste quelques unes de ses perfusions et le regardait.
Un regard de ténèbres, presque comme le sien. Le petit garçon trembla alors que l'autre levait son bras.

"Setsuna-kun!" s'exclama une voix depuis le couloir.

Une voix féminine emplie d'inquiétude et de colère. Le môme ne nota que la colère et serra les fesses. Des bruits de pas précipités se rapprochèrent de l'environnement sonore et Maman s'engouffra dans la chambre avant de s'accrocher au mur pour ne pas défaillir.
Elle aussi, elle pâlit mortellement comme si tout son sang s'était évaporé.

-Oka-san...souffla-t-il d'une voix blanche.
-Sa...Sasuke-kun....répondit-elle en fixant le patient.
-Qu'est-ce que je fais là ? demanda froidement l'homme.
-Tu...oh mon dieu.....Setsuna-kun, sors d'ici....
-Mais...Oka-san ! Je...commença le petit garçon.
-J'ai dit...sors d'ici et appelle ton père immédiatement ! Va ! Aller ! Appelle Naruto ! Cours ! s'exclama-t-elle en se tournant vers lui.

Il hocha alors la tête un peu perdu et courut hors de la pièce en claquant la porte derrière lui. Sasuke essayait de faire le tri dans ses souvenirs, désirant se rappeler de la raison qui l'avait précipité à l'hôpital . Il ne se remémorait pas de grand chose, tout était vague et flou dans sa mémoire. Non rien avait disparu, tout y était. Seulement, il avait mal à la tête à cause de ces calmants qu'on lui donnait pour prolonger son état comateux. En effet, il était beaucoup plus simple de garder Sasuke endormi le plus longtemps possible, pour toujours sûrement ? C'était un bon compromis que Sakura et Naruto avaient trouvé. Alors, comment s'était-il réveillé ? Sakura fut un instant effrayée à l'idée que Setsuna y soit pour quelque chose. Le brun avait à peine fait attention aux paroles échangées entre la mère et le fils. Tout ce qu'il voulait savoir maintenant était comment arrêter ce maudit mal de crâne. Haruno n'eut pas le choix, elle composa des signes et un chakra vert se répandit autour de ses mains. Bien que sa vision fut assez instable, il remarqua la silhouette familière de son ancienne coéquipière (après tout qui à part haruno Sakura avait les cheveux roses) approcher de lui. Ce n'était pas bon signe, elle fut qui fut d'habitude si douce dans le passé émettait une sorte d'aura dangereuse. Quoiqu'elle voulût lui faire, ce n'était pas vraiment amicale. Se sentant ainsi agressé, il n'eut d'autre choix que d'arracher les dernières perfusions qui lui restaient et de se relever.
Pour se défendre et dans le pire des cas....
Attaquer.

* * * * * *

Tenten retira doucement son masque des forces spéciales et le posa sur la coiffeuse. Tout aussi délicatement, elle prit le soin d'enlever sa tenue règlementaire pour se vêtir d'une tunique blanche qui lui arrivait à mi-cuisse, étant donné qu'elle ne sortirait pas de chez elle aujourd'hui, elle ne considéra pas nécessaire de mettre des collants. Elle détacha ses cheveux tressés et en fit deux chignons sur chaque côté de son crâne. Ainsi, personne ne pourrait la reconnaître de part sa coupe de cheveux. Elle redevenait Tenten. La brave kunoichi, loyale et motivée. Elle était classée la deuxième meilleures kunoichi de Konoha. Après le départ d'Ino pour Suna, ce fut elle qui pouvait rivaliser avec Sakura et cela grâce à de nombreux entraînements qui visait à ôter des vies et non pas à en épargner ou à en sauver. Naruto était très fier d'elle et la jugeait indispensable pour les missions de première importance qu'elle enchaînait avec des ninjas tels qu Kakashi Hatake ou Kurenaï. Malgré cette guerrière aux alures de garçon manqué, elle restait une femme très raffinée, bien qu'elle ne le montrait qu'en privé avec sa fille

Elle sortit de sa chambre à coucher et se rendit directement dans la cuisine où sa fille Satsuki était attablée, devant un petit téléviseur qui passait des dessins animés. La maison était grande, c'était même un manoir, en très mauvais état certes et anciens mais où moins ici, elles étaient tranquilles. Cette demeure était juste avant l'entrée du quartier Uchiwa ce qui leur laissait une grande tranquillité. Elle observa les aliments qui étaient dans l'assiette de sa progéniture : un steak et des frites. La femme secoua la tête et s'assit à côté de sa fille avant de lui retira l'assiette avec un sourire taquin aux lèvres.

-Ma chérie, combien de fois t'ai-je demandé de manger des légumes...les frites ca fait grossir et tu ne pourras plus être rapide, déclara-t-elle sur un ton de semi-reproche.
-D'accord Maman, de toute façon, je n'ai plus faim, répondit la fillette en se relevant.
-Et pourquoi tu ne veux pas mettre un pantalon enfin, t'entraîner avec une robe comme ça. Les garçons doivent être contents. En plus c'est pas pratique, à ton âge, je m'habillais de manière plus confortable, expliqua Tenten en allant ranger l'assiette.

Satsuki haussa les épaules, malicieuse. Elle savait que sa mère ne lui disait pas ça de gaieté de coeur. Elle savait également que Tenten préférerait lui dire : Vas-y éclate-toi chérie, fais comme tu veux. Elle aurait pu, si l'autorité d'un père était venue faire contre poids à ce laxisme. Mais il n'y avait pas de père, alors Tenten devait la représenter cette autorité. Et en petite fille mature qu'était Satsuki, elle comprenait très bien et admirait même sa mère pour cette preuve de courage. Là où n'importe quelle autre femme l'aurait abandonné cet enfant bâtard, source de honte et de déshonneur. Elle l'avait gardé et même mieux, elle l'avait aimé. Et continuait, d'ailleurs.

-Comme ça t'es dans l'équipe 7, sourit Tenten en piquant une frite avant de jeter le reste à la poubelle et de mettre le couvert dans l'évier.
-Oui ! Avec Setsuna-kun !
-Heureuse de voir que ca te plaît ! Ton autre coéquipier c'est...
-Yuji Hyuuga ! Un peu bizarre mais il a l'air vraiment sympa, acheva la gamine avec une jolie mimique.
-Ah...soupira sa mère.

Elle n'était pas vraiment enchantée que sa fille côtoie son demi-frère, c'était effrayant car d'une certaine manière les deux n'auraient jamais du être aussi proches. Qui blâmer à part elle-même ? Malgré la couleur nacré des yeux de Satsuki personne ne savait qu'elle était la fille de Neji. Tenten avait toujours tout fait pour qu'elle dissimule son byakugan et qu'elle fasse semblant d'être une piètre ninja. Pour qu'on la laisse tranquille. La sonnerie du manoir retentit et avant même que la kunoichi n'eut son mot à dire, Satsuki filait déjà comme une flèche à travers la demeure pour aller accueillir le visiteur. La maîtresse d'arme sentit son coeur fondre, elle avait mis au monde la plus belles des petites filles et la plus adorable. Satsuki faisait tout son possible pour épargner les tracas quotidiens à sa mère qui bossait presque tout le temps. Avec son talent, elle avait du mal à concilier vie privée et professionnelle. Quand elle avait des missions qui s'étendaient sur plusieurs jours, elle confiait Satsuki à Moegi qui se faisait une joie de la "baby-sitter".

"Mamaaaaaaaaaaan, c'est un grand mossieur qui veut te voir" hurla Satsuki depuis l'entrée.
Tenten rit un peu, c'était sa fille tout craché.

A l'entrée en question, le visiteur s'irrita un peu du manque de tact de la gamine. Cependant, il était attendri par elle, car malgré son expérience avec ses propres fils, il ne pouvait être indifférent devant cette progéniture tant désirée. Satsuki elle, sifflotait en attendant sa maman, elle avait déjà aperçu ce grand monsieur quelque part, dans la rue peut-être et aussi parfois à l'Académie quand il venait chercher ses enfants surement. Elle fut soulagée en voyant la silhouette de sa mère se dessiner dans le couloir puis se rapprocher. Quand la lumière du jour inonda le visage de Tenten, Satsuki ne la reconnut plus. Elle était pâle, ses yeux étaient écarquillés et elle tremblait.

-Neji...qu...
-Bonjour Tenten, la coupa-t-il.
-Que puis-je faire pour toi ? demanda-t-elle en grillant toute banalité du genre comment ca va dans la tribu Hyuuga.
-Je voulais voir..Satsu...commença-t-il.
-Et pourquoi ? insista-t-elle, nerveuse.
-Je ne sais pas, je me disais que...

Apparemment, il était mal à l'aise. Tenten elle-même faisait d'immense efforts pour ne pas le supplier de tout laisser tomber et de venir avec elles vivre la vie dont il avait toujours rêvé. Mais elle savait qu'il était plus facile, beaucoup plus facile de demander la lune. Alors, elle voulut abréger leur souffrance à tous les deux.

-Ah ben, tu l'as vu maintenant, au revoir...
-Tenten, s'il te plaît, souffla Neji.
-Bien, entre, céda Tenten en s'effaçant pour l'inviter à pénétrer dans son humble demeure.

C'était dur à avouer mais Neji se sentait mieux ici, il se sentait plus (+) lui-même, voilà. En passant devant Satsuki, il posa sa main sur la tête de la fillette qui l'admirait avec de grands yeux. Il fut touché par le regard de sa fille qui ne différait en rien du sien à part la forme des yeux. "Je vais préparer du thé," s'écria Tenten déjà arrivée au salon.
Elle était habillée très légèrement elle aussi et pourtant Neji ne trouva rien à redire car il aimait ça.

* * * * *

-Setsuna-kun ! Non ! s'écria Moegi.

Trop tard, le petit avait défoncé de son corps la porte du bureau de l'hokage et était entré dedans en rouler-boulé emporté par son élan. Il se ramassa à quatre pattes en jurant. Naruto qui était en train de manger des ramens aspira rapidement une nouille qu'il prenait le temps de déguster et observa son fils, un peu inquiet. Le vacarme qu'avait fait le môme en rentrant était peut-être un trait hérité de l'Uzumaki finalement. Moegi se précipita à sa suite, hyper désolée de ne pas avoir fait son boulot de videuse à l'entrée du bureau de son patron. Alors qu'elle allait exprimer sauvagement son mécontentement à l'égard de Setsuna, ce dernier se releva d'une traite, le regard grave et les lèvres tremblantes. Naruto s'inquiéta un peu plus car son fils, qu'il connaissait bien, était au bord de la rutpure. Oui, il s'en fallait de peu pour que ce gosse si taciturne se mette à pleurer. L'Hokage n'eut même pas besoin de poser une seule question que le môme lui déballa toute l'histoire.

-Maman ! Maman a un problème ! Y'a un type qui s'est réveillé à l'hôpital..je...C'est ma faute Oto-san ! Maman, elle a besoin de toi...elle veut...
-Qui ? demanda soudainement Uzumaki, Qui s'est réveillé ?
-Je ne sais pas..bégaya le gosse, Sa...Sa...

Il essayait de se rappeler comment l'avait appelé sa mère mais tout s'embrouillait dans sa tête. Au fond, il savait qu'il n'aurait pas du lui obéir et rester dans la chambre, elle était peut-être en danger. Non, sûrement. C'était son intuition qui le lui affirmait, sa mère n'était pas en sécurité avec cet inconnu. Son père était le dernier recours pour sauver la fleur. Il devait lui donner son nom, se rappeler par n'importe quel moyen, ca pourrait sauver Maman...

-Sasuke-kun ! s'exclama-t-il recouvrant sa mémoire sous l'effet de l'urgence.
-On y va ! Moegi, je veux une escouade ANBU à l'hôpital dans cinq minutes !
-Bi..Bien Hokage-sama, s'inclina Moegi avant de disparaître dans le couloir.

Naruto avait le regard tremblant d'inquiétude et de colère. Il savait depuis longtemps qu'il aurait du abattre Sasuke même si lui plus que quiconque aurait voulu le voir en vie. Mais qu'y avait-il à récupérer de l'Uchiwa maintenant, après tout le mal qu'il avait fait autour de lui et qu'il s'était infligé. Puis une donnée importante percuta son esprit, Sakura était seule avec lui. Si c'était le cas, elle ne survivrait pas longtemps, il attrapa son fils par le bras et le colla contre lui avant de faire les premiers signe d'une téléportation.

* * * *


A l'hôpital l'effervescence régnait, on cherchait le Docteur Haruno partout et on s'étonnait que la porte de la chambre "interdite" soit verrouillée. Une escouade d'Anbu arriva précipitamment sur les lieux et tenta de calmer le personnel en lui demandant de reprendre son activité, le troisième étage fut évacué et seul Naruto put passer avec son fils dans les bras. Il savait qu'amener Setsuna avec lui était une très mauvaise idée, surtout qu'il ne savait pas dans quel état ils allaient trouver Sakura. Le blond priait pour qu'il ne fut pas trop tard. A cette pensée, il accéléra le mouvement et courut dans le couloir jusqu'à la chambre de l'Uchiha. Il s'était téléporté avec son fils à l'hôpital sans avoir eu le temps de localiser précisément qu'il voulait apparaître dans cette pièce là. Ce manque de concentration lui avait fait perdre quelques précieuses minutes.Un bruit sourd lui parvint, comme si un corps lourd avait percuté le mur. Il déposa son fils à terre et ouvrit la porte à la volée. Le spectacle qui s'offrit à lui lui glaça alors les sangs. Sa femme était à terre et peinait à se relever, elle cracha du sang dans un spasme inquiétant et essaya de se redresser. Devant elle, Sasuke Uchiwa se tenait debout, de toute sa hauteur, le visage pâle et en sueur. Il n'allait pas bien, pas besoin d'être à sa place pour le voir. Le combat improvisé avec Haruno l'avait grandement épuisé malgré tout, il avait gagné. Même s'il n'avait pas senti de grande résistance de la part de la jeune femme qui avait paré ses coups avec hésitations et lui emporter par la peur et l'incompréhension s'était un peu déchaîné pour sauver sa peau.

Setsuna qui avait passé sa petit tête dans l'encadrement de la porte étouffa un cri : "Oka-san!", Naruto se réveilla alors et la fureur qui le gagna fut sans nom. Il avait envie de tout démolir et bien qu'il arrivait à maîtriser le sceau du Démon Renard à Neuf Queue ce genre de colère injustifiée était dangereuse. Il effectua alors avec la rapidité du son une série de signe :"Kage Bushin No Jutsu" souffla-t-il dent serré. Trois clônes apparurent tous identiques à leur copie originale. Un immobilisa le bras de Sasuke, l'autre lui immobilisa le second bras. Le troisième se tint derrière lui, kunaï à la main dont la lame taquinait la nuque du brun. Naruto vint se mettre devant Sasuke et fit un signe avec de poser le bout de ses deux doigts sur le front de Sasuke qui était totalement paralysé par cette technique. Setsu resta admiratif devant la puissance de son père, et pourtant ce n'était qu'un échantillon de son potentiel avant de se rappeler que sa mère était mal en point. Il se précipita vers elle et s'agenouilla à ses côtés alors qu'elle s'asseyait dos, contre le mur et le souffle rauque. Elle était trop perturbée, elle devait reprendre ses esprits avant d'activer une part de son sceau pour se régénérer. Ses blessures n'étaient pas graves pour sa vie mais elle aurait pu les éviter si elle n'avait pas introduit ses sentiments dans la partie.

-Sais-tu combien il en coûte de porter la main sur la femme de ton Hokage, déclara Naruto, troublé.
-Que..toi....Ho....kage, souffla brutalement Sasuke.

Cependant, il ne pouvait nier car Naruto avait le manteau de ses prédécesseurs et personne ne s'amusait jamais à porter ce symbole pour se faire plaisir ou se donner un genre. La vérité frappa sans doute plus le brun que la technique de paralysie effectuée sur son être. "La femme de ton Hokage", cette expression renvoya des échos aux quatre coins de son cerveau endolori. Quelques souvenirs lui revinrent en mémoire, la pluie, incessante et oppressantes qui martelait son corps douloureux puis le noir et un cri, celui de Sakura. Il fronça les sourcils incapable de se remémorer plus en détails. La rose qui était derrière Naruto ferma les yeux et sur son front s'illumina le cercle de couleur pâle, de son centre naquirent des arabesques de la même teinte qui se répandirent sur le haut du corps de la kunoichi. Le sang qui coulait à la commissure de ses lèvres disparut, de même que ses bleus et même ses cheveux retrouvèrent leur superbe. Elle inspira une grande bouffée d'air alors que sa marque se dissipait. Setsuna l'observa se relever, inquiet, mais elle lui donna un sourire qui valait n'importe quel réconfort qui aurait paru obsolète.

-Naruto...je...commença-t-elle, tête baissée, honteuse.
-Ca va aller Sakura-chan ? demanda le blond en tournant la tête vers elle sans pour autant retirer l'influence qu'il avait sur le corps du brun.
-Oui....souffla-t-elle en étouffant un sanglot.
-Je vais te défoncer la tête ! hurla Setsuna en pointant son doigt sur Sasuke.

Tous furent surpris, le brun y compris. C'était quoi ce délire, il se réveillait à l'hôpital de Konoha, Sakura l'agressait, Naruto venait en Hokage et ce gosse de sept ans là le menaçait. Setsu tremblait tellement il avait envie de mettre sa menace à exécution.

-Personne à part Papa a le droit de faire du mal à Maman ! T'es qui pour avoir osé la frapper ! s'écria le garçon.
-Du calme Setsuna-kun, tenta Sakura avec un faible sourire, Sasuke-kun est un ami à ton père et à moi...
-Sakura, soupira Naruto excédé et pas vraiment d'accord.
-Si. N'est-ce pas Naruto ? insista-t-elle en venant près de lui et en retirant la main qui touchait le front de l'Uchiwa.

Elle ne voulait plus agir comme une idiote, mais à force de bonnes intentions, on finit par bâtir l'Enfer. Elle croyait bien faire en prenant la défense du brun et son mari était au fond soulagé qu'elle ne désire pas replonger son "frère" dans le coma. Bien sûr, un quart d'heure plus tôt, Naruto avait souhaité la mort de son ancien ami et Sakura avait voulu le "rendormir" cependant ils devaient arrêter de fuir les problèmes. Ils régleraient cette affaire entre membres de l'équipe 7 avec tous les liens qui les unissaient. Enfin quand Sasuke se rappellera, et il allait se rappeler c'était sûr. Les clônes disparurent laissant un Naruto heureux mais sceptique, le retour de Sasuke qu'ils avaient tant désiré dix ans auparavant semblait être le début d'une longue série de complications. L'Uchiwa se massa la nuque où le kunaï avait exercé une trop forte pression. Il lança un regard au gamin qui s'était accroché à la taille de sa mère et qui le défiait de sa petite stature. Il s'occuperait de son insolence plus tard.

-Pourquoi tu m'as agressé si je suis ton ami ? demanda ironiquement Sasuke.
-Tu as mal interprété mes gestes, je voulais soigner ton mal de crâne, mentit-elle.
-Ben voyons...cracha le sharingan en fronçant les sourcils.

Sakura rougit, incapable de se justifier. Il finirait par comprendre, elle en était sûre,, et peut-être même qu'en comprenant il voudrait à nouveau retomber dans le coma. Elle passa une main nerveuse dans ses longs cheveux rose qu'elle avait oublié d'attaché aujourd'hui et ressentit cette fatigue émotionnelle qu'elle n'avait plus côtoyé depuis sa dernière rencontre avec le brun, huit ans auparavant. Naruto croisa les bras et toisa le brun avant de faire un grand sourire.

-Finalement, bienvenue parmi les vivants, Sas'ke...tu as loupé beaucoup de choses en sept ans.
-Sept ans ? s'étonna Uchiha, sonné avant de serrer les dents pas content du tout de cette perte de temps.
-Tu étais gravement blessé, expliqua la rose.
-Regagne ta demeure, je vais parler de ton réveil au Conseil. Sakura te visitera en fin d'après-midi pour voir si tu vas bien, déclara sérieusement le blond.
-Et mes fonctions ? J'étais Juunin spécialisé...je veux pas rentrer chez moi et advienne ce qu'il pourra. Je veux effectuer des missions et que le monde crève après, réfuta Uchiwa décidé à s'imposer et à ne plus les laisser lui dicter sa conduite.
-Je verrai cela avec le Conseil, là sur le coup je ne peux rien décider, souffla Uzumaki.
-C'est où ma demeure ? demanda Sasuke en pétard, il ne se souvenait presque de rien, tout lui paraissait si flou jusqu'au plan de Konoha. Quelques bribes du passé lui revenaient comme le fait qu'il était Juunin.

Ce sentiment d'impuissance le rendait malade, plus qu'il ne l'était déjà. Il avait l'impression d'être un nouveau né, nu et sans protection. Il devait rapidement retrouvé la mémoire sinon, il ne survivrait pas longtemps. Il se renfrogna alors que Naruto pouffait à cause de sa question débile, lui le grand Sasuke Uchiha oublier où il habitait. Enfin, non, Sasuke savait qu'il avait emménagé dans le quartier Uchiwa, mais il ne savait plus où ce dernier se trouvait. Sakura lança un regard noir au blond et secoua la tête.

-Setsuna va te mener aux quartiers des Uchiwas, il y traîne souvent...
-Même si je ne suis pas d'accord, déclara Naruto qi avait retrouvé son sérieux et qui ne désirait pas un rapprochement entre les deux personnes, il n'a rien à faire dans ton quartier.
-Je m'en fous, lâcha Sasuke, il y a pas mis le feu que je sache.
-Maintenant que je sais que c'est là où t'habite pauvre loque je vais pas me gêner, sourit Setsuna en lui tirant la langue.
-Setsuna-kun, porte du respect à tes aînés baka ! Pour la peine, tu l'accompagneras, à la grande maison près de l'étang...tu sais vers le ponton où tu...
-Je sais Oka-san ! Ca va, l'interrompit son fils.
-Bon, je vais chercher tes vêtements en attendant, et toi file Naruto pourquoi tu reste planter là...tu prends racine comme l'autre type de l'Akatsuki....

Pour toute réponse le blond l'embrassa tendrement sous le regard gêné de Setsuna et franchement dégoûté de Sasuke qui n'avait jamais vu un spectacle aussi moche que celui-ci. Puis l'Hokage donna une puissante accolade à son grand ami "la belle au bois dormant" avant de rire après lui avoir sorti la blague. Il se téléporta ensuite avant que l'Uchiwa ne se venge avec un Katon bien senti.

* * * * *

Satsuki était perchée sur une des chaises de la cuisine et essayait d'attraper un paquet de gâteau alors que Tenten posait le plateau de thé sur la table où Neji était assis. Il ne pouvait tourner son regard de la petite qui tirait la langue sous l'effort, car malgré la chaise, elle n'arrivait pas à atteindre le placard. Il se releva sous l'oeil intrigué de Tenten dont le sourire irradiait la pièce. Le byakugan se plaça derrière sa fille cachée et l'aida à attraper l'objet de ses convoitises, elle le remercia un peu maladroitement et descendit de la chaise pour poser les gâteaux sur la table, toute fière d'elle. Elle regarda ensuite la table et réfléchit, ce que sa mère nota.

-Sat-chan ? Quelque chose ne va pas ? s'enquit-elle.
-Oui, il fait si beau dehors, pourquoi ne pas aller sur la terrasse Maman ?

Tenten eut un petit geste gêné à l'égard de sa fille. Le problème n'était pas que l'on voit Neji car la terrasse de leur maison donnait sur le quartier Uchiha où il n'y avait personne par définition. Le problème restait tout de même, ils auraient une vue sur le quartier Uchiwa, et Tenten détestait ça, elle ne se rendait sur la terrasse que pour étendre le linge et encore. Elle soupira et hocha la tête : "Bien, ma chérie, emmène le thé et les gâteaux, on va te rejoindre...". La petite sauta de joie, rassembla les biscuits sur le plateau et porta ce dernier avec concentration jusqu'au jardin. Une fois qu'elle eut disparu, Tenten se tourna vers Neji, un peu rouge. Elle ne savait pas par où commencer ni quoi lui dire. Elle avait l'impression que quoi qu'elle avancerait, elle échouerait lamentablement comme elle avait échoué dix années auparavant. Le byakugan pour sa part, hésitait entre deux comportements : être entreprenant ou y aller doucement. De toute manière, il était motivé, intérieurement du moins, car il n'explicitait pas forcément ses envies et encore moins ses sentiments.

-Elle a grandi, se contenta-t-il de dire.
-Oui, tes fils aussi. Yuji est dans la même équipe qu'elle, déclara Tenten sachant pertinemment qu'elle s'engageait sur un terrain dangereux.
-Je ne savais pas. je ne m'intéresse que très peu à Yuji. Il est faible, c'est désolant pour lui mais je ne peux rien y faire, lui transmettre un peu d'amour le rendrait encore plus faible.
-Satsuki aussi est faible, Neji. Dis-moi la véritable raison qui fait que tu t'intéresse à elle.
-D'accord. En premier lieu, je veux sa mère. En second lieu, je sais pertinemment que Satsuki a des prédispositions géniales pour les techniques du clan, un peu comme moi.
-Il est trop tard pour demander d'avoir de l'autorité sur elle. Elle n'a qu'un père et c'est moi, répliqua-t-elle.

Elle fit exprès de ne pas avoir entendu le "premier lieu" car il lui faisait mal. Savoir que Neji la désirait pourfendait son âme, car qu'il la désire ne changeait rien au terrible fait qu'il était marié. D'ailleurs son alliance était discrète mais présente à son annulaire gauche. Elle ne voulait pas savoir quel genre de père il était avec ses fils, ni quel genre de mari il était avec Hinata. Elle était consciente de quel genre de père et de mari il aurait été si l'histoire n'avait pas décidé de les séparer de manière aussi cruelle. Elle alla s'appuyer à l'évier pour lui tourner le dos, et lui cacher les larmes qui perlaient aux coins de ses yeux bruns clairs. Elle ne devait pas pleurer, ca c'était sûr, mais elle pouvait être tenter par la douceur des larmes. Et pourtant, tous les soirs, après que Satsuki soit couchée, Tenten se laissait aller au réconfort de ses pleurs qui la berçaient jusqu'au petit matin. Neji contourna doucement la table de la cuisine et vint se placer derrière la maîtresse d'arme. Tant pis si elle ne devait être que son amante, au moins, il pourrait l'avoir et même si elle n'était sienne que dans le royaume de la nuit, du silence et des secrets, il aurait le loisir de goûter au fruit qu'il aimait le plus. Avec tendresse il passa ses bras puissants autour de la taille de la kunoichi et caressa son ventre de ses mains. Elle retint un soupir où se mêla chagrin et soulagement. Quand il lui envoya un murmure singulier à l'oreille et qu'il embrassa sa nuque, elle pleura franchement, tremblante contre le torse de son compagnon. "Pourquoi tu m'aime autant Neji...n'aurais-tu pas pu juste...accepter le destin..." sanglota-t-elle. Et ses larmes amères échouaient dans l'évier d'inox dans un bruit envoûtant : toc, toc, toc...
Neji ne crut pas nécessaire de lui rappeler que le destin il n'y croyait plus vraiment. Il avait été lâche de ne pas le combattre ces dernières années. Il avait suivi le mouvement de foule, la mode. Il avait vu Naruto se plier également au destin, ce fut l'exemple de trop. Si même l'Hokage n'avait pas pu choisir le ménage qu'il désirait alors comment, lui, simple shinobi de Konoha aurait pu le faire. Il respira pleinement l'odeur de sa bien-aimé : Elle sentait les épices, les larmes et la femme. Un parfum particuliers qu'il ne trouvait pas chez Hinata, il douta même qu'il puisse le trouver chez une autre femme que celle-ci. Avec précaution, il la retourna pour admirer ses traits brouillés par les larmes qu'il s'empressa de "sécher" à coup de langue. Elle se mit à rire sous l'effet des lapements et crut même mourir de bonheur en retrouvant ce Neji qu'elle avait tant aimé étant adolescente. Elle ne résista pas quand il l'entraîna dans les profondeurs du Manoir, vers une chambre quelconque. Elle en oublia même Satsuki qui était sensée les attendre sur la terrasse.

* * * *

En parlant de la petite Satsuki, elle mangeait un biscuit sur la terrasse tout en prenant un bain de soleil. Elle se doutait que le grand monsieur était quelqu'un d'un peu important aux yeux de sa mère, alors elle avait pris sur elle pour ne pas aller les déranger dans la cuisine. De toute façon, ils allaient la rejoindre, sa mère ne mentait jamais. Elle prit sa petite tasse de thé et regardant honteusement le liquide qu'elle avait fait couler sur le plateau en se servant. Tenten ne serait pas contente ah ça oui. La petite terrasse donnait sur la rue principale du quartier Uchiwa et la petite palissade ne cachait pas grand chose. alors quand deux silhouettes apparurent au bout de la rue pour se rapprocher, elle se leva tout de suite, traversa le petit jardin et s'accrocha à la palissade avant de reconnaître Setsuna. Ses yeux s'illuminèrent et elle sauta par-dessus la barrière avant de courir comme une dératée vers son ami.

Qui la vit arriver de loin, malheureusement. Il ne manquait plus qu'elle et la fête était définitivement foutue. Déjà qu'il devait raccompagner ce type qui lui faisait froid dans le dos. En chemise d'hôpital il paraissait être un homme comme les autres, mais dès qu'il avait revêtu son Yukata blanc, son pantalon noir et ses mitaines de la même couleur, l'effet était vraiment différent. Il avait noté, en bon observateur, la marque sur son épaules gauche. Sasuke avait également insisté pour retrouver sa superbe épée Kusanagi et Sakura qui ne pouvait rien lui refuser avait cédé sous l'oeil exaspéré de son fils. Alors il avait trouvé une raison motivante d'accompagner ce gars jusqu'à chez lui : l'éloigner de sa mère. Papa avait dit que Maman attirait beaucoup la convoitise des autres hommes et que s'il n'avait pas été Hokage, on se serait pas gêné pour la lui piquer. "Mais elle t'aime" avait réfuté le môme. "Bien sûr" avait souri Naruto. En y repensant, son sourire sonnait faux.

-Setsuna-kuuuuuuuuuuuun ! s'excita Satsuki en arrivant près de lui.
-Mince alors, j'avais oublié que t'habitais dans le coin, lâcha Setsuna.

Il aurait définitivement du faire un détour, il était coincé maintenant. Têtue comme elle était, elle refuserait de rentrer et il devrait se la coltiner. Sasuke observait la petite fille, incrédule : Konoha avait pris les allures d'une crèche ou quoi ? Il nota en particuliers ses yeux nacrés qui devaient forcément refermer le byakugan. Une Hyuuga ? En tout cas, elle lui rappelait une autre petite kunoichi avec son grand front qu'elle cachait avec une frange, ses petits airs de saintes, son allure et le bandeau qu'elle portait dans ses cheveux comme un serre-tête. Seules la coupe et la couleur de cheveux différaient. Un chignon couleur chocolat. Bon, c'était pas tout...

-Alors ? s'impatienta l'Uchiwa.
-Ouais ca va, elle vient avec nous...de toute façon, pas moyen de s'en débarasser.
-Youpi ! Merci Setsuna-kun ! s'exclama Satsuki avec des chibi eyes.

Elle détailla ensuite Sasuke à qui elle trouvait un air de chevalier errant comme dans les contes de fées, avec sa super épée et son habit de prince. Elle se plaça alors entre les deux hommes et se mit à bavarder.

-Oh ! Je suis pressée d'être à l'entraînement ! Maman m'a dit que Lee-senseï était super exigeant !
-Ah ouais..ta maman...c'était l'ANBU là...souffla Setsuna en se rappelait de la kunoichi élégante et masquée.
-Euh...oui...fit la petite fille gênée d'avoir dévoilé le secret de sa mère.

Mais elle avait tellement confiance en Setsuna d'un côté. Sasuke faisait semblant de s'intéresser à autre chose, genre ses sandales mais l écoutait attentivement, alors la mère de la petite était dans les forces spéciales. Elle avait Gros sourcils comme sensei. Bon jusque là rien de vraiment passionnants. Vivement qu'ils arrivent.

-Tu sais Setsuna-kun, on a vraiment pas de chance d'être tombé dans l'équipe 7 ! J'aurais aimé être avec Shiori ou Kino, eux ils sont vraiment marrants et sympas ! Oh toi aussi, tu es beaucoup super mieux ! Mais quand même ! On aurait pu être l'équipe 10 et avoir Shikamaru-sensei ! blabla-t-elle alors que Setsuna ne désirait qu'une chose : devenir sourd.

Sasuke était également agacé par les jacassements de la petite en même temps, il ne pouvait crcher sur les informations gratuite qui lui étaient offertes. Il avait donc devant lui, deux membres de l'équipe 7 et déjà, ils collaient à cette équipe le mot "poisse". Intérieurement, il ne put qu'approuver, vu ce que lui avait apporté cette même équipe. Sinon, Shikamaru était passé sensei de l'équipe 10, il n'avait vraiment que ça à foutre être professeur encore que Lee le ringard s'y colle c'était pas étonnant mais un shinobi aussi doué que Nara, c'était douteux. En effet, il se rappelait que Shikamaru fut un excellent, surement le meilleur après lui et Neji. Et ce qui devait arriver, arriva. Satsuki, fatiguée de rencontrer qu'un mur de silence en Setsuna se tourna vers l'adulte et l'admira un instant.

-Et toi t'es qui Monsieur ?
-On s'en fout de qui je suis, répondit-il froidement en accélérant la cadence.

Elle dut trottiner pour être à sa hauteur, mais elle ne se démonta pas, elle était tellement entraînée à la Ice Attitude avec Mister Setsuna-kun. Ce dernier d'ailleurs ne voulait pas louper l'occasion de clouer le bec à ce mec et déclara d'une voix moqueuse :

-C'est Sasuke-kun.
-Sasu...ke-kun, répéta la petite fille en réfléchissant pour voir si elle n'avait pas déjà entendu ce nom quelque part, mais apparemment non.
-Hn, lâcha Sasuke.

Traduction : Foutez-moi la paix les mioches. Ca lui donnait vraiment pas envie d'avoir des gosses. Finalement, refonder le clan attendra un peu parce que si c'était pour pondre des rejetons comme les deux comiques qu'il avait devant lui : très peu pour lui. Et pourtant, il avait été gosse un jour, mais un jour très, très lointain. Le glas de la liberté sonna à ses oreilles quand les contours d'une villa japonaise familière se dessina devant ses yeux. Ils n'avaient marché que cinq minutes et pourtant c'était fou ce que 5 fois 60 secondes pouvaient être longues. Il se retint de ne pas se précipiter sur le portail et dire adieu aux deux gamins. Pour son plus grand malheur, les deux enfants n'avaient du tout l'air de vouloir s'arrêter là. Ils le suivaient intrigués. C'était vrai en plus, Setsuna ne cachait pas son désir d'en savoir plus sur "l'ami" de ses parents et Satsuki elle, bah...c'était une petite fille curieuse tout simplement.
Il ouvrit le portail qui émit un grincement et fit un pas à l'intérieur, voyant que les deux lutins emboîtaient ce même pas, il décida de mettre un terme au délire. "Bon, merci pour la visite guidée et le mal de crâne. Maintenant, hors de ma vue." Ils restèrent pourtant là, à l'observer sérieusement. Quelque chose disait au brun qu'il ne se débarrasserait pas de ses deux trucs aussi facilement. Alors aux temps désespérés, mesures désespérés. Il sortit son katana d'un geste circulaire ample les faisant naturellement reculer d'un pas. Ca y était, ils étaient hors de l'enceinte de la demeure...il referma alors le portail.
D'un geste brusque et sec.

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LeTounch
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MessagePosté le: Mer 06 Jan 2010, 10:00 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La suite et vite. Wink

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Shiroi-Hana
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MessagePosté le: Jeu 16 Aoû 2012, 6:30 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'espère que la suite viendra Smile

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