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. Sonne Le Glas.

 
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Eïlineva
Civil


Inscrit le: 19 Jan 2008
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Localisation: Marseilleuh

MessagePosté le: Sam 03 Jan 2009, 1:17 am    Sujet du message: Sonne Le Glas. Répondre en citant

Voilà que je m'exerce à l'écriture.
Donc je vous en fait profiter. On va dire ça comme ça.


"Elle"


Comme tout les jours, Elle procède à son examen.
Nue devant son miroir, maudissant ce corps d'enfant famélique, alors qu' Elle est presque une femme.
D'abord le visage, lentement Elle redresse ses cheveux, tourne la tête à droite puis à gauche.
Ce cou maigre qui donne l'impression d'une tête trop grosse, ces joues pleines, légèrement rouges, ces grands yeux à l'air constemment ébahis.
Elle déteste ses airs enfantins, Elle se gifle. Elle se vomit tellement qu'elle se hait. C'est répulsif. Elle s'exècre jusqu'au fond de son Ame.
Elle continue sa contemplation. Ces épaules décharnées, ces os saillants, cette apparence cadavérique.
Plus bas encore, ces seins plats, inexistants. Aucun signe de féminité apparente, c'est désespérant.
Elle ne se sent ni femme, ni enfant, même pas humaine. Elle se maudit, Elle et ce Serpent.
Elle se cogne, elle rugit, elle martèle sa poitrine comme pour la stimuler. Comme si ses seins allaient apparaitre à force de brutalité.
Elle descend encore son regard sur son piètre corps, ce ventre plat et mou, informe, ces hanches étroites, trop étroites. Ce pubis imberbe qui refuse de grandir, comme ce corps.
Ca en est trop, Elle pleure.Les larmes ruissellent sur ses joues rebondies et roses, tombent sur son ventre et coulent jusqu'à se perdre entre ses jambes, dans son intimité morte.
Cette intimité qui refuse de fonctionner, et ce serpent qui la ronge. Elle plonge la main dans les replis de sa pudeur, griffant pour faire saigner ses chairs qui le lui refuse.
Ces jambes...Elle a ce triangle de vide entre ses cuisses que toutes voudraient et qu'elle déteste tant...Qui signifie que jamais elle n'atteindra son rêve.
Espoir mort né, comme sa féminité.
Elle tombe à genoux, ou peut être se laisse t-elle tomber.
Et pourtant elle continue, fixant encore ce miroir froid, inquisiteur et implaccable.
Elle lève ses bras au ciel, comme pour implorer Dieu, pour que tout change, pour qu'Elle change.
Ces bras pâles et frêles, si fragiles, cette peau transparente, translucide ou l'on voit sans peine ses veines pulsées, animées de vie propre.
Oui, Elle prit Dieu de faire d'Elle une femme, et que le sang coule naturellement de son corps, qui parait mort et inerte et qui dans un sens l'est.
17 ans et stérile... A quoi sert Elle?



Elle aimerait tant que ce sang dans ses veines, coule hors d'Elle, qu'il représente son élévation!



Délicatement, Elle sort son amant. Le seul qui la comprenne, qui l'aime.
Qui accepte d'entrer en Elle, de lui faire ressentir ce qu'Elle désire.
Cet acier, ce mordant. Cette lame qui lui apporte la vie tout en lui retirant a chaque fois un peu.
Elle le pose sur ses poignets. Ces poignets déjà blessés. Ou trône ses bracelets, fines coupures et sang seché de la veille et de vieilles cicatrices.
Elle porte ses blessures comme des reliques, avec amour, comme des bijoux. Ces bracelets de chair. Des petits bourelets légèrement plus rose, plus doux. Relief sur son corps.
Le mordant de la lame n'est pas si terrible qu'on le croit. AU debut Elle ne ressent rien. Juste l'acier froid caressant sa peau, puis le tranchant.
C'est comme lorsqu'on laisse un glaçon fondre. Ces petites sensations de piqures, comme milles aiguilles s'enfoncant. C'est plus que tolérable et en même temps douloureux.
C'est en fait très satisfaisant. Puis doucement quelques perles de sang apparaissent. La chaleur revient et avec de nouveaux picotis un peu plus forts, plus puissants.
La lame disparait, plus profondément, cette fois du poignet vers le coude. De nouveau cette sensation de froid, de glaçon. C'est comme entrer dans une eau gelée. Ca saisit d'un coup et cesse tout aussi vite.
Là encore le sang s'écoule lentement. Ses marques formant une croix, son chapelet de prières.
La douleur incandescente commence à se faire sentir, et le sang forme maintenant un petit ruisseau qui goutte inlassablement, tombe sur ses cuisses, et roule sur le sol en s'acculumant.
Elle réitère l'opération sur son autre bras. La douleur est plus puissante, et l'odeur du sang lui donne la nausée. Le tournis la saisit et de faibles haut le coeur la font trembler.
Mais Elle resiste. Elle secoue la tête. Soit forte ce dit t-elle. Ce n'est pas la première fois. Elle le fait si souvent qu'Elle ne compte plus.
La premiere fois Elle s'est évanouie, erreur de débutante. Pour se reveiller poisseuse de transpiration, et les mains collantes de sang.
Il en avait coulé si peu, et pourtant... La fois d'après, Elle a résisté, mais c'est le sang qui l'a assaillie. Et prise de violentes nausées, Elle s'est retrouvée prostrée dans son vomis.
Piètre état, tentative navrante. Mais Elle y a pris gout. Et un jour Elle a gouté son propre sang, par curiosité d'abord, puis par avidité.
C'est sa drogue à Elle. Alors, Elle porte son bras vers sa bouche, et lappe ce sang chaud, Son sang. Sa vie. D'abord par petit coup de langue, timidement. Elle titille sa chair, sa plaie béante.
Ce gout délicat et merveilleux sublime ses papilles. L'acier et le fer mélangé au miel de la vie. Exquis, envoutant. Puis Elle boit avidement maintenant et fini par sucer telle une vampire assoifée.



Et comme pour sublimer son rituel Elle lève les bras haut, afin que le sang puisse la peindre, coulant sur son corps blanc, comme sur un tableau vierge, la décorant de guirlandes écarlates.
Une petite flaque se créer sur le sol, Elle y trempe les doigts, les porte a sa bouche et doucement, de sa langue, recueille son divin nectar.
Elle caresse son corps de son sang, Elle est sa propre oeuvre. Elle maitrise enfin son corps. Elle s'aime enfin.
L'odeur d'acier se fait trop forte, et Elle perd trop de sang. Qu'importe, Elle s'aime.
Elle tombe, ses cheveux formant la cheveulure de la Méduse. Elle continue de tracer à l'encre de son sang, du bout des doigts des serpentins, comme des fleuves sur une cartes.
Maculant son corps, dessinant des seins, caressant lentement sa pudeur, la couvrant de sang elle aussi. Elle écarte ses tendres chairs de son intimité et doucement délicatement se laisse aller vers le plaisir.
Son corps est parcouru de spasmes jouissifs. Et lentement elle se laisse aller vers l'oubli.
Au moins ce n'est pas ce serpent qui La tuera, ce serpent qui La mange de l'interieur, qui L'empeche d'être femme. Ce serpent comme elle l'appelle. Son cancer.
Son sang coagule déjà. Il ne contient plus de chaleur, et s'épaissi, colle et pue.
Les yeux ouverts fixant ce Dieu qui n'a rien pu faire, n'a rien voulu faire. Elle se laisse aller. Mais vers quoi?
Le noir.
Le froid.
L'oubli.
Le serpent Mort.
Et Elle avec.

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Paprika
Civil


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Localisation: Dans une soirée taupe

MessagePosté le: Sam 03 Jan 2009, 2:58 am    Sujet du message: Répondre en citant

Coucou , c'est ici qu'on commente ?



j'ai trouvé sa super ,
ça ne vire pas au cliché habituel ,
c'est émouvant ( je trouve )
et très bien décrit
on pourrait même croire que c'est du vécu Very Happy
Et puis ça donne a réfléchir .


Bravo , j'aimerai bien voir ce que donne ton écriture dans un sujet plus léger , voir comique .
Continue d'écrire !

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Saharienne
Sennin


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Messages: 2390
Localisation: comme vous y allez vite :3

MessagePosté le: Sam 03 Jan 2009, 12:49 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bah c'est simple Mili, j'ai pas pu lire.
Le deuxième paragraphe là.
Et crois moi stun compliment huhu
Bah wi, je supporte pas les seringues alors un couteau dont on décrit avec autant de délicatesse les allée et venue c'était insoutenable.
Et justement ça veut dire que l'effet est parfaitement réussie, qu'il fait peur qu douilette comme moi et qu'il ravira les fan de "gore", encore que ce soit doux je suppose xD
Jte connais depuis un moment et pourtant je soupçonnais pas un aussi joli talent ! Continu xD Je suis preneuse :p (mais seulement pour les paragraphes soft xD)
T'as un univers bien à toi et ça change des lectures habituelles ;p
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Salmissra
Civil


Inscrit le: 02 Jan 2009
Messages: 5

MessagePosté le: Sam 03 Jan 2009, 9:31 pm    Sujet du message: J't'ai deja tout dit Répondre en citant

Désolée Mili chérie mais j't'ai deja tout dit dans les memes termes. Et je suis objective è_é.
Au debut ça crispe c'est stressant.
Après j'ai eu envie de lecher mon écran.
C'est poignant et en meme temps repoussant.
Ca rappelle des souvenirs a ceux qui se sont deja auto-mutilés, leur faisant ressentir ce petit cruex au niveau de ventre, cette sensation de douleur et de bien etre.
Et ca repousse mais fascine ceux qui n'ont jamais fait ça ou n'en ou jamais eu envie.
Bref ça choque et c'est bon.
Ah oui aussi, j'adore etre ton cobaye. J't'adore!
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Eïlineva
Civil


Inscrit le: 19 Jan 2008
Messages: 35
Localisation: Marseilleuh

MessagePosté le: Sam 03 Jan 2009, 10:10 pm    Sujet du message: Répondre en citant

@Paprika > oui c'est bien ici qu'on commente, profite pendant que c'est ouvert.
En tout cas merci d'avoir pris la peine de lire. Après coup je me rends compte que ça fait gros pavé de texte. Et merci pour ces compliments.
Cependant je vais peut être te décevoir, mais je pense pas faire de textes plus léger et encore moins comique. Du moins pas pour le moment.

@Saharienne > je suis carrément émue par tes dernières lignes. Merci pour tout. Et que tu ne puisses pas lire c'est encore mieux, parce que ça veut dire qu'au moins j'ai réussi a faire vire l'ambiance.

@Salmissra > Je doute toujours de ton impartialité. Mais je veux bien te garder en temps de béta liseuse Smile

Merci les gens, mais maintenant je vais encore moins oser poster d'autres "textes" je suis pas sure d'avoir un aussi bon rendu. (Même si je doutes toujours de ce texte ci )

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Eiko
Genin


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Messages: 448
Localisation: Loin-land ou Silent Hill, suivant l'humeur

MessagePosté le: Dim 04 Jan 2009, 7:49 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je viens de lire à l'instant ...

C'est ... comme les serviettes hygieniques: Super absorbant ! On absorbe sans pouvoir decrocher o_o J'ai commencé la lecture, impossible de m'arrêter.
Le sujet douloureux, le sens des details, les innombrables images ... Je suis fan Very Happy
Comme à dit Salmi, c'est poignant mais en même temps repoussant. Ca gêne tel une vérité qui dérange mais on aime ça. On est curieux de cet univers, de ce que peux vivre autrui dans l'ombre. Comme à dit Paprika, on dirait effectivement du vécu ( ce que je ne souhaite evidemment pas :/ ) mais c'est tellement bien raconté et fasconné que l'on s'y abandonne sans retenue, le texte nous envahie.
C'est ce que j'ai ressenti, ni plus ni moins. J'attends desormais vivement la suite Zumelle chérie ;p Tu es douée, y'a pas à chier Very Happy

_________________
Le retour, peut-être ?
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Eïlineva
Civil


Inscrit le: 19 Jan 2008
Messages: 35
Localisation: Marseilleuh

MessagePosté le: Dim 04 Jan 2009, 11:50 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Finalement, je reviens plus vite que prévu.
Je pensais pas le finir.
Mais voilà. je suis là. Encore.

Vous me pardonnerez les titres, parce qu'en fait je n'en trouve aucun qui colle, a part les plus simples.



"Maman"



Une enfant.
Une enfant en tutu dans la rue. Sa mère lui tient la main.
Elle trottine dans son joli tutu, virevolte, et fait tournoyer ses volants.
Ses cheveux sautillent sur ses épaules, suivant la cadence de ses petits pas.
Elle balance la main de sa maman, en rythme, passant dessous, et tournant sur elle même.
La mère la regarde, les yeux étincelants, elle ressert sa main légèrement plus fort, comme pour resserrer le lien, ce lien immuable entre une mère et sa fille.
La petite fille court et saute, ses petites ballerines clapotant sur le trottoir, ses mèches volant autour d'elle. Ses joues rougissent, ses yeux s'illuminent.
Comme les autres enfants, il est dur de la maintenir en place, alors sa mère lui lâche donc la main. La laissant zigzaguer entre les passants. Ces passants qui se retournent sur cette petite tache rose.
Ces passants qui sourient, cette boule de nerfs, illuminant un peu leur morne journée. Certains s'arrêtent pour mieux l'observer, et la mère guette, sait on jamais.
Quelqu'un se risque à lui prendre la main, pour la faire valser, comme une fée, un petit rat de l'opéra, une danseuse étoile.
Elle rit, d'un rire cristallin, de son rire d'enfant de 4 ans. Sa mère est fière. C'est elle qui l'a créée, lui a donné la vie.
Elle n'a pas plus grande fierté que sa fille. Suzie. Elle s'en occupe comme d'un bijoux, une petite pierre précieuse.
EN rentrant, elle lui donne son bain. Suzie aime s'amuser dans l'eau, elle joue les sirènes, battant des pieds et éclaboussant les murs d'eau.
D'autre fois, elle fait mousser le savon, tellement qu'elle s'y perd, et disparait derrière cet écran de bulles.
Le moment préféré c'est le repas. Suzie regarde maman faire à manger. Elle refait chacun de ses gestes avec sa petite dinette.
Puis il faut mettre la table, Suzie joue à la grande fille, ou alors à l'hôte de maison, comme si elle recevait une reine.
Maman l'aide parce que Suzie est petite, elle voit à peine le rebord de la table.
Elle prend place en face de maman, juste à coté de papa et de ses petits doigts potelés saisit la fourchette. Elle essaye tant bien que mal de piquer ses petits pois, ce qui fait rire papa.
Mais Suzie est maladroite avec ses couverts, et prend l'air ronchon. C'est donc maman qui lui donne à manger. Suzie aime ça, "faire le train".
"tchou-tchou, le train arrive, ouvre la bouche ma chérie". Et Suzie, ouvre timidement la bouche dans un premier temps, puis l'ouvre grand comme chez le docteur en faisant "AAAAH".
Maman rit et papa aussi. Maman caresse les cheveux de Suzie, il est temps de se mettre au lit. Alors Maman porte Suzie jusqu'à son lit, et l'y couche comme une princesse.
Parce que c'est ce que Suzie est. La belle princesse dans son lit, qui s'endort en attendant son prince charmant.
Maman dort toujours quand Suzie se réveille. Et Suzie aime s'allonger à coté de se mère. Maman grogne un peu et se lève.
Il faut dire que depuis que papa est parti, maman dort peu. Elle pleure la nuit. Dans son lit grand, vide et froid.
Maman sait que papa ne reviendra pas, il est parti en criant, en claquant la porte. La Laissant en larmes.
Elle n'a plus que Suzie, elle ressert son lien intangible de mère. S'accrochant comme une désespérée à sa bouée.
Pour maman seule Suzie compte, Suzie et rien d'autre. Alors elle sèche ses larmes et continue. Continue à vivre, à être forte.
Pour Suzie tout est toujours pareil, elle est toujours pareille, et n'a rien remarqué. Pas même l'absence de papa. Ce genre de chose ne touche pas Suzie.
Elle continue de virevolter dans la rue en tutu, de jouer les princesses et les sirènes.
Et maman continue à "faire le train". Mais ce n'est plus la même chose.

Mais après toutes ces journées passées, aujourd'hui est un jour spécial, un grand jour! Car aujourd'hui c'est l'anniversaire de Suzie.
Maman a tout prévu, TOUT, absolument tout.
Elle a fait un joli gâteau, comme chaque année, et chaque année toujours plus de bougies. Bientôt il n'y aura plus de place.
Maman est toute belle dans sa robe bleue nuit, on dirait une fée. Ses cheveux retombant devant son visage légèrement marqué pas le temps.
Avec ces petites ridules aux coins de ses yeux, sa peau moins ferme. Mais Suzie ne voit pas tout ça.
Maman fait des efforts pour Suzie, parce que c'est son anniversaire.
Elle allume donc les bougies, et sort l'appareil photo. Suzie est toute excitée, comme une enfant de 10 ans.
Mais elle n'en ai plus une. Depuis trop longtemps.
Maman donne son cadeau à Suzie. Un beau coussin brodé. C'est maman qui l'a fait.
"Suzie, je t'aime" Avec un grand "S" doré et pailleté, le "uzie" en rouge sombre, et le "je t'aime" en tout petit est noir.
Un coussin de princesse, oui Le Coussin de Princesse Suzie.
Suzie ne sait pas lire, mais reconnait son nom.
Elle est heureuse. Et, son cadeau à la main, se jette dans les bras offert de sa maman.
Maman la sert contre elle, pour fortifier le lien immuable encore. Elle la sert fort, Si fort que Suzie repousse maman.
Mais maman continue, elle sert, encore et encore. Jusqu'à ce que Suzie ne la repousse plus, jusqu'à ce qu'elle imprègne le coussin de son visage. Jusqu'à ce qu'elle ne respire plus.
Alors Maman éteint les 44 bougies que Suzie n'a pas soufflé, qu'elle ne soufflera jamais. Elle pose le coussin sur les genoux de sa petite Suzie qui n'a pas vraiment grandi.
Et lentement, telle un ange, Maman prend son envol. Sa silhouette se découpe dans le cadre de la fenêtre et disparait, ne laissant que le fond bleu du ciel.
Maman vole, mais elle n'a pas d'ailes, Maman.

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lowa
Étudiant à l'académie


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Messages: 67
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MessagePosté le: Lun 05 Jan 2009, 12:06 am    Sujet du message: Répondre en citant

J'adore.
Je te l'ai deja dit et je le redirais encore.

Tes textes sont touchants, le premier dans son horreur parce que tu arrive à nous faire ressentir les souffrances du personnages.

Le deuxieme, est magnifique dans son premier paragraphe tu décrit tres bien la petite fille on aurait presque envie de la prendre dans nos bras, et la suite est triste, tres triste.

Dans les deux on peut retrouver ton propre univers, la lecture est agréable et nous emporte la ou tu souhaite nous emmener.
J'aime beaucoup.
Continue.

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Il est aussi noble de tendre à l'équilibre qu'à la perfection; car c'est une perfection que de garder l'équilibre. / Derrière la lumière, on trouvera toujours l'ombre !
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Saharienne
Sennin


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Messages: 2390
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MessagePosté le: Lun 05 Jan 2009, 8:31 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Heyhey :p
J'ai donc relu cette version corrigée :p
Et comme jt'ai dit, c'est très bon, très très bon, y'a un véritable univers qui se dessine et se dessinera encore et encore... Je peux que t'encourager, j'adore nos défis écritures xD

Y'a rien à corriger, pas de défauts, tout y est, l'ambiance vraiment, l'ambiance soignée, travaillée, parfois suffocante.
J'ai une amie qui souffre d'une maladie de ce genre, t'as fais preuve d'une grand sensibilité pour comprendre, imaginer, avec une étonnante acuité, ce qui ce passe dans ces familles parfois détruite.

Donc n'abandonne jamais ^^
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Eïlineva
Civil


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MessagePosté le: Mar 06 Jan 2009, 12:21 am    Sujet du message: Répondre en citant

Merci *_*

Déjà parce que certaines supportent mes brouillons d'écritures...Merci de lire mes p'tits écrits, et merci de vos commentaires qui me fendent l'âme.

@Saharienne: nos exercices d'écritures, tu sais que c'est quand tu veux!


D'ailleurs, voilà un texte qui est né du premier de ces exercices. Je l'ai juste "amélioré" et remodelé.

"Obsession"


La flamme.
Sa forme est obsédante, parce qu'elle ne cesse de changer.
Elle m'attire, et en même tant me repousse.
Lorsque je m'approche, inévitablement, je m'y brûle.
Elle est la plus terrible des amantes.

Maman m'a toujours interdit de jouer avec le feu.
Il faut la comprendre c'est fort dangereux.
Combien de gens en sont morts? Combien de maisons ont brûlées?
C'est pourquoi je n'ai pas pu approcher une flamme avant mes 16ans.
Pourtant je voyais maman faire la cuisine, mais je ne pouvais approcher.
Et là, sur mon gâteau trône fièrement 16 bougies.
Et je ne fixe que ça, les flammes.
Leur danse envoutante, leur couleur, leur lumière et leur éclat.
Maintenant je suis une grande fille.
Je peux allumer la gazinière seule et faire le feu dans la cheminée.
Mais ce que je préfère c'est les bougies, peut être parce qu'elles me sont encore interdites.
Je n'ai toujours pas le droit d'en avoir dans ma chambre, parce que c'est comme ça que grand mère est morte.
En s'endormant, des bougies allumées, une d'entre elles tombe, et c'est le drame.
Maman ne s'en est jamais remise et refuse que ça puisse se reproduire.


Mais moi, je suis amoureuse des flammes, de ces bougies.
De l'odeur qu'elles dégagent lorsqu'on les souffle.
Alors ce soir, j'outrepasse l'interdit de maman, et j'en allume dans la chambre.
L'envie était trop forte, à force de rêver d'elles. De leurs flammes.
J'en dispose donc tout autour du lit. Comme des symboles runiques.
Signifiant mon attraction à leurs charmes. Mon addiction à leur envoutement.
Il doit y en avoir une vingtaines. Je les allumes toutes.
C'est beau. Mieux que ça, c'est magnifique. On dirait milles feux flottant dans ma chambre.
Comme des feux follet , des âmes égarées. Un paysage féerique.
Alors l'idée me vient. L'envie de caresser cette beauté, et de m'y mêler.
J'en choisi une au hasard. Une parmis tant d'autre.
Toutes identiques, mais toutes différentes.
Aucune n'effectue le même ballet, la même danse frénétique et hypnotique.
Doucement j'approche et tends la main. D'abord je frôle. Juste pour tester.
Tester ma tolérance, pour ressentir, savoir.
Ca chauffe puis brûle. Exquise brûlure.
La douleur vient mais ce n'est pas désagréable, et ensuite ca gratte légèrement.
Alors je recommence. Petit à petit m'adaptant à la morsure.
Et au fur et a mesure un peu plus, un peu plus forte, plus longtemps, plus de chaude.
C'est magnifique. Le feu épousant ma main, épousant mon corps.
Gagnant du terrain, gagnant mon coeur qui cogne si fort dans ma poitrine,
comme pour répondre à l'intensité de la flamme sur ma peau.
Et sans même m'en rendre compte déjà je me consume. Entière.

Pardonne moi maman, ce n'est pas ta faute, ni la leur, c'est la mienne.


Le feu, et plus rien.

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Bouh'
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MessagePosté le: Mar 06 Jan 2009, 8:15 pm    Sujet du message: !! Répondre en citant

J'adore ton premier texte !! Oui, je sais c'est bizzare par rapport à l'avis des autres mais moi, j'ai adoré !! Tu t'inspires de quelque chose en particulier ???

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"Sur un cerisier mort, on ne trouve pas de fleurs ."
"La neige ne brise jamais la branche du saule ."
"Une rencontre n'est que le commencement d'une séparation ."


<3
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Eïlineva
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MessagePosté le: Mar 06 Jan 2009, 10:18 pm    Sujet du message: Répondre en citant

@Bouh' >
Non.
Disons que je suis étrange. Qu'un certain de mes passes temps, et d'inventer des styles de tortures, de conserver le corps le plus longtemps vivant pour y infliger les choses les plus atroces.
Un psy m'enfermerait certainement...


Les histoires naissent toutes seules, un mot, une image, et voilà. Bien souvent j'ai la dernière phrase avant d'avoir le texte, et c'est elle qui me sert de trame. Le reste vient de mon esprit tordu.

PS: (wai j'essaye de pervertir les gens, et de former une armée de fan) Si t'aime mon premier texte, va jeter un coup d'oeil sur le topic Sire Cédric, et même mieux si tu trouves un de ses livres, lis le. (fin de la réquisition )

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Eïlineva
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MessagePosté le: Jeu 15 Jan 2009, 1:49 am    Sujet du message: Répondre en citant

Hop, je ne sais pas, celui là est.... vous verrez par vous même.


"Pardonnez Moi"




Je n'ai jamais été gourmande.
Pour moi on mange pour vivre, et non le contraire.
Du moins, c'était mon point de vue, il y a peu.


Je ne sais ni quand ni comment.
J'ai changé. J'ai eu cette envie étrange.
Le besoin insatiable de manger.
Vous savez, ce creux dans l'estomac, qui donne envie de grignoter.
De manger tout ce qui nous tombe sous la main.
Sucré, Salé, chaud, froid.
On a tellement faim, que notre ventre s'en plaint.
dans ces cas là je dis "je m'auto-digère".


Alors, tout fait l'affaire.
Tout, tant qu'on peut combler ce trou.
Ce puits.
Ce gouffre.
Et là, on ne maitrise pas grand chose.
Au contraire. On est asservi par ce besoin dévorant.
Parce que c'est lui qui nous gobe, nous avale entier.
Et non l'inverse.


Dans ces cas là.
Nous ne sommes que marionnette de chiffon.
Piètre petite chose pathétique.
Petite, et insignifiante. Qui se laisse contrôler par sa faim.
Alors, on mange.
On mange jusqu'à être repu, et plus encore.
L'estomac qui tire, qui crie de douleur d'être trop plein.
Ce noeud à l'oesophage, difficile de respirer dans ces cas là.
Même allongé, nous sommes au supplice.


Et pourtant, ce miel qui coule sur nos doigts,
nous le léchons, ce chocolat fondu, lentement à nos lèvres nous le portons.
Et même en ayant plus faim, en ayant trop mangé, l'envie persiste.
L'envie de gourmandise. Comme lorsque on voit une fraise, bien rouge, et dessus un petit chapeau de sucre blanc.
Chaque petite facette de cristaux nous appelle.
Et l'odeur vient naturellement à notre nez. La salive montant dans notre bouche déjà entre-ouverte.
Espérant, s'imaginant lécher, embrasser, et finalement mordre pour libérer l'arôme, le goût.
Divin nectar, explosant nos sens sur notre palais.
Comme de la chantilly, rependue sur l'être aimé.
Le corps appelant et répondant à l'envie, au désir.
De se confondre, de ne faire qu'un.


Si vous connaissez ça, alors vous me comprenez,
et peut être me pardonnerez vous.
A moins que je ne vous dégoute déjà et encore plus par la suite.
Qui est cette femme qui ne peut résister à de la nourriture.
De la vulgaire nourriture.


Oui pardonnez moi de ne pouvoir contrôler mes envies.
Je suis à la nourriture ce que la nymphomane est au sexe et la toxicomane a l'héroïne.
Une droguée.
C'est comme ça que je suis arrivée la.


Comment vous faire comprendre.
Comprendre pourquoi je mange.
Pourquoi j'ai autant mangé.
Pourquoi j'ai dévoré le seul homme qui ne m'ait jamais aimé.
Pourquoi ce soir là le baiser est devenu si passionné qu'il m'a affamé.
Tant et tant que j'ai mordu. Mordu tout ce que j'ai pu.
Coupant et cisaillant de mes dents.
Déchirant la chair, déchiquetant dans la masse.
Le sang chaud, la chair fumante et l'odeur alléchante.
Mes instincts primitifs plus fort que moi.


Je ne me suis même pas rendu compte du carnage,
alors que j'avais la tête dans ses tripes,
mastiquant ses boyaux comme un bonbon de gélatine.
Sa vie l'ayant quitté, et moi toujours farfouillant du bout de la langue.
Tout frétillante et excitée que j'étais.
Couverte de sang, nue, contre mon défunt amant.
J'ai mangé, jusqu'à ce que mon ventre soit tendu comme celui d'une femme enceinte.
Comme la femme enceinte que j'étais.

C'est là je crois que j'ai touché le pic, le summum de mon cannibalisme.
Lentement, j'ai caressé mon ventre, mon ventre contenant la vie.
Sentant le petit coeur pulsé.
*baboum, baboum, baboum*
Ce rythme régulier, et réconfortant.

j'avais fini, j'étais rassasiée.
Mais comme la fraise, la chantilly,
La gourmandise a gagné.
Et enfonçant les ongles dans mon ventre,
les doigts directement dans mon nombril,
c'est ma chair que j'ai déchiré.
D'abord lentement puis avidement.
Cherchant et trifouillant, dans mes propres entrailles.
Griffant tout, déroulant mes boyaux,
comme le chat le fait avec une pelote de laine.

J'ai peut être crié, je ne sais plus trop;
mais j'ai réussi à atteindre mon but.
L'enfant, le petit coeur...
Chaud, si chaud, et si doux.
Jamais je n'avais gouté quelque chose d'aussi suave et bon.
Mon propre fruit, le fruit divin, le fruit de la vie.
Une seule bouchée fut merveilleuse.
Merveilleuse.


J'ai du crier, oui.
De plaisir, ou de douleur, qu'importe.
Et me vider de mon sang.
J'ai du crier, en serrant ce petit coeur chaud contre moi,
le laissant reposé sur ma joue, sur mes lèvres.
Et lové sur ma poitrine, sur mon corps mutilé,
celui de mon enfant éventré et désarticulé,
mon coeur rejoignant le silence du sien.
Me vidant de mon sang, je coulais vers le silence.
Vers mon Pardon.

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"Verre plein, je te vide; verre vide je te plains."
"Pour entrer en Dorcha, il faut se perdre, se dissoudre, accepter la Nuit" L/S
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Eïlineva
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MessagePosté le: Ven 16 Jan 2009, 1:14 am    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai l'inspiration, alors profitons en, non?
Donc voici 2 textes courts.

" Comme le bouleau"


Je me réveillais encore en sueur.
Seule, moite, l'air froid, et mon corps secoué de spasmes.

J'aimerais ne pas rêver, ne pas m'en rappeler, voir ne pas dormir.
Jamais.

Etre un bouleau.
Plier, mais ne pas casser.
Perdurer, sans être troublé.

Ces rêves, ou plutôt ces cauchemars.
L'insupportable, l'horreur.
Ma réalité.
Ma vie.

J'aimerais être ce bouleau.
Que le vent souffle sur moi, qu'il fasse danser mes feuilles.
Un tango, lui et moi, et qu'en partant il ne laisse aucune trace.
Aucune.

Mais ma réalité est autre.
Les souvenirs m'assaillent.
Le choc toujours le même.
Les cris, les pleurs, le sang.

Le bouleau lui ne se débat pas.
Il accepte, immuable dans son stoïsme.
Ne laisse rien paraitre.
Et le vent, son amant, le prend avec ou sans son consentement.
Mais ne laisse aucune trace.
Aucune.

Il n'en ai rien pour moi.
Les images affluent, et me dévastent.
Elle cognent et frappent fort.
Me laissant à genoux, haletante et rompue.
Seule dans mon mutisme.

Et le bouleau continu de tanguer,
avec le vent, ou sans.
Rien n'a changé pour lui, il reste,
il perdure, sans aucun changement.
Aucun.

A genoux, pleurant,
tenant mon ventre, arrondi par mon enfant.
A genoux, cassée, brisée, violée.
Papa qu'as tu fait de moi?




"Que faire?"




J'étais figée.
Je crois que le temps s'est arrêté pour moi.

J'ai le souffle coupé.
Je crois que je ne réalise pas ce que j'ai fait.

Je vais m'allonger.
Je crois que j'ai la tête qui tourne, la nausée.


L'herbe. Petits brins humides et frais.
Ca m'apaise, lentement, mon souffle haché se calme.
Je respire mieux, quasiment normalement.
Cependant j'ai toujours la tête dans le ciel.
Je vois des étoiles qui dansent, et des petits points blancs devant mes yeux.
Comme des lucioles, comme des fées.
Le choc surement.

Alors je ferme les yeux, et pose mes mains jointes sur mon ventre.
Me concentrant sur ma respiration.
*inspire, expire*
*inspire, expire*
*inspire, expire*

Le ciel est sombre, comme un complice,
Il me cache de son manteau de nuit.
Mais, il ne pourra pas me cacher éternellement.
Ni même ce que j'ai fait.


Oh mon dieu!
Ca me revient!
Que vais je faire? que vais devenir?
La nuit ne me protègera pas longtemps.

Et la lune, traitresse déjà dévoile mon crime.
Les rayons faiblards se reflétant sur la lame du couteau.
Mes doigts tachés de noir, tachés de rouge tachés de sang.
Et le corps mort à mes pieds.


Il m'aimait qu'il disait, mais son amour ne se démontrait
qu'aux traces qu'il me laissait;
ma peau meurtrie, contusionnée.

Alors il a bien fallu en finir,
il a bien fallu le tuer.

Le temps pressé, et il presse encore.
Il court, il coule, il vole.
S'envole.

Et moi je reste à la traine.
Que faire, à part le suivre?
Que faire sinon survivre?
Que faire sinon mourir?

Mourir.

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Saharienne
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MessagePosté le: Mar 03 Fév 2009, 10:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Par ordre de préférence :p

Que faire ? :
Belles images, très jolie, sur la nuit qui ne te cacheras pas. Fin pas à la hauteur de la chose.
Comme le bouleau :
J'accroche moin, l'autre m'a trop ... Celui là semble pâle à côté. Il n'est cependant pas criticable, juste moins ... touchant.
Obession :
Tu as su rendre l'attraction des flammes, leur pouvoir envoutant, leurs danses.
Je crois que j'aurais aimé que tu y ailles encore plus fort, dans l'attraction fatale et dangeureuse.
J'aime, ça se lit bien, mais j'aurais aimé encore plus de danger, d'hypnose.
Pardonnez moi :
Quel joli concept que l'auto digestion xD ! En tant qu'énorme gourmande ascendant boulémique je comprend parfaitement les idées que tu suggères hihi.
La méthaphore qui s'annonce doucement du cannibalisme envers l'homme aimé, j'adore.
Le carnage qui arrive, j'adore, ça me parle.
Hum on glisse doucement dans une horreur qui pique les yeux, j'aime.
Impossible de lire la suite.
Bravo.
ce que je croyais un texte simple sur la gourmandise devient une horreur délectable. Chapeau.
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