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. Heu ... Mes textes ? (Le soleil brille)
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Sei
Chuunin


Inscrit le: 19 Nov 2008
Messages: 721

MessagePosté le: Sam 21 Nov 2009, 7:14 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je note déjà un net effort sur l'orthographe, ce qui crois moi, est très important.

Hum, j'ai franchement bien aimé ton "Petit jeu",
mais l'histoire de Tom, au delà d'être bien rythmée et plutot bien écrite, c'est juste vu et revu...
C'est un petit peu dommage, je trouve.
Tu envoies tout ceci dans un sentier battu, j'entends battu au sens premier du terme, tellement il a été frappé de pas trop peu talentueux.
Je n'entends pas que les tiens le sont, mais le fait de les y avoir mis est assez rédhibitoire.

Bref.
Question dimension personnelle, ce qui doit surement apporter beaucoup à ton texte, je ne peux entrer dans les détails, mais si je le pouvais, je dirais que tu as bien retransmis ton émotion, ou alors celle d'un autre (?)

Copie à revoir si je peux me permettre. Juste sur le thème, pas sur la manière.
Well done.
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marociano
Aspirant genin


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Localisation: Ici

MessagePosté le: Jeu 03 Déc 2009, 11:39 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Franchement rien a dire, je trouve ça super la sur le coup je vois pas beaucoup de defauts si ce n'est aucun.

Le seul probleme selon moi, il n'y a pas d'instru qui pourrait aller avec ces textes.Mais c'est super tout de meme.De tout tes textes le meilleur reste pour moi "Le crime de la rime" suivit de pres par "Vagues a à l'âme".

En tous cas je te souhaite une bonne continuation ^^ .

_________________
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Uchiha-sasuke-da
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Messages: 695
Localisation: Dans les villes en folie

MessagePosté le: Lun 22 Fév 2010, 4:37 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour .
Je passais par là donc ...
J'crois que tu sais déjà ce que j'en pense hein . Very Happy
J'suis pas très douée ( pas du tout même) pour faire des
'critiques' donc euh ..
Ce qui m'impressionne c'est tout ce jeu avec les mots
qui se ressemblent , t'en trouves toujours des nouveaux .
Et l'inspi ...
Ah et puis déjà , rien que la longueur de tes textes ... c'est fou .
J'suis impressionnée pour tout ça .


"Et maintenant","La nuit" sont formidables .

"Seul sur scène, face à son public" , en le lisant on ressent bien ce que le
personnage vit . On arrive bien à s'imaginer la scène . Et puis la séparation entre
ce qui se passe dans la tête du bonhomme , ce qui fait qu'il a commencé à écrire
et qu'il est venu sur scène , et l'homme en lui-même avec ses peurs , ce qui le bloque .

"Le crime de la rime" est un de mes preferés . Le langage du
crime 'victimes' , 'l'encre va couler' ... et puis la comparaison que tu fais , c'est
ça qui est mégacool , enfin la comparaison c'est le fait que ce soit écrit comme si
c'était un crime , c'pas le bon mots comparaison ...c'est ce coté un peu 'policier' .
(enfin j'espère que tu m'as compri ^^')
J'adore cette phrase 'Je me déclare coupable, et parfaitement sein d'esprit' Very Happy

"Tom" j'en ai vu des petits passages de temps en temps . Tom est super comme ça à déjà été dit .

Joli le "remix" de Au clair de la lune .

Spoil:
C'est pour quand le prochain ? Mr. Green

_________________
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Sasori75
Genin


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Messages: 428

MessagePosté le: Jeu 25 Fév 2010, 8:10 am    Sujet du message: Répondre en citant

'pas perdu la main à ce que je vois.
Rythme, rime, tout est toujours bien utilisé.
Pis les textes aussi, qui saisissent.
J'ai bien aimé le crime de la rime, et car ce n'est qu'un homme.
'fin, ils sont tous excellent.
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fabest
Genin


Inscrit le: 07 Jan 2007
Messages: 464

MessagePosté le: Dim 11 Avr 2010, 1:09 am    Sujet du message: Répondre en citant

Merci à vous pour les messages. Pour les lectures. Etc.
Merci pour Tom.
Je suis très admiratif d'IAM Darth', mais en écrivant j'ai même pas fait le rapprochement avec "Né sous la même étoile". Very Happy

Merci à tout le monde.

Bref. Voici un nouveau texte.
Qui m'aura bien fait galérer j'dois admettre. Mais le voilà.

Au détour d'un regard

Spoil:
Lui vivait dans l'amour de la forme, dans le respect des normes, là où la beauté intérieur n'est rien
sans l'uniforme.
Un tableau où chaque détails se doit d'être conforme. Aussi a t-il déjanté devant l'esprit de l'Homme.
Agressé dans la nuit par un mouchoir de chloroforme, ligoté, puis séquestré : son monde devient difforme.
Les contours du paysage s'effacent et se déforment, il se retrouve dans une voiture, c'est le moteur qui
l'en informe. Seuls les bruits sont perceptibles et peu à peu ils se transforment.
Des voix, un regard puis une crosse qui l'assomme.
Noyé dans le doute, au milieu de cette route, cette situation le déroute mais il reste conscient et écoute.
Évitant le sommeil, et ce même si ça lui coute, s'empêchant même d'y penser tant il le redoute.
Ses membres se tétanisent et accroit sa hantise, il sent la crasse sur sa chemise, ressent la sueur qui
l'électrise, souffrant de demeurer dans cette position assise, peu à peu ses forces s'envole et son amour
propre se brise. Soudain il réalise que sa survie semble compromise, traité comme du bétail puisqu'il n'est
plus qu'une marchandise.
Au loin une voix rugit, mais elle semble imprécise, jusqu'à ce qu'on le transporte et qu'il ressente une légère
brise.
Une odeur familière de terre et de pluie, l'air glacée d'une nuit, l'obscurité et ses bruits. Des bras le
retiennent et lui permettent un appui, le forcent à avancer sans qu'aucun mots ne soient dit. Une lisière de
forêt et un panneau interdit, il ne sait pas où on le conduit, ni pourquoi on l'a choisit lui. Des larmes
naissent mais ne coulent que dans son esprit, son corps n'obéit plus et son moral est détruit.
La suite l'incite à poser ses genoux sur le sol, un bandeau lui cache la vue et très vite le déboussole.
Au moins il ne verra pas le danger, cette pensée le console. Il sent un objet qui le frôle,
puis ressent une douleur à l'épaule. Une odeur de sang, puis une odeur d'alcool.
Le froid envahit son corps, puis la douleur devient folle. Il ne peut se contenir, alors il perd le contrôle.
Suivant le protocole : lui pleure, et eux trouvent ça drôle.
Pourtant la fin de son calvaire n'était pas encore venue, puisqu'une fois de plus transporté pour une destination inconnue.

Retenue, nu, dans une pièce sombre et exiguë, depuis quelques semaine il ne voit sa vie qu'en aperçu.
Épié dans l'ombre, à chaque instant et à son insu, sans aucune explications pour tout les coups qu'il a reçu.
Après la fatigue, c'est la faim qui a pris le dessus, lui qui se croyait fort à très vite été déçu.
Frappé par la fatalité, à l'image d'un coup de massue, il ère dans cette enfer sans distinguer la moindre issue.
Suite aux souffrances physiques viennent les séquelles psychologiques, son sort est tragique, maintenu en vie par des sur-doses d'analgésiques,
le cerveau accuse le coup et abandonne toute logique, sa conscience s'immole au profit de délires psychotiques.
Il court, en rêve, dans un décor apocalyptique, évoluant et survivant dans cet univers qu'il se fabrique.
Sa famille est là, sourires mélancoliques, il s'émerveille de ces moments, multipliant les symptômes pathologiques.
Échos silencieux ponctués de cris éphémères, il connait le goût de sa chaire, saupoudrée d'effluves urinaires, en
témoigne cet annulaire qui n'a plus de formes régulières, marques de morsures ayant l'allure d'une chevalière.
Son corps dépérissant puis privé de ses nerfs, que sa faim a rongé, ou coupés par un gangster.
Utopie de non douleur accentuée par des fioles d'éther, déterminé à survivre et ce même dans ce calvaire.
Il se parle de souvenirs qui n'ont pas encore eu lieux, témoigne de son espérance et de sa confiance en Dieu.
Retiré de son milieu pour un décor moins envieux, il s'habitue faute de mieux puisque plus rien n'est sérieux.
A ces yeux, son histoire n'a rien d'un conte odieux, c'est juste le chapitre et le passage des adieux.

Un dernier voyage, dernier regard pour le ciel. Il ne peut s'empêcher de penser que cette nuit est belle.
Les étoiles veillent, sa peau se réveille, ses poils s'hérissent dans une sensation nouvelle.
A ses cotés les murmures d'une conversation l'interpellent, bien que superficiel, cet échange l'émerveille.
Une avalanche de mots, de sons et de décibels, trouvant un trésor dans chaque bruits qu'il décèle.
Fêlure de son exil dans les méandres du silence, et bien qu'approche la sentence, il le vit comme une délivrance.
Le rythme est rapide, mais on le déplace avec aisance, son corps cadavérique ne permet aucune résistance.
Il ressent le retour de chacun de ses sens, l'éveil de sa conscience entraine un sentiment d'impatience. Le besoin de savoir
la cause de sa présence, son rôle dans cette histoire et la raison de sa souffrance.
Dialogue muet face aux bruits sourds de l'effort, ses questions s'organisent et son débit s'améliore.
Les mots qu'il prononce deviennent de plus en plus fort, des larmes resurgissent comme un dernier renfort.
Pointe d'humanité malgré son inconfort, il retrouve rapidement le contrôle de son corps.
Son regard s'enflamme et dévisage le décor, il comprend que ce lieu sera l'issu de sa mort.
Au fond de son âme un mélange de remords, un mélange de désaccords et d'acceptation de son sort.
Cette incompréhension qui l'habite encore. Ce besoin de savoir qui le brule et le dévore.
Besoin d'un repère, franchir un rempart, connaître au final le fin mot de l'histoire.
En percevoir la fin sans en comprendre le départ, ne pas savoir à quel moment on a commit un écart.
Il capte enfin un regard, une attention à son égard. Rires goguenards et moqueurs pour la plupart.
Il voit un homme qui se rapproche, armé d'un poignard, lui est hagard et l'homme est hilare.
L'autre se penche en avant et se détache du brouillard, ses traits son visible, un visage de charognard.
Il aura sa réponse avec quelques secondes de retards, la froideur d'une lame le plongeant dans le noir.
Les mots se détachant provenant comme d'un cauchemar : "Vous n'avez été choisi que par le fruit du hasard".

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Ok.

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Je sais pas
Criminelle du Verbe
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MessagePosté le: Dim 11 Avr 2010, 5:17 pm    Sujet du message: Répondre en citant

C'est atroce. J'adore.
'y'a énormément de travail.
Donc bravo.
Et l'histoire est bien ficelée.
'y'a de jolis jeux un peu partout mais celui qui m'est resté en tête, c'est celui-ci : "[...] des fioles d'éther, déterminé[...]" ; c'est bête hein ? Pour moi, c'est le plus... joli Very Happy

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Fille du 17 octobre./ "Souvent, mes couplets dépriment/"

La morve est glacée d'effroi.
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Chakal D. Bibi
~ Chakal Touffu ~


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Messages: 1985
Localisation: La Tanière du Chakal

MessagePosté le: Lun 12 Avr 2010, 4:43 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Dialogue muet face aux bruits sourds de l'effort


Perso, s'plutôt celle ci qui m'a bien plu xD Quoique tout le texte m'a mis sur le cul, franchement mec j'aime beaucoup ton style tout en rime, c'est super agréable à lire Wink

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Saso'
Chuunin


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Messages: 592
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MessagePosté le: Lun 12 Avr 2010, 7:33 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai trouvé ça génial et surtout :
Citation:
Son regard s'enflamme et dévisage le décor, il comprend que ce lieu sera l'issu de sa mort.

Honnêtement j'ai toujours aimé ta façon d'écrire et je ne me lasse pas de les lire. Celui-ci s'impose comme l'un des tes meilleurs textes (pour ma part). C'est entraînant. Autant il y a des textes que j'accroche pas donc je ne peux pas lire la suite, autant celui-ci j'ai voulu absolument savoir la fin. Et j'ai beaucoup aimé.
Continue =)

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Bane' a écrit:
J'sais surtout ce qui est bien. Et comme je sais que t'es bien aussi, tu écoutes des trucs bien ... cqfd
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Lilo
Genin


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MessagePosté le: Lun 12 Avr 2010, 7:34 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai adoré, j'adore.
Je trouve qu'il faut vraiment avoir du talent pour faire ça, tu l'as, j'veux dire tu écris un long texte et j'ai trouvé qu'à aucun moment on perd le rythme ou autre. Chapeau bas.
Tes rimes sont toujours aussi superbes !

Citation:
Des larmes
naissent mais ne coulent que dans son esprit, son corps n'obéit plus et son moral est détruit.


Là, j'ai vraiment l'impression que c'est à ce moment que le pauvre gars est perdu, cuit, qu'il n'y a plus d'espoirs. Du coup quand je l'ai lu ça a fait un "truc" si tu vois c'que j'veux dire.
Et la chute est tout simplement TERRIBLE !
C'est exquis, bravo : )

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« Et si Freud s'était trompé? Et si l'important n'était pas le père et la mère, mais le frère ? »
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Saharienne
Sennin


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MessagePosté le: Lun 12 Avr 2010, 8:00 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Pas mal de gens se sont attardé à l'aspect travail de ce texte, pour t'avoir vu le rédiger je peux qu'approuver, l'effort que tu as mis pour le produire et d'autant plus génial... Qu'il ne se voit pas.
Je vais donc lire tout d'un coup pour la première fois :p
Je suis surtout pressé de voir ta "chute".
J'ai l'impression que tes rimes sont autant une prison pour le lecteur que les agresseurs pour ton perso principal. C'est très étouffant tu sais comme effet, la rime.
Épaule ça rime pas avec alcool mec ! xD
C'est le coup de la chevalière qui me botte le plus perso :p
Le passage d'un type de rime à un autre est vraiment très bien maitrisé, on n'a pas de "coupure" mais le rythme, sur une si longue distance, est un peu fatiguant, après c'est pas plus mal, entre ça et le côté asphyxie des rimes, on se sent nous même pris en otage et forcé à suivre, spas plus mal ouai !

Cette plongée en enfer est très bien maitrisée et force le lecteur à la suivre, il me manque une bouffée d'air personnellement, j'aurais aimé ce contraste mais encore une fois ton fond et ta forme sont génialement en adéquation, t'as écrit cette fable contemporaine comme un roi avec un mélange de sensation, de sentiment et de style excellent, tu sais à quel point je suis sensible à ce genre de truc :p

J'ai juste peur que tu deviennes esclave de tes rimes mais, pour ce texte, c'est excellent :p
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Aiko
Étudiant à l'académie


Inscrit le: 16 Juin 2008
Messages: 94

MessagePosté le: Sam 17 Avr 2010, 9:19 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Rien à dire. L'histoire, le rythme, tout y est.
J'aime.

( Je vais voir les autres. : ) )

_________________



Merci. : )
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Uchiha-sasuke-da
Retro girl
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Messages: 695
Localisation: Dans les villes en folie

MessagePosté le: Lun 19 Avr 2010, 7:46 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Que dire ... je crois que tout le monde a déjà tout dit .
Comme toujours tu écris et comme toujours c'est réussi .
C'est pas juste réussi ... c'est super beau , et ce jeu de rimes .. han !
Comme tout les autres , je ne peux que dire Chapeau et
comme pour les autres , j'aime énormement .
Continue , continue Very Happy
Ne t'arrête pas .

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fabest
Genin


Inscrit le: 07 Jan 2007
Messages: 464

MessagePosté le: Dim 16 Mai 2010, 3:12 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci.


Cliché moderne.


Spoil:
Quand les logiciels ont remplacés les réflexes de communications, qu'un simple clic suffit à créer une relation,
l'heure n'est plus à la remise en question puisque de toute façon c'est Google qui aura la solution.
Dégradation des rapports et c'est la même pour tous, la force d'un couple dépend du signal d'un Bluetooth.
A l'affut sur facebook des plus jolies frimousses, la timidité n'est plus une plaie avec msn à la rescousse.
Tout ces jeunes se laissant aller sur leurs blog, déchargeant leurs histoires en y voyant un psychologue.
Suivre la vague, toujours être à la mode, veiller à ne jamais être éloigné de la couverture de Vogue.
On s'emmêle entre deux mails qui nous révèlent la soirée de la veille. Celle qu'on a noyé dans une bouteille, entre vodka et Jack Daniels.
Celle dont le potentiel se réveille dans une nuée de pixels, dans un statut qui interpelle, celle qui devient une attraction universelle.
Réel et irréel se perdent dans le virtuel, quand tout se mise sur une éventuelle IRL.
Les mômes se sentent devenir homme en s'énervant sur les forums, via des répliques de sitcoms, l'important n'est plus "d'être" mais "de faire comme",
apprendre la valeur de la vie dans un simple CD-Rom.
Les conflits opèrent pour un lol ou pour un mdr, par manque de vocabulaire, pour un émoticone patibulaire. Créez votre enfer, les smileys croiseront le fer,
votre souris osera le faire, le clavier comme chef de guerre.
L'Homme devient de plus en plus solitaire, de moins en moins solidaire, et ça m'sidère quand j'vois tout ces gamins devenu suicidaires.
On construit son avis par le biais des médias, maintenant l'opinion se fonde via wikipédia, le savoir devient un besoin immédiat,
cultures et connaissances se mélangent dans les débats.
L'ébat narcissique fera force de loi, la volonté de persuader devient un combat, le marginal sera montré du doigt, rester droit sans langue de bois
devient un exploit.
Allaité à la télé-réalité, ce monde devient notre idéal et renforce les individualités. Le réflexe est d'acheter, de voir la vie en HD, d'aller
au gré du progrès, d'accueillir tout ce qu'il procréé.
La vie parait plus belle en blueray, et quand elle ne nous convient plus, il suffit de redémarrer.
Apprentis chanteur rêvant d'un premier tube, d'un coup d'pub obtenue sur Youtube.
A l'heure ou la musique mise toute son industrie sur Star Academy, au profit de chanteurs qui sombrent dans l'oubli.
Tapez 1 pour exister, tapez 2 pour consommer, l'importance d'un sms est bien trop sous estimée. Au diable l'hors-forfait quand toute une vie peut se jouer.
Les jeux télévisés ayant plus d'impact que le JT.
Génération next gen', celle qui a la technologie dans les gènes, l'évolution comme addiction puisqu'elle coule dans ses veines.
Mélangeant peine et haine, conflits d'intérêts à la chaîne, réagissant sur le monde en zappant sur toutes les chaines.
Reflet satirique de toute une époque, celle qui se poke et que se dope à la provoc', ceux qui ne plaisent pas, ben c'est simple on les bloque,
traits exagérés aux allures d'électrochocs. Constat équivoque d'une jeunesse qui suffoque, genèse d'une souffrance qui ne se soigne pas au medoc'.

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Chakal D. Bibi
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MessagePosté le: Lun 17 Mai 2010, 9:50 am    Sujet du message: Répondre en citant

Très bon texte sur la "Y Generation" Wink J'ai bien aimé, ça m'a pas mal rappelé "L'Homme Pressé" de Noir Désir avec la citation des géants de l'internet mais sans le plagiat apparent, avec ton style à toi.
C'est du bon et du lourd, on sent que tu soignes chacun de tes textes (ou est-ce une impression ?)

Bref, keep on' man Wink

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Aiko
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Messages: 94

MessagePosté le: Mar 18 Mai 2010, 7:21 am    Sujet du message: Répondre en citant

Toujours aussi bon, aussi recherché.
Encore, encore, encore, toujours plus !

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Merci. : )
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Sei
Chuunin


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Messages: 721

MessagePosté le: Jeu 20 Mai 2010, 3:36 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai beaucoup aimé ton texte.

Mais t'es trop triste, alors console toi

Rythme quelque peu cassé, un peu dommage qu'il ne soit pas un peu plus uniforme, mais je reconnais paradoxalement que cette cassure a son charme.
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KazeNami
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MessagePosté le: Jeu 20 Mai 2010, 8:45 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je me confesse : je n'ai lus que celui de l'Inspiration. Parce que, moi-même auteur, j'ai ma propre opinion de cette divine Déesse.

Et bien je me suis bien retrouvée ! Je n'aime pas trop le rap ou le slam, mais ça, ça ! C'est de l'art.

Par contre, parfois, tu te répète un peu, c'est dommage. On tourne en rond et l'on décroche, même si l'on replonge facilement.

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Lilo
Genin


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MessagePosté le: Lun 26 Juil 2010, 4:38 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Up.

Et les textes, ils où les textes ? Smile

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fabest
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MessagePosté le: Mer 09 Mar 2011, 1:51 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Et puis après tout pourquoi pas ?
Autre style, sans rimes. Simple projet, surement futurement ajourné.

Ligne blanche.

Spoil:
Elle s'appelait Sophie. Ou Laura. Voir Isabelle.
Je l'appelais par le prénom qu'elle avait bien voulu me donner.
Son père était parti. Selon elle. Sa mère, Lucile, ou Catherine, l'avait élevé seule. Petit appartement. Faibles revenus.
Laura n'avait pas beaucoup d'amis en classe. Quelques copines fidèles, bien sûr. Mais jamais assez pour l'écouter complètement.
Isabelle était l'un des fruits de son époque.
MP3, Internet, télévision, elle devenait vraiment elle à chaque fois que sa porte de chambre se refermait derrière elle.
Elle se connectait, et j'étais là. Moi. Son meilleur ami.
Elle m'appelait Julien. Par défaut. Parce que tout avait commencé comme tout les autres. Par un simple besoin d'occupation. Par un temps d'ennui.
Par une journée pluvieuse. Elle m'appelait Julien, et moi je n'avais jamais osé lui dire mon véritable prénom. Admettre que j'avais tout inventé.
Je préférais penser que Sophie aussi me mentait quotidiennement.
Sophie. C'est comme cela que je l'appelait.
Laura et moi, nous ne nous étions jamais réellement rencontré.
Nous nous aimions. Nous connaissions tout l'un de l'autre. Sauf peut être l'odeur. La douceur de la peau. Le regard fatigué.
J'étais là quand elle a perdu sa grand mère, là quand elle a eu son accident, là quand elle a loupé ses épreuves d'admission en faculté.
J'étais là quand elle en avait besoin. Juste derrière son écran.
Et c'était l'essentiel.
Du moins pendant quelques temps.
Jusqu'à ce qu'elle souhaite me rencontrer.
Jusqu'à ce que je panique.
Jusqu'à ce que je disparaisse de sa vie aussi facilement que j'y étais entré.
Quelques cliques sur une souris d'ordinateur, quelques touches sur un clavier, et ma relation fusionnelle s'évaporait.
J'accusais le sort. Le sort me regardait avec aberration.

Et puis ... et puis il y eu Mathilde. Candice. Chloé. Angélique. ou peut être Magali.

Je devenais maestro des pixels. J'écumais chaque recoin du web, véritable philanthrope d'un monde aux nombreuses "Terra Incognita". Je me construisais,
moi, héros des temps modernes, multipliant les usages et protocoles pour m'assurer le soutien de la masse, de la population locale.
Tout devenait plus simple, et les choses difficiles disparaissaient en un coup de clic.
La souris : arme de destruction massive bien plus efficace qu'Hiroshima.
Une culture disponible à tout moment, une intelligence sur commande, des avis préconçus, aucun risque d'être désemparé dans une conversation.
Je découvrais enfin le monde qui était le mien, et j'étais bien décidé à y apporter ma griffe.


Des sites de discussions, j'en connaissais des dizaines.
Une inscription ne prenait que quelques minutes alors que le temps passé dans chacun d'eux se comptait en heures.
Un vaste portail d'inconnu à mon entière disposition. Chacun jouant leurs rôles, virtuels ou réels. Peut être un mélange des deux.
Moins j'en connaissais sur eux, et plus le jeu se montrait passionnant.
Jeune fille innocente, vieux sage réfléchi, adolescente en pleine rébellion, provocateur, pseudo justicier, veuillez faire votre choix. A chaque changement d'humeur, nous avons une personne pour vous.
Chacun à sa propre technique pour démarcher l'autre. Moi, j'attaquais, je visais la première faiblesse que je pensais percevoir chez l'autre.
Oui, nous mentons tous sur Internet, mais même le plus fins menteur fini par oublier au moins une de ses inventions, surtout les amateurs.
Attaquez quelqu'un et vous prenez directement une toute autre dimension, vous vous dégagez de la masse.
Le concept d'existence sur Internet est beaucoup plus complexe que dans la vraie vie. A l'image des artistes, certaines personnalités virtuelles percent, sont reconnues par ses paires, d'autres doivent multiplier les come-back pour susciter un brin de curiosité chez l'autre. Un relooking constant. Faites en partie, et vous serez considéré comme quelqu'un d'à part.
Personne ne connaitra votre nom, votre âge, votre véritable identité. Votre histoire les dépasse complètement. Pourtant vous faite partie d'une confrérie. Vous êtes membres de leurs clubs, de leurs domaine, de leurs paysage pixelisé.
Et j'apprenais à les connaitre. Et eux voulait en apprendre plus sur moi.
N'ayant rien à raconter et quand je ne parvenais plus à repousser l'échéance, je devais me créer mon moi immédiat. J'inventais.
La plupart du temps j'étais cet être mystérieux laissant penser à un passé difficile, le genre d'épisode que l'on souhaite oublier. Le tact de certains les poussent à vous laisser un répit, la curiosité des autres les poussent à vous adorer encore plus.
Une personne est intéressante tant qu'elle n'a pas dévoilé qui elle était.
Et je n'étais pas passionnant une seconde pour quiconque fouillait en profondeur.
Je me place dans un regard d'observateur, je vous narre ici des descriptions dont je me détache, et pourtant ma principale source d'inspiration reste moi même.
Je n'ai pas la trempe d'être un héros, ni les épaules d'ailleurs. Je ne serais jamais le personnage principal. Aussi j'arbore aléatoirement, comme n'importe qui, différents costumes. Tantôt je suis sarcastique faussement intellectuel, tantôt je suis philosophe à la recherche de la vérité. La seconde d'après, et sur un autre site, je deviens un dragueur sur le qui vive.
Ce point est très important. Je ne suis rien d'autre qu'une brique dans le mur "Internet". Je cherchais toujours le contact, à défaut d'en avoir autrement.
Vivre grâce à l'inexistant. Vivre chaque journée plongé dans un quotidien qui ne représente rien.
Mes meilleurs amis sont des pseudos.
J'étais dépressif chronique, conscient de sa prison électronique, mais incapable d'en trouver la sortie.
C'est de cette façon que chaque soir, chaque nuit, un inconnu me sauvait la vie.
Le suicide a cette faculté étrange de vous rendre visite un jour ou vous êtes un peu plus faible que les autres, pour ne plus jamais vous quitter réellement. On a tous déjà eu cette musique ridicule dans la tête pendant toute une matinée. Généralement une musique que l'on aime pas, mais qui passe interminablement dans un coin fantôme de notre esprit.
L'envie de partir, elle, est plus discrète, mais elle est beaucoup plus tenace.
Avec le temps, on découvre que nos plus gros mensonges sont des vérités déguisées. Un jour on se fatigue soit même de façonner un personnage, alors on le devient.
Les pseudos deviennent des noms puis des surnoms.
Et de plus en plus ces surnoms me sauvent la vie.
Ils me connaissent mieux que ma propre mère, je les connais mieux qu'eux même. J'existe parce qu'il me laisse envahir leur liste de contact. J'existe parce qu'il réponde à mes mails.
Internet est devenu mon seul et unique moyen d'existence ce jour là.
Ce jour où, devant mon flacon de médicament, quelqu'un m'a dit qu'il tenait à moi.
Chaque histoire à ses moments important, et ce dernier pourrait être considéré comme l'élément perturbateur. Car même le plus idiot des abrutis se rendra compte qu'il est seul quand son écran est éteint.



Pour ce qui est de l'éventuelle suite. Elle est écrite partiellement, sans les transitions nécessaires, et avec deux chemins. Sans être sur d'avoir les capacité nécessaire pour ce genre de truc. Bref.

_________________
Ok.

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lazarock
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MessagePosté le: Jeu 10 Mar 2011, 2:20 am    Sujet du message: Répondre en citant

Fabest a écrit:
Elle s'appelait Sophie. Ou Laura. Voir Isabelle.
Je l'appelais par le prénom qu'elle avait bien voulu me donner.
Son père était parti. Selon elle. Sa mère, Lucile, ou Catherine, l'avait élevé seule. Petit appartement. Faibles revenus.
Laura n'avait pas beaucoup d'amis en classe. Quelques copines fidèles, bien sûr. Mais jamais assez pour l'écouter complètement.
Isabelle était l'un des fruits de son époque.
MP3, Internet, télévision, elle devenait vraiment elle à chaque fois que sa porte de chambre se refermait derrière elle.
Elle se connectait, et j'étais là. Moi. Son meilleur ami.
Elle m'appelait Julien. Par défaut. Parce que tout avait commencé comme tout les autres. Par un simple besoin d'occupation. Par un temps d'ennui.
Par une journée pluvieuse. Elle m'appelait Julien, et moi je n'avais jamais osé lui dire mon véritable prénom. Admettre que j'avais tout inventé.
Je préférais penser que Sophie aussi me mentait quotidiennement.
Sophie. C'est comme cela que je l'appelait.
Laura et moi, nous ne nous étions jamais réellement rencontré.
Nous nous aimions. Nous connaissions tout l'un de l'autre. Sauf peut être l'odeur. La douceur de la peau. Le regard fatigué.
J'étais là quand elle a perdu sa grand mère, là quand elle a eu son accident, là quand elle a loupé ses épreuves d'admission en faculté.
J'étais là quand elle en avait besoin. Juste derrière son écran.
Et c'était l'essentiel.
Du moins pendant quelques temps.
Jusqu'à ce qu'elle souhaite me rencontrer.
Jusqu'à ce que je panique.
Jusqu'à ce que je disparaisse de sa vie aussi facilement que j'y étais entré.
Quelques cliques sur une souris d'ordinateur, quelques touches sur un clavier, et ma relation fusionnelle s'évaporait.
J'accusais le sort. Le sort me regardait avec aberration.

Et puis ... et puis il y eu Mathilde. Candice. Chloé. Angélique. ou peut être Magali.

Je devenais maestro des pixels. J'écumais chaque recoin du web, véritable philanthrope d'un monde aux nombreuses "Terra Incognita". Je me construisais,
moi, héros des temps modernes, multipliant les usages et protocoles pour m'assurer le soutien de la masse, de la population locale.
Tout devenait plus simple, et les choses difficiles disparaissaient en un coup de clic.
La souris : arme de destruction massive bien plus efficace qu'Hiroshima.
Une culture disponible à tout moment, une intelligence sur commande, des avis préconçus, aucun risque d'être désemparé dans une conversation.
Je découvrais enfin le monde qui était le mien, et j'étais bien décidé à y apporter ma griffe.


Après ça devient pompeux est assez inintéressant/lourd à mes yeux.
J'ai l'impression que plus ça avance, et plus tu t'essouffles et moins on peut reprendre notre souffle.
Le thème est intéressant et bien utilisé, même si au final on a face à nous un être de marbre, sans odeurs ni couleurs.
L'histoire de Laura aurait peut être méritée d'être plus développée à mon gout. La rencontre avortée par exemple.
J'aurai bien aimé voir la manière dont tu aurai tourné son départ.
La fin d'une liaison internet par la coupure du réseau sanguin. La réaction face à la mort, la décadence d'un homme face à la lâcheté d'un geste refusé, d'une rencontre illusoire.
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