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Saharienne
Sennin


Inscrit le: 03 Nov 2006
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Localisation: comme vous y allez vite :3

MessagePosté le: Jeu 13 Jan 2011, 7:12 pm    Sujet du message: Répondre en citant

*Lui installe un petit coussin* tant qu'à faire :p

Je sais pas pour vous mais je tenais à rapter votre attention sur un truc que j'adore : Amour féminin au pluriel. J'irais pas jusqu'à dire que ça donne une raison d'être aux polygammes mais toutes les sonorités qui en découlent, jles trouve divines : Amours hésitantes, branlantes, chevrottantes, sectionnées, ce que tu veux, de toute façon ça sonnera juste, j'adore ça !

Mashiro ravie que ce texte ait pu te rapeller des souvenirs de jeunesse, je ne m'attendais pas à ce qu'il en ait la force ^^

Gros bizoux à tous et merci encore :p
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Ssk
Murim-in
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MessagePosté le: Jeu 13 Jan 2011, 8:03 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Contrairement à certains précédents (je n'ai pas tout lu il faut l'avouer Razz) textes, j'ai eu également un coup de cœur pour celui-ci qui est vraiment bien tenu du début à la fin. Je répéterai cette phrase de "beau et triste à la fois", c'est également l'impression générale que je ressens du texte.

Pour ce qui est de la forme et des procédés, c'est cette fois-ci l'avis de Mikazuki que je rejoins. Il a été complet sur l'analyse du texte. J'ai aimé cette répétition "anaphorique" (ça se dit ? xD) de "Mollement", donnant un rythme, une certaines rapidité et chute à ce poème. Et donc j'aime.

PS (1) : J'ai réussis à comprendre le vers en espagnol ! Mr. Green
PS (2) : Tu n'as pas répondu à la question de Mikazuki ("Combien de temps as-tu passé à rédiger ceci ?")
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Saharienne
Sennin


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Localisation: comme vous y allez vite :3

MessagePosté le: Jeu 13 Jan 2011, 8:23 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Parce que la réponse me fait honte, j'ai du le faire en 10 minutes à tout casser ^^" Je dis pas ça pour m'auto flatter, au contraire, je devrais bosser plus longtemps mes poêmes mais j'aime l'idée de les bosser aussi après vos critiques, voir votre ressentit m'en fait apprendre énormement sur comment ça fonctionne, un texte face à un public ^^

Bravo pour le ver en espagnol XD j'adore la langue espagnole et je pense que vous la retrouverez de plus en plus dans mes textes ^^

Merci SSk pour ta lecture et ton commentaire élogieux ! J'espère que la suite vous décevra pas, mais si c'était le cas il ne faudrait pas hésiter à la dire , j'aimerais faire une sorte de recueil et un poême plus faible que les autres gacherait le "bouquet" donc n'hésitez pas ^^

Ssk : Inutile de créer un post pour dire ça mais parfois, tout est mieux lorsque ce n'est pas longuement réfléchi.
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Uchiha-sasuke-da
Retro girl
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MessagePosté le: Lun 28 Mar 2011, 10:19 am    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour!

Bon, bon bon. Déjà, j'aime beaucoup mais MAIS! ... en fait au début je me sentais un peu dans une copie du Cancre, de Prévert .... avec disons des formes plus modernes.
Puis j'ai continué de lire, et puis en fait c'est différent... déjà parce que tu donnes une vision qui se veut détachée du rôle de gosse, mais en fait ... celle qui écrit baah c'est la "gosse" (tu vois ce que je veux dire)
Du coup, même si c'est une vision vue (aha vision vue) avec du recule BAH tu y es en plein dedans aussi.
A travers ça, on peut voir le schéma (que je ressens aussi) du:

1- l'école... c'est chiant j'aime pas. A quoi ça sert ça? ...
2- Finalement c'était pas si mal, ouais ouais.
3- Alala, comment je vais faire demain? et si je n'arrive pas à faire ce métier?

Enfin c'est comme ça que je l'ai ressenti.
Et puis, il y a la réalité qui nous rattrape:

"Un jour tu gagneras ta vie :
Un jour tu seras vieux. "

Et puis la fin... qui tombe comme la lame de la guillotine (aha je fais ressortir mon âme de pseudo-historienne)
"Quand tout est possible
Et quand on ne peut rien.
Tu n'es peut être même pas
Avocat, poête, médecin."

Comme la morale d'une fable en quelque sorte, on se croit dans un rêve où on fait des projets et puis... on arrive à ne faire que ça finalement.
Bref, j'aime énormement et je trouve que ce style te va bien. Disons qu'en fait on arrive plus facilement à percevoir le message ou du moins l'idée de ton texte. Dans certains autres, tu es beaucoup plus cachée et parfois bien difficile à comprendre.
Donc voilà encore, encore du comme ça Smile

_________________
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Saharienne
Sennin


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MessagePosté le: Lun 28 Mar 2011, 1:48 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bah c'est ça mon trip du moment USD, de faire des trucs qui se cachent pas, peinard, faut pas "cacher" le sens, le dire comme on le sent c'est tout !

Merci beaucoup pour tes compliments par contre je voudrais préciser un point, je n'ai jamais lu le Cancre de Prêvert, en fait je n'ai jamais lu de Prêvert tout court, mauvais souvenir de primaire ^^"

J'ai relu ce poême et s'il n'était pas de moi je commenterais en disant qu'il me rend très triste....
Souvent on lit juste et on oublie la cruauté derrière les mots, c'est comme le mots "mort", complétement banalisé, j'aimerais un texte qui lui rende sa cruauté...

Contente qu'il t'ais plus vraiment, repasse par ici ça fait plaisir :p
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Lilo
Genin


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MessagePosté le: Mer 30 Mar 2011, 8:20 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Alors bon!

Déjà je sais pas si mon avis te servira à grand chose ou si j'vais arriver à me faire comprendre (gné), mais comme je sais que ça fait toujours plaisir quand on s'intéresse à son travail, j'me lance.

Je commence par ton dernier texte; Mollement : Dur! Il m'a donné envie de me suicider! (j'exagère à peine).
Y'a une profonde tristesse dans ce poème et j'aime beaucoup le fait qu'en quelques vers, sur une courte durée tu racontes la vie en quelque sorte d'une personne. Ca aurait pu être long et ennuyant mais non, tu t'en sors très bien.
Au début on a un enfant rêveur, puis au fil du texte le rêve s'efface, ta façon d'écrire devient plus "violente":
Citation:
"Il sent sa rose qui pue la poussière
Et les livres des écoliers
Lui inspirent une sainte colère

Et y'a un espèce de "renversement", quand tu tutoies le personnage (le lecteur?). On se sent obligé de se mettre à la place de cet enfant, et c'est comme si tu nous envoyais des claques à la figure, pour nous ramener à la réalité, sauf que c'est trop tard (boooouh).
Puis la chute et quand même géniale : )
Citation:
Quand tout est possible
Et quand on ne peut rien.
Tu n'es peut être même pas
Avocat, poête, médecin.

Là, ça m'a fait "bim", on s'attend à cette désillusion mais c'est si brutal que ça fait quelque chose.

J'ai beaucoup aimé ce texte et je trouve qu'il y'a pas mal de jolies citations qu'on pourrait relever, comme celle que Mika a citée "Finir ses études / C'est déjà mourir un peu." qui fait immédiatement penser à "Partir c'est mourir un peu" : D

Deuxièmement, Au départ, j'me suis dit un truc en le lisant "Putain, quelle putain de voix". C'est carrément insupportable, ça me fait penser à un mec qui montre des pancartes aux spectateurs tu sais avec les indications "Applaudissez." etc.
Elle a l'air vachement cynique en plus la voix, mais, même si ça perturbe un peu la lecture, ça nous coupe un peu, j'aime bien, parce qu'on sent déjà que le narrateur est très hésitant (y'a des points de suspension de partout, des mots coupés...) du coup ça donne un effet "J'te mets la pression." En plus, (ris pas), j'me sentais obligée de lui obéir hihihoho. C'est peut-être plus cette voix qui domine plutôt que le narrateur lui-même, ce dont on ne se rend pas compte à la première lecture (pour ma part).


Et là, (attention c'est mon préféré...) le texte de la pute Very Happy
J'me suis régalée en le lisant, c'est sec, direct, grossier, explicite. En un mot : j'adore.
Tu caches rien, au contraire tu en dévoiles beaucoup, La Pute est attachante et détestable en même temps, on est un peu tiraillé entre le "Quelle pute!" et "Quelle femme."
Elle est brutale et douce à la fois, c'est un peu un éloge à la Pute (avec un grand "P") que tu fais là et c'est ce que j'aime. Au diable les "on dit", pas de tabous, on a affaire ici à une femme forte, méprisante envers les hommes (j'le vois comme ça perso) et limite fantomatique, elle est là, ici et là-bas.
Citation:
Je suis la Pute, évidement.
Partout, tout le temps.

Puis de prendre le lecteur par les sentiments, dire que la Pute est en sa mère, sa soeur, sa femme, j'trouve ça génial, limite tu dois te poser des questions après... :p ça nous implique plus dans le texte.
Y'a plein de passages que j'ai adoré :
Citation:
Faible, froussard, tu seras
Blafard,
Rejetté au troitoir :
Toi.
Ton coeur tout exposé, tremblotant
Je te l'ex
Ploserais

!!! extase !!!
On inverse les rôles j'ai l'impression, l'homme se retrouve à son tour sur le trottoir , coeur brisé.

Citation:
De ligne en li
gne,
De courbe e
n courbe

Lue à voix haute chaque lettre est comme un son mortel, dit lentement, elles sont assassines.

Y'a quelque chose qui m'a surprise quand j'ai lu ce poème c'est la terrible contradiction entre lui et...toi :p t'as l'air fragile comme un oiseau et tu écris une chose si féroce. J'ai bien aimé Smile.

J'pense que j'ai plus rien d'autre à dire...j'ai peut-être pas vu les défauts mais on s'en fiche.

ps: et j'te déteste d'écrire de si belles choses en si peu de temps. Gnagna.

_________________
« Et si Freud s'était trompé? Et si l'important n'était pas le père et la mère, mais le frère ? »
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Saharienne
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MessagePosté le: Mer 30 Mar 2011, 9:58 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La contradiction avec sa force et ma faiblesse, je crois, est celle d'un peu tout le monde dès qu'on s'amuse à parler d'amour ou de sexe...
C'est ça que j'ai voulu souligner avec "qui ne trompent qu'eux", la Pute est d'autant plus forte qu'elle doit cacher sa faiblesse, d'ailleurs la pute se conjugue aussi au masculin....
C'est tout ces gens qui te disent "ouaaaa moi l'amour jmen fouuuu" et qui au final morflent en silence parce qu'ils ont trop d'orgeuils, de peurs, de vieilles phobies...

Au début je voulais faire une femme vraiment très forte, sans aucun doute. Et en écrivant jme suis moi même dit "laisse béton c'est pas possible arrête de la faire mentir comme ça". C'est ça qui lui donne cette violence, l'amertume ^^

T'as ressentit des émotions, c'est trop cool j'adore :p

Merci encore et à la prochaine j'espère :p
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Uchiha-sasuke-da
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MessagePosté le: Ven 01 Avr 2011, 4:26 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Saha le jeu de mots avec "décline" est superbement bien trouvé!
Bien joué! Wink

_________________
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Saharienne
Sennin


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MessagePosté le: Ven 01 Avr 2011, 4:30 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Mouhahahaha !
Vive les jeux de mots :3
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Saharienne
Sennin


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MessagePosté le: Dim 07 Aoû 2011, 9:31 pm    Sujet du message: Répondre en citant

----
Julie
___

J'ai croisé le Petit Chaperon Rouge. C'était quelque part sur un des ponts qui relie Buda à Pest, en Hongrie. Une jolie rousse au nom de Julie. Son corps était tout cassé. "Si tu souffles, je m'écroule", qu'elle disait. Un peu comme toute la ville. Une sorte de souffle en suspension, Budapest c'est avant tout une haute forme d'illusion. Tu sais qu'il y a les plus grands plateaux de tournage de porno d'Europe. Julie le sait aussi. Tu sais qu'il y a eu de putain de tuerie communiste. Julie, elle aussi, elle le sait. Mais elle l'oublie dès minuit dans des bars, construit à la va vite dans des immeubles désafectés. On y sert des pizzas, de grosses parts, on y écoute du jazz, et bien sur de l'alcool, lorsqu'il fait parler les gens plus franc. C'est ça le piège avec l'alcool. Il rend plus con, bien sur. Mais surtout beaucoup plus franc. Le lendemain t'es géné parce que tu sais que tu n'as fais que dire la vérité, celle qu'en général tu rends plus sociable."Si tu souffles je m'écroule", qu'elle m'a dit bourrée la Julie. T'y croise des touristes, des vieux, des gens avec des bras en moins, des malades à la peau infectée de partout, de pures bombes de l'est, des hippies crado avec leur sac à dos. Même les touristes japonais ont l'air d'hippies en Hongrie.
Tout le monde retient sa respiration. Est ce que ça va tenir ? Sur un des ponts qui relient Buda à Pest, en face de la colline qui surveille la fête le vent soufflait fort quand j'ai rencontré Julie, une jolie rousse. Juste avant qu'elle ne s'envole...
J'ai alors eu l'impression que la croute terrestre allait se déchirer, entre Buda et Pest. Que tout ça ne pouvait pas tenir. J'ai vu les immeubles s'écrouler, les pilliers du pont céder, une faille gigantesque, entre Buda et Pest, s'était creusée. Elle faisait au moins, la faille, la taille de l'horizon. Et le Danube s'épanche sur la plaie. Julie avait raison, si on souffle, tout s'écroule. Mais personne ne veut le voir, le comprendre. Comme un oiseau qui repique à peine a-t-il décidé de monter trop haut. J'ai pensé la Terre coupée en deux, il est déjà trop tard. Je ne pourrais plus jamais revenir en arrière. Retourner en France. je suis coincée à Pest. La colline que je devine à peine au loin me nargue. Jamais je n'escaladerais l'Europe. Je resterais coincée à l'Est. Au milieu de cette cours des miracles continentales. J'ai beau me mentir, effacer mes souvenirs, recolmater le monde à coup de nostalgie, ça ne marche pas. Ce jour là où j'ai rencontré Julie...
Je n'ai jamais songé à mourir, ma peine m'aurait suivis, elle était trop forte. Quand je me voyais m'exploser au couteau c'était uniquement pour faire sortir tout ce pus. Toute cette crasse. Accumulée par les années. Frustration et compagnie. Les j'aurais du les j'aurais pu. Mon cerveau est comme un grenier, remplis de caisse qu'il ne faut pas ouvrir. Julie est entrée dans mon esprit, via la bobinette, la bobinette...
Il me faut partir vite, très loin. Très vite et loin. Pour les autres j'aurais disparu et ce sera presque pareil. Je dois apprendre à m'élancer plus loin et plus vite que la Tristesse. Qu'elle perde ma trace. Je passerais ma vie à partir. Je ne veux plus fuir. Oui, je ne courrais pas pour fuir. Je courrais pour remonter le temps. Ca fera cracher mes poumons, me liberera de cette substance dégueulasse noiratre qui m'embourbe. Je me noierais dans cet instant pur d'avant les salissures. Et je renaîtrais, ailleurs, autre part...
J'irais à Florence là où les musées parlent la nuit, je les ai entendu, j'ai entendu la Vénus sortir des eaux et dire que, dedans, c'était bon, mais quand on sort ça fait froid. J'irais à Rome, là où tout à commencé. J'irais en Serbie là où les gens sont tous coupés en deux. J'irais au Japon où les fantasmes vont plus loin que l'humain. Je ne serais plus qu'une particule en suspension traversant le monde à tout allure pour ne s'attacher à rien. A peine visible, j'aurais disparue.
Debout je contemple la faille. Et je repense à Julie. Elle avait la peau si blanche... Je crois qu'elle me rapelle quelqu'un... C'était avant. Avant que je ne me sois décidée à partir en voyage... Avant que j'en ai eu besoin... Elle me disait déjà "si tu souffles, je m'écroule". Et moi je ne comprenais pas... J'étais bête, en ce temps là. Elle était si fragile, Julie. Une femme puzzle, composée au hasard, les pièces s'embotaient mal, elle n'était même pas jolie, Julie.
Et Julie danse dans mon esprit. Je vois une tache rouge qui tournoie, qui me nargue et qui se noit dans le Danube, un peu plus bas. Je la vois qui tournoie entre mes souvenirs et rejoindre les Derviches de Turquie, et rejoindre les enfants aux robes longues dans le jardin de mes grands parents, et se jetter dans le Danube qui bouillonne avant de s'enfuir. Le fleuve, comme fuite éternelle, est parfaitement inexistant. Elle ne laisse qu'un plis dans l'air pour la suivre. Le Danube peine à la suivre. Il a fuit l'Allemagne, nous a emporté jusqu'à Belgrade là où les gens voient tous doubles dans de pathétique bus à dix sièges en fer et où la forêt couvre la capitale toute entière. Belgrad est sauvage, on y sent encore le sang qui couvre les terrains de tennis d'une ocre sombre. Et les Papis sympathiques qui ont peut être tué des musulmans qui te parlent dans le train "Franseska ?", "Plus maintenant" répondait Julie doucement.
Et elle danse dans mon esprit, je cherche à la chopper et à lui tordre le bras mais elle tranverse déjà la Slovénie, elle est vive Julie, à côté d'elle tout les humains ont l'air mort, ont l'air vieux. Elle avait à peine 14 ans Julie quand elle m'a dit en rigolant :"si je te souffle dessus, tu t'écroules". J'ai pris peur, j'ai décidé de tuer Julie, elle connaissait trop mes faiblesses, savait trop user de mes tristesses, elle jouait avec mes angoisses et mes névroses comme on jongle avec des balles. Les agite sous mes yeux. Et elle danse mieux que je ne pourrais jamais danser... En dansant Julie prend de l'ampleur, elle va au moins jusqu'à l'Horizon. Sa cape recouvre l'Horizon qui se tâche, il devient rouge, c'est la nuit, Julie est toute puissante dans le noir, elle pétine mon esprit pour me faire comprendre qu'elle y vit comme un parasite. Sa cape s'est étendue à mon monde entier. Dans mes yeux le reflet de son corps qui déplace, cette tache blanche sur mon monde rougit. Immonde instant de malaise. Je saisis mon arme, je l'arme, il faut tuer au premier coup, ne pas lui laisser le temps de se débattre. Car elle sait. Elle sait mon secret. Elle sait que si elle souffle, je m'écroule. Et je rejoindrais les abysses. Je la vois remplir ses poumons. Je vais la percer comme un ballon. Comme un bouton. Et faire sortir le sang blanc de Julie qui purifiera mon monde. Ses traits d'enfant me retienne. "Elle n'a rien fait", me souffle t on. C'est encore le vent. Julie est le loup qui menace les petits cochons. C'est également le Chaperon. C'est la menace, le pêché en préparation, et déjà le pardon. Oui elle n'a rien fait. Mais elle est la possibilité qu'un jour il y ait crime. Et moi je ne veux pas que cela arrive. Je vais la chasser. Elle ne doit plus jamais revenir.
OUI ! J'ai frappé Julie, perforer la chaire humaine est en réalité très facile, elle est bien tendue, comme un tambour, je l'ai refrappé avec l'acharnement de quelqu'un qui veut démolir, le ventre étant le plus agréable à viser, au début ça résiste et puis la lame avance ensuite en glissant sans soucis entre les vissères. Je me suis découvert une force nouvelle en même temps que le sang blanc de Julie purifiait mon monde, la force de ceux qui atteignent leurs objectifs, son sang colmate la Terre et recolle les morceaux détruits de l'Europe, j'ai découvert la force de l'homme lorsqu'il répare ses erreurs, et alors que je plongeais mes mains dans ses chairs pour mieux en déchirer l'intérieur je me mis à chanter une chansons apprise il a des années :
-Quand Julie était une p'tite fille... Une p'tite fiiiiiilleuuuuh
Elle faisait comme ça : Mamaaaan, mamaaaaan !!
Je ne me souviens plus du reste des paroles... Je crois que Julie y vieillissait. Mais maintenant ce n'est plus la peine, elle est morte. Au final elle n'est pas si différente d'une octogénaire une fois étalée comme ça au sol comme un gros coussin en cuir blanc qu'on aurait déplumé. Elle n'a plus que la peau sur les os. J'ai enlevé tout le reste. Joli cadavre roux...
Moi j'ai tué Julie et sa peau blanche, à la machette, à la machette... Et ne reviendrais plus jamais, à Budapest, à Budapest....
C'est là que j'ai compris. J'ai compris qu'il me suffisait de sauter, pour que je m'envole. Face à la beauté d'un vers d'Aragon ou d'une chanson, plus rien n'existait, je m'envolais jusqu'à cette plaine où la solitude ne pèse pas, ou les Hommes ne pleurent pas et où plus rien n'a d'importance. Où l'on est soulagé de tout. Sans l'aide d'aucune drogue je m'envolais. Plus légère du meurtre de Julie. Plus rien n'a de poid et je goute enfin libre à l'ivresse par la beauté. Celle qui ne s'affadit pas. Celle qui ne vieillit pas. En tuant Julie j'avais tué l'antique peur de la mort. Et à présent l'imortalité d'une note m'emporte, plus loin que je ne l'aurais jamais imaginé alors Julie gouvernait mes pensées. Entre Oé et Aragon j'étais libre. De ce genre de pont comme il y en, entre Buda et Pest, certains se jettent pour en finir tandis que moi je m'envolais...

Un peu plus loin fatiguée par la route du retour je me suis lavée dans le Danube, au environs de Vienne, dont l'eau était malgré tout un peu boueuse. Mais je n'avais plus peur ni de la crasse ni du vent ni de la nuit.
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Aiko
Étudiant à l'académie


Inscrit le: 16 Juin 2008
Messages: 94

MessagePosté le: Mar 09 Aoû 2011, 1:14 am    Sujet du message: Répondre en citant

Julie. la petite rousse a perforé mon coeur. C'était juste envoutant et haletant.
J'ai adoré. Ta case talent dans ta tête est une merveille.

_________________



Merci. : )
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Mikazuki
Dramaturge des forums
Dramaturge des forums


Inscrit le: 17 Oct 2007
Messages: 1269

MessagePosté le: Lun 22 Aoû 2011, 4:38 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'approuve Aiko. Je te devais une lecture, paraît-il ! Et force est de constater que je ne suis pas déçu du moment. Je ne suis pas certain de comprendre tous les aboutissants du texte, mais une chose est sûre, il reste extrêmement agréable à découvrir, avec ses figures de style et ses formulations grandioses.
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Mashiro
Aspirant genin


Inscrit le: 31 Juil 2010
Messages: 198

MessagePosté le: Mer 24 Aoû 2011, 6:45 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Very Happy

Je commence mon post avec ce petit smile car j'étais impatiente de lire un de tes nouveaux textes. Et c'est chose faite. =D

Alors j'ai été surprise par le caractère universel que tu donnes à Julie, tout au long du récit je me suis demandé: "Qui peut-elle bien être ?".
J'ai tout d'abord pensé qu'elle représentait la guerre car il est question de destruction. Le narrateur est tourmenté et à des visions apocalyptique lorsqu'il pense à Julie (elle l'obsède).
Ensuite j'ai pensé à une disparue (j'en sais trop rien pourquoi d'ailleurs).

En tout cas sache que ton texte m'a beaucoup plu. Mr. Green

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"Le théorème fondamental de l'analyse on le prend en pleine face" N.B

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Saharienne
Sennin


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MessagePosté le: Ven 26 Aoû 2011, 11:22 pm    Sujet du message: Répondre en citant

En fait c'est assez simple mais tu as parfaitement raison sur le caractère universel du personnage ^^"
Et le caractère guerrier aussi ^^
En fait Julie n'est rien d'autre que la somme des souffrances qu'on accumule enfant et adolescent, ce genre de paquet de névrose qu'on a tous à un tel ou tel degrès. J'ai l'impression que passé un cap il faut s'avoir se délester de ces fantomes tirés des contes de fées qui nous empoisonne, qu'il faut tuer Julie ^^
A mon sens les voyages sont l'occasion idéal pour faire ce genre de travail ^^
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Deblateur
Genin


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MessagePosté le: Sam 27 Aoû 2011, 8:58 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Batarde.

Je prends même pas la peine de dire ce que je pense. Tu m'as gavé avec ton talent. *

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Saharienne
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MessagePosté le: Sam 27 Aoû 2011, 9:11 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ca fait pleaz" de te voir ici :p
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Saharienne
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MessagePosté le: Mer 16 Nov 2011, 3:19 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Il s'agit d'un exercice de lecture que je me suis imposée, écrire ce qui me venait sur cette musique (à partir de la 8ème minute, pas avant), l'idée est donc plus de suivre une ambiance qu'un vrai récit ^^



J'espère que le défi vous semblera réussit ^^

Frottements

Rien à foutre, de tout. Elle court. Sous la pluie, dans la ville, elle court. Ses chaussures à talons s'explosent entre les pavés, son bas est filé, sa robe en tissu trop fin est déchirée jusqu'au genoux qu'elle a cagneux, ses cheveux sont trempés façon serpillière trop usée, elle s'en fou, elle court, sans respirer, car respirer est devenu douloureux, elle court, c'est une sorte de point de suspension qui parcourt toute la ville, on est en plein jour et il fait nuit, l'orage résonne dans chaque quartier, il l'a poursuit, elle fuit l'orage, les éclairs n'éclairent plus que l'obscurité pour la rendre plus profonde encore, ils taillent dans le duvet citadin des blessures qui ne se refermeront pas, du moins à priori. Elle trace son propre éclair sur le sol glissant, les voitures freinent à peine quand elle traverse zigzaguant à travers l'averse, un feu rouge. Une pose. Elle ne respire pas, ne pas remarquer l'absence pour éviter d'en souffrir. Les fars des voitures jouent avec ses contours. Des gens courent autour d'elle, ils ont tous des parapluies, des sachets sur la tête, un homme utilise sa mallette, un enfant s'engouffre dans un bus, le bus vomis tout un ensemble scolaire que la maitresse hâte vers le préau de l'école proche. Elle respire tout bas tout bas, évite de hausser la poitrine : tant que le tissus trempés ne collent pas sa peau le froid est encore soutenable, ses gestes sont réduit au minimum pour éviter les frottements désagréables et humides. Feu vert, elle reprend, elle slalome entre les gens, galope d'arrondissement en arrondissement, le chemin lui revient en mode automatique, sa robe, ses cheveux, tout son être est une serpillière qui aurait appris à voler portée par le vent, le vent qui fait de chaque giclée de pluie une claque sur sa médiocrité, le vent qui joue contre et avec elle à tour de rôle, lui colle les cheveux au visage, les cheveux rentrent dans sa bouche, la gêne et l'étouffe, elle suffoque mais un mouvement de course plus rapide les renvoi en arrière, un trottoir qu'elle saute, un poteau de signalisation qu'elle esquive, les gens se font plus rare, la pluie fine a finit par faire son effet, la ville est morte, la ville se tait. Elle seule sait qu'il est bientôt trop tard. Elle seule connait le fameux délais, sait qu'on ne l'attendra pas, que si elle est en retard c'est des années, des siècles de gâché, une personne égarée, un clodo qui la regarde choqué sous leur porche d'immeuble, la lumière jaune d'un éclairage sublime sa crasse façon série noire, plusieurs regroupés en bande s'échangent un vieux fond de 1669 , ils regardent la jeune femme passer, l'instant d'après l'oublient, des gens qui courent sous la pluie, c'est rare mais il y en a, elle n'est pas la seule, il y en aura encore, tant que des gens seront pressées, tant qu'il y aura des gens pour connaître l'existence du délais. Une porte de voiture s'ouvre brusquement, elle redéchire encore plus ses collants, dans sa course elle a même perdu un gant, sa main trempée tremble, nerveuse, de toute sa vie elle n'a jamais été aussi mouillée, même dans un bain même dans la mer l'eau s'arrête à la peau, là elle a de l'eau littéralement jusqu'aux os, mais qu'importe, il faut arriver à l'heure, qu'importe l'état, seule compte d'arriver à l'heure, avant que avant que tout ne s'éteigne, que le soleil ne revienne, ne part pas, je t'aime, ne part pas, il y a encore une issue, tu te souviens c'était il a des centaines d'année, quand on a inventé le concept, celui de Roméo et de Juliette, portée par la force d'un cœur vacillant elle chiale comme s'il n'y avait pas assez d'eau, les larmes confondues à la pluie n'attirent la pitié de personne, le vent la console et nettoie son visage à grand coup de bourrasque, l'obscurité mets un voile bienveillant et pudique sur sa peine, elle court pour mieux fuir ses chaines, un coup d'éclair cent mètre devant elle, un cris, elle traverse la ruelle, et tout d'un coup s'effondre.

Il est plus de minuit à sa montre.

Tout le stresse tombe. Elle sanglote et ne fait plus qu'un avec l'eau qui a envahit la ville, comme une inondation subtile. Il est trop tard elle a manqué le deal. A ma fenêtre je la vois se cacher sous un porche. Elle a froid. Elle a faim. L'arrêt pour son métro est loin d'être proche. La pluie cesse peu à peu. Habillée comme elle l'est un passant s'arrête et lui demande combien elle veut. Elle lève à peine les yeux. J'ouvre la porte pour la faire entrer. Elle veut bien, dit elle, se réchauffer. Je lui file de vieille fringues tout juste moins trouée que les siennes, je remarque que son maquillage est abimé par sa peine. Elle ne me dira rien, macache sur ses motivations, moi je devine une histoire d'amour, elle ne me dit pas non.
Trois verres de rhum planteur plus loin elle me dit qu'elle est la ville. Qu'elle est une rue perpendiculaire à l'avenue des Ternes. "Tu habites dans cette rue ?". Elle corrige. Elle est cette rue. Elle m'explique qu'elle ne peut pas me dire après qui elle courrait ni pourquoi. Je comprends qu'elle a honte. Elle regarde, il est presque deux heures du matin sur sa montre. Elle me demande si je dois pas allez me coucher. Je suis en fac. Elle sourit, elle connait. Elle murmure comme seul le fond les gens qui ont l'habitude d'être bourré seul qu'elle est la rue, qu'elle est la ville, qu'elle n'a pas pu courir plus vite, qu'il faut lui pardonner. Moi qui ne sait pas courir dix mètres je hausse les épaules, lui file un plaid et un canapé lit, pour le plaid elle dira "non merci".

Pendant qu'elle dort je me faufile, dans son sac trempé tout juste une carte de la ville...


Dernière édition par Saharienne le Mer 16 Nov 2011, 4:48 pm; édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer 16 Nov 2011, 4:36 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'aime beaucoup !

Chialer sous la pluie, comme c'est bon...

C'est marrant, mais j'ai tout de suite pensé à une chanson de Nougaro...
"Une petite fille en pleurs, dans une ville en pluie".

Elle court, elle pleure, il pleut, c'est Paris.

J'aime la notion de délai, cette course effrénée façon road movie en accéléré, le rythme incroyable que tu donnes à cette fuite en avant vers le désespoir de cette Cendrillon/Juliette.

J'aime aussi comme tu as géré les réactions de son corps: le froid, la respiration, sa gestuelle.

J'ai couru avec elle.

Je ne sais pas si j'ai compris l'identification de cette femme avec la ville, mais le fait est qu'elle est un symbole pour moi de la perte d'identité. D'ailleurs, plusieurs détails de ton texte pourraient concorder avec cela (les clochards qui oublient l'instant d'après, son sac vide de papiers, mais comportant le plan de la ville, le nom de la rue: des Ternes) subtilement collé avec le thème de la perte tout court.


Bel exercice que d'écrire en musique.

Je poste jamais pour commenter vos textes, j'ai souvent du mal à réaliser cela. Mais là je me suis sentie portée et cela m'a plu. Il fallait que je te le dise.
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Saharienne
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MessagePosté le: Mer 16 Nov 2011, 4:42 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'adore quand quelqu'un de nouveau débarque ici :p
Je n'y avais pas pensé mais effectivement je connais cette musique de Nougaro et elle provoque en moi le même genre d'imaginaire (on a tous notre petite malle imaginaire spéciale, disons que ce paysage et cette fille font partis du mien, on retrouve ça d'ailleurs dans plusieurs des textes que j'ai mis ici ^^) !

Ne te tracasse pas trop pour l'identification, perte d'identité, modernité un peu sauvage un peu vide d'âme, simple crise d'ado, le sac est vide, c'est bizare pour une femme bien sur, mais je n'ai pas voulu charger ce texte de message, j'avais juste envie de faire... Et une fille sans âme qui court dans la rue, poussée par une nécessité dont on a pas besoin de tout connaître : elle court, point.

Merci et au plaisir de te revoir ici, j'espère que je te verrais aussi chez d'autres personnes que tu lis en littérature, tout le monde sera content d'avoir tes avis :p
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Isumi
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MessagePosté le: Mer 16 Nov 2011, 4:59 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ah mais je me tracasse pas Very Happy L'analyse, c'est une seconde nature chez moi.

Je pourrais même être gonflante tant après coup, je vois de choses dans certains textes.

Rien qu'au niveau symbolique.

C'est une réussite, à mon avis. J'en ai aimé d'autres, mais celui-là est suffisamment énigmatique pour m'attirer particulièrement.
Parce que j'adore quand ce qui pourrait paraître comme du plat réalisme suscite autant la puissance de l'imagination. Pour moi là tu signes un texte éminemment littéraire.
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