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. Good Old Days
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Saharienne
Sennin


Inscrit le: 03 Nov 2006
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Localisation: comme vous y allez vite :3

MessagePosté le: Dim 11 Oct 2009, 8:20 pm    Sujet du message: Good Old Days Répondre en citant

ps : pour accompagner la lecture : http://www.madmoizelle.tv/v3/655,renan-luce-nantes.html
--

A quelque mois près on m'aguiche de voiture ou d'alcool, d'élections et d'indépendances factices, permettez que je lise un peu mieux la notice et prennes en mon nom la parole au risque de paraitre un peu égocentrique ou bien folle.
Très vite j'apprivoise dans un miroir étroit à ma taille les petites lignes qui affichent le détail : Mi-inconscients mi-décadents les hommes sont bons et tolérants, quand ça leur chantent voir souvent chiants...
Dans mes cinématiques en noir et blanc d'une enfance magique sans remise en question je revois un soleil chaud qui maintenant en automne me rappelle, de l'enfance les auréoles -angélique-, qu'à coup de déo et d'autre truc technologique je combats, ça et tout ce qui reste de mythique car il faut grandir, car il faut grandir

Quand les adultes, les prêtres leurs précieux sbires, auront finis de dire s'il faut être sérieux ou révolté les 18 passés; peut-être serais je d'accord pour leur rendre mon corps, rendre car on rend les armes comme on rend l'âme.
En attendant je regarde ce qu'on me propose sans me sentir dans l'osmose, le programmé tv me semble téléguidé pour faire de moi soit une pute soit une sainte, j'aime pas marie mad'leine j'ai stoppé le catéchisme sans vraiment sentir le schisme, j'aime pas grandir j'aime pas grandir

Pardonez le Je, c'est encore à cette personne qu'on s'exprime le mieux...

S'il faut pour un amour avoir des charmes que la raison abhorre, s'il faut mettre en avant de ces charmes ou de ces forces que je n'avais pas enfant et que les sbires diront péché ou que les magasines diront féminité... J'aimerais timidement qu'on me laisse reposer en paix.
Sous les regards des vieilles, pathétiques de rides qu'elles cachent en rêvant de maigrir, qui commentent ma métamorphose en même temps qu'elles posent un œil gourmand celle de mes amis les plus avancés je joues à cache cache avec ma peur de m'aigrir, avec ma peur de m'aigrir...

Dans quelques mois dans quelques mois...

Fais ci fait ça, ouvre ou ferme là, la porte de ma voix reste un objet pour plus vieux que moi :"Perd pas ton âme d'enfant pour être artiste ou bien perd là pour de bon, l'alcool fait cool ou bien fait con, faut rester positif, on va tous mourir, l'amour c'est bien, l'amour fait mal", il faudrait me donner une définition, un guide pour ceux qui comme moi demandent juste à s'en sortir sans trop de mal, veulent pas vieillir veulent pas vieillir

Tu pourras toujours fuir, tu pourras pas toujours fuir...

Et dans le prisme que je m'étais choisis je sélectionnais avec soin les mots qui en montraient le -moins, rien n'étais assez bon pour me convaincre moi même, je refusais de dire la vérité comme on refuse de dire "je t'aime" et dans les élans de franchise en métaphores je redoutais que le lecteur pense à tort que j'étais amoureuse de ma propre vie alors qu'il s'agissait simplement d'un aveu d'échec vis à vis de l'é-cris. Je n'veux plus fuir je n'veux plus fuir...

Mais je n'ai pas le choix je n'ai pas le choix...

Je dois regarder les choses en face : voir le futur d'accord mais dites moi alors vers où tendre le regard car cette face est multiple : point de tendresse quand l'enfance s'égare; j'aurais même peur de penser qu'en grandissant on souffre mieux, qu'en vieillissant on s'anesthésie comme on peut : point de révolte dans les maisons de retraite... Passé 30 ans est ce que tout s'arrête ?
Les 18 ans me semblent être comme cette guilotine qu'on fait passer pour la Justice... Je veux fuir, je veux fuir...

Est ce qu'il y a une échappatoire ou bien est ce qu'il faut que mon age se transforme en devoir ? Puis je mentir et rester dans cet entre deux qui me permet à tort ou à raison de ne pas m'en faire, de raison comme d'inquiétude ? Je n'aime pas qu'on m'oblige à quoique ce soit, je n'aime pas le dieu temporel, cet homme qu'on me propose mortel, j'veux pas pourrir j'veux pas pourrir...

Tu pourras pas toujours mentir, tu pourras pas toujours mentir...

J'ai toujours fuis les obligations j'suis pas du genre à rester sur mes positions, j'suis pas du genre à penser à autrui parce que je suis pas sûre que autrui pense à moi, si j'ai un cinéma dans la tête il change de programme toute les sec' je suis une girouette et les girouettes sur leur église, de métal toute faite, au fait des toits et au fait toi ?
T'as quel age ?
Es tu un vieux résigné, une jeunesse révoltée, pleures tu quand on te touche, es tu de ceux qui quand ils parlent font mouche ou qui pleurent quand ils se couchent ? As tu l'hypocrite expérience de l'innocence, as tu l'inconscience ou la lassitude accroché à ton cœur comme on porte des armes émoussés ou des fleurs venimeuse ? De quelle frontière fatidique approches tu, es tu de ceux qui ne compte déjà plus ? Est ce que c'est déjà ta tombe à toi qu'on creuse ?
As tu peur comme moi de perdre en chemin 18 ans d'attachement à des concepts charmants, penses tu aussi que le sérieux érigé en morale tôt ou tard tuera le plus doux de ton âme ? Réclames tu aussi le droit à la parole, regardes tu toi aussi avec peur leurs idoles ?

On me laisse pas le choix, c'est comme une peine à perpet' pas d'appel possible dès la naissance le décompte lancé veut que tu te salisses plus que tu t'élèves et mes lignes sur f(r)ond blême auront de cesse de pleurer cette fatalité commune à nous tous qui veut que tôt ou tard on tousse...

Cet étrange contrat n'a pas la politesse de me demander si je veux ou pas signer car je vais vieillir car je vais vieillir...

J'vois les mois qui passent et je frémis parce que je peux pas reculer, j'aurais beau fuir tôt ou tard ça se saurait, j'ai même du mal à dire, que j'veux pas mourir que j'veux pas mourir.

Moi je suis pas faite pour lever le poing ou avoir le bras tremblant, ma mollesse a l'entre deux qui en ferait jaser plus d'un : c'est elle qui fuit leurs dédains.
Mes mains dans les poches évitent les trompeuses accroches, mes mains accrochées au stylo tentent de retenir le temps avec la prétention des écrivains débutant, mes mains enlacées entre elles sont de celle qui se tueraient pour être des ailes et si je pouvais voler par dessus le temps jamais je n'aurais 18 ans.

On avait peur de la lassitude. Peur de la routine. J'étais dans une supérette, à deux doigts de mon nouveau lycée quand tout d'un coup, le malaise est passé. J'étais là où je devais être. J'étais là où se déroulerait mon quotidien durant les 2 années à venir, peut être 3. Le pire de la routine, son apogée. Et pourtant... Durant de longues minutes j'ai ressentis cette certitude que tout irais bien... J'ai du mal à y croire encore mais je suis persuadée que cet apaisement est réel. Celui qu'on ressens quand on se sait dans le juste... Le tournant d''après un quartier totalement inconnus, très luxe, très "tourisme parisien".... On est jamais aussi blasée qu'on le croit, et les routines alors prennent toutes leurs importances et deviennent des repères.


Dernière édition par Saharienne le Ven 06 Jan 2017, 11:33 pm; édité 30 fois
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Mikazuki
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MessagePosté le: Dim 11 Oct 2009, 9:33 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Superbe !!!

Absolument superbe !!! C'est magnifique !
Je suis par terre Saharienne ! C'est ton meilleur texte !

Ce refus intérieur du temps qui passe !
Ces voix qui te répètent, insolentes, des phrases telles que "Tu ne dois pas mentir !"
Ces rimes internes !

C'est FABULEUX !
Je suis absolument conquis par le charme de ton texte !

Spoil:
P.S. : Remarque, tu sais que tu m'étonnes Saha'... Je ne pensais pas que tu étais le genre de personne qui fuie la majorité, dans la majorité de mes amis c'est exactement l'inverse.
Moi qui ai 18 ans dans quatre semaines, je... Oh et puis non, rien...
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Saharienne
Sennin


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MessagePosté le: Dim 11 Oct 2009, 9:49 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ahah enfin xD Ca fait chaud au coeur Mika merci merci beaucoup xD C'est assez spécial ce genre de texte jte jure que les commentaires prennent un gout tout à fait particulier xD
J'avais pensé à toi qui disais aimer lire les textes les jours d'anniversaire :p
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DavCor
Anbu


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MessagePosté le: Dim 11 Oct 2009, 11:23 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je suis tellement mauvais littéraire que je suis obligé de relire tes textes plusieurs fois avant de les comprendre Embarassed

Cette lutte contre la vieillesse est pathétique car inévitable, mais comme d'habitude tu sais la décrire avec jutesse.

Tout ce que tu a écrit (ou presque) je l'ai pensé à cette période de ma vie, je me suis vu dans tes mots.
Heureusement la vie reprend ces droits et le temps passe tant bien que mal.

C'est pas mon texte préféré en terme de sensation ressentie, mais c'est l'un des meilleurs en terme d'immersion personnelle du lecteur.

Bravo Smile

_________________
Saharienne a écrit:
Parce que je ne vois qu'un but à la vie, quoi qu'en dise les philosophes merdeux :
Être heureux
Armaguedon a écrit:
même si tu avais un bras et pas de jambes... tu aurais du charme. / XD je t'aime aussi Davchou / et puis Bisounours tu sais bien que mon cœur n'appartient qu'à toi <3 / tu imposes le respect Oldy Bear... je me prosterne donc à tes pieds Grand Aîeul!
Saso' a écrit:
Oui toi aussi Dav, mais nous c'top secret !
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Saharienne
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MessagePosté le: Lun 12 Oct 2009, 5:53 pm    Sujet du message: Répondre en citant

T'as pas a en rougir c'est aussi moi qui m'exprime mal xD

Tant mieux si tu as trouvé ça juste, j'aime l'idée que ce que je dis soit ressentit par d'autre, que je puisses toucher juste c'est très agréable ^^

Oui, il n'y a eu aucun travail sur les sensations, ce n'était pas le but, je planches cela dit sur un texte entièrement basé sur les sensations, sans trame narrative, entièrement basé sur ça pour manipuler le mieux possible le "ressentit" du lecteur héhé :p

Merci merci ^^
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DavCor
Anbu


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MessagePosté le: Lun 12 Oct 2009, 6:46 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Saharienne a écrit:
T'as pas a en rougir c'est aussi moi qui m'exprime mal xD


Non, non comprends moi, tu écrit bien, c'est ma culture littéraire qui est moins fourni que la tienne.

Ce qui fait que j'ai plus de mal à bien "comprendre" ce que tu écris.

Regarde Mika n'a pas eu je pense autant de problème que moi.

Ne changes pas je vais m'adapter.

Lors de l'édition de ton premier roman, tu vas pas en faire une version allégé pour moi quand même Smile

_________________
Saharienne a écrit:
Parce que je ne vois qu'un but à la vie, quoi qu'en dise les philosophes merdeux :
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Armaguedon a écrit:
même si tu avais un bras et pas de jambes... tu aurais du charme. / XD je t'aime aussi Davchou / et puis Bisounours tu sais bien que mon cœur n'appartient qu'à toi <3 / tu imposes le respect Oldy Bear... je me prosterne donc à tes pieds Grand Aîeul!
Saso' a écrit:
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Chakal D. Bibi
~ Chakal Touffu ~


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MessagePosté le: Sam 17 Oct 2009, 12:17 am    Sujet du message: Répondre en citant

Wow !

Alors là je suis sur le cul ! Si j'avais été sur du cuir je l'aurai marqué. Putain Saha' c'est juste génial !! Je peux sans hésitation dire haut et fort que ceci est, de mémoire, la plus délicieuse des pièces que j'ai pu me mettre sous la canine venant de toi Razz

_________________
[quote="Speed Hunter"]Chakal lui c'est un héros de musicien ![/quote]
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Saharienne
Sennin


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MessagePosté le: Sam 17 Oct 2009, 10:59 am    Sujet du message: Répondre en citant

*lui lime les canines*
Pöur plus tard hé-hé xD
Merci beaucoup Chacal ça fait plaisir ! Toi et Mika pensez donc ça.... Marrant honnêtement je m'y attendais pas xD Tant mieux ce texte me tiens beaucoup à coeur :p C'est peut être ça.... huhu :p
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Saharienne
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MessagePosté le: Jeu 22 Oct 2009, 10:18 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Toujours dans une veine que je maitrise vraiment pas totalement, certains comprendront rapidement d'où vient l'inspi... Bah qui sait !
----

A Open City, il y a avait très peu de viol, et très peu de violeur.
Open city était une toute petite ville de taille moyenne où il faisait bon vivre, où le bon, la veuve, l'orphelin, jardinaient ensemble les dimanches, où tout le monde riait souvent et où tout le monde travaillait en paix. Mais qui était tout le monde ?
A Open city on vit vieux, et bien, on a le teint frais jusqu'à très tard, les femmes sont belles à Open City, elles sont en parité totale avec les Hommes, qui sont forts et digne, l'amour ne fais jamais souffrir et la guerre est un vieux souvenir de temps barbare, à Open City on est cultivé, on lit beaucoup, on va souvent au musée et on n'a pas peur de débattre, très pacifiquement, de point d'actualité brulants dans un bistro certifié sans alcool dangereux pour la santé. On ne vas pas souvent à l'école, car l'école ne sert à rien, on est tout simplement très bien à rire, parler, jouer, dans l'herbe des nombreux et très propres parc nationaux. A Open City les chiens chient dans des wc publiques.
Il faisait bon vivre, ici, il faisait sans doute aussi bon mourrir. On mourrait si peu, ici... C'était tellement agréable, de vivre, pourquoi partir ?

Le Juge Bondieu était un homme très représentatif de la vie dans cette petite ville du sud. Un homme un peu engrossis par les ans, très amateur de charcuterie fine sans cholestérol et de pinard qui tache, sans excès, pas dangereux vraiment. Il avait le cheveux poivre et sel, sans doute encore assez bel homme, les traits un peu ridés mais avec beaucoup de délicatesses, les yeux francs quoiqu'un peu vides, les épaules effacées par une bonne bedaine, vraiment sans cholestérol. Il avait une femme, deux enfants, un garçons (qui voulait faire architecte) et une fille (qui voulait devenir maitresse d'école), un chat très câlin. Le Juge Bondieu n'avait pas réussis sa vie, non. Il avait un très gros salaire et une petite maison avec une petite voiture et une petite piscine, il prenait des vacances en mer mais n'avait pas réussis sa vie, non. Les gens le respectaient, on lui faisait confiance, on aimait ses barbecues, on appréciait son avis politique très objectivement engagé, mais rien de tout ça ne permettait de dire qu'il avait réussis sa vie. Car telle était la vie de toute les habitants d'Open City : idéale et reposante. Je Juge Bondieu ressemblait un peu à un porc en fait. Mais qui était le Juge Bondieu ?

Mais, comme dans toute machine parfaite, parfois, un rouage se fait un peu la malle, mal huilé ou trop longtemps laissé de côté, un rouage vient rappeler toute la machine à ses imperfections passées. Et donc, parfois, il y avait un violeur à Open City. Celui ci était un homme de quarante ou trente ans, très fin, très nerveux, les mains noueuses et une lueur étrange dans le regard qui fixait partout tout le temps. Jean Jacque n'était pourtant pas un homme méchant, et pourtant, pourtant, cette femme en mini jupe... Il savait que les femmes s'habillait pour lui plaire, plaire aux hommes, il était un homme, cette femme voulait donc lui plaire ? Et puis, merde, une mini jupe quoi ! Du rouge à lèvre rouge comme la connasse de cape qu'on fou devant les taureaux !

La femme avait, disait le dossier, quatorze ans tout pile, tout ronde, et des seins qui tombaient tout pile, tout rond. Elle était jeune et avait voulu plaire, ce jour là, à son premier petit copain alors elle avait shourré le rouge de sa mère et la jupe de sa sœur pour avoir l'air plus jolie. Oui parce qu'à quatorze ans on dit "jolie", pas encore "sexy". Elle traversait les cinq cent mètre qui la séparait de l'immeuble ultra sécurisé à code et reconnaissance dentaire de son jeune amis quand elle croisa Jean Jacque qui, au même moment, se dit qu'une fille en talon et mini jupe, ça se baise.
Elle chantonnait pour se réchauffer, un faisait froid, il chantonnait pour l'attirer, il avait froid. Et puisqu'une femme en résille c'est déjà presque comme un bout de viande, genre rôtit, il l'a balancé au sol d'une tarte dans la gueule bien placée la plaqué et à déchiré sa jupe, en jeans, fallait le faire, Jean Jacques avait vraiment beaucoup de motivation.

Personnellement je dois faire une lettre de motivation pour postuler à Noel pour l'emballage de cadeau dans un super marché. Vous voulez que je mettes quoi à part "me faire du fric" ? "J'aime passionnément le contact du scotch et la présence de bolduc m'excite comme pas possible ?" Non ça marche pas. Jean Jacques, pour baiser cette fille entre un chewing-gum, un chiottes pour chien et trois passants trop bourré à l'alcool (bon pour la santé), aurait pus vous faire une dissert' de trente page sur son besoin immédiat de fourrager la gamine. Et qui, résumé, donnerait : J'avais envie.
Donc, comme tout les humains répondant à leur envie, Jean Jacques enfonça son machin, déchira le sien et, fourragea jusqu'à ce que la jeune femme disparaisse dans ses bras. Il regarda étonné ce qui lui restait entre les pattes : Un tas de tissus, une vague consistance.
Pire qu'un gigot, une sorte de pâte rose toute spasmeuse. Il dévora se qui restait d'âme à prendre à sa victime et, tout étonné, se releva. Il tapa du bout du pied dans l'enfante. Elle émit un vague gémissement et se recroquevilla un petit peu sur elle même.
Satisfait Jean Jacques referma son futal et, en marchant dans le chewig-gum, fatale erreur, repris son chemin de rouage merdique, c'est à dire le mauvais.
Mais qui était sa victime ?

Qu'importe.
Car personne ne remarqua l'enfant. A Open city les jeunes femmes ne se trainent pas au sol comme ça, c'est impudique. Ainsi la Mélissa aurait pu disparaitre si elle n'avait pus, transparente au yeux des passants, se trainer jusqu'à un commissariat proche. Après un léger interrogatoire, les gens à Open City ne mentent jamais, alors ça va vite, on put retrouver aisément le violeur grâce au chewing-gum sous sa chaussure, à Open City les gens ne marchent pas dans les chewing gums, c'est totalement con. Et les violeurs sont cons, c'est bien connus.
Lorsqu'on retrouva Jean Jacques on le mis en prison où il devient un Chien et l'on organisa son procès afin, notamment, que Mélissa se sente enfin vengée et rassurée.

Les médias parlèrent de l'affaire avec calme, pudeur, et fréquemment, car les violeurs était, je l'ai dit, très rare à Open City, vraiment très très rare.
On amena le canidé dans le box des accusés, on plaça Mélissa toute frémissante de couleur sur le banc des plaignants, le Juge Bondieu mit sa perruque, le procès pus commencer.
*Coup de marteau*
-Greffier, veuillez prendre note, instruction 4501 aujourd'hui 15 des Fraisiers, affaire dite : Violeur au chewing-gum, plaignant Mélissa Melisse Ière du nom fille de Marguerite Tuemouche et de Saule Pleureur, accusé Jean Jacque. Jean jacque reconnaissez vous les faits ?
-Ouaf ouaf !
-L'accusé reconnait, l'accusé sera punit ! Mélissa Melisse êtes vous triste ?
... Mélissa commença a perdre des couleurs, à rapetisser même... Sa mère la prit dans ses bras et les photographes mitraillèrent cette sorte de Trinité étrange. Bien sur que Mélissa était très, bien sûr. Comment ne pas l'être ? Comment ne pas se sentir désespérément vide, désespérément inexistante ? Comment combler ce vide crée par plus que l'absence d'un hymen, retrouver l'impression de diriger sa vie après avoir été, juste dix minutes, un jouet, une poupée de chiffon ? Comment marcher quand on vous à cloué au sol avec tellement de force que vos hanches auraient pus exploser ? Comment aimer après avoir été forcée de faire, l'amour ? Pourquoi lui posait on une question aussi idiote ?
Mélissa se tue, Mélissa devait montrer qu'elle était triste pour que nul ne doute que les violeurs étaient des gens très méchants, car à Open City on sait où est le Bien et où est le Mal. Et Mélissa eut l'impression d'être plus impudique que jamais en racontant, minute par minute, à quel point elle avait souffert devant des inconnus.
Sa mère prit Mélissa dans ses bras tant et si bien que Mélissa disparut et qu'on entendit plus jamais parler d'elle.

Ne se souciant visiblement pas de ce que la victime n'était manifestement plus en état de poursuivre l'instruction le Juge réclama la venue de la femme de Jean Jacques à la barre de témoins : Jean Jacques, est ce bien votre femme Martine ?
-Ouaf !! Grrrrrr ouaf !
-L'accusé confirme, nous allons procéder à l'énonciation des peines !
Martine se mit à trembler : Mais... Et le témoignage ? Jean Jacques !
-La peine, Madame, sera exemplaire, expéditive, suite à qui son corps sera livré au lynchage public et à la famille. Votre maris est un monstre madame !
-Mais... Mais... Je croyais pourtant avoir épousé un être humain...

Tout la salle se mit à rire. Un être humain ! Ahah elle était bonne !!
En larme Martine passa tendrement sa main dans les poils de son cher et tendre : Mon Jean Jacques...
-Ouaf !!! Huuuu...
-Messieurs et Mesdames les jurés, moi Juge Bondieu vais énoncer les jugements en vertu des droits qui me sont conférés par la ville d'Open City ! Jean Jacques vous êtes, en vertu de la lois 01 dite du "Talion", a voir votre femme se faire violer jusqu'à ce que la victi... Hum il n'y a plus de victime... Et bien à se faire violer ! Monsieur le bourreau...
La femme hurla : Mais vous faites comme lui !!!
-Oui, mais moi madame, j'ai une robe de juge ! Je représente l'Etat moi madame ! Alors si je dis que cet homme doit être torturé mentalement et physiquement, c'est que j'ai Raison !
Et, parce qu'il le valait bien, le juge rejeta en arrière les boucles de sa perruque.
Le chien aboya, montra les crocs mais personne ne s'en souciait.
Après tout : il n'avait que ce qu'il méritait.

Le bourreau avala une pastille bleuté, il y avait longtemps qu'il ne bandait plus, et devant les caméras de télévision, les micros des journalistes et les yeux de l'assistance, baisa avec brutalité la femme de Jean Jacques, la cloua au sol comme la victime (mais qui était elle au fait ?) l'avait été jusqu'à ce que le juge trouve la punition adéquate, et/ou, qu'il aurait lui même assez profité du spectacle, si vous voyez ce que je veux dire.
Mais personne ne voit jamais vraiment ce que les gens veulent dire, non ?
L'acte dura 30 très courtes minutes et l'on relâcha Mme Martine qui, tremblante, sortie du tribunal avec l'impression cela dit du devoir accomplit. Comme tout ceux présent dans la salle n'est ce pas ? Car, c'est cela la Justice, et à Open City l'on respecte la Justice.

Le juge Bondieu, satisfait, regagna sa petite maison et alla faire quelques brasses tandis qu'on relâchait un chien retrouvé errant dans le tribunal sans trop savoir comment il était arrivé là...
Le chien, dans la rue, sans trop savoir où aller, déambule encore aujourd'hui dans les rues, la truffe dans les caniveaux, se baladant jusqu'à l'extérieur d'Open City, l'effroyable extérieur que l'on nomme Lieu des Bannis, sans trop savoir pourquoi, et l'on entendit plus jamais parler de lui non plus, ou si, peut être un jours à la rubrique des chiens écrasés alors qu'il enculait des mouches pour s'occuper...

A Open city, il y avait très peu de viol, et encore moins de violeur.
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DavCor
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MessagePosté le: Jeu 22 Oct 2009, 11:33 pm    Sujet du message: Répondre en citant

C'est une parodie, une caricature de ce qu'il y a de plus vil dans cette acte et ses conséquences. J'ai même souri parfois alors que le sujet est grave.

Mais dans la caricature tu réussis à nous montrer les 3 points de vue :

Le violeur et son désir irrésistible, presque....................humain. Oui tu as rendu humain ce monstre.

La victime et sa détresse, le viol je le ressent avec elle, je souffre avec elle.
Le vide en elle pendant le procès et la sentence inutile car aucun soulagement ne se produit.

La justice ridicule face à cette acte odieux et ne pouvant se justifier quand étant aussi monstrueux que le monstre.
(+ 10 pour la sentence qui m'a mis sur le cul^^).

En conclusion j'aime ce texte, tu traites un sujet sur plusieurs points de vue, mais sans loudeur, presque sans larmes.
J'aime beaucoup.

_________________
Saharienne a écrit:
Parce que je ne vois qu'un but à la vie, quoi qu'en dise les philosophes merdeux :
Être heureux
Armaguedon a écrit:
même si tu avais un bras et pas de jambes... tu aurais du charme. / XD je t'aime aussi Davchou / et puis Bisounours tu sais bien que mon cœur n'appartient qu'à toi <3 / tu imposes le respect Oldy Bear... je me prosterne donc à tes pieds Grand Aîeul!
Saso' a écrit:
Oui toi aussi Dav, mais nous c'top secret !
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Mikazuki
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MessagePosté le: Mer 28 Oct 2009, 10:54 am    Sujet du message: Répondre en citant

Mouais... Et bien cette fois-ci par contre, je ne trouve pas ça terrible.
Le précédent était beaucoup plus poétique, lyrique. En revanche, même si je sais parfaitement que tu ne peux pas développer cet aspect à chaque pièce, je trouve ce texte-ci d'une froideur extrême.
Et... je ne sais pas, il y a quelque chose qui me conduit même à penser que tu aurais pu faire mieux que ça. Il n'y a que peu de choses qui montrent la souffrance, la détresse dans le texte. Il y a, je trouve, peu de descriptions. Pour un sujet comme la loi du Talion, j'avoue que de mon côté je n'ai pas vraiment d'idées, mais je trouve que tu aurais pu produire un texte meilleur.
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Mormegill
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MessagePosté le: Mer 28 Oct 2009, 11:13 am    Sujet du message: Répondre en citant

Je suis pas un inconditionnel de la section littérature, je grignote un texte par ci par là à tout hasard à la recherche d'une bonne surprise, que j'ai eu en lisant ton premier texte qui est tout simplement exquis .

Tout est dis avec une telle ... comment dire , acuité.
Tu décris des ressentis aussi abstraits avec une grande précision , tu mets le doigts là ou il faut par des formules , des constructions , c'est tout simplement d'une très grande qualité.
Puis je suis sensible à ce genre d'émotions que tu retranscris parfaitement , la peur, le refus , le doute .
Une vraie chirurgienne.

Y a sans doute quelques passage qui vont aller dans mon dossier de citations ^^ .

Je suis d'accord avec Mika : je ne pensais pas que, étant une grande libertaire, tu aurais cette "angoisse" .

Bref continue de nous régaler .
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Saharienne
Sennin


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MessagePosté le: Mar 03 Nov 2009, 2:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Me voici ici ! De retour de vacance !
Tout d'abord merci pour la lecture des pavés que jvous propose, l'intention est vraiment agréable ^^
Vala Dav, je voulais que le violeur soit HUMAIN, car c'est là que réside l'atrocité du crime, c'est là que réside toute la complexité du jugement : cet autre dégeulasse, c'est un homme.
Je voulais surtout pas de sentimentalisme, d'exibition de la doulur dans un camps comme dans un autre, je me voulais neutre parce qu'il y a suffisament de gens comme ça pour être mélodramatique.

C'est pour ça, mika, que rien ne montre la souffrance, j'ai voulu rétablir la pudeur de la victime.
Aujourd'hui on étale la souffrance des victimes partout, on les propulse à la tv et ensuite ?
Et ensuit elles retombent dans l'anonymat (l'invisibilité) plus ou moins bien suivis...
Le sujet n'est pas la loi du Talion mais : Etes vous si sur que ça de la Justice ? De ce qu'on entend par là ?

Mormegrill merci beaucoup xD Ton commentaire fait zizir xD Promis je compte pas m'arrêter même si ces derniers mois furent de vache maigre héhé ^^"
J'essaie, avec plus ou moins de succès, de parler au lecteur, j'écris rarement pour moi pour me soulager ou me faire plaisir, j'écris toujours par besoin et par envie de communiquer avec le lecteur... D'où la recherche de la formule juste, de l'évocation qui touche ^^# Merci à tous ça fait vraiment plaisir :p
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Sei
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MessagePosté le: Mar 03 Nov 2009, 2:07 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Saharienne a écrit:

Vala Dav, je voulais que le violeur soit HUMAIN, car c'est là que réside l'atrocité du crime, c'est là que réside toute la complexité du jugement : cet autre dégeulasse, c'est un homme.


Et après quand je dis ça en débats, je me fais tuer ! Razz
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Bro
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MessagePosté le: Mer 04 Nov 2009, 12:15 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ca m'donne envie de vomir.
Mais rassure-toi, c'est que c'est sans nul doute bien écrit.
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Chakal D. Bibi
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MessagePosté le: Mer 04 Nov 2009, 1:31 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Waaah !! Saha' se lance dans l'humour noir, dans le dégueulasse et la satyre qui fâche et choque Very Happy Very Happy Félicitations ma belle, j'ai adoré ton texte, j'ai souris sur plusieurs phrases ^^

Citation:
à Open City les gens ne marchent pas dans les chewing gums, c'est totalement con. Et les violeurs sont cons, c'est bien connus.


Citation:
Et, parce qu'il le valait bien, le juge rejeta en arrière les boucles de sa perruque.


Un bon truc pas si crade que ça que tu nous as pondu là, j'aime Very Happy

_________________
[quote="Speed Hunter"]Chakal lui c'est un héros de musicien ![/quote]
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Saharienne
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MessagePosté le: Mer 04 Nov 2009, 2:08 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Seichoupitou tu sais bien que c'est ton charisme qui pousse à la jalouse agressivité :p
Bro une réaction aussi physique et ma fois fort flatteuse haha même si perturbante xD
Darth contente qu'il t'ait plus dans ce domaine je sais que tu es intransigeant ! J'avoue avoir bien fait mumuse dans ce texte, l'ironie reste une de mes attitudes fétiches huhu xD

Contente qu'il vous ait plus, voir moins plut, car vos critiques visent juste ça veut au moins dire que j'ai écris ce que je voulais écrire ce qui est pas si fréquent que ça.... xD

Pour faire plaisir à mika et surtout me défouler je vais tenter d'en faire un prochain très... sensoriel, qui sait xD
Merci vraiment beaucoup ^^" Ca pousse à vouloir faire tj mieux xD
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Saso'
Chuunin


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MessagePosté le: Dim 22 Nov 2009, 6:24 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai bien aimé le premier posté, comme disait Mika, c'est fabuleux, et j'aime bien le dernier passage.
Bravo.
Citation:
Moi je suis pas faite pour lever le poing ou avoir le bras tremblant, ma mollesse a l'entre deux qui en ferait jaser plus d'un : c'est elle qui fuit leurs dédains.
Mes mains dans les poches évitent les trompeuses accroches, mes mains accrochées au stylo tentent de retenir le temps avec la prétention des écrivains débutant, mes mains enlacées entre elles sont de celle qui se tueraient pour être des ailes et si je pouvais voler par dessus le temps jamais je n'aurais 18 ans.

_________________


Bane' a écrit:
J'sais surtout ce qui est bien. Et comme je sais que t'es bien aussi, tu écoutes des trucs bien ... cqfd
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Saharienne
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MessagePosté le: Dim 29 Nov 2009, 7:58 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai des serpents qui glissent le long de mes bras... En glissades froides, j'ai des serpents qui glissent le long de mes bras...
Et tombent,
tombent,
tombent en
-Bas...
J'ai des serpents qui glissent le long de mes bas... Et je ne sais pas-
Pourquoi.
Les hommes pales fondus, se fondent dans la fonte des murs d'acier d'une ville froide et-
Grou-i-llante de serpent.
Qui glissssent,
glissssent... Jusqu'à la ligne suivante :
Serpent.

Le bleu de l'eau et le bleu de l'air masquent mal, l'horizon rouge... La langue de feu du serpent qui glisse...
Le long du précip-
ice. Celui de la ligne suivante :
Serpent.

Au sol;
La city glaciale qui ondule son corps entre les monts, les vallées, la city qui s'enlise...
Mais l'horizon est rouge et délimite, le ciel, la terre, et ses limites, le ciel, la terre, et ses poursuites...
L'éclairage qui tangue, comme, comme, mon corps qui, danse, danse, comme...
Un serpent.

J'ai des serpents qui glissent le long de mon cou, me donnent un-
Baiser une-
Pelle.
De celle qu'on voit, froide, dans les city, les city les plus industrielle...
Mon serpent me fait une cravate, une cravate mouvante, oui certes ma cravate est-
Vivante.

Le bleu de l'eau et le bleu de l'air frappent la terre qui disparait sous l'éclairage discret-
De la lune. De la city, la city qui ne sait plus où sont,
Ses limites ridicules et
(Sous la
Lune.)
Ses enfants qui déhambulent
Entre les serpents.
Serpent, enfa__Nt, serpent... Enf...
Les serpents ont mangé les enfants. Fils de pute.

J'avale, j'avale, des litres de papier, papier journal.
Je suis l'Avaleuse qui avale le pire
De la city, de ses sbires, j'avale, jusqu'à la ligne suivante,
Des serpents.
Dans la city on m'appelle : La Servante. Et je sluuuuurps mes reptiles,
Je suis une-
Citoyenne docile.

Mais je fais l'effort de lever, rien qu’un peu, le visage.
Je regarde la Gare, au loin, c'est un Poumon.
La fumée qu'elle
Expulse !
Est une Promesse. Je sens que
(Là haut)
L'air est plus frais. Qu'il y a une Possibilité.
Je contemple cet ailleurs en sentant, que montent;
Le long de mon corps. Montent,
Montent les serpents.

Orbites mortes j'ai des serpents, des serpents qui rentrent dans mes yeux, qui les gobent comme on gobe-
Des oeufs.
-Gluuuups!
Et s'incrustent dans ma tête j'ai, un nid de serpent, dans la tête, j'ai, un nid de serpent, c'est-
Enivrant...
Je les sens qui pénètrent dans ma gorge et qui, ondu
lent, on
dulent, jusqu'à la-
-La prochaine ligne ?
-Non, la-
Vésicule.

Crédule; je prends des vessies pour des lanternes et l'éclairage de la ville... Est terne.
J'ai des serpents dans mon ventre, je les sens, qui me hantent, je sens
Des serpents qui se dandinent jusqu'à...

C'est l'anarchie ! Ou son très exact contraire...
J'entends, j'entends à présent,
Jusqu'au plus infime
Infi...
Sifflement, des serpents.
(-Leurs têtes frétillent à mon oreille..
-Ils sont des centaines, des centaines.).

Et la city s'incline... Sous la force lente des reptiles, elle se visqueuse...
Et l'eau et l'air ont fait plier la terre... Il n'y a presque plus d'horizon.
Partout règne une odeur d’eau croupie et de boue…
Une tache rouge. C'est l'anarchie ! Ou bien le coucher de la lune...
Tandis que les serpents dévorent mon estomac. Enfin.
Je n'ai plus faim.
C'est le Progrès.

J'ai froid, je suis nue, car les serpents ont tout mangé, alors qu'ils étaient, alors qu'ils glisss sssaient...
Laissant à vue mes rouages ; les plus connus, les plus sages;
Et mes lambeaux de chair frissonnent au contact des écailles :
Vêtement mouvant qui ne réchauffent rien. Pudeur. Honte.
Et mes lambeaux de chair sentent avec précision la moindre :
-On-du-la-tions.
J'ai froid car leur corps glacés en touchant mon sang, en touchant mes tripes les as
Dé-
-Chirés.
Laissant
-S'échapper
Des odeurs dégueulassent de corps, dé-com-po-sé.
Alors il faut que …
Je danse, je danse sous l'impulsion des serpents qui-
En moi,
Passent inaperçus.
Me font courber, me font danser car, je les sens qui descendent, dans mes jambes.
J'ai des serpents qui glissent dans mes jambes...
Je suis un caducée qui se dandine sous le charme,
Des ssssssifffffllllements :
Mes artères, mes veines, sous leur passage, s'écar_tent,
Attention !
Oh,
Les doux les doux
Reptiles...

Car les serpents car les serpents glissent,
En moi.
Docile, comme la fumée…
D'une cigarette ou d'un spliff…
Je m'agite.
-Respire... respire...
J'étouffe !!!

Et les volutes et les volutes et les volutes...
S'envolent
Et mes pensées et mes pensées... -
S'affolent...
Les lumières de la city comme une Idole
Que j'admire et que je crains-
Vraiment...
Illuminent mon visage d’éclat bleu et blanc…
Qui donnent,
(Sur l’ocre de ma peau),
L’impression d’un vert tendre...

La fumée des locomotives au loin grimpe, et conquière;
L'Espace.
En cette fumée on peut voir peu à peu...
Survolant la ville,
(-Là haut elle doit exister encore...)
Des appareils.
Ce sont les enfants de la city.
Des cargo culte, insolents. Dans l'océan de bleu
Qui s'enivrent, on bien fument pour partir
En volutes.
Quand le rouge ... S'éti...
O-
Le....
(-Il n'existe déjà plus).

Les Zeppelins qui survolent la city
-Car moi; j'y suis encore,-
Me font rêver d'une femme
Qui s'appelait
Marie Jeanne
Et que j'aimais comme-
Un adolescent
-Un ssserpent.
Mais qui de latte en latte
Me frappant au sol comme un cadavre
Me faisait croire que j'étais sur le bateau-
Le bateau de Peter Pan…
Et la city et la city
Profitant de mes rêves cons de Cargo Culte
M'as rendue prisonnière des-
Serpents.
Qui glissent, glissent sur moi très...
Leeeeeeeenteemeeeent...

Je n'ai plus d'yeux, je n'ai plus de jambe, je n'ai plus de vêtement, je n'ai presque plus
De temps.
Mais au fait, où sont les parents ?
La fumée m'emporte.
La gare routière disparait derrière elle....
L'ais je seulement vue ?
Ou était-ce une illusion, sadique ?
Un délire dût au gaz ambiants ?

Au fond ?
Qu'importe.

La city regarde avec ironie
(-hihi...)
Le dernier phare rouge
Disparaitre
Dans la nuit.
Celui d'un filtre mal éteint n'éclaire pas
Jusqu'à la-
(La prochaine ligne).

Je n'ai plus de joue, les serpents ont tous pris alors
Que j'embrassais Marie Jeanne.
Ses lèvres au gout acre me faisaient croire que j'étais…
Dans un zeppelin.
Au dessus de la city.
(Je m'y enterrais).

J'ai des serpents qui glissent, glissent le long de...
De mes bras...
Et la lumière rouge s'éteint.
Soudain.


------

Merci à tout les premiers lecteurs qui m'ont aidé à en faire quelques choses qui j'espère vous a plut !

Darth j'espère que tu reconnaitras l'album qui a inspiré cette chanson TT xD
A ce texte en première critique j'ai eus :
2 : j'ai pas compris...
1 : J'aime bien mais j'ai pas compris...
2 : c'est cool !
et un 1 : on dirait les trucs de bar gotique où ils applaudissent en claquant des doigts....

C'est dire que si vous n'avez ni compris ni aimé, c'est tout à fait normal

Merci beaucoup Saso pour ton gentil com auquel je m'attendais pas ^^
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Je sais pas
Criminelle du Verbe
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Inscrit le: 12 Fév 2006
Messages: 1059
Localisation: T'es où ?

MessagePosté le: Ven 11 Déc 2009, 9:08 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ah vous déconnez, elle vous a fait de la poésie et personne ne réagit.
Bande de Stabilo.

J'aime bien comment t'as joué avec les rejets-contre rejets ; en particuliers les rejets-contre rejets syllabiques.
Les consonances sont bien gérées et rythment bien le texte et donnent du mouvement, 'y'a de la mouvance et on le sent. Pour ça, t'as réussi.
Il y a des images, des sensations, des retranscriptions.
C'est vivant.
T'as géré aussi l'actuel, le réel avec l'ambiance poétique.

Pour ma part, j'ai beaucoup aimé ce poème.

Bravo.

_________________
Fille du 17 octobre./ "Souvent, mes couplets dépriment/"

La morve est glacée d'effroi.
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