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Uchiha-sasuke-da
Retro girl
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Inscrit le: 04 Mai 2007
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Localisation: Dans les villes en folie

MessagePosté le: Ven 22 Avr 2011, 5:19 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Oh merci Maya!
Oui je pense savoir ce que tu en penses Hihi!

Bon là c'est un petit truc que j'ai essayé, je tiens juste à préciser que c'est un personnage et donc non moi qui parle dans ce texte... quoi que ... disons que
certaines choses sont de moi (surtout par rapport à la musique) et puis pour le
coté "blasé" de la religion c'est un perso. Enfin bon j'avais surtout envie d'écrire
parce que deux chansons sur Marie sont justes magnifiques!
Bref assez de blabla...


Salut Marie.
Il y a beaucoup de monde qui te parle, alors je fais pareil.
Tu sais Marie j'aimerais avoir mal ce soir, mal comme toutes ces fois.
Mais c'est fini, je ne viendrais plus pleurer à tes pieds, fini tu m'entends !
Il paraît qu'on parle de toi là-haut, et que tu es trop jolie
Mais sous mes yeux il y a juste une statue froide et sans vie ...
Comme si une statue pouvait entendre, comprendre, écouter.
Saleté ! Tu sais le nombre de personnes qui croit en toi ?
Tu sais que tu es surement la femme la plus aimé au monde, toi.
Mais Marie, personne ne te connais et je me fous de toi.
Peut-être que de ton coin de paradis tu nous emmerdes avec nos soucis
et cris, ouais peut-être que tu voulais pas de cette place de sainte.
Et peut-être même que tu te disputes encore avec ce bon vieux père qui
t'as volé ta vie..
Moi Marie, j'aurais pas voulu de ta place, et je ne t'admire pas … c'est
simplement la façon si particulière dont on te parle dans les chansons
et à quel point il y a de l'amour même pour une connerie.
Ô pardon de vous offusquer vous et vos auréoles ! Mais si comme on dit
si bien vous êtes bon , … pourquoi vous laissez ce bordel ici ?
L'homme est incapable de se sauver, regardez le nombre de dépressifs
La solitude est pire que tout, mais vous ne passez même pas la tête à
travers les nuages pour changer un peu la situation. Et même lorsque
l'on croit en vous, qu'on est dans un car pour un pèlerinage … même là
vous ne sauvez personnes dans l'accident qui nous fait mourir ! Elle est
bien belle ta justice ! Alors oui, j'ai beau vous haïr et ne pas croire en vous ,
oui je vous parle ! Parce que bizarrement quand on a rien, on n'a plus que vous …
On n'a plus que le bruit de l'air et du silence.
J'ai l'impression qu'on a beau se mettre à plusieurs, à vous envoyer des prières
vous n'entendez rien … ce ne sont que des paroles en l'air ! Ouais je me
dis que vous êtes une bien belle hallucination .. Encore une preuve
de la connerie humaine ….

_________________________________

Bon un autre petit aussi (oui j'en met beaucoup aujourd'hui)
Ecrit dans un contexte triste mais tout va mieux maintenant uhu ♥

Mes galaxies


Le train s'en va dans la brume épaisse du matin
C'est ainsi, et ici que commence notre triste fin
Hier : voilà dans quel mot tient tout mon espoir
Là quelques heures vagues, tout mon désespoir
La chaleur de ton cœur pour unique drapeau
Et l'empire de tes rêves pour unique flambeau .
Hier brillait encore ton sourire aux merveilles
Deux perles noirs , douces perles qui m'éveille
Ton rire et tes yeux comme mille et un soleil
Hier c'était mon jour , ma destinée sans pareil
Celui qui brûlait les larmes de tout mon ciel .
La perle de rosée comme une douceur de miel
Séchait , alors que déjà tu partais à l'horizon
Bien trop d'empires chutent pour un garçon .
Dans mes galaxies il y a des planètes mortes
Des petits bouts de notre vie que l'on emportent
Des sommeils éternels où dorment les rêves
Le bruit des silences qui percent les dures trêves
Mais aujourd'hui , hier est définitivement mort
Aujourd'hui c'est tout le cœur qu'on me dévore
Dans ma galaxie il y a que le vide sans oxygène
Il n'y a que l'obscurité les drames et les gènes.

_________________
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Uchiha-sasuke-da
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Messages: 684
Localisation: Dans les villes en folie

MessagePosté le: Ven 22 Avr 2011, 6:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant

DOUBLE POST ( désolé, il le faut si vous me le permettez...)
Une histoire que j'ai commencé... je ne compte pas la continuer mais voilà
ce qu'il en est!

Un gars un peu blasé...


1-"Fuir le bonheur de peur qu'il se sauve ..."

Paris . Une rue quelque part . Je serais incapable de vous dire le jour , l'heure ou même le mois . J'ai arrêté de réfléchir à ça . De prendre en compte toute cette réflexion du "Alors le jour où j'ai fait ça c'était le .. à telle heure" . Pour être franc j'ai plus envie de me souvenir . De rien . Enfin de tout ce qui est déjà passé , et derrière moi . Ces souvenirs qui s'éteignent au bout d'ma fumée de cigarette . Ma belle gitane , danse , tournoi autour de moi , mélange toi à la solitude ambiante , à la pluie crasseuse de mon bon vieux Paris . Mêle ton odeur enchanteresse à toute cette pollution , aux pots d'échappement de tout ces cons , qui font crier leur klaxon à chaque feux , qui hurle sur les passants . Ces cons qui me donnent un mal de crane de merde , à force de nous jeter leurs frustrations de vieux garçons amoureux de leur bureau et de leur secrétaire .. du moins dans leur fantasmes nocturnes lorsqu'ils se réveillent fiévreux . Ils me rendent fou . Mais moi , je traine , je flâne , je virevolte sur un trottoir déserté . J'aurais envie de chanter "Singing in the rain" en hurlant , et puis sauter dans une flaque , courir , tourner autour d'un lampadaire Haussmanien . Me faire une petit kiffe quoi . Passer pour un débile qui retombe à 10 ans d'âge . Mais ma tête est bien trop malheureuse , seule et perdue pour commander mon corps . Alors j'avance , le ciel est gris et noir . Gris parce que c'était une journée de merde et noir parce que la nuit laisse descendre son grand rideau sur nous . J'ai les yeux embués , je vois des mouvements de lumières rouges , blancs plus ou moins jaunes ... je vois des ombres immenses et puis des plus petites . Mes oreilles bourdonnent , j'y entends des talons claqués sur un tempo rapide .. une course , des murmures féminins , des moteurs .. j'entends tout ce qui m'entoure mais mon cœur dans tout ça ? Je ne l'entends pas , il est mort ? dort-il ? Aujourd'hui ... oui parce que la seule chose que je n'voulais pas faire m'est vitale depuis qu'elle est partie . Je compte les jours . Je sais qu'ils passent , mais les dates me sont inconnues . Au début j'ai cru à une blague , et puis je m'suis dit qu'elle ne me mentirait pas , ma Lilas . 6 mois de vide . Elle est partie loin ... elle a suivit cet homme qui n'avait pourtant jamais donné à sa fille la juste place dans sa vie . " Tu sais , c'est peut-être la seule chance d'avoir un vrai père pour une fois ! J'ai besoin d'essayer , même si c'est une erreur . Je ne pars pas parce que je ne t'aime pas ... au contraire je t'aime de tout mon cœur . Et je suis certaine d'une chose sur toi , contrairement à mon père , je sais que toi tu seras là . Je sais que tu n'es pas du genre à partir . Tu es mon repère au milieu de tout ça . Je m'en veux pas d'essayer s'il te plait ..." Au début j'ai commencé à me faire des réflexions du genre " Elle le préfère à moi ... il va même pas la calculer et elle part pour lui ?" ... et puis je me suis vite rendu compte de ma connerie . 6 mois sans aucuns repères , but et avancement . J'suis devenu une vraie merde tout seul , il y a les autres ouais , tout mes potes mais ils sont tout le temps là eux . J'ai besoin d'autres regards , d'autres visages , alors j'me suis tourné vers l'inconnu , vers ce qui m'était le moins familier . Lilly . On est devenu deux bohémiens tout les deux . Comme deux Rimbaud . On marche des heures entières sous la pluie , comme les gens à qui on a tout pris , ceux qui n'ont plus peur de rien et qui ne complique pas les choses . Elle travaille ses photos et moi j'écris , la plume sur des feuilles blanches et les idées dans le noir . Je me sens Rimbaud par moment , jeune et poète , un gamin au milieu de la guerre . J'vous l'accorde la Commune et nos jours n'ont rien à voir , mais je me sens Rimbaud c'est tout . Pourtant c'est pas le poète le plus noir , le plus dramatique .C'est peut-etre même très prétentieux de se comparer à ce gamin , ce génie alors que moi je ne suis strictement rien . Lilly et moi sommes comme deux amis inconnus , on a pas cherché à devenir des "meilleurs amis" et à parler de tout , on se tient juste compagnie en attendant de meilleurs jours . Je lui parle de mon mal être , elle me montre ses photos en me disant pourquoi elles les a prise . On s'amuse parfois le soir , on sort on boit , elle me ramène chez moi et je la ramène chez elle , autant vous dire qu'on finit à 6 heures de matin par abandonner l'idée de se raccompagner et on finit à la boulangerie "Deux croissants et un pain au chocolat s'vous plait" . Le feu est rouge , le petit bonhomme est droit , fièrement dressé dans son écran de signalisation . Il en a pas marre d'être vert pendant seulement 1 minute ... D'ailleurs ça m'fait penser à mon âge , j'y réfléchissais tout à l'heure ... vous savez que dans notre vie on a eu 1 minute ? Ouais 1 minute ... et aujourd'hui j'ai 21 ans ... difficile à croire . J'ai l'impression que ce soir , ce putain de nain vert n'a pas envie de venir ... vous imaginez .. "Ah désolé ce soir je viens pas ...j'te laisse tout seul ptit rouge" Nom de chien , qu'est ce que je suis con . Le voilà enfin , c'est un peu mon Graal ce soir , la délivrance .. j'accélère le pas ... j'accélère encore . Je me surprends à courir . J'suis con hein . Mais je cours quand même , plus vite , les lumières ne sont plus que des traits qui passent à coté de moi . Je rigole , plus fort , je hurle de rire . Ma gitane prend l'eau " Allez souris ma Bonnie , toi et moi on doit arriver intacte ." J'ai hurlé . J'entends des réactions déjà loin derrière moi .. je fixe des yeux ses bruits , ma tête regarde derrière , mais ma course continue . Et là , le choc . Violent . Je suis au sol , ma tête a cogné par terre , je me sens ailleurs , les goutes tombent sur moi ,mon manteau est imbibé d'eau crade parisienne . J'entends des voix ... une voix . Une fille . Un ange . Sa voix me berce . Je ferme les yeux .


" Putain ! Mais tu peux pas faire attention .. voilà j'suis toute trempée , espèce de connard pourquoi tu souris ?"

Je souris ? Ah bon . J'ouvre les yeux . Quelle vision magique . Elle est assise par terre vers mes pieds à gauche .Je distingue mal ses traits , elle est brune , sa j'en suis sur . Elle a les cheveux archi-trempé et semble être mouillée jusqu'au os . La vache , j'ai percuté un ange .

"-Je suis desolée petit Ange .
-Petit ange ? Va te faire soigner ! T'es raid c'est ça en fait , ça explique le sourire benêt que tu colles à ta tête .
-( se relevant et tendant sa main pour relever la demoiselle) : Ouais , non desolé . J'peux faire quelque chose pour m'faire pardonner ?
- ça va aller , non merci .
-laisse moi au moins te payer un bon chocolat chaud ? ça te réchaufera ...
-J'te connais pas .
-Bah moi , c'est Raphaël . Voilà .
-Delilah .
-C'est poétique comme prénom .
-Super !
- Bon , tu viens alors ?
-Oh mais j'suis pas ta pote ! J'vais pas te suivre comme ça .... même si t'as pas l'air si dangereux .
- Possible ."

Je commencais à m'éloigner , esperant une réaction de sa part . Voir si elle comptait me suivre ou reprendre son chemin comme si de rien n'était .

"-Hé , attends moi !"

Dos à elle , je souris .

(sorte de seconde partie):

2-Dans le noir des nuits , il y a ton sourire dans chaque étoile.

Delilah riait aux éclats sur son tabouret de bar. Elle semblait bien plus calme qu'aux premiers instants de notre rencontre , ce qui est logique vu le choc que ça a été ( oui je m'amuse à faire des jeux de mots !). Je me surprend même à la trouver très belle , ses lèvres légèrement rosées laissent apparaitre la fraicheur de son sourire ... Je fixe sa bouche avec insistance, les voix autour de moi ne ressemblent plus qu'à un bourdonnement de ruche. Je tiens ma tête posée sur mon poing accoudé au comptoir, il fait chaud et je me sens bien. Une sensation que je ne connaissais plus.
Elle me parle, je le sais uniquement par la façon dont ses deux yeux verts me fixent, mais je n'entends pas , je ne veux pas entendre . Je veux laisser le temps à ma mémoire d'enregistrer chaque mouvements de ses cheveux , de sa bouche , le froissement de son nez et le battements de paupières. J'en deviens totalement fou, comme une drogue dont on ne voulait pas mais qu'on finit par adopter.Je continue mon observation sans laisser un son sortir de ma bouche, l'instant est trop beau pour mourir si vite. J'ai l'impression qu'elle est irréelle ou justement trop réelle pour être vrai ! Ses cheveux ont séché et sont magnifique , ils forment de légères vagues qui descendent le long de son visage , jusqu'au bas de son cou. Sa mèche se dirige le long de son front sur la droite, sa main tien une mèche et j'appersois la bague . Je relève la tête par surprise, presque choqué de la voir appartenir à quelqu'un .. Elle fronce les sourcils face à ma réaction .

"-Tu es mariée ?
-Qu'est ce que tu dis ? lache t-elle en riant
-La bague ...
-Oh ça ... elle était à ma grand-mère ! Je ne me suis pas mariée avec elle ! (elle rit) je n'ai jamais fait attention aux positions des bagues sur les doigts tu sais !
-Tu es si étrangement fascinante !
Barman: Ah vois-tu le , il drague à toutes heures !
-Il essaye de se rattraper pour toute à l'heure !
- Non non c'est plus étrange, je n'arrive pas à dire ... Tu es si réelle !
-Oh bah merci ça me rassure que tu me dises ça ! je n'étais pas sûre d'être humaine !
Le barman rit .
- Pff les artistes sont incompris ! !
-Je suis ravie de t'avoir suivi , ça en valait la peine ! Tu es bien sympathique Raphaël, ça me fait plaisir de rencontrer des gens si accueillant, je pensais me retrouver isolée au milieu de tout ces parisiens.
-Oooh tu es nouvelle ! ? Tu fais quoi dans la vie ?
-Je travaille dans l'écriture, je fais un peu de tout. J'ai fait quelques Nouvelles, mais je compte me lancer un plus grand défis , un vrai roman !
-Oh tu sais que les compositeurs et les écrivains sont fait pour s'entendre ! (je lance un leger regard de séduction)
-Compositeur ? ... Je ne connais pas bien cet univers, juste un peu . Bref sur ce je vais rentrer, j'habite un peu loin et faire le trajet dans la nuit-nuit ne me rassure pas trop ! je prefère partir maintenant.
-Non non non , je viens avec toi ! Pas question de te laisser seule si tard !"

Nous sortons tout deux du bar qui ferme dès notre départ. Les néons de la rues éclairs le chemin, l'air est frais mais pas trop, juste assez pour me laisser porter aux rêves. On marche côte à côte sans vraiment se rendre compte que l'on est là. Quelles sensations bizarres dégagent cette fille, elle est si envoutante mais aussi froide. Un mélange étrange qui me perturbe beaucoup, y'en a pas souvent des comme elles, et il faut arriver à les cerner. Elle parait si fragile et jeune, et pourtant je pense qu'elle a mon âge voir peut-être plus. Elle a du courage, se lancer comme ça dans la guerre à Paris, seule en plus. J'aimerai parler, lancer un sujet mais très vite je me rend compte que je préfère la regarder marcher la tête baissée et les mains enfoncées dans les poches de son trench beige.Le bruit du zippo perturbe le silence qui nous entoure , je regarde la braise de sa cigarette , puis ses petits doigts rangeant le briquet dans sa poche de jeans. Je l'imite .

"- Oh excuse moi , je n'ai pas pensé à te proposer .
- Oh lala c'est pas grave ."

Elle sourit simplement.
Décidé à briser le silence , je me lance dans les questions qui me trottent dans la tête .

"-Et sinon ... Tu as quel âge ? Tu as un mec ? Des gosses ? Un ... chien ?
- Hum, j'ai 22 ans, non je n'ai pas de "mec" comme tu dis , encore moins de gosses et mon chien vit chez mes parents à Bordeaux. Et toi ?
- 21 ans, pas vraiment de copine, no gosses , no chien.
- Pas vraiment ?
-Ouais, elle est partie vivre loin, je suis un peu paumée mais je pense que je n'ai plus de copine .
-Désolée. Je voulais savoir si tu connaissais un bon endroit pour trainer la nuit ... j'ai pas très envie d'aller m'enfermer chez moi toute seule, j'ai bien envie de profiter de cette soirée .
-Bah il doit surement y avoir une soirée quelque part chez un de mes amis ! ça te tente ? Bon on a tous le même âge à peu près tu vas te sentir un peu seule je pense ( je souris un peu gêné)
- Oh ça ne me dérange pas ! ça me tente bien oui, je te fais confiance tu ne m'embarques pas n'importe où ! ( elle sourit)
- Bien entendu, bon je me renseigne ... ( quelques minutes passent) Bon on peut aller chez mon meilleur pote, une valeur sure ! Apparemment c'est une petite soirée posée au calme ! Il habite juste au croisement là-bas en plus !
- Super , allons y alors !"

Nous voilà maintenant dans l'appart' , une forte odeur de fumée s'en dégage et les quelques personnes qui sont là semblent bien embarquées à mille lieux d'ici . Mais j'arrive à présenter ma nouvelle amie à tout le monde sans trop de mal, elle s'assoie avec moi sur le petit canapé sous la fenêtre, je lui sers à boire au son des Doors qui tournent dans le lecteur. Elle semble tellement apaisée comme fille, du genre à pas apporter de problèmes et à être facile à vivre. Je ne ressens pas l'envie de me 'la faire' comme on dit ... du moins pas pour jouer ... pas pour en profiter ... pas avec un esprit malsain.

"-Je me sens bien ici, c'est plutôt bon signe !
-Ouais, ça veut dire que j'aurai la chance de te voir souvent ?!
-Si tu ne te lasses pas, oui ça pourrait vouloir dire ça !
-Oh non je ne me lasserai pas tu peux en être sûre !
-J'ai l'impression que cette soirée est le début de quelque chose !
-Ah ! Oui c'est bien possible !"




Edit: Ah dommage, je voulais juste situer les persos en fait vu que je n'ai pas fait une réelle histoire où ils sont présentés et tout. J'ai essayé de modifier, donc j'espère que ça ira comme ça Wink
J'ai pas mi vraiment dans les formes là mais bon comme j'ai dit ce texte date un peu, et je ne comptais pas le reprendre^^ c'était surtout pour montrer un écrit autre que du poème. ( et j'avoue que j'avais surtout la flemme de tout reprendre avec des verbes introducteurs et autres XD)
Et t'inquiète, toutes les remarques sont bonnes à prendre (Là je suis vraiment une mauvaise L pour le coup >.<)
J'espère que ça te satisfait!

_________________


Dernière édition par Uchiha-sasuke-da le Ven 22 Avr 2011, 6:38 pm; édité 4 fois
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Saharienne
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MessagePosté le: Ven 22 Avr 2011, 6:24 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai pas encore lu révision oblige mais j'ai jetté un oeil et si je puis me permettre faudrait que tu revois les régles de la rédaction du dialogue ^^" Sauf si c'est un effet de style indiqué dans le texte la typographie :
Nom du personne : - bla bla
Ne marche qu'au théâtre, ça fait pas """"sérieux"""" dans un texte en prose type nouvelle, roman...

Du coup ça m'a un peu coupé dans mon élan ^^""""
Je suis désolé je vais lire le reste ce soir j'espère que ça fait pas impolis mais jpense que ça peut qu'être tout bénéf pour toi de revoir ces règles^^"
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Uchiha-sasuke-da
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MessagePosté le: Mar 14 Juin 2011, 5:23 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir.
J'ai essayé de mettre tout mon cœur dans ce petit bout de rien.
J'aimerais "rendre hommage" à une personne.


(ps: il y en aura peut-être un autre, si j'arrive à faire quelques chose de moins médiocre que ça)


Le mystérieux


Je croyais au rêve, à la bohème et à la volupté
Mais au détour d'une ligne j'ai trouvé la réalité
D'abord surprise, je n'ai pas résisté à la passion
Suivre les aventures d'un poète prit de frisson
Il suffisait de lire pour dévoiler les mystères
N'être que banal dans un monde si ordinaire
Les mots échangés n'ôtaient pas l'admiration
Une si petite personne pour des mots si profonds
Les lignes pour dépeindre une trop juste vérité
Quelques lignes vous racontant une vie abîmée
Pas besoin de prince et de belle au bois dormant
Juste quelques bout de soi qu'il croit encombrant
Je ne sais pas reconnaître pour chacun le talent
Parfois il suffit juste de savoir toucher les gens
Me voilà désemparée face au travail d'un anonyme
Chaque sonorités uniques loin de tout ces mimes
Aujourd'hui simple novice je tente de vous raconter
Ce que ce bout de rien pour moi à tout transformer
Parce que même ce qui brille moins attire le regard
Parce que même dans la noirceur on peut y croire.

_________________
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MessagePosté le: Sam 16 Juil 2011, 1:07 am    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour! En ce premier jour de juillet je repasse par ici. (héhé en ce 16 juillet)
Voici un petit texte sans titre... aucune idée m'est venue.
J'ai essayé de retranscrire une nostalgie de quelques moments d'enfance...
on aurait pu l'appeler "nostalgie" mais je prépare quelque chose de mieux
pour raconter mes étés à la campagne. Disons qu'il s'agit d'un petit début : )


Et la douce odeur des nuits d'été
Vogue entre le lilas et l'orchidée
Et la beauté aux bouts des doigts
Qui meurt d'avoir trop cru tu vois
Plus rien ne reste où tout ce décide
Tout s'éteint sous les rouge acides
Tout s'éteint sous les soleils ivres
Quand s'élève la chaleur du givre
Dans les matinées noire sans rêve
Dans les rues les jours de grève
Dans les nuits où sonne la gaité
Là commence les tristes éternités
Les bateaux sont morts asphyxiés
Les flots essoufflés par les marées
Personne ne court sur cette terre
Fini les vacances entre compère
Les sots de sables et les château
Les rires et ballades sur les vélos
Et la douce odeur des nuits d'été
S'accroche fortement à ma pensée.


_______________________

Voici un texte parlant du "Sourire" à la demande d'un super conseiller!
J'espère m'être bien débrouillée.

Par moment, lorsque je marche en ville et que je croise divers inconnus, je tombe sur une maman et son petit. Et le plus souvent la surprise arrive à ce moment, les yeux noisettes de la petite blonde se referment légèrement, ses lèvres tentent de toucher ses oreilles et les quelques dents qu'elle a apparaissent... Comment ne pas répondre à tant de tendresse ? Eux, ils ne trichent pas, ils n'essayent pas de paraître généreux ou de vous acheter. Non, les enfants sont simplement eux-même, et lorsque votre bouille leur plait, la seule réponse qu'ils ont est ce large sourire qui vous donne envie de croire. Beaucoup de gens vous dévisagent pour des raisons stupides, votre tenue, vos cheveux, ou votre attitude fermée. Mais parmi tout cela, il y a parfois CET inconnu, si vous le voyez bien vous aussi, celui qui sourit, et qui vous transmet sa bonne humeur. Le genre de personne qui essaye simplement de ne pas faire comme tout le monde, le genre de personne qui sans vous connaître vous dit d'une voix douce et joyeuse « bonjour ». Dieu que l'on peut en passer des messages par un mouvement de lèvre! Quand je me retrouve paumée, il y a toujours la fameuse personne, cet ami ou cet amour qui de quelques mots sortant de la même bouche qui quelques secondes après va vous prouver que le monde est beau, vous redonne le courage d'avancer. Les sourires peuvent sauver tellement de vies, et ils peuvent guérir tellement de blessures profondes. Ce n'est pas juste une forme de politesse, on a toujours depuis la nuit des temps couru après le bonheur. Et je dois vous avouer que l'instant où vous sentez que le rire arrive, ces quelques secondes où vos yeux sont fermés que votre bouche laisse entre-voir votre joie, et que vous partagez ce moment avec un être cher, vous mettez le doigt sur le vrai bonheur. Dans un sourire, il y a tout un monde, c'est l'art d'être avant tout le porteur d'un message, d'être un miracle au cœur de l'incendie immense qu'est parfois la vie. Alors lorsque je marche en ville, et que je croise cette bonne bouille qui me plait j'ai envie de sourire, parce que je peux peut être grâce à cela donner un peu d'espoir, parce que moi aussi je veux être CET inconnu pour quelqu'un.

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MessagePosté le: Sam 16 Juil 2011, 6:23 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Après avoir lu ton texte, j'ai dans l'ensemble apprécié ton écrit. Tu suis un fil conducteur pour amener naturellement vers la conclusion, de manière assez fluide d'ailleurs. J'ai remarqué quatre "parties" dans ce texte.

D'abord, la première partie assez courte de l'introduction où tu plantes le décors jusqu'à la rencontre avec cette petite blonde. Je trouve que c'est ce passage là qui fait le plus défaut à ton texte déjà par la disposition de ta ponctuation. Tu coupes net certains passages qui nécessitent une continuité : "je tombe sur une maman et son petit. Et le plus souvent arrive à ce moment, les yeux noisettes de la petite blonde [...]" Il aurait été préférable de ne pas mettre ce point entre le "petit" et "et" et de remplacer la virgule suivante par un point-virgule pour équilibrer la phrase et introduire ta nouvelle proposition. Là, la lecture coince et ne rend pas le texte naturel, surtout qu'ici, tu utilises un langage assez familier et fluide. Donc petit paragraphe difficile jusqu'à la fameuse petite rime en "esse" qui pour moi introduit vraiment, par sa question rhétorique, le texte et son thème principal.

Tu compares l'innocence de l'enfant à une sorte de rage du monde adulte plein de préjugés, plein de noirceur, de négation auquel le sourire ne correspond pas. Tu fais du sourire une chose enfantine qui représente justement toute sa valeur, sa beauté et son sens pendant la période de l'enfance. L'adulte lui ne revêt alors qu'un sourire de façade, se plaçant (l'adulte) comme juge de ta personne. Le sourire de l'adulte représente alors une utilité pour ce dernier. Tandis que pour l'enfant, il n'est que révélation. Il montre que ce dernier apprécie ce qu'il voit, représente son état actuel (joyeux ou non) et est à la fois communicatif car par ce grand sourire qu'il t'affiche, il te montre qu'il s'ouvre à toi, qu'il n'est pas refermé sur lui même refusant l'autre. L'adulte a donc perdu cette part d'innocence qui est le propre du sourire et le sourire n'est alors sourire que lorsqu'il sort de la bouche de l'enfant (on pourrait justifier l'adage "la vérité sort de la bouche des enfants" en prenant cette partie de ton texte Razz).

Vient donc cette troisième partie où justement, tu places le sourire comme sauveur par le message qu'il transmet, par son aspect communicatif et par son aspect guérisseur. En gros, le sourire, c'est le bonheur. Et tu essais de le démontrer en montrant une image, que tu répètes d'ailleurs au fil du texte qui est de voir ce visage se déformer, la bouche s'agrandir avec les yeux qui se ferment. Et c'est ce côté-là que je trouve dommage. Parce que d'une tu te répètes, mais tu n'approfondis pas le bonheur de voir ce que représente le sourire. Le sourire, c'est le bonheur, mais il faut nous donner envie de croire que ce bonheur est réellement incarné dans ce sourire. Pour moi, tu aurais du rallonger davantage ce passage en décrivant mieux le bonheur.

Et enfin, la définition du sourire, miracle parmi les miracles, bonheur ultime qui apporte l'espoir dans un monde noir brûlant à grand feu ("immense incendie") et qui finit donc par une bonne note, le moment où tu ne veux plus lâcher ce bonheur et le partager avec cet étranger. Bonne chute qui sert de contrepoids à cette introduction qui pour moi a été le fardeau du texte. Pour finir dans la globalité, tu essaies de nous faire accrocher à un bonheur que toi seule arrive à t'imaginer mais que tu n'arrives pas suffisamment à faire partager pour que nous même on soit heureux à notre tour. La simplicité de ton langage colle avec ce sourire que tu décris justement comme simpliste. Alors oui, de simples mots suffisent. Mais pour se faire une image plus concrète de ce bonheur (que tout le monde aspire à atteindre), il manque une petite touche de complexité.
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Saharienne
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MessagePosté le: Sam 16 Juil 2011, 7:56 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Yosh !
J'ai lu le temps de la petite blonde commenté par SSK (le commentaire plus long que la prose xD) et j'ai remarqué des choses nouvelles dans ton style qui donne envie de commenter :p
De la prose rimée si j'ai bien compris ?
T'as plus de maturité dans ta prose que dans tes vers, plus de personnalité, on sent plus l'auteur derrière son texte le rendu est plus perso, moins artificiel je dirais...
Par contre à t'as l'hab d'écrire en prose ? Parce que effectivement y'a des ti cafouillages au niveau de la ponctu, rien de méchant mais c'est plutôt que ça manque de... respiration, tu vois ce que je veux dire ? D'un rythme quoi, avec ses poses, ses emballements à toi de voir ce que tu veux transmettre mais jpense que tu pourrais en faire un meilleur outils.

Sur le fond y'a un truc où je suis pas d'accord, l'innocence du sourire du mioche, je trouve la vision trop simple, les enfants sont des putains de personnes cruelles parfois, ils mentent pas alors un sourire quand t'es gentil ok, mais si t'es gros ou différents le doigt est rapidement pointé (pas chez tous on est ok) et ça apporte une sacrée nuance, les enfants mignon et blond qui sourit moi aussi ça me fait fondre (et vu qu'on a le même age : tu trouves pas qu'on commence maintenant à regarder les gosses avec un air plus "maternel" xD ? genre "ooooh je voudrais le mêêême plus taaaard *.*"), mais vala, jreste au aguet, un gosse ça peut être putain de dégueulasse.

Bref, ça c'est le fond et dans le fond, le fond c'est indiscutable, donc stune remarque mais absolument pas une critique.

Y'a un truc que j'ai adoré, tout con, c'est le "je me retrouve paumé", un truc du genre, en le lisant je me suis dis "tiens ! c'est elle, c'est usd !" je trouve que ton narrateur, toi donc pour le coup, est ultra sensible, parce qu'on sent que c'est "ton" vocabulaire, une bonne piste à fouiller?

Beaucoup de qualités très prometeuses qui demandent juste un peu plus de travail je pense, pour bien maîtriser le rythme et le ton général du discours mais autant le fond me laisse un peu "ouai ok sourions nous c'est cool" autant la forme m'interpelle, j'ai l'impression après lecture de mieux te connaître, c'est très interessant !
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Uchiha-sasuke-da
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MessagePosté le: Lun 18 Juil 2011, 11:59 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci à vous deux. Je crois que ce sont les deux plus longs commentaires que j'ai eu !
Pour répondre, Saha quand je parle de la fillette et de son sourire je pense avant tout à cet instant
juste le moment où je croise le sourire. Je sais bien que les enfants ne sont pas des saints Wink
J'essaie d'être un peu plus moi, comme tu dis la prose semble être la bonne solution pour moi en tout cas.
Merci à vous !

______

Préjugés.
Quand on décompose le mot, on s'aperçoit qu'il y en a deux. Pré ou « avant » pour être plus clair. Jugés c'est donner son avis sans rien savoir de ce que l'on juge. Si on devait donc définir ce mot, je dirais que c'est juger avant toutes choses. Généralement on juge par l'apparence, on accorde plus de sens à la vue qu'à la parole et on fixe son avis parce que l'on a la haine facile. Si je parle de haine, c'est parce que la plus part du temps quand on définit votre avis ou votre remarque comme étant un préjugé c'est que vous avez dit une connerie. Soyons franc, si vous dites que le mec qui conduit cette voiture à l'air content parce qu'il sourit on vous dira rarement « Stop! Préjugé! ». Il y aura peut-être quelqu'un qui vous dira « mec, tu ne le connais pas c'est peut-être un sourire de façade... » mais la plus part du temps on se contraint à acquiescer ce que dit l'autre. Je suis coupable de préjugés quand j'observe les gens dans la rue, j'enrage sur les belles filles parce qu'elles sont belles et que je m'autojuge mal, je me moque des gens parfois un peu fort (ou souvent carrément). Je sais que c'est mal, je reconnais les faits messieurs, mais pour ma défenses puis-je vous dire simplement que j'en suis aussi la victime? Durant ma tendre élévation intellectuelle au collège j'ai vécu des moments pas sympa entre des pseudos reines de la classe qui vous rabaissent dans l'ombre, des regards qui vous percent et les moments pas totalement géniaux à vivre. Je sais qu'à travers tous ces évènements il y a des commentaires horribles que je n'ai pas entendu mais qui pourtant étaient simple à deviner et même si dans le fond ça ne m'a rien fait c'est aujourd'hui qu'ils me blessent plus. Mais les préjugés je les côtoie à chaque instant dans la musique ou les livres, je juge des chansons en me basant sur mes modèles, je ne vois rien de plus grand qu'un Brel ou Goldman alors quand je vois les yeux d'une gamine briller pour un Colonnel ridicule à souhait... j'ai peur. 'Voyez là encore, préjugés. Je parie qu'en me voyant entrer dans cette salle d'audience crânienne avocats et autres neurones accusateurs avez vu en moi la plus banale des jeunes filles de 19 ans, erreur! Je suis pire que banale, je suis ….
Un préjugé, c'est un compliment qui s'est trompé de côté, c'est un couteau de l'ombre. Vous voyez-vous marcher la tête haute vers cette femme faisant office de mannequin pour une marque de maquillage, et lui dire très sérieusement « écoute ma vieille, quand je t'ai vu j'me suis dit 'c'est une vraie salope celle-là' non vraiment, t'as vu à quoi tu ressembles? Tu arrives à respirer sous ta couche de make-up? » Moi non en tout cas. Je préfère garder ça pour ma petite tête, et médire des gens dans mon coin. D'une ça ne fait au final de mal à personne, et puis ça calme mes nerfs!
Bien sûr au milieu de ces choses futiles il y a les préjugés plus sérieux, ceux que nous avons sur les gens pour leurs origines ou leurs religions, pour les idées politiques qu'ils défendent ou celles qui nous font peur. Il y a ces simples regards qui se posent sur vous ou les autres et qui semblent être le venin qui vous fait sentir petit, ou faible.
J'ai parfois eu peur en passant à côté d'un groupe de jeunes, et je me suis même demander si cet homme saoul qui marche sur le trottoir va m'adresser la parole tout en tremblant de peur. J'ai parfois lâcher des insultes sur des gens, en murmurant bien sûr... je ne suis pas courageuse. J'ai parfois traverser la rue pour ne pas me retrouver en face de cette personne, ou j'ai même imaginé parler italien pour qu'on me laisse tranquille ou être au téléphone. En réalité, un préjugé ça vous fait fuir et vous refermez votre coquille sur vous même.
Mesdames, messieurs, voix de ma tête à qui je parle sans aucunes surprises, je voudrais bien vous dire que la vie serait plus belle sans juger les autres, sans émettre de critiques ou porter de jugements rapides, mais soyons sérieux! Vous le faites aussi, AH! Préjugé quand tu nous tiens !

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vash
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MessagePosté le: Mar 19 Juil 2011, 12:08 am    Sujet du message: Répondre en citant

nullie c est bien ecrit mais je suis deçu...c est come allez voir un film avec bruce willis ou un autre mais n avoir aucune scene d action, c est bien mais c'est "trop academique"
J'ai l'impression de lire une redaction,redaction bien ecrite et tres bien composé mais sans ame

Je suis triste et sans aucun prejugé j ai hate de voire un vrai texte , un texte ecrit par le coeur .

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Lilo
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MessagePosté le: Jeu 21 Juil 2011, 9:14 pm    Sujet du message: Répondre en citant

(better late than never hu ?...)


J'ai lu "Préjugés." et, hum, je sais pas. J'te vois pas comme d'habitude là, t'as l'air fragile et violente à la fois, j'sais pas si tu vois ? C'est très bizarre.

J'ai lu ton texte comme un discours que quelqu'un prononcerait dans une salle d'audience, y'a une forme de "spectacle" dedans, tu te défends de certaines choses et tu en avoues d'autres. Sans pour autant te cacher, j'aime bien ce côté honnête/entier. (i regret nothiiiiing)

C'est pourquoi je ne suis pas du tout d'accord avec vash, je pense sincèrement que tu as écris ce texte avec le coeur.
Ton écriture est comme d'habitude très belle, même si je préfère quand tu écris tes ptits poèmes.

Y'a une phrase que j'ai particulièrement aimé
Citation:
Un préjugé, c'est un compliment qui s'est trompé de côté, c'est un couteau de l'ombre.

Très beau, bravo.

Continue comme ça.

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MessagePosté le: Mer 27 Juil 2011, 7:27 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ça te va tellement bien. C'est mélodieux et emportant.
Je me laisse bercer facilement par tes mots.
Continue, encore et encore.

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Merci. : )
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MessagePosté le: Sam 17 Sep 2011, 11:58 am    Sujet du message: Répondre en citant

[message effacé puis réécrit pour mise à jour]

Merci les filles! Contente que vous ayez aimé.
Après plusieurs expériences de la prose, c'est vrai que je me sens à l'aise. J'aurais du vous montrer
tout cela plus tôt sans doute.
(Merci Ssk)
En fait pour le texte "préjugés" l'effet tribunal m'est venu en écrivant. Je ne pensais pas faire cette forme
au début et puis les phrases me sont venues en tête alors j'ai écrit. Ça permet de montrer que la personne
réfléchi à tout cela, on arrive tous à se parler à soi-même parfois pour des sujets graves ou plus frivoles.

Allez en ce jour de novembre complètement déprimant, du nouveau.


Spoil:
Histoire de chansons

« On » (à prononcer à l'anglaise)

Un générique de radio cri « nostalgie » Oui très curieux pour mon âge. Là j'entends commencé... quelques notes douces mais qui font un déclic direct dans ma tête: La valse à mille temps!
Brel. Monsieur Brel.
Se dessine alors un large sourire. Pourquoi? Réaction mécanique surement, la joie d'entendre une chanson familière, et puis le rythme s'emballe et c'est maintenant un carrousel dans ma tête, je vois les chevaux de bois tourner. Sur l'un d'entre eux, une chevelure au vent s'abandonne à la chanson et elle tourne. Ces quelques minutes lui appartiennent, elle rit fort SI FORT que le son s'étouffe pour laisser place au duo... Brel et mon rire.
C'est donc cela que l'on appelle un rêve éveillé? Bien sur je ne suis pas sur ce cheval de bois, et encore moins entrain de rire. Je suis chez moi, accrochée au bouton de la chaîne simplement avec le sourire aux lèvres et la voix qui suit les mots du Grand Jacques.

« Google »

Cet élan de joie me pousse à prolonger l'instant, il me suffit de quelques secondes pour entendre la voix sortir des haut-parleurs de l'ordinateur: Goldman. Pas très moderne tout ça!
Cette fois j'ai le choix du titre, et parce que j'ai un besoin urgent de rythme d'enfer je choisis « Elle a fait un bébé toute seule ». Et vous savez pourquoi? Harmonica et violon.
Qui l'aurait cru! On a jamais les mots quand on aime, on bafouille quelques répliques dites et redites mais rien d'original. On essaye de chercher une phrase qui pourrait tout dire, mais je crois que la plus belle preuve c'est de rester bouche bée face à la grandeur d'un homme. Et je resterai toujours bouche bée face à mon disque ou mon ordi quand j'entendrais cette voix et ces accords si particuliers qui font Jean-Jacques Goldman. Il m'a bien eu!
Bouche bée, je plonge ma vie dans les mots d'un autre.

« Colère-Passion »

Mars 2010. J'accuse.
(tout est dit)


« Retour vers le futur »

Salut les copains! Pas de Johnny ou de Sylvie. Pas non plus de Clauclau.

Suis-je étrange? Est ce de ma faute à moi si je n'ai jamais réussi à mettre les pieds dans la musique qui m'entoure?
Oh, évidement j'aime mes contemporains, certains ont eux aussi leur façon de toucher les gens, comme certains groupes et chanteurs. Mais j'ai une famille voyez-vous, et... la plupart on grandit avec les mêmes oncles et tantes que moi. On aime Balavoine pour les combats de sa vie, Cabrel pour certains de ces textes ou encore Berger.
Après tout, les poètes les plus aimés sont à des siècles de nous. Les grands hommes de la littérature ont vécu les guerres et révolutions. Les peintres savaient mettre tout leur talent dans une toile, allons soyons sérieux un carré rouge sur une toile blanche vous transplante t-il le cœur au point de vous éblouir de merveille?
Alors quoi? C'était mieux avant?



Celui-ci date du début d'année, il rend hommage à ma grand-mère de coeur...
Avec qui j'ai passé de merveilleux moments pendant tous ces étés à la campagne.
Merci Marinette♥

Lorsque j'ai grandi dans ce coin de liberté
Je n'avais pas appris qu'on ne pouvait rester
Sur ces longs chemins fait de rire et de joie
Entourée de tout ce petit monde d'autrefois
Le souvenir de toutes ces marches en famille
Une famille du cœur plus dure qu'une coquille
Des soirées douces d'été dans un jeu de carte
Au repas festifs entre des chansons et des tartes
Belles années passées au soleil de Chaturanges
Des petits et plus grands que l'amitié mélange
Ce monde si beau et doux continue de tourner
Mais il y manque maintenant un être inégalé
Il y a alors une étoile de plus sur le chemin
Une étoile de plus pour survoler nos chagrins
Ô qu'on se déchire le cœur quand on aime
Qu'importe les liens, la douleur est la même
Qu'importe l'instant, c'est toujours difficile
Et tout ce qu'il nous reste est alors bien futile.

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MessagePosté le: Mar 01 Nov 2011, 5:10 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je m'excuse pour les doubles posts à répétition ... ceci sera mon dernier (c'est juste histoire de montrer qu'il y a du nouveau par ici !)
Voici un petit texte de circonstance, fait maintenant. (il faisait plus grand sur word XD, tant pis!)



1er Novembre.
Lumière austère pour un jour de prières, à croire que le monde est devenu une immense cathédrale. Sur les marbres grisâtres et froids, fleurissent les souvenirs, les couleurs apparaissent en ligne, comme de braves petits soldats. Et puis commence le grand cortège des parapluies, les vieux et les plus jeunes… chaque chaise de la cathédrale se remplit. Et en grand curé de cette messe, le temps laisse tomber ses premières larmes. A l’entrée les quelques âmes charitables vendent leurs fleurs, business is business. Pourquoi faut-il toujours que l’on tue les moments les plus intimes ? Pourquoi faut-il qu’on impose une journée aux peuples pour qu’il pense à ses ancêtres ?
A croire que l’on est complètement con. Pas besoin de tout ce cirque pour penser à ceux qu’on aime, ceux que l’on n’a pas connu mais qui sont notre famille. Il suffit d’y penser, et même d’en parler. Je n’ai pas attendu tout les 1er novembre pour aller quelques instants sur cette tombe, je n’ai jamais attendu qu’on me le dise ou que mon calendrier me le rappelle.
Aujourd’hui j’y suis tout de même aller, ça faisait trop longtemps et j’en avais envie. Pour la première fois, j’étais ce plus jeune, sans parapluie dans ce cortège à écouter silencieusement le devoir de mémoire faire son travail. On leur parle, peut-être entendront-ils ce qu’on a leur dire, le manque… Personne nait éternel, on le sait mais sommes-nous prêt à l’accepter ? On n’est jamais prêt à laisser partir, et on y pense tout les jours. Ça nous manque, terriblement.
Il y avait Noëlla, et René personne n’était venu, surement se disaient-ils que leurs pitoyables fleurs en plastique suffiraient. Et puis André, à qui on ne met jamais de fleurs, parce que personne ne vient. Alors pour cette fois, nous avons posé deux plantes, une au ton de violet et l’autre aux reflets orangés. Ils ne sont peut-être plus là, mais avec ces quelques couleurs on leur rappelle qu’ils avaient apporté tant de gaité à nos vies.


Un petit poème pour une amie, une fille forte courageuse et formidable.

Spoil:
DANS LES YEUX DE MARGAUX


Dans les yeux de Margaux il y avait des étoiles
Et puis des bateaux qui flottent sur les vagues
A chacune de ses paupières se dessine une toile
Dans le loin apparaît sous le soleil, la Madrague

Dans les yeux de Margaux il y a des coquillages
Et le sable chaud qui s’étale comme la peinture
Sous toutes les belles couleurs apparaît le paysage
Son iris se réveille sur la palette de dame nature

Dans les yeux de Margaux le ciel s’était installé
Il se dressait en renfort comme la lumière du phare
Un peu de bleu, et les couleurs sont transformées
La douceur de ses cils et des poussières de son far

Dans les yeux de Margaux c’est a vous d’y tomber
Un petit peu de malice et des rêves remplis d’espoir
Un peu de noir caché que le bleu scintillant a tué
Dans ces petits yeux là, le monde y est beaux voir.



un altro :
Spoil:

Je te déteste.
Voilà ce que j’aurais du te dire cette fois là, tu m’as volé mes instants de solitude et mes coup de blues. Tu es partout, je n’arrive même pas à trouver les émissions de télé nulles. Tu m’as étouffé, enfin je me suis étouffé tout seul à force de t’avoir en moi dans un coin à chaque fois.
Et toi, plus je m’accrochais, plus tu te décrochais. Et puis tu revenais, tu semblais insisté sur ton non-amour à mon égard et moi pauvre que je suis, je prenais chaque bouffé comme si on me l’enlèverait aussi tôt. Tu semblais vouloir me faire souffrir, et moi je n’arrivais pas à t’en vouloir, même si je t’en voulais je n’attendais que le moment où tu reviendrais. Tu finissais par revenir, comme je l’aurais fait si c’était moi qui partais. J’ai essayé de tout arrêté, j’ai voulu oublier ce que tu avais fait apparaître en moi, mais comme toi je n’y arrivais pas.
On était visiblement attiré l’un vers l’autre, et même s’il n’y pouvait pas y avoir de l’amour j’ai cru en apercevoir. La morale a souvent raison, on ne devrait pas accorder tant d’importance à certaines personnes, parce que lorsque l’on en attend autant de son côté : rien ne vient. Je suis en fait triste de donner autant, d’avoir envie de donner autant alors que je ne recevrais probablement rien, d’être simplement qu’une personne à tes yeux. Une de plus, ou bientôt de moins. J’ai envie d’arrêter le combat, ce combat où je suis le seul à me débattre… je me laisse couler, j’abandonne. Tu as tout à toi, tu as tout à moi. Je te déteste, mais je t’aime.



Peut-être un jour quelqu'un repassera ici...

20 novembre 2011, depuis quelques temps j'ai au fond de moi Michel Berger qui chante. J'ai réécouté ce qu'autre fois je connaissais juste comme ça, et j'ai pris une immense claque. Il y avait tant de choses raconté dans les quelques minutes que durent une chanson. Voilà ce que ça a donné.


Michel Berger, d('h)ommage.

Lorsque s’enclenche la musique, lorsque les mots résonnent dans la pièce, rien n’a l’air d’avoir changé. Quelque part, d’une étoile descend jusqu'à nous ces mélodies, ces quelques mots d’amour écrit sur les touches blanches d’un piano. Sur un nuage blanc le piano est là, et peu à peu l’artiste de ses doigts donne de nouveau un sens à la musique. J’aime me dire que je crois à la magie, c’est le dernier moyen d’espérer qu’il y a des liens éternels, d’espérer qu’à travers cette barrière invisible les gens continuent de voir tout ce qu’ils ont apporté sur des vies, de voir encore exister leur vie dans celle des autres. La musique, vaste domaine où les hommes existent pour se libérer de tout, et au fond de chaque chanson il y a les blessures qui guérissent, lentement. Ce n’était pas un homme comme les autres, pas parce qu’il était célèbre, mais parce que la virtuosité de chacune de ses chansons étaient pour tous et on pouvait y plonger sans retenue. Ce que j’ai trop tardivement compris, ce que je n’avais pas vu lorsque machinalement je chantais ses chansons étant enfant. Mais j’arrive à comprendre pourquoi, chaque parole qui naît dans sa voix, chaque mot qu’il fait apparaître sur le son du piano ont la sonorité des poésies fragiles. Fragile, d’être le récit de ces hommes qui ont combattu la vie, et les dérives de son acharnement. On n’est pas prêts à comprendre tout les messages des mots quand on est enfant, et aujourd’hui j’ai rattrapé le retard. Lorsqu’on réalise le pouvoir que certains ont, rien n’est plus difficile de se dire qu’on a loupé tout cela, et qu’avec le chemin de la vie certains perdent si bêtement. Aujourd’hui j’écoute, je m’imprègne. Je me fais mal au cœur, en écoutant ces chansons qui me paraissent familière et pourtant si loin. Elles ont une force si particulière, elles réussissent à vous accrocher et à rester là, planter quelques parts dans un coin de l’âme. Mais elles paraissent si lointaines, comme inaccessibles et mystérieuses. Comme un message indécodable que la grandeur du piano et de la voix lance par-dessus les toits des villes, comme les voix qui résonnent magistralement entre les murs d’une église. C’est cela qu’on appelle l’amour, se sentir prit dans une immensité dont le guide est celui qui a donné son être dans les prières qu’il récite, lorsque les lumières de la scène apparaissent. Un amour pudique, juste le temps d’être une seule voix à plusieurs, de se ranger derrière le piano qui vous chante ce que vous êtes. Parfois j’ai l’impression que tout s’éteint, que la beauté émanant des chansons se perd dans un monde qui se perd lui-même, que les mots perdent leur sens. Et pourtant. Il y aurait tant à dire, tant à montrer pour ne pas oublier. Oublier qu’un jour, un chevelu et son piano avait lancé les cris d’une vie brisée, des cris qui avaient percé les cœurs pour y laisser la chaleur d’une magie musicale.




Pub (deux sites, il y a un peu les même choses, mais bon):
http://www.culturama.sitew.com
http://il-faisait-beau-ailleurs.tumblr.com/


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Texte commencé sur cn juste comme ça, et mademoiselle Mash l'a bien aimé alors ça m'a motivé pour en faire quelque chose de plus long!
Voilà: La fille du pont

Spoil:
Le pont était là, comme il y a 5 ans. La même lumière chaude d’une fin de journée d’été éclairait le pavé, la route s’était usée. J’ai 5 ans de plus, 5 ans où j’ai imaginé refaire ce trajet, et tomber à nouveau sur elle, ici. Rien n’avait changé dans le fond, j’étais toujours moi et j’étais toujours autant perdu. La seule différence est la peur, je sais très bien aujourd’hui où je vais, et ce que je vais y trouver. La surprise est passée depuis belle lurette, et la magie aussi par la même occasion, cette magie de la première fois, du premier regard. Ça part vite ce genre de chose, c’est tellement beau que ça en devient éphémère. Le pont, le mec, la fille tout est là, comme il y a 5 ans. Rideau.


« Le... Lena »
« J’étais persuadée que tu ne viendrais pas. Enfin j’espérais tout de même, mais j’ai essayé de ne pas trop me faire d’illusions. Contente de te voir, enfin je ne sais pas si c’est une bonne chose. J’ai un peu peur de la tournure que va prendre cette conversation. »

« Tu vois je suis venu, mais… »

« Non, c’est à moi de parler.
Je préfère commencer, après t’avoir entendu je ne sais pas si j’aurais la force de te dire ce que j’ai là, au fond de moi.
J’avais quel âge, 20 ans cette fois là ? A 20 ans on a une vie plutôt cool normalement, plusieurs amis avec qui passer des bons moments. Des études passionnantes, des réunions de famille ou autres moments de vie fabuleux. Et puis on est censé connaître l’amour, ces joies et ces peines. Bref, pas de long discours sur ma pauvre personne, si nous sommes ici je crois, c’est parce qu’on a loupé des tas de chose… des tas de choses pour nous deux. On a tellement joué, on a trop joué … cet amour-amitié n’était pas fait pour tenir ! On le savait, et pourtant même lorsque j’ai essayé d’y mettre fin, de rentrer dans la réalité … toi tu as continué.
Ce que tu aurais du comprendre, c'est que j'avais besoin de toi. Je ne voulais pas de ta cruauté, juste les paroles rassurantes que tu m'avais dit sur ce pont... il y a si longtemps.

Il faut croire qu'il y a un monde entre ce jour sur le pont et aujourd'hui. Un monde qui a continué de tourner sans moi. »

« Reconstruis-le? »
« Reconstruire quoi Nathan? Le monde ? D’autres le font déjà, on construit de tout de partout, tu le vois bien … les choses changent. Nous on reste on ne bouge pas c’est simplement la pièce qui est passée à l’acte suivant. Reconstruire…Et si je n'y arrive pas? »
« Reconstruis-le. Tu as toujours su tout construire, moi je n’ai fait que détruire. C’est moi qui ait cassé ce que toi tu faisais.»

« Les ponts sa rapproche les gens pas vrai? Ça permet de joindre deux rives, deux mondes que la nature avait pourtant décidé de séparer. Qu'est ce qui nous est arrivé? »

« Rien. C'est justement ça le problème, je n'ai strictement rien fait quand pourtant tu me l'as fait comprendre. Ils ne nous aient rien arrivé parce qu’on avait des routes déjà différentes lorsqu’on s’est rencontré, tu le savais très bien. Mais tu t’es accrochée… et je crois que moi aussi. »

« Je t'en voulais, jusqu'à ce soir. Mais en réalité tu n'avais rien à faire, si tu n'étais pas passé sur le pont, si tu ne m'avais pas parlé... on ne serait pas là aujourd'hui tout les deux. J'ai passé tout ce temps à me demander ce que je pourrais rendre à ton geste, ce que je pourrais te dire pour arriver à la hauteur de cet acte qui m'a sauvé. Mais je t'ai tellement attendu, j'étais toujours là quelque part pour te dire ce que j'avais sur le cœur. Toi tu n'es jamais venu, à croire qu’on n’avait pas compris la même chose ce soir là. A croire que je n'avais pas compris, que ce n'était pour toi qu'un moment de plus dans ta journée. Alors que dans la mienne ça avait tout changé. Bref, je m'étais perdue dans mes croyances, et maintenant j'ai retrouvé la vue. C'est ici que tout avait commencé, mais c'est aussi ici que tout ce termine... malgré moi. Je n'aurais pas du croire, et toi tu aurais du partir dès le début de cette conversation. Tu m'as tué, tu entends?! Tu m'as tué... »

Que devais-je répondre? En moi les mots se mélangeaient, un sentiment d'inachèvement me torturait le ventre. Comme si rien n'avait eu lieu depuis ce fameux jour sur le pont, comme si j'avais loupé tout un pan de mon existence.

"Pourquoi tu continues ce silence? Pourquoi?!"

J’aurais du trouver quoi dire, vraiment. Mais que répondre à quelqu’un de plus perdu que vous ? J’ai toujours vu ce bout de femme plein de force, même sur ce pont elle était plus forte que moi. Je n’avais jamais eu à me poser des questions sur ses capacités… j’avais eu tort de ne pas chercher derrière le masque. On est tous capable de se cacher, de mentir même à ceux qu’on aime. On l’est encore plus lorsqu’on a un inconnu en face de soi. J’étais l’inconnu de son histoire.

« Je m’en vais. »

Elle commençait à partir.

« Je suis Nathan et je viens officiellement de raté ma vie. » Voilà ce que j’aimerais inscrire sur tous les murs de la ville… en lettres majuscules rouges. « J’ai écouté des tas de chansons, regardé pas mal de films… et pas un seul moment je m’imaginais pas être ce héros, cet amoureux victime d’un amour sans ailes. Le genre d’amour impossible qu’on vous dépeint à toutes les sauces, on s’en moque si souvent. Mais en fait, j’étais de ceux-là. »

Elle était partie. Finalement, peut-être étais-ce la meilleure solution. Se dire adieu, et aller se construire ailleurs…C’est vrai quoi… Nous n’étions rien et cela avait faire naitre des passions sans fondements. Du moins, dans le fond j’avais comme une impression d’ignorance…cette fille était là mais qui était-elle vraiment pour moi ? Elle avait ce côté attirant, comme si jamais je ne pourrais m’en détacher. Et puis de l’autre, c’était une inconnue, le genre de fille qu’on croise sans s’en rendre compte comme les gens dans la rue.
Peut-être étais-ce là le moment où je devais courir, courir d’une vitesse folle pour rattraper mon amour, pour essayer de mieux réagir. Peut-être bien. Peut-être pas.

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MessagePosté le: Jeu 15 Déc 2011, 9:39 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ma belle Julie, tu as une plume particulière, une plume chantante. J'aimerais tellement que tu fasses un recueil de poème, tu as un don pour le lyrisme. D'ailleurs, j'adorerais que certains soient chanter comme celui de Margaux.

Tu es tellement libre avec les mots, j'aimerais en être autant. Je n'ai qu'un pauvre " style " haché et brutal. Toi, ce n'est que douceur. Et tu jongles sur différents style avec beaucoup d'aisance. Et je ne veux pas que tu arrêtes, jamais, promets moi.

J'ai un gros coup de cœur pour " un altro " et 1er Novembre. Le premier m'a touché, tellement, que quelques larmes ont afflué. On sent terriblement les sentiments du personnage. Je m'imagine la douleur quant au deuxième, je ressens un peu la même chose mais je suis aussi sur ma faim. J'aimerais connaître le début et la suite de ces deux textes.

Le dernier pour le coup m'a cloué. Je n'aime pas ce genre de texte d'habitude, mais c'est tellement .. Touchant. Les phrases sont belles et pour le coup j'aime beaucoup leurs longueurs car ça se lit d'une traite et c'est très émouvant.

Ah non, " La fille du pont ". Celui là, tu connais déjà mon avis. Il est génial, il me fait penser aux nouvelles de Gavalda et j'adore cette auteur.


Ne t'arrête jamais, tu m'entends ?!

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Uchiha-sasuke-da
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MessagePosté le: Ven 16 Déc 2011, 1:02 am    Sujet du message: Répondre en citant

Aiko, Aiko merci beaucoup pour ce super commentaire. Ouais j'm'arrêterais pas, t'en fais pas Smile j'ai des petits coups de mou mais j'aime toujours autant écrire.
Je suis super contente que ça te plaise, surtout que tout ces textes de mon dernier post me tiennent à coeur... ils ont une histoire pour moi, une importance particulière... j'les affectionne :3 c'est comme ça, je ne sais pas vraiment pourquoi.


J'avoue que mes poésies, quand je les écris je m'imagine toujours un rythme dans la tête, je les chante presque pour avoir une phrase qui va bien et une rime qui va bien. Apparemment ça se ressent bien, c'est un point positif Smile

'altro' me tient à coeur, parce qu'il m'a été inspiré par une "histoire vraie" mais pas la mienne... j'ai voulu mettre beaucoup d'émotions dedans... et même essayer de faire ressortir de la colère. Je ne pense pas en dire plus, je voulais vraiment qu'il paraisse tomber comme ça, sans avoir mieux d'information, il fixe uniquement l'instant dont je parle... comme une manière d'être libre d'imaginer le reste, ouais exactement. Et 1er novembre aussi, je n'arrive pas à voir quoi rajouter en réalité.

"La fille du pont" m'a été inspiré par le film "jeux d'enfants" je sais que c'est une inspiration très très subtile, mais je l'ai écrit après avoir vu le film. D'ailleurs il y a une suite qui fait référence au film, je la posterais peut-être.
Merci infiniment Aiko, ton avis me fait très plaisir, et tu m'as même remotivé Smile


VOILA un petit truc sans queue ni tête:

Spoil:
Il y a du vide.
Les bulles pètent les unes après les autres. Et cet air me brûle les yeux.
Les lampadaires de la rue balancent de grands drapés bleus, vert et oranger.
Je suis un rêve, et je rentre dans ta tête.
J’ai dressé l’écran à l’intérieur de tes paupières, et bientôt le projecteur de ton imagination va se réveiller.
Les chats traversent sur le trottoir, et leur danse africaine t’emporte. L’un d’eux au regard lumineux écartait un large sourire. Le diable était là, prêt à bondir.
Il a un chat dans la gorge, malheur le bateau sans va sans toi !
Quelque part sur la rive, il y a un pacha, que dis-je Chat ou pas Chat ? Telle est la question.
Je suis un chat, tu es un chat. Je suis un rêve déguisé en chat… miaou.
Il y a un géant qui tient le soleil au bout de sa canne à pèche, il fait exprès de le plonger dans l’eau. NOYONS LE SOLEIL. Le chat est mon chapeau, et il miaule.
Je suis un rêve ; si tu veux on peut manger du chameau rose, ou danser sur le dos d’un rhinocéros volant.
Il y a du vide.
Le sol est mou, il coule…
Je suis un rê-rê-rêve de-de-dehors la nuit est bl-bl-blanche
Miaou, miaou sort par la fenêtre. Silence. Cri. Silence. Pan.
Derrière la paupière le rêve se ter-ter-termine, triste mine. Mais voilà déjà le second qui commence. Silence dans la salle.
Le clown passe en rampant ! Ola esclave de l’oiseau, as-tu vu Abraham ?
Il est mort, il y a fort longtemps, on n’aime pas les présidents ici. Avez-vous vu cette superbe carotte ?
Aie-je l’air d’un lapin ? Je suis un rê-rê-rêve déguisé en lapin.
La porte tombe par terre, un homme, une femme, qui es-tu ? Madame veut du miel criait la grosse femme dans la rue.
Comment ? Un ours a été abattu par un renard. Mais quelle bête le diable a-t-il armé.
Je suis un rêve sans réalité.


Et la suite "la fille du pont":

Spoil:
On avait choisi de mettre en place un rituel, quelque chose qui ferait qu’on pourrait se revoir après ça. Je n’avais pas tellement lancé la chose, mais par respect pour notre rencontre j’ai fait. Et puis j’ai fini par aimer faire, on n’exigeait rien l’un de l’autre et c’état même plus chaleureux que des grands discours. On avait donc ritualisé notre vie, on se voyait une fois par mois, une seule fois. C’était toujours la même chose, elle arrivait le regard vide comme si inévitablement elle allait devoir faire face à ses démons. On s’installait, elle par terre les genoux remontés jusqu’aux oreilles, moi je me posais sur le canapé… prêt à attraper sa main lorsque le film commencerait. Je n’ai jamais osé lui demander pour quoi elle s’obstinait à voir le même film, verser les mêmes larmes et surtout se confronter aux mêmes peurs. Je n’osais pas de peur de ne pas être capable d’avoir les mots justes. C’était presque évident que le silence nous réussissait mieux. Bref, chaque mois j’étais là dans le noir assis sur le canapé, et elle était là aussi assise sur le sol tenant ma main si fort que je sentais ses angoisses me parcourir le bras. Je ne suis pas le genre de mec attentionné, j’ai toujours été plutôt solitaire et froid, et même avec elle ne n’arrivait pas à me détacher de mes habitudes. Je ne construisais jamais rien, je ne commençais aucunes conversations et encore moins une histoire d’amour.

Sa main se resserrait, j’étais pris au piège et forcer d’être lié à elle. Mais cette étreinte me plaisait, et même si rien ne s’était enflammé… le seul fait d’avoir quelqu’un à regarder m’a ouvert les yeux sur tout un monde que jamais je n’aurai cru voir.

La pièce résonnait de « cap ou pas cap ? ».
A force d’entendre ces deux voix, j’en avais des angoisses et je commençais presque à flipper comme dans un film d’horreur. Elle y voyait du beau, moi de l’ennui. Mais je me forçais à être concentré dans ce roman d’eau de rose, je crois qu’elle aurait aimé vivre ça.

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MessagePosté le: Ven 16 Déc 2011, 9:25 am    Sujet du message: Répondre en citant

Avec plaisir ma belle.

Le premier dégage énormément de folie. On dirait un esprit schizophrène, complètement dérangé à la Alice. Je suis perdue et je pense pas avoir saisis grand chose.

Pour le deuxième, j'aime beaucoup. C'est comme si, quelqu'un avait demandé ce qui était arrivé ensuite et on a ce ptit bout de vie.

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MessagePosté le: Ven 16 Déc 2011, 12:20 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Watsha ! (non ça veut rien dire mais j'ai aps eu le temps de beaucoup dormir O_*)

J'me suis envoyé les textes présents sur cette page, y'a du style ! Plus que dans les textes que tu postais dans le topic des contraintes l'an dernier, j'trouve que ta plume a pris en maturité et j'ai bien aimé les textes de la fille du pont et sur le sourire.

J'aime bien ta prose, y'a un côté...Epuré, que j'aime beaucoup =) Par contre, si j'puis me permettre, dans ton histoire avec Delilah et Raphael, faudrait revoir les dialogues, ils ne sonnent pas comme une vraie conversation je trouve...Enfin j'me goure p'tet hein, mais je l'ai ressentis comme ça =)

Ah et j'ai pas lu tes poèmes en rime mais c'pas contre toi, juste que j'peux pas blairer la poésie Laughing


En tout cas, continue, j'passerai plus souvent pour voir ce que tu fais d'nouveaux =)

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MessagePosté le: Dim 18 Déc 2011, 1:13 am    Sujet du message: Répondre en citant

Merci pour ta lecture, et ta venue ici!
Je te remercie aussi pour tes commentaires, et tes compliments. J'avoue qu'en ces périodes de doutes sur mon écriture, lire cela me rebooste pas mal et ça me motive beaucoup. Merci pour ça aussi, et Aiko aussi.

(Ah oui et pour la contrainte, j'ai posté cette année Very Happy mais je ne t'en veux pas vu que tu dis être fatigué!)


Bon voilà; j'ai écrit un petit truc.
Je m'explique un peu mieux, j'ai associé mon voyage en Sicile de 2008 à l'effet "grosse claque" qu'a eu le film "i cento passi" sur moi depuis 1 an et demi.

Voyage sicilien, ou comment un film vous fait prendre conscience.


J’ai voyagé jusqu’en Sicile, j’ai pris l’avion et j’ai atterri à l’aéroport de Palerme. J’ai foulé le sol de cette terre presque sauvage, où les volcans et les temples grecs façonnent le paysage. J’ai marché dans les même rues qu’eux, j’ai surement croisé leur regard, j’ai marché dans leurs rues pavées, et remplis de chaleur méditerranéenne. Trapani, la fossile du bout du monde se dressant au pied de la belle Erice, la cité bruyante et dansante à la lueur du soir quand en une seconde vous oubliez où vous êtes. J’ai marché parmi eux, et cela plus d’une fois. J’ai vu ces fameuses grandes falaises dominant les villes, les montagnes touchaient le ciel du doigt, comme ces veuves éplorées à genoux sur l’asphalte les mains tendues vers Dieu. Il y avait dans ce petit coin perdu, un mur de rocher qui semblait vous dire « Même la nature se dresse contre les hommes. ». J’ai croisé des routes où se tenaient des temples musulmans, parfois des chemins de terre menant aux plages blanches. Et partout les maisons étaient inachevées, le cliché rejoignait la réalité, parfois se distinguait à peine le sol, les murs n’étaient que des moellons. Mais lorsque vous posiez les yeux sur un village, le plus souvent les murs étaient blancs, et les maisons avaient le charme de l’Italie, rien ne se distinguait plus mais en un clin d’œil vous sentiez que vous étiez là sur les terres de Sicile. Je voyais les églises côtoyer les marchands de glace, et les vieillards discutant du temps passé. J’ai marché dans les même rues qu’eux, je suis monté dans une voiture avec sept autres personnes et j’ai même pris un rond point à contre sens… J’ai joué sur la plage en rêvant à la douceur de vivre, à la dolce vita. J’avais pris goût à l’air si chaud qui enivre, j’entendais partout les voix fortes de cette Italie d’en bas, celle qui trime à la sueur de son front, celle que l’on essaye d’abandonner. J’étais partie ailleurs, entre l’enfer des hommes et le paradis du ciel. En fermant les yeux, je revois le phare, l’air qui venait caresser ma joue et les rires qui autour de moi s’associaient aux murmures de la mer venant frapper les rochers à nos pieds. Parfois j’avais l’impression qu’il était plus facile d’être libre là-bas, qu’il suffisait de s’abandonner à cette vie pour ne plus jamais s’enfermer à double tour.
Mais jamais je n’ai osé penser au pire, jamais je n’ai osé me dire que je la touchais peut-être presque du doigt. Peut-être était-elle là, à la table de ce café, dans la voiture arrêté au feu rouge, dans les yeux de cet homme. Jamais je n’ai pensé à la mafia, surement par peur des clichés. Surement par crainte de la sentir respirer, et de la sentir se propager comme une trainée de poudre. Alors personne n’en parla, ce qui était bien évidemment une bonne chose. J’étais à Trapani en 2008, et ce jour là je n’aurais jamais imaginé qu’à 77 km d’ici Cinisi était là, encore debout. Que 30 ans avant moi, il avait été là, que dans cette Sicile silencieuse les micros crachaient la voix révoltée d’un homme, d’un seul homme. 77 km c’est si peu, et pourtant je me tenais dans une ville, avec des étrangers, devenus le temps d’un séjour mes amis. Ils savaient qu’au-delà de ces 77 km il y avait eu, et peut-être était-elle encore là, la malavita. Elle arrive sans crier gare, elle vous offre la sécurité et vous promet un avenir doré. Et puis lorsque vous êtes entièrement dépendant, elle vous ronge jusqu’au dernier soupir, elle continue de couler dans le sang qu’elle vous fait verser. La malavita, comme ils disent. A 77 km de moi tout avait continué, les rues étaient restées vivantes et les cafés continuaient de servir les déjeuners. La vie suivait son cours, comme dans les vieux westerns. Après le duel qui avait laissé un mort, les gens reprenaient le cours de leur existence. Comme un duel qui avait laissé un mort. Il y a un monde entre 1978 et nos jours, un gouffre où peu à peu sont tombés les bourreaux de la vie. Un gouffre dans lequel on a laissé tomber Peppino, oubliant que la mort avait frappé la vérité. Mais la vérité ne meurt pas, elle s’endort, paisiblement. Aujourd’hui mes yeux se sont ouverts, et ils ne dormiront plus. Quelque part, entre 1978 et aujourd’hui on a tendu un fil, un fil se faufilant à travers les titres de journaux affirmant un suicide, ou un acte terroriste. Et la voix résonne encore, elle s’élève pour dire de continuer, et elle s’élève comme un guide. Un guide fait de convictions et d’acharnement. Quelque part, perdu entre la crainte et le désespoir, se tient l’étoile rouge qui avait enflammé l’insurrection. Dans ma mémoire, se tient encore debout l’enfant de la révolte.



Pour finir un poème de Peppino Impastato:

Lunga è la notte
e senza tempo.
Il cielo gonfio di pioggia
non consente agli occhi
di vedere le stelle.
Non sarà il gelido vento
a riportare la luce,
nè il canto del gallo,
nè il pianto di un bimbo.
Troppo lunga è la notte,
senza tempo,
infinita.

Spoil:
Longue est la nuit
et sans temps.
Le ciel rempli de pluie
n'accorde pas aux yeux
de voir les étoiles.
Ce ne sera pas au vent glacial
de rapporter la lumière,
ni le chant du coq,
ni les pleurs d'un enfant.
Trop longue est la nuit,
sans temps,
infinité.


Edit: texte amélioré, et reposté.

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Dernière édition par Uchiha-sasuke-da le Dim 18 Déc 2011, 1:27 pm; édité 2 fois
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MessagePosté le: Dim 18 Déc 2011, 9:46 am    Sujet du message: Répondre en citant

Sympax ce texte aussi, j'ai bien aimé =) =) (ouais super le comm' mais attends, j'détail :p)

L'idée de base est très bonne, ce p'tit compte rendu d'un voyage qui semble t'avoir beaucoup marqué et que t'as l'air d'avoir grandement apprécié =) Déjà ça c'est un bon point parce qu'on le remarque dans ton écriture, que tu t'es amusée etc.

Ensuite, viens la phase de description, où là y'a de quoi approfondir ^^

Citation:
J’ai vu ces fameuses grandes falaises dominant les villes, j’ai croisé des routes où se tenaient des temples musulmans, et où les maisons étaient inachevées


Les falaises sont grandes comment ? Les routes sont chaotiques ? En bitume ? En terre ? Que manquent-ils aux maisons ? Un mur ? Un toit ? Une porte ?

t'vois ce que j'veux dire ? Dans le début de ton texte tu nous fais partagé le sentiment de joie que tu as eu, et sur la fin, une prise de conscience des évènements historiques et des bouleversements sociaux qui ont lieu pas loin de toi. Donc niveau empathie c'est bon, on s'y retrouve maintenant je pense que tu devrais détailler un peu plus le paysage pour qu'un gars comme moi qui n'a jamais foutu les pattes en Sicile mais adorerai puisse se laisser aller à imaginer le décor, t'vois l'truc ?

Citation:
J’ai marché dans les même rues qu’eux, j’ai surement croisé leur regard, j’ai marché dans leurs rues pavées, et remplis de chaleur méditerranéenne. Trapani, la fossile du bout du monde se dressant au pied de la belle Erice, la cité bruyante et dansante à la lueur du soir quand en une seconde vous oubliez où vous êtes. J’ai marché parmi eux, et cela plus d’une fois.


Là j'me représente bien l'truc, la ville typique méditerranéenne où on trempe son pain dans de l'huile d'olive toussa toussa =) =)

Bon texte donc, qui mériterait d'être un peu plus détaillé, de pousser un peu plus loin les souvenirs peut être ?

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MessagePosté le: Mar 20 Déc 2011, 1:49 am    Sujet du message: Répondre en citant

Plus detailler peut etre mais apres c est comme si d une coupe banan split on rajouter 4 autre parfum du caramel et de smorceau de réglisse , ça serait peut etre indigeste.

Le texte demarre lentement j avoue le debout est peut etre trop lourd mais a la fin on se delecte avec cette histoire comme une pizza napolitaine.

Texte interessant , une question hante mon esprit et je vais te la posé sur le chan .

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