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. La caverne - Le coin des philosophes

 
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Saharienne
Sennin


Inscrit le: 03 Nov 2006
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Localisation: comme vous y allez vite :3

MessagePosté le: Dim 27 Mai 2012, 10:49 pm    Sujet du message: La caverne - Le coin des philosophes Répondre en citant

Qu'est ce qu'est ce topic ?

Un coin de rencontre pour ceux qui aiment penser la pensée, pour ceux qui aiment écouter, entendre, prêter attention, à ceux qui ont pensé avant eux, pour ceux qui savent qu'il ne s'agit pas de dire "je sais" mais "je sais que je ne sais pas", pour ceux qui voudrait dépasser le simple "je pense que...." et ceux qui tout simplement aimerait partager leur passion pour la philosophie.

Qu'est ce que ce topic a été jusqu'à présent ?

Rien.

(D'aucun reconnaîtrons la private joke filée :p)

Qu'est ce que ce topic doit être :

Il ne s'agit pas d'un espace de dissertation (un topic en débat existe déjà) ou d'un topic d'aide scolaire pour les étudiants.
Il s'agit plutôt d'un espace d'échange de texte, de partage de lien, de déclaration d'amour envers tel ou tel philosophe, de demande pourquoi pas type "je m'intéresse à la politique vous avez des références ?" etc...

Je commence donc par la présentation de ce petit texte :

Qu'est ce que les lumières, Kant.
En lisant ce texte assez court pour du Kant nous seulement vous pourrez dire en toute sincérité que vous avez lu un texte entier de Kant et ainsi briller en société, mission n°2 de la philosophie juste après la recherche de la vérité mais en plus vous aurez là une excellente introduction à l'ensemble de la démarche critique de Kant.
La démarche critique c'est cette révolution copernicienne qui consiste (jvous la fait courte) à empêcher notre raison de s'évader dans du métaphysique vaporeux et à ne considérer comme vrai que ce dont on peut faire l'expérience physique. Ainsi Dieu, l'Ame, le Monde, ne sont pas des vérités, il s'agit d'idée de la raison que plus tard la démarche kantienne précisera comme "nécessaire".
Or cette démarche Kant ne la trouve pas un jour après un rail de coke.
Kant est à comprendre dans un concept bien précis : celui juste après les lumières, assez pour s'en émerveiller (la révolution française etc...) puis assez pour la dénoncer (la Terreur).
Ainsi en comprenant ce contexte philosophie et ses enjeux vous pourrez mieux comprendre la démarche de Kant qui je ne vous le cache pas est extrêmement difficile à lire même si au final ses concepts sont plutôt simple.

Je vous encourage donc à lire ce texte pour :
-Lire du Kant facilement
-Vous introduire à l'ensemble de sa démarche
-Mieux connaître un contexte philosophique
-Mieux connaître un contexte historique aussi.

Quel est le propos de ce livre :
Développer la devise des lumières :"sapere aude" soit : Ose savoir". En gros il s'agit d'encourager l'homme en ces temps de bouleversement politique à développer son ... AUTONOMIE. Et ça, ça doit faire réfléchir ceux qui connaissent déjà mieux Kant.

Les amateurs de philo : vous ne POUVEZ PAS faire l'impasse sur Kant, et pourtant Dieu sait que son style m'emmerde profondément, si vous aussi : lisez des livres SUR Kant plutôt que DE Kant histoire de vous en imprégner un maximum mais malheureusement la modernité philosophique ne s'ouvre en philo qu'à ceux qui ont compris comment fonctionne la "révolution copernicienne" de Kant (qui voulait faire à la philosophie ce que copernic à fait à la science c'est à dire imposer ses lois à l'expérience scientifique).

[url]
http://lvc.philo.free.fr/Kant-Lumieres.pdf
[/url]


Pour allez plus loin :

Hannah Arendt, Considérations morales : Ou comment l'homme en perdant sa capacité de penser a perdu sa capacité de juger permettant le totalitarisme du XXème siècle. Bien sûr Arendt est dans une parenté totalement assumée à la pensée de Kant, il s'agit là encore d'un texte très court et très simple d'accès, peu cher en librairie.

Métaphysiques des moeurs, Kant : Le développement de sa pensée morale (sa philosophie pratique) à mettre en rapport avec cette affirmation de la capacité de l'homme à penser par lui même. Texte à mettre en ballance avec...

Nietzsche, Par de là bien et mal : Il est complètement inutile de lire Nietzsche pour faire style rebelle philosopheux si l'on a pas lu les ouvrages moraux de Kant avant. C'est un contre point de vue utile pour nuancer le système kantien très séduisant par son unicité. C'est aussi un des livres les plus accessibles de Nietzsche.
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Mat
Jûbi


Inscrit le: 13 Fév 2008
Messages: 5781

MessagePosté le: Lun 28 Mai 2012, 11:37 am    Sujet du message: Répondre en citant

Que demande ce topic ?

Initiative intéressante. Je ne sais pas si le degré de difficulté nécessite de fournir un "guide de lecture" expliquant les grandes articulations du texte pour ne pas perdre en cours de route les volontaires qui se seront plongés dedans ?

J'aime bien ce texte, les distinctions entre usage public et usage privé de la raison, le bénéfice que peut tirer un souverain de laisser ses sujets s'exprimer (sous certaines conditions), la différence entre époque éclairée et époque des Lumières, etc. En somme on en a pour son argent et ce texte peut avoir une portée aujourd'hui encore. La philosophie est assez douée pour cela.

Question de curiosité pour finir : par rapport au propos de Kant, celui de Mendelssohn disait quoi ? Il avait lui aussi proposé une réflexion qui valait le coup d'oeil ? Le hasard a-t-il réalisé l'accord des pensées ?


Edit : Merci pour ta réponse. Bon courage. Wink


Dernière édition par Mat le Lun 28 Mai 2012, 12:19 pm; édité 1 fois
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Saharienne
Sennin


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Messages: 2391
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MessagePosté le: Lun 28 Mai 2012, 11:40 am    Sujet du message: Répondre en citant

Alors je n'ai pas eu accès à ce texte mais je vais voir illico s'il est disponible quelques part ! (J'ai bien peur que ce ne soit dans d'obscure recueil épistolaire à peine trouvable mais ça vaut le coup de regarder).
Concernant le niveau de difficulté je suis actuellement en partiel mais les prochains auront leur petit guide c'est une bonne idée en effet !
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Answer
Invité





MessagePosté le: Mar 29 Mai 2012, 12:22 pm    Sujet du message: Répondre en citant




Dernière édition par Answer le Mar 11 Sep 2012, 8:59 pm; édité 1 fois
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Saharienne
Sennin


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MessagePosté le: Mar 29 Mai 2012, 8:27 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Answer !! Oh quel dommage je comptais sur toi ! Que tu avances en philo me fait regretter de devoir stopper l'année prochaine la philo..............

Merci beaucoup pour tes précisions sur ce texte de Kant qui me sera très utile pour mes partiels :p

(J'ai tout un semestre : "Kant une révolution copernicienne ?" bien casse bonbon xD)

Merci pour ton extrait de Deleuze qui mets des mots sur ce que je pensais depuis longtemps, il est extrêmement saisissant et clair, il devrait pour qui prend la peine de le lire, apporter une grande aide dans sa pratique de la philo, en tout cas sentir l'appuis de Deleuze sera un appuis pour moi :p

Le texte d'Alain est tout simplement sublime et me donne très envie d'aller à la rencontre du reste de son oeuvre... C'est utile de développer ce genre de pensée à notre époque blasée :p

Le texte de Nietzsche et bien.... C'est du Nietzsche dans toute sa fausse prétention xD c'est toujours un vrai plaisir de le lire parce qu'on voit bien où s'arrêterait l'oeil bourgeois et qu'on a une petite sensation d'interdit à surpasser les prétentions affichées pour aller plus loin....


Si tu repasses et que tu as le temps j'aimerais bien savoir si tu as quelques lectures pour cet été à me conseiller, des livres de philo donc mais d'été : pas de kant ni de logique donc xD
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Saharienne
Sennin


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MessagePosté le: Mer 06 Juin 2012, 11:25 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Une excellente introduction à la philosophie de Kant, accessible level terminal, idéal pour se la pêter au bac mais...
La chanson est en anglais :s

Si y'a une foule de dingue qui réclame une traduction je pourrais vous en faire une petite ^^

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Spathi
Étudiant à l'académie


Inscrit le: 09 Fév 2009
Messages: 96

MessagePosté le: Sam 15 Sep 2012, 8:58 am    Sujet du message: Répondre en citant

J'aimerais apporter ma modeste contribution, en vous faisant partager un article de journal écrit par Mario Vargas Llosa, écrivain espagnol classique, sur Karl Popper philosophe politique.

Je vous laisse le texte d'origine en espagnol :

http://elpais.com/elpais/2012/09/07/opinion/1347012110_209153.html

Et voici le texte traduit en français :


Sans Hitler et les nazis, Karl Popper n'aurait jamais écrit ce livre-clé de la pensée démocratique et libérale moderne, la société ouverte et ses ennemis (1945), et sa vie aurait été probablement celui d'un professeur obscur de philosophie de la science, retiré dans sa ville natale de Vienne. On savait très peu de chose de l'enfance et de la jeunesse de Popper – son autobiographie (1976) les cache presque entièrement – jusqu'à l’apparition d'un livre de Malachi Haim Hacohen, Karl Popper, the formative years 1902-1945 (2000), investigation complète sur cette époque de la vie du philosophe dans le contexte brillant de Vienne, de la fin du XIX°siècle jusqu'au début du XX°, une société multiculturelle et multiraciale, cosmopolite, d'une créativité littéraire et artistique effervescente, d'esprit critique et d'intenses débats intellectuelles et politiques.

Puisque avec l'occupation nazi d'Autriche en Mars 1938 la vie culturelle de ce pays entra dans une étape d'obscurantisme et de décadence qui n'a pas encore été rattrapé – ses meilleurs talents émigrèrent, furent exterminés ou soumis par la terreur et la censure –, ça coûte du travail d'imaginer que Vienne, où Popper fit ses premières études, où il découvrit sa vocation pour l'enquête la science et la dissidence, où il apprit le métier de menuisier et milita dans le socialisme le plus radical, était peut-être la ville la plus culte et libre d'Europe, un monde où les catholiques, les protestants, les juifs intégrés ou sionistes, libre-penseurs, franc-maçons, athées, coexistaient, polémiquaient et contribuaient à révolutionner les formes artistiques, la musique surtout, même s'il y a aussi la peinture, la littérature, les sciences sociales, les sciences exactes et la philosophie. Un livre récemment traduit de William Jonhston, The Austrian Mind : An Intellectual and Social History 1848-1938 (1972), reconstruit avec rigueur cette fascinante Tour de Babel dans laquelle Popper apprit précocement à détester le nationalisme, une de ses bêtes noires à laquelle il a toujours identifié avec l'ennemi mortel de la culture et de la liberté.

La famille de Popper, d'origine juive, s'était convertie au protestantisme deux générations avant qu'il naisse en 1902. Son grand-père paternel avait une formidable bibliothèque dans laquelle lui, enfant, il contractait la passion pour la lecture. Il ne s'est jamais consolé d'avoir dû la vendre quand s'effondrèrent les finances de sa famille qui, durant son enfance, était très prospère. Dans sa vieillesse, quand pour la première fois dans sa vie, il reçut un peu d'argent pour ses droits d'auteurs, il essaya sincèrement de la reconstruire, en vain. Son éducation était protestante, stoïque, puritaine et même s'il s'est marié avec Hennie une catholique, cette morale stricte, calviniste, de renoncer à toute sensualité, d'auto-exigence et d'austérité extrême, l'accompagna tout sa vie. Selon les témoignages recueillis par Malachi Hacohen, ce que Popper reprochait le plus à Marx et Kennedy, ce n'était pas leurs erreurs politiques mais de s'être permis d'avoir des amantes.

Dans la ville Vienne de sa jeunesse – La Viena Roja –, il prévalait un socialisme libéral et démocratique propice au multiculturalisme, et beaucoup de familles juives intégrées comme la sienne occupaient des positions privilégiées dans la vie économique, universitaire et même politique. Son rejet précoce de toute forme de nationalisme – la régression vers la tribu – l’amena à s'opposer au sionisme et il a toujours pensé que la création d’Israël était « une erreur tragique » . Dans l'ébauche de son autobiographie il a écrit une phrase très dure : «je me suis opposé initialement au sionisme par ce que j'étais contre toute forme de nationalisme. Mais je n'ai jamais cru que le sionistes deviendraient racistes. Cela me fait ressentir de la honte envers mes origines, car je me sens responsable des actions des nationalistes israéliens» .

Il pensait alors que les juifs devaient s'intégrer aux sociétés dans lesquelles ils vivaient, comme avait fait sa famille, car l'idée « du peuple élu » lui paraissait dangereuse. Cela présageait, selon lui, les visions modernes de la « classe élue » du marxisme ou de la « race élue » du nazisme.
Cela devait être terrible pour quelqu'un qui pensait de cette façon voir comment, dans la société qu'il croyait ouverte, l’antisémitisme commençait a croître comme l'écume par l'influence idéologique qui venait d’Allemagne et se sentir tout d'un coup menacé, asphyxié et obligé a s’exiler.
Peu après, exilé en Nouvelle Zélande où grâce à ses amis F.A Hayek et Ernst Gombricht il avait obtenu un modeste travail comme lecteur dans l'université Canterbury à Christchurch, il apprend que 16 proches parents – oncles, tantes, cousins, cousines –, en plus d'innombrables collègues et d'amis autrichiens d'origine juive comme lui et parfaitement intégrés, seraient annihilés ou mourraient dans les camps de concentration victime du racisme démentiel des nazis.

C'est ce contexte qui induit Popper à s'éloigner pendant quelques années de ses recherches scientifiques ([…]) et à prêter ce qu'il nommerait sa contribution intellectuelle à la résistance contre la menace totalitaire. Il y a eu en premier La pobreza del historicismo (1944-1945) et ensuite La sociedad abierta y sus enemigos (1945). Malachi Hacohen trace une minutieuse et absorbante histoire des conditions difficiles, moindres qu’héroïques, dans laquelle Popper a travaillé ces deux œuvres de philosophie politique, qui lui donneraient plus tard une célébrité qu'il n'a jamais imaginé, en laissant un peu de côté les études et obligations administratives à l'Université, en demandant une aide bibliographique à ses amis européens et en vivant dans une pauvreté qui par moment se rapprochait de la misère, aidé par la loyauté et les dons missionnaires de Hennie, qui déchiffrait le manuscrit, le dactylographiait et de plus le soumettait par moment sous de sévères critiques.

Malachi Hacohen dans ce livre, a tellement travaillé sur le jeune Popper comme dans son enquête sur les origines du totalitarisme en Grèce classique qui, selon lui, commence avec Platon jusqu'à Marx, Lenin et le fascisme, en passant par Hegel et le Comte.
Et par moments on a l'impression que, au cours de ces années remplies d'une dévotion intense, il est passé d'une admiration dévote et presque religieuse envers Popper à un désenchantement, à mesure qu'il découvrait dans sa vie privée les défauts et manies inévitables, ses intolérances, son peu de réciprocité avec ceux qui l'ont aidé, ses dépressions et son peu de flexibilité pour accepter l'arrivée de nouvelles formes, idées et modes de la modernité. Quelques-uns de ces critiques me paraissent très injustes mais elles ne figurent pas dans le livre dédié à celui qui a toujours soutenu que l'esprit critique est la condition indispensable du progrès dans le domaine de la science et de la vie sociale et que c'est en soumettant à l'épreuve – c'est à dire en essayant de les falsifier, de démontrer qu'elles sont fausses – qu'on connaît la vérité ou le mensonge des doctrines, théories et interprétations qui prétendent expliquer l'individu isolé ou immergé dans l'amalgame social.

De plus, Malachi Hacohen établit clairement, contre ce qu'on est arrivé à croire durant la Guerre Froide, que Popper était le philosophe natif du conservatisme, ses thèses sur la société ouverte et la société fermée, l'essentialisme, l'historicisme, le Tiers-Monde, l’ingénierie sociale fragmentaire, l'esprit tribal et ses arguments contre le nationalisme, le dogmatisme et les orthodoxies politiques et religieuses, couvrent un grand spectre philosophique libéral dans lequel peuvent se reconnaître sans ambiguïté toutes les formations politiques démocratiques, depuis le socialisme jusqu'au conservatisme qui acceptent la division des pouvoirs, les élections, la liberté d'expression et le marché. Le libéralisme de Karl Popper est profondément progressiste parce qu'il est imbu d'une volonté de justice qui se trouve parfois absentes dans ce qui chiffre le destin de la liberté seulement à partir des marchés libres, en oubliant que ces marchés terminent, selon la métaphore de Isaiah Berlin, permettant aux loups de manger tous les agneaux. La liberté économique, que Popper a défendu, devait être complémentaire avec une éducation publique de haut niveau et de diverses initiatives d'ordre social, comme une vie culturelle intense et accessible au plus grand nombre, afin de créer une égalité des chances qui empêche, dans chaque génération, la création de privilèges hérités, ce qui lui a toujours semblé être aussi néfaste que les dogmes religieux et l'esprit tribal.
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