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. [Kardock Chronicles] Sasori Gaiden

 
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Kardock
Chuunin


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MessagePosté le: Ven 01 Aoû 2014, 12:54 pm    Sujet du message: [Kardock Chronicles] Sasori Gaiden Répondre en citant

Yo les gens !
Comme suggéré par plusieurs membres, j'ai décidé de séparer mes fictions de leurs commentaires. Ce topic se focalisera donc sur les histoires, tandis que le précédent contiendra les commentaires.

Je répète donc, je m'amuse à créer plusieurs histoires (généralement courtes, d'environ 5-6 chapitres) et qui retranscrivent la manière dont je m'imagine le passé de certains personnages, mais aussi de manière globale, les zones un peu obscures du manga.

Voici mes fic' actuelles :

- La suite du Kakashi Gaiden : http://forum.captainaruto.com/viewtopic.php?t=24957

- Deidara Gaiden

- Sasori Gaiden

Pour commenter, c'est ici : http://forum.captainaruto.com/viewtopic.php?t=28287&postdays=0&postorder=asc&start=0

Sur ce, je vous laisse à votre lecture, enjoy !


Kardock Chronicles
Deidara Gaiden : La naissance d'un artiste


Chapitre 1 : L'enfant du clan perdu


Cela faisait un moment que Satoshi marchait. Sa moustache grise volait au vent, alors qu'il gravissait une haute colline. Vieil homme du village d'Iwa, il n'avait pas l'habitude de s'aventurer aussi loin du village. Mais, le beau temps et une envie de voir du paysage le poussèrent à prolonger sa balade.

Alors qu'il peinait à montait les derniers mètres, il aperçut une colonne de fumée, non loin de lui. Étonné il se dirigea dans sa direction. Il aperçut alors un village dévasté. La plupart des maisons brulaient, le sol était parsemé de cratères, et de nombreux cadavres jonchaient le sol au milieu de gerbes de sang.

Satoshi se boucha le nez avec la main, tant l'odeur de mort était forte. Soudain, il aperçut un jeune enfant, d'une dizaine d'années au maximum, assis sur un rocher au milieu de cadavres. Ses longs cheveux blonds lui cachaient une partie du visage, mais on pouvait clairement voir qu'il avait le regard perdu dans le vide. Il était recouvert de sang.

Satoshi, les yeux grands ouverts, lui adressa la parole :
- Hé gamin, ça va ? Tu es blessé ? Il y'a du sang partout sur toi...
L'enfant ne bougea pas, toujours perdu dans ses pensées.
- ...quel est ton nom, tu es seul ?
L'enfant tourna lentement la tête vers lui.
- Tu es venu pour me tuer aussi, hm ?
Le sinistre regard de l'enfant effraya Satoshi. Ce dernier reprit son calme et lui répondit en souriant.
- Voyons, ai-je vraiment la tête d'un ninja ? Je ne suis qu'un vieillard à la recherche de matériel pour mon travail. Dis-moi plutôt ce que fais un enfant seul comme toi au milieu de ce massacre ?
- ...mon village a été attaqué par une bande de mercenaires. Tout mon clan est mort . Je suis le seul survivant, hm.

Le visage de Satoshi s'attrista. Si jeune, et déjà orphelin. Les ravages de l'hostilité shinobi ne faisait qu'empirer. Soudain, l'enfant crispa les lèvres, et posa ses mains sur son ventre qui fit un gros gargouillement.
- Depuis quand n'a tu pas mangé ?
… cinq jours au moins.

A la vue de ce pauvre orphelin affamé Satoshi sentait son coeur fléchier devant tant de tristesse. il regarda autour de lui, et contempla les massacres de la guerre. A la tristesse, se méla la colère. Voilà, longtemps qu'il n'avait pas autant pris pitié pour quelqu'un.
- Hé bien c'est décidé, je t'accueille chez moi. Je vais préparer une bonne soupe miso dont tu me diras des nouvelles !
Encore une fois, le regard de l'enfant s'assombrit.
- Je n'ai pas besoin de ta pitié, hm !
- Cesse de jouer les durs, cria Satoshi. Tu n'es qu'un gosse, et tu as besoin de manger et boire si tu ne veux pas finir comme ceux-là !
Il pointa du doigt un des cadavres près de lui.
- Tu prendras un bon bain et je te prêterai des vêtements de rechange aussi, tu empestes la mort. Et puis, rien ne t'obliges de rester longtemps. Tu pourras partir une fois rassasié. Mais pour le moment, je ne peux pas rester là te regarder mourir.
L'enfant le regarda perplexe.
-...très bien, si vous insistez, mais j'ai dépensé quasiment tout mon chakra, il va falloir que vous me portiez, hm.
-Du chakra !? pensa Satoshi étonné. Ce gamin est un ninja alors ?
- Un problème, demanda l'enfant ?
- Non pas du tout, allons-y !
Satoshi attrapa le jeune shinobi par l'épaule, et le mit sur son dos. En redescendant de la colline en direction d'Iwa, Satoshi en souriant, tenta d'obtenir une réponse à sa première question :
- Au fait, mon nom est Satoshi. Satoshi Imawa. Et toi, tu ne m'as toujours pas dit ton nom ?
...Deidara.
Hé bien, enchanté Deidara-kun !

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Dernière édition par Kardock le Ven 01 Aoû 2014, 1:18 pm; édité 1 fois
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Kardock
Chuunin


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MessagePosté le: Ven 01 Aoû 2014, 12:55 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Chapitre 2 : Un dangereux potentiel


Deidara ouvrit les yeux lentement. Il avait du mal à distinguer le contour des objets, et du attendre un peu avant que sa vue s'améliore. Des images du massacre de son clan lui trottaient encore dans l'esprit, mais il n'était pas troublé par ces dernières. En tant que ninja, il avait été entraîné à durcir ces émotions. Il se frotta le crâne en baillant et regarda son pantalon, qui lui était trop grand mais qui avait le mérite d'être propre. Il ne s'était pas lavé depuis des jours, et il se régalait de se sentir enfin propre. Il se leva péniblement et passa la porte de la chambre qui donnait directement dans une boutique. On pouvait voir sur les étagères des petites statuettes blanches.

Satoshi, un bol à la main et assit sur une table au centre de la pièce s'exclama :
- Ah, la marmotte est enfin réveillée ! Comment vas-tu ?
- ...fatigué, j'ai dormi combien de temps, hm ?
- Ça fait 3 jours que tu dors, je t'avoues que je commençais à m’inquiéter, rigola le vieillard. Que veux-tu pour déjeuner ?
Son orgueil lui disait de refuser l'offre, mais son estomac n'était visiblement pas du même avis :
- Du lait avec des céréales, hm !

Alors que Satoshi le servait, Deidara observait les différentes sculptures dans la boutique. Elles étaient simples, et ne ressemblaient pas à grand chose, mais pourtant quelque chose chez elles l’intriguait.
- C'est vous qui faites ça, demanda-t-il ?
- Oh, tu les aimes ? Je les fait avec...
Satoshi ne put finir sa phrase qu'une ombre entra rapidement dans la boutique, bousculant violemment Satoshi et faisant voler le bol de céréales au sol.
- Satoshi-san !!!!

Une jeune fille à la coupe au bol et dont les yeux étaient aussi malicieux que son son sourire, se tenait devant eux. Deidara se lamentait en regardant le bol renversé, tandis que Satoshi se passa la main derrière la tête en souriant légèrement.
- Oh, Kurotsushi-chan, tu es venue voir mes sculptures, demanda-t-il ?
- Hein ? Bien sûr que non, je viens pour tes bonbons !
- Ah évidemment...marmonna Satoshi, visiblement déçu.
Deidara se leva brusquement, colérique en pointant la jeune fille du doigt.
- Et toi, regardes ce que t'as fait à mon pti'dej, hm ! Tu pourrais t'excuser au moins !
La fille le dévisagea avec un regard douteux.
- Qui c'est lui ?
- Ah, c'est un jeune orphelin que j'ai recueilli chez moi après l'avoir trouvé agonisant il y'a trois jours.
Kurotsuchi rigola en pointa Deidara du doigt :
- Ah ah ah, pauvre petit chou.
- Toi... tu veux te battre, hm !?, lui lança Deidara en fermant le poing.
- Vas-y, je t'attends, ricana la fillette.
- Enfin les enfants, calmez-vous, dit Satoshi qui faisait des mouvements avec les bras pour se faire entendre.

Deidara se précipita alors sur la fille en criant. Il tenta de frapper Kurotsuchi qui esquiva rapidement le coup, tout en asséna un violent balayage au jeune ninja. Celui-ci tomba par terre dans un souffle avant que Kurotsuchi ne lui attrape le bras pour le lui bloquer dans le dos.
- Alors, qui c'est le plus fort ? ricana la fille.
- Argh, lâche-moi, hm ! Criait Deidara qui se débattait comme un démené.
- Ah ah, t'es trop drôle avec tes ''hm'' !

Une imposante voix se fit alors entendre :
- Kurotsuchi, encore en train de sécher tes cours de ninjutsu !?
La jeune ninja se retourna rapidement vers l'interlocuteur. Deidara se releva péniblement et pu apercevoir un imposant ninja, à la carrure très solide. Au milieu de son visage trônait un énorme nez qui eut pour effet de faire rire l'orphelin.
- Désolé papa, j'étais venu voir Satoshi-san et...
- Il n'y a pas de ''mais''. Si tu veux devenir aussi forte que moi ou ton grand-père, tu as encore beaucoup à apprendre. Allez, viens ici !
La fille s'exécuta en penchant la tête en avant.
- Désolé du gène Satoshi, même moi j'ai du mal à la gérer, dit le ninja.
- Ce n'est rien Kitsuchi-san, j'aime bien sa compagnie, dit le vieil homme dans un petit sourire.
En partant, le ninja se tourna pour porter un regard suspicieux vers Deidara. Ce dernier le dévisagea en grimaçant, avant qu'il ne parte, suivi de près par sa fille.
- On se reverra, dit-elle le sourire aux lèvres.

Deidara grimaçait. Se faire battre par une fille, plus jeune que lui et qu'il venait à peine de rencontrer, l'avait fortement déstabilisé. Satoshi, qui préparait un second bol, sourit :
- Tu n'as pas à te sentir vexé. Elle est très forte pour son âge. Après tout, c'est la petite-fille du Tsuchikage.
- Quoi !? La petite-fille du Tsuchikage, cette peste, hm !?
Satoshi rigola en voyant la tête de son jeune protégé. Il lui tendit le bol affectueusement. Deidara approcha sa main du bol quand tout à coup, Satoshi recula violemment en arrière en faisant tomber le bol.
- Allons bon, quand est-ce que je vais pouvoir prendre mon pti'dej tranquillement moi, hm !? Cria l'enfant.
- T...ta...ta main ! Qu'est-ce que c'est que ça !!? dit Satoshi apeuré en pointant du doigt la dite main.
Deidara regarda sa paume. Une bouche entre-ouverte se trouvait logée au milieu. Une imposante langue en sortie rapidement avant d'y retourner.
- Ça ? Ben c’est une bouche, hm.
- Mais qu'est-ce qu'elle fiche dans ta main !!?
- Ah, c'est vrai que je suis le seul maintenant, hm...c'est un caractère héréditaire propre à mon clan. Ces mains nous permettent de créer des bombes avec des roches. Notre clan était très puissant grâce à ça, hm !
- Des bombes... ? Dit Satoshi totalement abasourdi.
- Oui, regarde, je vais te montrer, hm !

Deidara sortit en courant, et revint quelques minutes après avec un petit caillou entre ses doigts. La bouche dans sa main droite l'avala gloutonnement et Deidara se concentra en malaxant son chakra.
Satoshi semblait inquiet :
- Heu, tu ne vas pas faire une bombe dans mon magasin, pas vrai ?
- T'en fais pas, j'ai pas envie de dépenser trop de chakra tant que je me serais pas rétabli, hm. Et puis, avec un caillou de cette taille, je pourrais à peine faire sauter une étagère.
- A peine... ? Dit Satoshi perplexe.
De la main de Deidara sortir alors un caillou, semblable au précédent en tout point, mis à part que six pattes en roche lui avait poussées sur le côté. Il ressemblait à une petite araignée. Deidara posa la roche qui se mit alors à se déplacer rapidement dans la pièce. Satoshi regardait les yeux grands ouverts.
- Ça alors...
- Ici, ça devrait aller. Katsu !
A peine eut-il prononcer son kiai que la roche explosa tel un pétard, laissa une petite trace au sol.
- Incroyable, dit Satoshi étourdi par ce qu'il venait de voir. Alors tu es bien un ninja...
- Ouais, et si j'avais utilisé mon ninjutsu, la garce de tout à l'heure aurait pas rigolé autant, hm !
- Et, jusqu'où peux-tu aller ? Dit Satoshi, inquiet du potentiel que pouvais cacher ce garçon.
- Hum...les meilleurs de mon clan arrivaient à faire sauter un village entier, mais l'occasion se présentait pas trop souvent, hm. Moi j'arrive à faire exploser trois maisons environ. Mais, on me désignait comme un génie. Je suis très précoce pour mon âge, hm. Je suis un des rares à créer des bombes téléguidées, même si c'est pas facile à faire. J'ai encore le temps de m'améliorer, et un jour, je créerai la plus grosse explosion qui ai jamais existé, hm !
- Ah...en voilà un défi...dit Satoshi, une goutte de sueur au front.

Au même moment, au bureau de Tsuchikage :
- Tsuchikage-sama, j'ai un rapport de Kitsuchi-sama stipulant qu'il a aperçut un garçon louche dans le village.
- Et alors, où est le problème si c'est un gosse ? répondit un homme de très petite taille, avec un imposant nez et dont la cape trahissait son statut de Kage.
- Et bien, d'après la description qu'il a donné, il est persuadé qu'il s'agit d'un survivant du clan que nous venons d'exterminer.
- Ceux qui manipulent le Bakuton ? Demanda le Tsuchikage légèrement étonné.
- Oui, il est quasiment sûr. Sa description est la même que l'un des membres du clan qui avait causé beaucoup de soucis, probablement son père. De plus, l'enfant aurait été recueilli chez le sculpteur Satoshi Imawa, peu après l'attaque du village.
- Hum...amenez moi Satoshi et ce gosse sur le champ !

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Kardock
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MessagePosté le: Ven 01 Aoû 2014, 12:56 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Chapitre 3 : La proposition


- Fais chier ce Tsuchikage, j'ai pas envie d'aller le voir moi, hum !
- Ne dis pas ça, Deidara-kun, dit Satoshi une goutte de sueur au front. On ne peux pas se permettre d'ignorer ses ordres, c'est le chef du village tu sais...
- Pff, et alors ? Ceux qui se mettent en travers de ma route je les explose, hum !
Le regard de Satoshi se fit encore plus inquiet et dubitatif. Ils arrivèrent devant le palais où un ninja les fit entrer. Après avoir monté les quelques étages, ils arrivèrent devant le bureau du Kage.
Ils patientèrent quelques minutes, puis un des secrétaires du Kage s'adressa à Satoshi :
- Tsuchikage-sama vous attend, l'enfant reste là pour le moment.
- Quoi !? Je suis venu pour rien !?
- Pour le moment j'ai dit...

Satoshi pénétra dans le bureau, inquiet. Il se tenait les mains et regardait autour de lui, comme si quelqu'un pouvait lui tomber dessus d'un moment à l'autre.
Le Tsuchikage se leva brusquement lorsqu'il le vit arriver.
- Ah, Satoshi-san, vous voil...argh !
En même temps qu'il se releva, une violente douleur le frappa au dos. Le vieillard du s’asseoir lentement dans son fauteuil en se tenant le dos.
- Tout va bien, Tsuchikage-sama ? Demanda Satoshi.
- Oui oui, ce n'est rien, ricana le vieil homme. Venons-en plutôt aux faits.
Le kage jeta un regard intéressé au sculpteur. Ce dernier ne se sentait vraiment pas à l'aise, et n'osez rien dire.

- Il paraît que vous avez recueilli un enfant avec vous ces derniers jours ?
Satoshi fut surpris de cette remarque. Qu'avait de si spécial cet enfant pour que le Tsuchikage en personne veuille le voir ?
- C'est exact...
- Qui est-il exactement ?

Le sculpteur commençait alors à comprendre pourquoi il avait été emmené ici. A la place de la peur, commença à apparaître de la colère.
- Je l'ai trouvé en haut de la colline, près des monts Aodobei, dans un village dévasté où il était le seul survivant.

Les yeux du Tsuchikage se froncèrent. Un des sous-hommes du chef se tourna vers lui :
- Tsuchikage-sama, cela correspond à nos suppositions, cet enfant est...
- Oui, c'est bien un survivant de ce maudit clan...

Satoshi ferma les poings et pris son courage à deux mains.
- J'en étais sûr, c'est vous qui êtes derrière l'attaque du clan !

Le Kage regarda perplexe son interlocuteur. Son regard devant alors des plus sérieux.
- Vous y voyez un problème ?

La question foudroya Satoshi qui n'osait plus rien dire. Il se rendit compte qu'il faisait face au Kage et qu'il devait ménager ses propos. Devant le silence du vieil homme, le Kage reprit :
- Ne croyez pas que nous avons détruit ce clan sans raison. Il est dangereux. Iwa travaillait autrefois main dans la main avec ce clan. Moyennant quelques sommes, il remplissait des missions de sabotage des plus importantes. Mais ses membres étaient orgueilleux. Une sorte de signe distinctif que l'on retrouve chez chacun d'entre eux, vous avez sans doute du le remarquer avec ce gosse.

Satoshi se tourna vers la porte derrière laquelle attendait Deidara. Il se retourna attentif vers le Kage pour écouter la suite de ses propos.

- A force de leur accorder notre confiance, ils devenaient de plus en plus arrogant. Grâce à leurs affinités naturels au Bakuton, ils ont volé une de nos techniques interdites pour créer des bombes. Nous avons tenté d'oublier l'incident, mais ils ont commencé à prendre la grosse tête, disant qu'il possédait un pouvoir surpuissant qui, soit disant, nous dépassait. Il nous paraissait clair qu'ils étaient en train de devenir un réel danger pour le village. Nous avons donc du les supprimer. Et vous savez ce que signifie ''supprimer'' un clan. Ni femmes, ni enfants ne doivent être épargnés.

Le sculpteur était effondré d'entendre de telles paroles. Il connaissait le système shinobi et ses méthodes implacables, mais maintenant qu'il se retrouvait impliqué dans une telle affaire, il avait du mal à ménager ses sentiments. Il était à la fois apeuré par le Tsuchikage, par la facilité avec laquelle il prenait de telles décisions, mais il était aussi enragé d'une telle injustice.

- Mais il se moque de son clan ! Il m'a déjà dit qu'il n'était pas affecté par la mort de ses proches. Vous ne comptez quand même pas le tuer ?
- Ce qu'il pense m'est complètement égal. Ce sont ses capacités qui m'inquiètent. J'agis pour le bien du village. Avez-vous vu de ce dont-il est capable ?

La discussion qu'il avait eu avec Deidara le matin résonna dans la tête de Satoshi. '' Les meilleurs de mon clan arrivent à faire sauter un village entier. Moi j'arrive à faire exploser trois maisons environ. Un jour, je créerai la plus grosse explosion qui ai jamais existé.''
Abattu, il acquiesça en hochant la tête.

- Nous sommes donc fixés, dit le Tsuchikage.
- Attendez, vous ne comptez quand même pas le tuer ? Il est trop jeune, il peut toujours travailler pour le compte du village !

On pouvait sentir dans les paroles de Satoshi une profonde tristesse. Il n'avait passé que de brefs moments avec cet enfant, mais une sorte de lien paternel s'était instauré avec lui. Il ne pouvait se résoudre à l'abandonner ainsi. Le Tsuchikage le regarda en le dévisageant :

- C'est pour débattre de son cas que nous l'avons fait venir ici. Mais faites attention Satoshi. Si vous vous prenez trop d'affection pour cet enfant, vous risquez d'avoir de mauvaises surprises... Qu'on le fasse entrer.

Les portes s'ouvrirent et Deidara entra dans la pièce accompagné de deux ninjas.

- Enfin, je commençais à m'ennuyer, hum !
- Hum, tu es bien comme je le pensais, dit le Kage dans un rictus.
- Qu'est-ce que tu me veux le vieux ?
- Kh...sale gosse.
- Deidara, je t'en prie, sois plus poli, le sujet est très sérieux, implora Satoshi.
- Laissez Satoshi, je m'en doutais...bon, voici le topo petit garnement.

Le Tsuchikage expliqua la situation à Deidara. A chaque phrase du Kage, Satoshi se tournait vers Deidara pour voir sa réaction. Ce dernier restait parfaitement stoïque. Il ne semblait ni en colère, ni triste. Son visage était sérieux, et contrairement à son habitude, il ne disait rien et écoutait. Une fois que le Tsuchikage eut fini, il n'attendit pas de question pour parler :

- Et donc vous compter m'assassiner, hum ?
- Tout dépend de toi. Tu as un énorme potentiel, et je connais tes capacités. Il s'avère que je monte en ce moment une escouade de sabotage constituée de pros des explosions et parmi eux, des utilisateurs de Bakuton comme toi. Je te propose de travailler pour le village en tant que shinobi d'Iwa. Tu rejoindras cette escouade et nous aidera renforcer notre puissance. Bien entendu tu seras payé, nourri et logé.
- Et si je refuse, hum ?

Le Tsuchikage se tourna vers Satoshi et dit dans un soupir :

- Voilà un bon moment que je connais Satoshi-san, et je doute qu'il me laisse te tuer si facilement. Du coup, je me contenterais de te bannir de ce village et te déclarer comme Nukenin. Évidemment si tu comptais revenir pour une quelconque raison tu serais tuer sur le champ.

Deidara regardait le sol en réfléchissant. Son honneur était sérieusement mis en jeu, mais il savait que le Tsuchikage mentait quand il disait qu'il le laisserait tranquille. Il serait probablement traqué sans relâche jusqu'à sa mort.

- Deidara je t'en supplie, accepte ! Dit Satoshi en joignant les mains.
- Donnez-moi une journée pour réfléchir, hum.

Le Tsuchikage réfléchit quelques instants lorsque Kitsuchi rentra dans la pièce, suivit de sa fille qui se trouvait dans un piteux état.

- Tsuchikage-sama, je viens faire mon rapport. Kurotsuchi a bien suivi son entraînement, mais elle a encore du mal à manier le Katon. Elle est encore loin de maîtriser le Yoton.

En entrant dans la pièce, le regard très fatigué de Kurotsuchi se posa sur Deidara. Elle retrouva alors sa malice habituelle.
- Tiens, c'est Hum-boy !
- Quoi, la garce de ce matin ! Répondit Deidara étonné.
- Ils se connaissent ? Demanda le Tsuchikage.
- Oui, répondit Kitsuchi. Kurotsuchi est venue rendre visite à Satoshi-san se matin et ils sont tombés nez à nez.
- Voilà qui est drôle...

Le kage réfléchissait. Si sa petite-fille entretenait une bonne relation avec le manieur de Bakuton, peut-être ce dernier serait plus simple à maîtriser. De plus, la rivalité qui semble les habiter pourrait être un bon moyen pour qu'il se dépasse mutuellement et deviennent tout les deux plus forts. Le vieillard releva la tête avec un sourire.

- Kitsuchi, si jamais notre jeune hôte accepte la proposition que je lui ai faite, je te charge de t'occuper de son entraînement au ninjutsu en même temps que ta fille.
- Comment !!? lancèrent les trois concernés avec de grands yeux.
- Hors de question que je m'entraîne avec elle/lui, crièrent Deidara et Kurotsuchi en cœur.
- Tsuchikage-sama, je ne sais pas vraiment si c'est une bonne idée, dit Satoshi perplexe...
- Dois-je vous rappelez que je suis le Tsuchikage !? Depuis quand allez-vous à l'encontre de mes décisions ? Cria Onoki pour se faire entendre. Et puis, je doute que Deidara-kun ait vraiment le choix n'est-ce pas ?

Deidara grinça des dents. Il était maintenant sûr que sa vie était menacée si jamais il refusait l'offre du Tsuchikage.

- Je vous donnerai ma réponse demain à l'aube, hum, répondit Deidara en sortant de la pièce.
- Deidara ! Cria Satoshi, puis il se retourna vers le Tsuchikage et s'inclina. Veuillez nous pardonnez pour ceci.

Il sortit rapidement à la poursuite de Deidara.

- Père, êtes-vous sûr que de laisser la vie sauve à cet enfant est une bonne idée ? Demanda Kitsuchi.
- Nous verrons bien. En attendant, si il tient à la vie, je suis sûr qu'il sera un atout majeur pour le village.

Kurotsuchi écoutais perplexe la discussion. Elle pencha la tête, les bras croisés en réfléchissant et en grimaçant.

Arrivé devant la boutique de Satoshi, Deidara s'arrêta, le regard perdu. Satoshi le rattrapa essoufflé et tenta de le résonner :

- Écoutes Deidara. Tu n'as pas à réfléchir, il faut que tu acceptes la proposition du Tsuchikage. Je ne vois même pas pourquoi tu hésites enc...
- La ferme ! Cria Deidara. Je sais encore ce que je dois faire. Si j'hésite c'est que j'ai mes raisons, hum ! Laisse moi réfléchir.

Il partit alors en courant loin de la boutique, en montrant clairement qu'il ne souhaitait pas être suivi. Il déambula plusieurs heures dans le village, l'air pensif. Son regard tombait parfois sur des enfants jouant avec leurs parents ou avalant avec satisfaction de nombreux bonbons colorés. Bien que sa famille ne lui manquait pas vraiment, ces visions réveillèrent en lui une douleur sentimentale.
Le soleil commençait à se coucher et enveloppait le village d'une teinte orange lorsque Deidara revint à la boutique. Il se tenait fixé devant l'entrée et il observait Satoshi, accroupi devant une statue en train de prier, les mains tremblantes. Lorsqu'il vit Deidara, il se raidit, puis le fixa lentement.
Au bout d'un moment, ses yeux se remplirent de larmes et il se précipita vers lui pour le prendre dans ses bras en sanglotant. Ils ne s'étaient rien dit, mais Satoshi avait compris dans le regard de Deidara que celui acceptait de rester au village. Il répétait à plusieurs reprises ''Tu as bien fait'', alors que Deidara restait impassible les bras le long du corps, le regard pointé devant lui. L'attachement de Satoshi lui était totalement indifférent, mais au fond de lui-même, il ne pouvait s'empêcher d'être heureux. Il avait trouvé une nouvelle famille.

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MessagePosté le: Ven 01 Aoû 2014, 12:58 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Chapitre 4 : Trouver son art ?


- Arrêtez de râler tout les deux !

Deidara grimaçait. La nouvelle tenue qu'il était obligé de porter le gênait énormément, il n'avait pas l'habitude de porter de tels vêtements. Après son altercation avec le Tsuchikage plusieurs jours avant, Deidara avait été promu d'office Genin (ses capacités de ninja n'étant pas à démontrer), et il devait du coup porter la tenue de combat des shinobis d'Iwa. Malgré cela, il se tenait droit, aux côtés de Kurotsuchi et face à Kitsuchi qui dictait de main ferme les deux enfants. Ce dernier les avait emmené en haut de plusieurs petites falaises, dont le sommet avait été façonné de manière à donner des terrains plats, parfaits pour l'entraînement.

- Commençons par un petit échauffement de malaxage de chakra. Vous allez escalader la falaise derrière vous cinq fois, uniquement avec votre chakra évidemment. Puis vous ferez cinq séries de cinquante pompes. Exécution !
- Hé hé, je parie que j'arrive en haut avant toi ! Ricana Kurotsuchi.
- Peuh, tu te surestimes un peu trop hm !

Les deux ninjas s'élancèrent alors à toute vitesse vers la falaise qu'ils escaladèrent aussi vite. Kitsuchi les regardait en souriant.
Vous aviez raison Tsuchikage-sama. Il se peut en effet que leur motivation augmente en travaillant ensemble.


- Pff pff, j'ai gagné hé hé... haleta Kurotsuchi.
- *tousse* c'est parce que t'as utilisé un jutsu Doton pour faire apparaître un rocher sous mes pieds hm !!!
- Taisez-vous ! Nous allons passer aux choses sérieuses maintenant, gronda Kitsuchi.

Les enfants obéirent et observèrent Kitsuchi. Celui-ci s'éloigna puis composa des mudras :
- Doton, Tsuchibushin no jutsu !

Un clone de Kitsuchi fait de pierre apparut à côté de lui. Peu à peu, l'apparence rocailleuse disparut, et il devint identique à l'original.

- Nous allons nous séparer en deux groupes. Kurotsuchi, tu continueras à travailler ton Yoton avec moi. Quant à toi Deidara, tu perfectionneras tes jutsus en affrontant mon clone. Nous continuerons ainsi jusqu'à que tu arrives à le battre.
- Ha, trop facile, cria Deidara tout en affichant un large sourire.

Kitsuchi eut un sourire en coin.
- Hum, c'est ce que nous verrons. Kurotsuchi, allons vers là-bas.
- Oui père.

Le père et la fille s'éloignèrent vers une zone plus éloignée laissant Deidara avec le clone silencieux.
- Bon, allons-y tas de pierre, hm !

Deidara mit sa main dans la sacoche qu'il avait préalablement remplie de cailloux. La bouche au creux de sa main avala gloutonnement plusieurs d'entre eux et recracha plusieurs animaux de roche miniature. Deidara en lança un premier qui avait l'apparence d'un serpent, puis monta sa main droite au niveau de son visage, l'index et le majeur levés vers le ciel. Le serpent pris alors une taille plus importante, et glissa rapidement vers Kitsuchi.

- Voilà donc son fameux Bakuton, pensa le clone. Voyons ça : Doton, Dai Tsuchiteisho no Jutsu.

Autour du bras de Kitsuchi se forma une énorme main faite de pierre avec laquelle il écrasa le serpent. Rapidement, il détacha son bras de la main et recula.

- Trop tard, hm !cria Deidara. Il exécuta le même mouvement avec ses doigts tout en prononçant un rapide ''Katsu''.

Une explosion retentit alors, faisant exploser en morceau la main et créant un vaste nuage de poussière. Kitsuchi eut à peine le temps de sortir du nuage que des projectiles en forme de fléchettes se dirigeaient vers lui. Il bondit rapidement vers la droite alors que les fléchettes explosèrent là où il se trouvait auparavant. Alors qu'il se stabilisa, il vit avec stupeur qu'il était totalement encerclé par des araignées de pierres.

- Katsu !
Les araignées explosèrent dans un vacarme assourdissant. Lorsque le nuage se dissipa, il ne restait qu'un cratère fumant de l'endroit où se trouvait avant le clone.

- Yeah, victoire hm ! Dit Deidara d'un air triomphant.

Mais à peine eut-il finit sa phrase que le sol sous ses pieds se durcit et s'enroula autour de lui.

- Kh, c'est pas bon, j'ai plus de chakra, hm !
- C'est fini, dit le clone de pierre qui sortit lui aussi du sol.
- Rah, si j'avais plus de pierre, j'aurais largement pu me substituer avec un clone et te faire explo...gwaah !
Deidara ne put finir sa phrase que le clone le frappa violemment à l'estomac.

- Cesse de parler à tord et à travers, et surtout, ne donne pas tes tactiques à l'adversaire.

Deidara cracha une gerbe de salive avant de s'évanouir.



Le jeune ninja ouvrit lentement les yeux. Il était allongé sur le dos, et le ciel au-dessus de lui avait une teinte bleuâtre, signe que la nuit allait bientôt tomber. Il se mit en position assise tout en se tenant le ventre qui le faisait souffrir.

- Ah, tu te réveilles enfin.

Kurotsuchi se tenait assise près de lui, le regard perdu vers les montagnes qui se dressaient au loin. Elle respirait fortement et son front était légèrement en sueur. Deidara remarqua que son regard était inhabituellement sérieux, voir triste.
- Mon père m'a chargé de te surveiller jusqu'à ce que tu reprennes tes esprits.

Deidara la regarda perplexe. Il ne savait pas quoi dire. Même s'il savait Kitsuchi plus fort que lui, sa défaite l'énervait au plus haut point. Kurotsuchi regarda Deidara se frottait le ventre avec sa main.

- Il t'a fait mal ?
- Ce n'est rien, j'ai connu pire, hm.
Elle recommença à regarder l'horizon.

- Je déteste ses méthodes. Elles sont peut-être efficaces, mais il est tellement perfectionniste qu'il
me regarde à peine. On dirait que je lui fait honte. Mais j'y peux rien moi ! C'est super dur d'apprendre le Yoton !

Deidara l'écoutait en silence.

- Dès qu'ils ont vu que j'étais bon en Katon, ils ont décidé de m'enseigner le Yoton pour contre-carrer l'essor des Kekkei Genkai des autres villages. Mais c'est le Doton que j'aime moi ! C'est pas juste...
- C'est bon, t'as fini hm ?

Kurotsuchi regarda Deidara surprise. Ce dernier s'était levé et regardait lui aussi en direction des montagnes.

- Qu'est-ce que tu crois ? La vie d'un shinobi n'est pas faite pour être simple. Tu es la petite-fille du Kage, et tu es né avec son potentiel. Tu as toujours eut des facilités, et maintenant que tu rencontres des difficultés, tu abandonnes et tu chouines, hm ?
- Quoi !? Hé, je pleure pas !
- Peuh, t'étais pas loin. Comment tu veux devenir un bon shinobi si tu n'arrives pas à souffrir un peu ? Un shinobi est un maître de l'effort. Commence à comprendre ça, et peut-être, tu arriveras à te surpasser.

Il ne laissa pas le temps à Kurotsuchi de répondre, et sauta de la falaise en direction du village. Kurotsuchi le regarda s'éloigner perplexe, puis elle sourit, et partit elle aussi.
Alors qu'il sautait de toit en toit, Deidara réfléchissait l'air renfrogné.
- Je dois m'améliorer, coûte que coûte, mais comment... ?

Il arriva finalement chez Satoshi, qui était désormais ''son nouveau chez-lui'' comme aimait le dire le vieil homme.

- Sato-san ! Je suis rentré, hm !
Le jeune ninja n'entendit aucune réponse.
- Hum, il doit sans doute bossait dans son atelier, c'est comme si il était dans un autre monde à chaque fois...

Deidara ouvrit une porte près de l'entrée. La pièce était remplie d'étagères où étaient alignées de nombreuses statuettes blanches. La plupart représentaient des animaux, mais certaines étaient bien plus abstraites. Il ne savait pas pourquoi, mais Deidara adorait cette pièce. Il passait parfois plusieurs heures à inspecter les statuettes sans jamais s'en lasser. Elles l'attiraient indéniablement, mais il ne savait dire pourquoi.
Satoshi travaillait au milieu de la pièce. Il était assis sur une chaise et portait de grosses lunettes, qui lui servait à la fois de loupe et de protection. Il modelait consciencieusement de l'argile et n'avait pas remarquer la présence de Deidara.

- Hey, Sato-san, chuis là, hm !

Satoshi releva lentement la tête. Lorsqu'il vit Deidara il afficha un sourire jusqu'aux oreilles et lâcha son argile.
- Ah Deidara, enfin de retour ! Comment ça s'est passé ? Tu sais, je commençais un peu à m'inquiéter, il se faisait tard et...
- Ça va, ça, je vais bien, hm...enfin, pas trop, je me suis encore fait ridiculiser.

Deidara raconta sa journée. Satoshi l'écoutait tristement.
- Et voilà pourquoi je dois devenir plus fort, mais je ne sais pas comment...
- Ce maudit Kitsuchi, de quel droit ose-t-il te frapper comme ça ! Je m'en vais lui dire deux mots !
- Même pas en rêve Oyaji ! Ça serait encore plus honteux, hm ! Et puis, ses méthodes restent celles d'un vrai shinobi, il n'y a rien à blâmer.
- Hum...

Deidara soupira. Il était un peu désemparé. Son regard se perdit sur l'argile que Satoshi travaillait.
- Tu travailles sur quoi cette fois ?
- Ah ça ? Je comptais faire une oiseau. Un hibou plus précisément, j'aime bien ces oiseaux là. Drôle, et majestueux à la fois. Tu sais, je suis vraiment content que tu t'intéresses à ce que je fais. Tu es sans doute l'un des seuls du village...Satoshi se passa la main derrière la nuque en disant cela, l'air gêné.
- Je sais pas. Y'a quelque chose dans tes sculptures qui m'attirent. On dirait que tout est parfait dedans, jusqu'au moindre détail...hm.
- Ah ! Tu sais reconnaître le bon travail, ha ha ha...hum.
- ...tu devrais éviter ce genre de remarque, hm...
- Heu, j'essaierai oui...mais tu sais, je ne sais pas ce que je ferais sans mes statues à modeler. Pour moi, c'est la représentation idéale de l'art.
- L'art... ?
- Oui, l'art. C'est une chose relativement abstraite...je suis convaincu qu'il n'existe pas de véritable art. Chacun doit trouver le sien, un art qui lui est propre, qui le définit.

Satoshi sourit et reprit son prototype. Il commença à la manipuler délicatement. Il faisait cela avec une concentration étonnante. Son regard semblait perdu dans un autre monde.
- Je me sens libéré de tout quand je fais mes statues. La sensation quand mes doigts glissent sur l'argile, voir la forme finale prendre forme petit à petit, et enfin, pouvoir admirer le résultat. Sa propre œuvre, le fruit d'un dur labeur. Ces statues sont comme mes enfants, vois-tu. Dommage que personne ne pense comme moi, ha ha...

Deidara avait le regard plongé dans les manipulations de Satoshi. Ses yeux pétillaient, et il avalait tout ce qui lui disait le vieil homme avec la plus grande attention.

- Quand j'y pense, ça ressemble pas mal à tes petites bombes...qui sait, peut-être es-tu un artiste en herbe. Un jour tu trouveras ton propre art, j'en suis sûr.
- Trouver mon propre art, hm... ? Marmonnait Deidara complètement perdu dans ses pensées.

Soudain, alors qu'il regardait Satoshi faire, une illumination lui vint à l'esprit.
- Sato-san, où est ton argile, hm !?
- Hein ? Et bien, une fois que je la ramène du mont Aodobei je l'entrepose dans ces jarres là-bas. Tu sais, il n'y a que la-haut qu'on trouve de l'argile de cette qualité.

Deidara se dirigea vers les jarres, souleva le couvercle de l'une d'elle et plongea sa main dans l'argile.

- Mais...que fais-tu... ? Tu sais, je rigolais quand je disais que tu devrais trouver ton art...

Deidara souriait de manière béate.
- Oui, ça marche ! Je le sens, j'arrive à la manipuler, hm !
- Hé bien, vas-tu me dire ce que tu fabriques !?
Deidara sortit lentement sa main de la jarre. Il tenait quelque chose au creux de sa main.

- Qu'est-ce que... ?
Il ouvrit la main et laissa apparaître une petit hibou d'argile. Sa tête était bien trop arrondie, et ses yeux étrangement vides.

- Incroyable...mais, est-ce que c'est... ?
- Hum...je n'arrive pas bien à les faire comme toi, mais j'aime bien sa tête, hm.
- C'est une bombe aussi !?

Deidara lança l'oiseau en l'air, et fit son signe de la main. L'oiseau s'envola alors et fit plusieurs fois le tour de la pièce.

- Ha ha ha, incroyable, hm ! Je le manipule parfaitement ! Ça n'a rien à voir avec la pierre !
- Ha...et c'est une chose bien... ?
- Et comment ! Maintenant que j'ai trouvé un matériau aussi pratique, je gaspillerai beaucoup moins de chakra. En plus l'argile prend moins de place, et elle est bien plus modelable que la roche. Tu n'imagines pas toutes les possibilités, hm !

Le sourire de Deidara effrayait Satoshi. Le jeune garçon semblait heureux, mais son sourire semblait presque malsain. Les possibilités, Satoshi arrivait parfaitement à les voir, et cela l'inquiétait au plus haut point.

- Aurais-je créée un monstre... ? Pensa Satoshi l'air maussade.

L'oiseau revint dans la main de Deidara. Ce dernier le regardait avec une grande satisfaction.

- Parfait...un peu de pratique, et je réduirais ton clone en bouillie Kitsuchi...hm.

Il lança l'oiseau par une fenêtre et le fit s'envoler haut dans les airs.

- KATSU !!

Une forte explosion retentit. Deidara regardait avec un air sadique l'explosion. La lumière de cette dernière se reflétait sur son visage. Et dans ses yeux, brûlait les flammes de la déflagration.

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MessagePosté le: Ven 01 Aoû 2014, 1:00 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Chapitre 5 : La consécration


Dans l'obscurité de la nuit, un hibou se pose calmement sur la branche d'un pin. Scrutant attentivement à travers la pénombre à la recherche d'une proie, le rapace est soudain délogé de son perchoir par le souffle d'une violente explosion. Les arbres se courbent devant le vent provoqué par le souffle, tandis qu'une lumière rougeâtre éclaircit la forêt. Puis d'un coup, le calme revient.
Au bord d'une clairière, un jeune ninja blond, essoufflé et en sueur regarde la fumée provoquée par sa détonation. Épuisé, il tombe a genoux et marmonne :
C'est parfait...celui-ci aussi fonctionne, hum. Avec tout ces nouveaux jutsus, je vais enfin pouvoir ridiculiser Kitsuchi.

Alors que la poussière se dégage, elle laisse apparaître un spectacle terrifiant. Devant le shinobi ne se tient plus une clairière, mais une douzaine de cratères fumants. Admirant son œuvre, Deidara frotte son torse nu. Alors que sa main passe au niveau de son cœur, il ne peut s'empêcher de sourire en observant la bouche qui loge dans sa poitrine.
- Toi, je te garde pour la fin, hum.



- Bon sang Kurotsuchi ! Tu n'arrives toujours pas à produire du Yoton ! Nous nous entraînons pourtant chaque jour à ça !
- Ha...ha...désolé papa, je fais de mon mieux...
- Tss, nous sommes sous la menace constante d'une nouvelle guerre ! Notre avenir dépend de toi et de tout ceux de ta génération ! Nous avons besoin de nouveaux jutsus, et c'est à vous qu'incombe cette tâche ! Tu ne peux pas faire que te...
- Hoï hoï, pas la peine de gueuler autant, je suis là moi pour représenter la nouvelle génération, hum !

Kitsuchi se tourna vers la voix. A quelques pas de lui se tenait Deidara. Il croisait les bras, et regardait Kitsuchi avec un air de défi. Son sourire en coin laissait clairement paraître la confiance qu'il avait en lui.

- Son regard est différent, pensa calmement Kitsuchi.

Kurotsuchi sourit en voyant son ami.
- Tiens, tu ne t'es pas défilé finalement ? Ça fais plusieurs jours qu'on ne t'avait pas vu, on avait fini par croire que tu avais abandonné.
- Keuh, je te rappelle que si je me défile, vous êtes supposés me tuer, hum...
- Ah, c'est vrai...

Kitsuchi regarda Deidara avec son habituel regard dédaigneux.

- Pourquoi n'es tu pas venu ces 5 derniers jours ?
- Je m'entraînais...à ma manière. C'est bien beau cet entraînement, mais ça ne me permet pas de développer de nouvelles technique, hum.
- Es-tu inconscient !? Si Satoshi-san ne nous avait pas certifié que tu étais toujours au village, nous t'aurions probablement considéré comme un Nukenin !
- Peu importe, je suis là maintenant, hum.
- Pourquoi es-tu revenu si ton entraînement te convient mieux seul ?
- Ha, c'est une question plutôt stupide, hum !
- Quoi !? S'indigna Kitsuchi.
- Il me faut bien quelqu'un sur qui essayer mes nouvelles techniques.

Kitsuchi eut un rire en coin.

- Soit, et bien amuse-toi donc. Doton, Tsuchibushin no jutsu !

Comme au premier entraînement, un clone fait de pierre apparut aux côtés du Jonin. Le clone se précipita alors violemment sur Deidara.

- Hé, on se calme !
Deidara plongea rapidement la main dans sa sacoche et lança une poignée de billes blanchâtres vers le clone. Ce dernier fronça les sourcils :

- Des roches blanches ?

Les billes éclatèrent pour former un épais nuage de poussière.

- Tss, évites d'abuser des mêmes techniques Deidara, surtout lorsqu'elle ne marche pas la première fois.

Lorsque le nuage disparut, Deidara avait disparu. Le clone regarda rapidement en l'air mais ne vit qu'un rapace haut dans le ciel. Le sol se mit alors à vibrer.

- Tu joues à mon propre jeu hein ?

Kitsuchi enfonça ses mains dans le sol et sortit Deidara du sol avant de le plaquer puissamment à terre. Deidara suffoquait alors que le clone lui bloquait les mains pour éviter tout jutsu du jeune shinobi.

- Il y'a peut-être une légère progression, mais c'est trop peu. D'ailleurs, je ne t'ai pas encore puni pour tes 5 jours d'absence...

La main de Kitsuchi s'entoura d'une couche de roche. Il décocha alors une puissante droite dans le visage de Deidara. Le visage déformé de ce dernier se mit alors à rire.

- Mais qu'est-ce que... !?
Le corps de Deidara devint blanc puis une lumière émana de son corps. Ce dernier explosa dans une grosse détonation.

Le vrai Kitsuchi et Kurotsuchi se retournèrent surpris par le souffle de l'explosion.

- Ouah, depuis quand il en fait d'aussi grosses ? s'exclama Kurotsuchi qui tenait sa main devant le visage.
Kitsuchi regardait stupéfait le cratère. Son clone avait perdu une jambe et la moitié du torse dans l'explosion. Un rire se fit entendre du ciel.

- Ah ah ah, c'est pas fini hum !

Les yeux se tournèrent vers le ciel, Deidara se tenait sur le rapace qu'avait aperçu Kitsuchi et fonçait droit sur le clone. Ce dernier tenta de se déplacer, mais ses mouvements étaient complètement bloqués.
Deidara sauta de l'oiseau qui percuta de plein fouet le clone et s'enfonça dans la roche de plusieurs centimètres.

- Katsu !

Une explosion encore plus grande que la précédente retentit. Le souffle de la déflagration monta haut dans le ciel dans une colonne de feu. Les deux ninjas de la roche étaient médusés devant une telle explosion. Si Kurotsuchi était impressionnée, Kitsuchi lui, était apeuré de voir la puissance que cachait l'enfant. Deidara, haletant, s'approcha lentement de Kitsuchi.

- *ha ha*...alors, keuf, pas mal hum ?
- C'est...
Kitsuchi-sama !!

Un ninja approcha rapidement vers le groupe.

- Kitsuchi-sama, vous allez bien ? Que s'est-il passé ?
- Ce n'est rien, juste un entraînement. Je vous avais pourtant prévenu que ce genre de chose arriverait non ?
- Je suis au courant, oui. Mais un espion vient d'être localisé, on pense qu'il appartient à la Racine.
- Quoi !? La Racine de Konoha ? S'exclama Kitsuchi.
- Oui, il a été vu près de la place centrale. Quand j'ai vu cette explosion j'ai été pris d'inquiétude...
- Vite, nous devons nous rendre là-bas, on peut encore le coincer.
- A vos ordres.

Les deux ninjas s'éloignèrent rapidement vers le village.

- Hé, et notre entraînement !! cria Deidara indigné. J'ai réussi à le battre ce fichu clone, hum ! Reviens ici !!!

Kurotsuchi regardait Deidara brandir son point en direction de Kitsuchi.

- Tu as été drôlement impressionnant...dit-elle.
- Hein ? Bah, je l'ai toujours été tu sais, il m'a juste surpris la première fois.

La kunoichi baissa les yeux, l'air triste. Deidara soupira.

- Qu'est-ce qu'il t'arrive, hum ? C'est pas ton habitude de tirer une tronche pareil.
- C'est...en fait, contrairement à toi, je ne fais aucun progrès...
- C'est tout ? Je te rappelle que tu travailles le Yoton, c'est plus dur que mes...
- Tu sais très bien que non ! Toi aussi tu utilises une technique héréditaire, pourtant tu y arrives bien mieux que moi !

Deidara ne put s'empêcher de sourire.
- Mais c'est qu'elle nous fait une crise de jalousie la petite Kurotsuchi, hum !

Kurotsuchi rougit.
- Tss, tu peux pas comprendre. T'as pas la pression d'être le petit-fils d'un Kage toi...
- Et alors ? Bah, de toute manière, t'es trop têtue, j'arrive jamais à rien avec toi, hum !

Deidara détourna la tête en boudant. Il se retourna lentement et regarda d'un œil la kunoichi. Elle était assise, l'air mélancolique, et se tenant les genoux. Il grimaça et rougit puis tout en se grattant le menton, demanda :
- Tu veux que je t'aide... ?

Kurotsuchi le regarda surprise ?
- Toi ? Mais comment ?
- Ben je sais pas, peut-être que ça ressemble à mon Bakuton...hum.
- Heu...je vois pas trop...
- Ben moi par exemple, je visualise mon chakra comme une déflagration, et j'utilise le doton pour la contenir. J'insère l'explosion dans le doton, et j'obtiens mes bombes...en gros, hum.

Kurotsuchi sourit de toutes ses dents.
- Ah je vois ! Ben, moi je m'imagine plus mettre le doton au milieu du katon, mais c'est trop dur à maintenir...
- Tu maîtrises mieux le doton non ? Pourquoi tu fais pas comme moi, mettre le katon dans le doton, hum ?
- Ben, la technique de Yonbi consiste à créer un magma, le feu est plus important...
- Ouais, mais t'es pas le Yonbi toi, essaies à ta manière et tu verras bien.
- Ouais, t'as raison !!

Kurotsuchi se leva et sauta les bras en l'air. Deidara la regarda, déboussolé
- Elle change de comportement drôlement vite...hum.
- Pour la peine, on va fêter ça, bouge pas !
- Fêter... ?

Kurotsuchi partit rapidement en direction du village. Elle revint quelques minutes plus tard avec une petite bouteille et deux coupelles. Elle remplit délicatement les coupelles avec le liquide dans la bouteille.
- Snif...mais c'est du Saké, hum ! On est trop jeune pour ça, puis c'est pas bon.
- T'occupes. En buvant ensemble, c'est comme si on était frère et sœur, je l'ai lu dans le Shonen Jump !
- Le Sho..et mais attends, qui a dit que je voulais être ton frère, hum !?
- Bah si, on est plus qu'amis maintenant, c'est de la fraternité !

Elle leva la coupe vers Deidara en souriant. Celui-ci soupira en souriant.
- Oh et puis, pourquoi pas, hum.

Les coupes se heurtèrent délicatement alors que le soleil se couchait au loin.

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MessagePosté le: Ven 01 Aoû 2014, 1:04 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Chapitre 6 : L'unité d'explosion


Alors que le village commençait doucement à se réveiller, Deidara sautait rapidement de toits en toits.

- Raah, Satoshi, pourquoi tu m'as pas réveillé plus tôt, hum...
- Hey Deidara-nii !!

Deidara se retourna et aperçut Kurotsuchi en contrebas.

- Oh non pas elle, c'est pas le moment !
- Ne fais pas comme si tu m'ignorais, baka ! Il faut que je te montre quelque chose !

Deidara grommela et s'arrêta près de la kunoichi.

- Ok ok, mais dépêche-toi, c'est mon premier jour dans l'unité d'explosion aujourd'hui.
- Ah, ils t'ont finalement accepté ?
- Le problème venait plus des doutes de ta famille que d'eux, hum... Bref, tu voulais me montrer quoi ?
- Ah oui regarde !

Kurotsuchi exécuta rapidement quelques mudras puis pris son inspiration :
- Yōton: Sekkaigyō no Jutsu !

Un fluide grisâtre et collant sortit de sa bouche en direction de Deidara.

- Oï oï, pourquoi tu me vises, hum !!?

Deidara esquiva du mieux qu'il put l'attaque, mais retomba à pied joint dans la masse grisâtre.
Il pouvait sentir sous ses sandales que le-dit fluide était relativement chaud.

- Alors ça y est, tu maîtrises le Yoton, hum ?
Le sourire béat de Kurotsuchi servit de réponse.

- C'est bizarre, il ne ressemble pas du tout à celui du Yonbi...hum.
- Oui, moi aussi ça m'a surpris, je suppose que c'est parce que je mets plus de Doton que de Katon, tu sais comme tu m'as expliqué.
- Ah oui...
- Mais, même si c'est moins brûlant que le Yoton du Yonbi, ça n'en reste pas moins aussi dangereux.
- Ah... ?
- Ouais, quelques secondes après avoir été exposé à l'air libre, le fluide durcit, comme du ciment. Idéal pour piéger ses adversaires !

Deidara essaya de remuer ses pieds, en vain.

- Hum, en effet, c'est plutôt efficace. Maintenant désactive-le que je puisse aller à mon rendez-vous.
- Heu...je ne sais pas encore le désactiver moi-même, hé hé...dit-elle en se frottant l'arrière du crane.
- …..........quoi !!!? Tu te moques de moi, hum !!? Trouve un moyen de me sortir de là, et vite !!!




Un groupe de shinobi se tenait côte à côte en écoutant le discours d'un des leur, plus expérimenté. Le ninja en question arborait une coiffure ébouriffé plutôt atypique, mais son regard froid et sérieux ne donnait aucune envie aux autres de rire.

- … et c'est cela qui fera de vous, les meilleurs éléments de cet escadron. Sachez être fort, sachez être vaillant, et une chose à laquelle je tiens particulièrement...

Deidara arriva en haletant, ses pieds pris dans des blocs de Yoton.
- ...soyez ponctuels...
- *Arf arf* excusez-moi, j'ai eu un gros contre-temps en chemin, hum.

Le shinobi regarda de travers Deidara.
- Tu dois être le jeune Deidara je présume... Puisque tu as loupé les présentations, je me présente : mon nom est Gari, et je serai ton supérieur dans cet escadron.

Il s'accroupit, et agrippa les blocs aux pieds de Deidara.
- Hum ?
- Bakuton : Jiraiken !

Les deux blocs éclatèrent et les pieds de Deidara se retrouvèrent de nouveau libres. Les ninjas discutaient en chuchotant de ce qu'ils venaient d'être témoin.

- Du...Bakuton... Oï, pourquoi tu maîtrises les techniques de mon clan, hum ?
- De ton clan ? Humpf, on ne t'a jamais mis au courant ? Ces techniques appartiennent à Iwa depuis des générations, mais votre clan les ont volé pour en faire sa fierté. J'ai appris cette technique de la même manière que mes ancêtres, et je la transmettrai également de la même manière. Maintenant tiens-toi à carreau, la prochaine fois, je ne me retiendrai pas pour épargner tes pauvres pieds...

Deidara détourna le regard en pestant. Mettant encore une fois son honneur de côté, il rejoint le rang des autres shinobis.

- Je vais donc reprendre rapidement pour notre jeune ami...en tant que membre de l'unité d'explosion, notre rôle est de détruire les infrastructures qui servent de point clé aux autres nations. Un pont de ravitaillement, une forteresse, rien ne doit nous résister. De nos actions dépend le sort d'Iwa. Vous aurez tous un rôle précis au sein de l'unité. Deidara, tu es le seul qui ne connaisse pas son rôle je suppose.
- Vous savez aussi bien la réponse que moi, hum.
- Humpf.

Gari s'approcha de Deidara et lui tint un petit appareil.
- Huh, qu'est-ce que c'est ?
- Sois fier, il s'agit là de la dernière trouvaille du centre de recherche d'Iwa. C'est une sorte de loupe monoculaire que tu dois placer au niveau de l’œil droit. Elle te permettra de voir beaucoup plus loin que ta vue normale, idéale pour repérer les embuscades.
- Et pourquoi j'ai droit à ça, hum ?
- Ton dossier a été étudié, il semblerait que tu sois capable de créer et monter des oiseaux d'argile ? C'est la technique idéale en tant qu'éclaireur. Vu que tu auras une vue aérienne globale, cet appareil t'est donc tout désigné.
- Une minute, je ne ferai rien exploser alors, hum ?
- Ne le prends pas comme ça. Il pourra t'arriver de détruire des éléments inaccessibles pour nous, ou bien couvrir nos arrières. Ton rôle est des plus importants.
- Ouais ouais, c'est bon, j'ai pigé, hum...
- Quoi qu'il en soit, nous allons commencer les entraînements. Suivez-moi.



Le temps passa lentement. Deidara enchaînait les missions au sein de l'unité. Il lui arrivait quelque fois de détruire les objectifs, mais même son rôle d'éclaireur lui convenait, il avait trouvé sa place. Il continuait de s'entraîner avec Kurotsuchi, et d'un point de vue artistique, avec Satoshi. Mais une mission allait tout changer...


L'unité se tenait dans un bosquet. En face d'eux se trouvait un camp fortifié, au creux de la forêt.
Gari se tenait assis au milieu des shinobis et utilisait un bâton pour dresser la situation au sol.

- Bien. Je vous rappelle que cette mission s'annonce complexe. Il s'agit d'une mission de rang A, et je vais être franc : c'est une opération kamikaze. Ginjo ?

Les yeux se tournèrent vers un shinobi au visage pâle.
- ...je suis prêt Gari-sempai.
- Je n'ai pas eu plus de détails, mais il semblerait que ce camp soit un lieu de réunion des tacticiens de Kiri. La zone est donc fortement sécurisée : ninja veilleurs, sceaux de protection, etc... Aucune infiltration n'est possible, d'où...ton implication Ginjo...
- Tss, pourquoi vous me laissez pas faire, hum ? Je pourrai l'anéantir depuis le ciel sans danger.
- Tu n'aurais droit qu'à une tentative Deidara. Il semblerait qu'il y ait une cible dans ce camp qui doit disparaître avec lui, probablement un puissant homme de Kiri. Si tu te loupes, c'est fini...et toi avec au vu des forces dans ce camp.
- Humpf...
- Bien, si tout le monde est prêt. Deidara, comme d'habitude tu surveilleras depuis le ciel. Toi Ginjo, tu te feras passer pour le ravitailleur que nous avons intercepté la veille puis une fois à l'intérieur, tu utilisera ta technique de sceau pour balayer le camp.
- ...compris.
- Nous surveillerons tes arrières avec le reste de l'unité et interviendrons en cas de problème. Bien, en place !

Les shinobis se placèrent tous à leurs postes. Ginjo se retrouva seul.
- Tu es prêt à servir Iwa jusqu'au bout, hum ?
- ...Deidara...
- Tu sais, mourir dans une explosion, c'est une consécration artistique en soi. C'est bien mieux que de mourir seul comme un déchet...à l'instar de la personne que tu ''remplaces''.
- Hé hé...tu sais, je n'ai pas le même sens de l'art que toi Deidara. Mais je me suis préparé à ça depuis longtemps, c'est mon rôle.
- ...bien, bonne chance.
- Hum, toi aussi blondinet.

Deidara se dirigea vers son oiseau d'argile et s'envola. Il scrutait le camp depuis le ciel et communiquait avec Gari via un micro.
- Il y'a deux shinobis postés sur les remparts, mais je ne vois pas d'activité au sein du camp...hum
- Reçu. Ginjo, approche-toi avec la cargaison, soit méfiant, mais tache de rester discret.

Ginjo s'approcha lentement du camp. Arrivé à environ cent mètres de l'entrée, il cria :

- J'apporte le ravitaillement pour le camp numéro 15 670, code d'entrée : ''Watashi …''

Ginjo ne put finir sa phrase que la porte s'ouvrit, laissant apparaître un individu portant un masque. Ginjo se raidit, et commença à trembler.

- La S...la...la Salamandre !
- Gari, il est armé d'un kusarigama, hum !
- Hanzo, ici !? Ginjo, retraite !!

Personne n'eut le temps de réagir qu'un bruit strident fendit l'air. Le bras d'Hanzo était tendu, et la lame de son arme avait volé au loin. La tête de Ginjo vola dans les airs et s'écrasa dans un bruit sourd. Deidara regarda sans rien pouvoir faire.

- Ginjo !!

Au même moment, des dizaines de ninja sortirent de diverses cachettes et tombèrent sur Ginjo et ses hommes.

- Une embuscade...retraite !!!

Un ninja sauta vers Gari.
- Insouciant...Bakuton : Jiraiken !

Gari frappa le ninja qui explosa au contact du poing. L'explosion créa un nouage de poussière qui permit à Ginjo de s'enfuir.
- Zone de réunion de Kiri...tu t'es bien foutu de moi Onoki...c'est Ame et Hanzo la cible, tu parles d'une mission de rang A

Deidara regardait la scène sous ses yeux alors que de la haine montait en lui.
- Très bien, c'est moi qui vais terminer cette mission, hum. C'est l'occasion de tester mon C3.

Deidara modela avec son argile une petite statue en forme de hibou. Après un rapide mudra, la statuette pris une taille humaine et commença à tomber vers le camp. Hanzo aperçut rapidement l'étrange objet. Il écarta les yeux avec effroi lorsqu'il vit le chakra qui commençait à s'échappait de ce qu'il comprit être une bombe.
- Qu'est-ce que...
- Katsu !

Une lueur éblouit le bois entier, avant de laisser place à une gigantesque explosion qui balaya le fort. Le souffle de la déflagration interrompit le combat qui se déroulait dans la forêt entre les ninjas d'Ame et d'Iwa.
L'énorme nuage de poussière empêchait de voir clairement, mais il était facile de deviner que le camp avait disparu.
- Hé hé, je savais bien que c'était plus simple comme ça, hum.

Un objet traversa rapidement le nuage et se logea dans l'oiseau de Deidara. Celui-ci reconnu rapidement un kunai explosif.
- D'où...

Il sauta rapidement de l'oiseau qui explosa dans le ciel. Le souffle projeta Deidara vers le sol, l'obligeant à créer un autre oiseau pour éviter la chute. Il aperçut une silhouette à l'origine du kunai.
- Alors t'es pas mort M. Le masqué, hum ?

Hanzo qui se tenait dans la bouche ouverte de sa salamandre observait Deidara avec intérêt.
- Voilà une technique qui sort de l'ordinaire...te laisser en vie serait dangereux...

Il envoya sa lame en direction de Deidara qui esquiva en virevoltant dans les airs. Il sauta de son oiseau qui fonça en piqué sur Hanzo.

- Katsu !

L'oiseau percuta le sol en explosant. Deidara posa pied à terre, essoufflé.
- Arf, j'ai utilisé beaucoup de chakra en peu de temps...est-ce que je l'ai eu...hum ?

Le sol se fissura et la salamandre surgit en frappant Deidara. Celui roula en arrière et percuta un arbre. La salamandre ouvrit la bouche dans laquelle se tenait Hanzo.
- Je me souviendrai de toi, utilisateur de Bakuton, mais tu ne mérites pas de rentrer dans l'histoire.

Alors qu'il brandissait son arme, plusieurs kunais volèrent vers lui. Il se tourna et aperçut Gari, qui le défiait d'un sourire en coin.
- Hé, il n'est pas le seul à manier le Bakuton.
- ...je vois, l'unité d'explosion de Iwa...tu es Gari n'est-ce pas ?
- Oh, je suis devenu si connu ? Voilà qui est intéressant.
- Je vois que ta manie de combattre ne démérite pas aux rumeurs non plus.
- Deidara, bien joué pour le camp, maintenant dégage de là, t'es déjà à bout ! Je m'occupe de lui.

Deidara se releva péniblement. Plusieurs membres de l'escouade l'appelèrent pour s'enfuir. Il les rejoint en haletant. Alors qu'il fuyait, il se retourna en entendant une explosion derrière lui.
- Gari.. ?
- Deidara attention !

Un ninja sortit brusquement d'un bosquet, épée à la main, et attaqua Deidara. Par réflexe, Deidara attrapa son argile. Le ninja était déjà au cors à corps.
- C'est trop près... Katsu !!

Deidara jeta rapidement un petit oiseau d'argile vers le shinobi tout en reculant. Mais la distance séparant les deux était trop petite. L'explosion toucha également Deidara. Tout autour du jeune shinobi se déroula au ralenti. Il sentait la chaleur de la déflagration sur ses bras alors qu'il était projeté dans les airs. Le souffle de l'explosion qui frappait son visage. Le bras ensanglanté de son adversaire volant à ses côtés. Il atterrit alors violemment au sol, mais il ne sentait rien. Les autres ninjas se précipitèrent autour de lui et lui parlaient, mais il n'entendait rien d'autre qu'un sifflement. Il souriait béatement, et adorait la sensation qu'il était en train de vivre.

-Deidara, ressaisit toi, il faut qu'on parte...
- Emmenez-le, vite...

Gari venait d'apparaître auprès de ses hommes. Un de ses yeux était fermé et ensanglanté, et il tenait son bras gauche avec le droit. Il semblait engourdi.
- J'ai réussi à faire diversion, partons...maintenant !

Deidara se fit emmener alors qu'il était à moitié dans le coma.
- ...hum...
- Gari-sempai, je crois qu'il reprend connaissance, je l'entends parler.
- ...ça y est...je viens de le comprendre...
- Qu...quoi donc ?

Deidara ouvrit grand les yeux et se mit à rire de façon démentielle.

- Je viens de comprendre le vrai sens de mon art. Non...pas mon art...l'art tout court !
- Deidara...tu vas bien... ?
Gari le regardait l'air sévère.

- Oui, parfaitement bien...je viens enfin de comprendre...l'art est une explosion !!!

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MessagePosté le: Ven 01 Aoû 2014, 1:07 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Epilogue : Départs et explosions


*knock knock knock*
Entrez !

Kitsuchi entra dans le bureau de son père. Ce dernier se trouvait comme à son habitude assit devant une pile de dossier qu'il lisait attentivement.

- Le rapport de l'unité d'explosion vient d'arriver, Tsuchikage-sama.
- Déjà ? Je suppose donc que certains ont survécu...
- Plus que vous ne le pensez...les pertes sont légères, nous ne comptons que trois pertes sur la dizaine de shinobis ayant participé à la mission.
- Oh ? Hanzo n'était-il donc pas là-bas ?
- Si, et il y'a bien eu escarmouche, mais l'unité à su faire preuve de bonnes diversions pour s'en sortir.
- Qu'en est-t-il de Deidara ?
- Il a réussi à détruire le fort...à lui seul... Il est revenu blessé mais ses jours ne sont pas comptés.
- Kuh...si seulement il avait pu disparaître en même temps qu'Hanzo, cela nous aurait bien arrangé... D'autres informations ?
- Gari est revenu dans un état grave. Il s'est fait empoisonné par Hanzo, nos médecins affirment pouvoir le sauver, mais il lui faudra plus de temps que Deidara pour se remettre...et...
- Et quoi ?
- Il a dit dans un dernier soupir que le pouvoir de Deidara avait encore augmenté...
- Si il a détruit le camp tout seul, cela me semble évident...le cas de ce garçon devient vraiment problématique...
- On m'a aussi informé qu'il tenait des propos assez inquiétants dans son sommeil...comme quoi il aurait trouvé son véritable art et que celui-ci serait...l'explosion...
- Hum...je m'occuperai de son cas plus tard, tu peux disposer.
- Très bien.

Kitsuchi quitta la pièce calmement. Ônoki réfléchissait seul dans son bureau. Il ouvrit un tiroir et en sortit un parchemin noir et rouge décachetée. Il le déroula afin de le lire une nouvelle fois.
- Akatsuki hein... ? Et si...



- Laissez moi passer, je veux le voir !
- Satoshi-san, attendez, il n'est pas encore totalement rétabli.
- Mais il a besoin de...
- C'est bon, je vais bien, hum.

Les deux interlocuteurs qui se tenaient à l'entrée de sa chambre se tournèrent vers lui.
- Vous faites tellement de bruit, comment vous pouvez dire que je me repose, hum ?
- Deidara-kun !

Satoshi entra dans la pièce. L'infirmière abandonna l'idée de retenir le vieil homme, et laissa les deux compagnons ensemble. Deidara était recouvert de bandage, et son bras prit dans du plâtre. On pouvait facilement lire dans son regard que la situation l'énervait au plus haut point.
- Deidara tu vas bien ?
- Non, je m'ennuie à mourir ici, je vais y passer si je reste plus longtemps, hum !
- Ça serait le comble dans un hôpital...
- Il faut que je perfectionne mon art, et je peux pas dans ces conditions !!
- Ah, tu parles de tes statuettes, dit Satoshi l'air un peu inquiet.
- Non, je parle de mes jutsus. J'ai trouvé mon véritable art Ojisan !
- Mais, ton art...ne s'agissait-il pas de tes statues d'argile... ? l'inquiétude de Satoshi gagnait en ampleur au fur et à mesure que la discussion avançait.
Deidara secoua la tête en signe de négation.

- J'ai compris quel était mon véritable art lors de la mission. L'art est une explosion, Satoshi.

Le vieil homme baissa les yeux. Ce qu'il craignait arriva : Deidara devenait obsédé par les explosions. Il ferma les yeux par dépit, puis se retourna vers le jeune shinobi.

- Écoute Deidara, je ne pense pas que les explosions fassent partie de l'art...

Le shinobi fronça les sourcils.
- Alors toi aussi tu penses que je délire, hum ?

Satoshi sursauta en entendant cela.
- Mais enfin, pas du tout ! Et est-ce que cela signifie que d'autres personnes ont pensé ça ?
- Pff, le Tsuchikage a envoyé plusieurs experts en psychologie pour ''étudier mon cas''. Mais je vais parfaitement bien, hum. Tu me crois hein ?
- Bien sûr Deidara, seulement...

Le regard de Deidara se remplit de tristesse, comme si il savait ce que Satoshi allait dire.
- ... tu ne peux pas faire de l'explosion ton art...c'est impossible. C'est beaucoup trop dangereux pour les autres, et pour toi aussi, regarde-toi !

Deidara détourna les yeux de son père adoptif.
- Quand je te disais de trouver ton art, je pensais à quelque chose de plus...normal.
- Mais tu as dit que cela devait venir du fond de l'âme !!

Le cri de Deidara déchira le calme de la pièce. La tristesse avait laissé place à la haine.
- Tu disais que je saurai quel serait mon art quand le moment viendrait. Et c'est le cas ! Je l'ai trouvé, et je ne compte pas faire marche arrière, hum ! Au final, je suis sûr que même toi tu n'as jamais ressenti ce que j'ai ressenti là-bas !
- Deidara...tu dois comprendre...
- J'en ai marre, hum !!

Deidara se leva avec énergie de son lit, attrapa sa sacoche d'argile, puis sauta par la fenêtre.
- Deidara !!

Le ninja s'éloignait en sautant de toit en toit. Une infirmière se précipita dans la chambre.
- Vous l'avez laissé partir ? Il est encore en convalescence enfin !... Monsieur !?

Satoshi ignorait totalement l'infirmière. Il serrait les poings en regrettant ses dernières paroles.
- Il faut que je trouve Kurotsuchi...


Deidara, toujours en vêtements d’hôpital, essayait de se changer les idées en marchant à travers le village.
- Qu'est-ce qui ne va pas.. ? Les gens devraient être content pour moi, j'ai enfin trouver mon art, qu'es-ce que ça peut faire que ce soit l'explosion, hum ?

Alors qu'il passait devant les habitants du village, ces derniers le dévisageait.
- Il sort de l’hôpital ?
- Qu'est-ce qu'il fait là ?
- Hé, c'est pas celui qui délirait sur les explosions ?
- Si, on dirait...fais gaffe à ce que tu dis, il pourrait nous exploser.

Deidara grinça des dents et serra les poings.
- La ferme !! Vous ne voyez donc pas la beauté des explosions, hum !?

Tout le monde se tut autour de lui. Les enfants s'agrippaient à leurs mères, tandis que les marchands regardaient avec intrigue la scène.
- Je vais vous faire, une démonstration, vous comprendrez mieux, hum.
- Quoi, mais il est fou !?

Deidara plongea une main dans sa sacoche et en sortit un oiseau en argile. Il le lança tandis qu'il s'éleva vers le ciel.
- Katsu !!

L'oiseau explosa violemment. Ce dernier n'étant pas encore très haut, le souffle de l'explosion se fit ressentir dans toute la place. Certains étalages tombèrent à la renverse, un vieil homme tomba au sol et des enfants se mirent à pleurer. Deidara lui ne quittait pas des yeux le feu de la déflagration.
- Regardez ça, hum ! N'est-ce pas magnifique ? Ouvrez-donc les yeux, l'art est une explosion !
- Il est fou, arrêtez-le !

Plusieurs ninjas dont Kitsuchi se dirigèrent vers le lieu de l'explosion. Ils furent rapidement mis au courant de la situation par les villageois, et Deidara fut interpellé de force. Encore fatigué, il ne montra aucun signe de résistance et se laissa porter jusque dans une cellule.
Kitsuchi discutait avec son père dans le bureau de ce dernier.
- Je crois que nous tenons là une bonne raison pour nous débarrasser de lui, dit Kitsuchi.
- Oui en effet, il est clair qu'il devient une trop grande menace...

La porte s'ouvrit avec fracas. Kurotsuchi se précipita vers ses aînés, son visage rouge et ses yeux brillants témoignant facilement de sa colère.
- Vous avez enfermé Deidara-nii ? Mais vous êtes pas bien, relâchez-le !!
- Je t'ai déjà dit d'arrêter de l'appeler comme ça, ce n'est certainement pas ton frère, rétorqua son père.
- J'ai discuté avec Satoshi. Il n'est pas méchant, ni dangereux, juste incompris ! Il pensait avoir trouvé quelque chose de précieux pour lui, et voilà que tout le monde le méprise. Donnez-lui une chance.

Le Tsuchikage soupira en fermant les yeux.
- Ma petite, cela fait déjà plusieurs fois que nous lui avons donné une chance, mais il semble la rejeter à chaque fois...
- Papi, je t'en prie !! C'est mon ami ! C'est le seul qui ne me voit pas comme la petite-fille du Tsuchikage ! Et puis, il m'a appris à manier le Yoton !
- …
Kitsuchi regardait fermement son père. Il sentait une hésitation, et il n'appréciait pas du tout.
- Tu es trop clémente avec ta petite-fille, la sûreté du village passa avant tout.
- Très bien, Kurotsuchi, je veux bien accorder une ultime chance à ce jeune manieur de Bakuton, répondit Ônoki en ignorant totalement son fils.
- Quoi, vous ne m'avez pas entendu ?
- Oui, merci Papi !!
- Maintenant, sors d'ici, je ne me rappelle pas t'avoir autorisé à y entrer.

Cette fois-ci, le ton n'était pas à la rigolade, et Kurotsuchi eut un petit gloussement.
- Hii ! Tout de suite.
Elle sortit de la pièce aussi vite qu'elle n'était rentrée. Kitsuchi fixait Ônoki des yeux.
- Vous avez perdu la raison ? Que faut-il de plus pour que vous vous rendiez compte du danger qu'il représente ? La destruction du village ?
- Ça suffit Kitsuchi ! Je ne suis pas encore sénile, je sais parfaitement ce que je fais !
- ….
- As-tu entendu parler de l'Akatsuki ?
- Pas vraiment, juste des broutilles.
- Ce n'est encore qu'une jeune organisation de mercenaires comportant très peu de membres, ont dit qu'il ne sont que deux actuellement. Pourtant ils arrivent à des résultats extraordinaires : assassinat, espionnage... J'ai déjà fait appel à eux, et je ne suis pas déçu. Tout ça en échange d'informations sur la localisation du Gobi.
- Quoi, !? Mais pourquoi ?
- Ils sont à la recherche des Bijus parait-il.
- Mais on ne peut leur laisser la main mise sur nos Bijus ! Ce sont nos armes les plus puissantes dans cette guerre !
- Nous possédons encore Yonbi, et je n'ai pas dit que je leur donnait Gobi. Si ils le veulent, ils devront affronter Han. Et si nous gardons de bons termes avec eux, c'est comme si nous gardions Gobi. J'ai déjà réfléchi au pour et au contre. La méthode importe peu en ces temps de guerre, seul le résultat compte. Et ces mercenaires sont un atout considérable.
- ...quel rapport avec le manieur de Bakuton ?
- Les membres de l'Akatsuki sont des Nukenin. Si pour une quelconque raison, Deidara quittait le village, au vu de sa force, il n'est pas impossible qu'il soit contacté par ces derniers. Nous aurions alors encore plus de lien avec eux
- …je vois...
- Tout ce que nous avons à faire, c'est d'attendre que la bombe explose.



Le soir-même, Deidara était libre. Il retrouva Kurotsuchi là où ils avaient l'habitude de s'entraîner auparavant. Cette dernière était passée le voir dans sa cellule, et lui avait dit de la retrouver là une fois qu'il serait relâché.
- Je suis content qu'ils t'aient libéré, tu n'avais rien fait de mal.
- … tu me crois fou toi aussi, hum ?

Kurotsuchi le fixa avec tristesse.
- Bien sûr que non. Ou bien je suis aussi folle que toi, dit-elle en rigolant.
Mais Deidara ne répondit pas à la blague. La kunoichi se sentit gênée.

- Hum, on a tous une passion. La tienne est juste peu habituelle, les gens ont peur de ce qu'ils ne comprennent pas.
- …
- Je suis sûr qu'ils s'y feront. Et puis, quand ces mêmes explosions sauveront le village et feront de toi un héros, je suis sûr que tout le monde voudra savoir faire d'aussi belles explosion que les tiennes !
- ...merci Kurotsuchi.
- Ah enfin tu souris, Nii-san ! Allez, viens, on va manger des ramens !
- Pourquoi des ramens..., hum ?
- Je sais pas, ça sonne bien dans ces moments-là...ah et c'est toi qui payes.
- Quoi !!!?


Une année s'était écoulée depuis la mission impliquant Hanzo. Deidara n'était pas encore devenu un héros. Il essayait même de se faire plus discret. Mais ses terribles jutsus restaient toujours dans la mémoire des gens. Il ne pouvait aussi s'empêcher de clamer haut et fort que l'art était une explosion. Tout cela faisait que les gens commençait à le redouter fortement. Deidara ne vivait plus chez Satoshi, il était suffisamment âgé pour vivre sa propre vie, mais il passait souvent le voir pour l'aider ou juste discuter.
Il partait de chez lui afin de se renseigner sur les missions de l'escouade. En chemin il croisa plusieurs personnes, mais toutes le dévisageaient. Il entendait la plupart d'entre eux marmonner dans son dos et alors qu'il regardait un enfant celui-ci courut se réfugier chez lui. Deidara serra les poings et grinça des dents. La situation devenait insupportable, et il avait du mal à se contenir. Le sang de son clan bouillonnait en lui, et chaque personne croisée représentée un ennemi potable.

- Hé regarde, ça serait pas l'autre taré des explosions.

Deidara s'arrêta. Devant lui, deux ninjas lui bloquaient le passage.
- Tu veux pas nous raconter l'histoire de ton ''art'' ? J'adore quand tu nous sors ça.
- Ah ouais, c'est génial ! ''L'art est une explosion'' ah ah, t'en as dans la caboche toi.
- Laissez-moi passez, hum. Contrairement à vous j'en ai ''suffisamment dans la caboche'' pour faire quelque chose de ma vie, hum, répondit Deidara sans même les regarder.
- Oï, tu nous cherches là ?
- Réponds quand on te parle !

Le second ninja saisit Deidara et le projeta au sol. Les passants regardaient la scène sans rien dire.
- Pff, mauviette, ton art est comme toi, il vaut rien. Je pige pas que le Tsuchikage laisse un gars comme toi se balader librement. T'es un danger pour le village, même si je finis en taule, je vais m'occuper de toi avant que tu fasses tout sauter !
- Attends, calme-toi un peu, dis le premier ninja qui essayait de calmer son camarade.

Deidara se releva lentement en ricanant, la tête penchait vers le sol.
- Hé hé hé, mon art ne vaut rien...hum ?

Il releva brusquement la tête. Son visage était rempli de colère et les veines de son cou ressortaient à pleine vue.
- Que dis-tu d'assister à mon art aux premières loges, hum !?
- Quoi ?

Deidara lança en direction du ninja un oiseau d'argile. Après un mudra de Deidara, la statuette prit une taille humaine et percuta le ninja. L'oiseau se dirigea alors vers le ciel en emportant avec lui le malheureux.
- Argh arrête !
- Ah, sois heureux ! De pourriture insignifiante, tu vas finir en beauté éphémère, c'est un beau présent que je te fais là. Katsu !!!

L'oiseau explosa, emportant avec lui le ninja. Un doigt ensanglanté tomba près du second shinobi.
- Ah...ouaah !
- Magnifique, hum ? Ne t'en fais pas, je me sens généreux aujourd'hui, je vais te permettre toi aussi de devenir explosion, hé hé...

Plusieurs shinobis apparurent sur le lieu de la scène. En les voyant, Deidara se mit à rire, et se prépara au combat. Il ne comptait pas se laisser faire cette fois-ci, il devait mettre un terme à tout cette histoire.

Le Tsuchikage, debout devant sa fenêtre observait le nuage de l'explosion. Kitsuchi entra dans la pièce, accompagné d'Akatsuchi.
- Bien, je pense que le moment est enfin arrivé. Je prends les choses en main, suivez-moi.

Les trois ninjas se dirigèrent hors du bâtiment. Au loin, on pouvait entendre le bruit de plusieurs explosions et cris d'effroi. Kurotsuchi se hâtait au milieu des passants. Elle entra dans un bâtiment en sueurs.
- Satoshi-san !!
- Kurotsuchi ? Que se passe-t-il dehors ? Ces explosions...ne me dit pas que c'est...
- Suis-moi, je t'expliquerai en route ! Mais fais vite, Papi va bientôt entrer en scène !
- Ônoki-sama... ?

Dans les ruelles du village, le combat continuait de plus belle. Deidara, perchait sur un oiseau d'argile, esquivait les jutsus et projectiles des ninjas à sa poursuite tout en ripostant avec son Bakuton. Même si il essayait de minimiser les dégâts, il ne pouvait éviter certains bâtiments qui voyait une part de leur mur tomber en miettes. Il s'éleva au-dessus du village, hors de portée de ses poursuivants.
- Enfoirés...

Une voix proche lui parvint alors.
- Deidara ! Cette fois tu en as trop fait.

Le jeune shinobi se retourna surpris. Suspendu dans les airs, se tenait Ônoki, sa cape de Tsuchikage flottant au vent, et accompagné de Kitsuchi et Akatsuchi qui, eux aussi, volaient.
- Comment est-ce possible, hum... ?
- Allons allons, tu n'as jamais entendu parler de mon jutsu de gravité ? Voilà qui est vexant...
- Tu en as trop fait Deidara, tu n'as plus rien à faire ici, continua Kitsuchi.

Deidara grinça des dents.
- Ce sont ces hommes qui m'ont attaqué, je n'ai fait que défendre mon art, hum !
- En les explosant... ? , ricana le Tsuchikage
- Ils n'avaient aucune esthétique, ils ne méritaient pas de parler ainsi de mon art.
- Tu es complètement fou, dit Kitsuchi qui semblait prêt à en découdre à tout moment.

Au même moment, Deidara observait la foule grâce à sa loupe monoculaire. Les villageois acclamaient le Tsuchikage, pointaient du doigt Deidara avec rage, il était clair qu'ils souhaitaient tous en finir avec le manieur de Bakuton.

- Ce village...ne m'a apporté que de la souffrance... Je vais en finir une bonne fois pour toute, hum !!

Deidara plongea la main dans sa sacoche, et forma la même statuette que celle avec laquelle il avait détruit le fort d'Hanzo. Il laissa cette dernière tomber mais on lieu de chuter elle flottait à ses côtés. Il commença à lever les doigts au niveau de son visage en riant comme un diable.

- C'est la fin de ce maudit village et de ces habitants corrompus, hum !
- ''Corrompus'', qu'est-ce qu'il raconte ? Se demandait Akatsuchi.
- Ah ah ah ah...que...

L'appareil de Deidara zooma alors sur deux personnes que le manieur de Bakuton avait oublié dans sa démence. Kurotsuchi et Satoshi, perchés sur un toit, regardaient, impuissants et inquiets, l'issue de la discussion entre Deidara et le Tsuchikage. Satoshi avait joint ses deux mains, comme si il priait. Le sourire de Deidara s'effaça complètement pour laisser place à de l'hésitation. De la sueur coulait de son front.
- Hé bien Deidara-kun ? Que vas-tu faire ? Demanda Ônoki ?

Le jeune shinobi se savait piégé. Il ne pouvait pas se permettre de blesser Satoshi et Kurotsuchi, les seules personnes à l'avoir jamais soutenu, même si face à lui se tenait sa propre mort. Il baissa la tête, se mordit la lèvre inférieur et tout en serrant les poings il laissa sortir un puissant cri de désespoir.

- JE VOUS HAIS !!!

Des larmes commençaient à faire leur apparition aux bords de ses yeux. Akatsuchi se sentait mal pour le jeune shinobi, au contraire de Kitsuchi. Ônoki lui, semblait apprécie la situation.

- Vous ne cherchez pas à comprendre, hum ! Au lieu de ça, vous vous cacher comme des lâches derrière votre stupide Kage ! Pauvres imb...

Deidara ne put finir sa phrase qu'un rayon lumineux passa tout près de lui dans un bruit retentissant. La statuette qui se tenait à ses côtés avait disparu. Face à lui, le Tsuchikage avait changé de posture. Ses deux mains étaient grandes ouvertes, tournées vers Deidara.
- La prochaine fois, mon Jinton ne te loupera pas, crois-moi.

Deidara s'effondra à genoux sur son oiseau. Il avait peur de mourir et tremblait comme une feuille. Le jutsu qu'il venait de voir avait anéanti sa statuette sans en laisser la moindre trace. Ce n'est pas comme ça qu'il voulait mourir, il voulait laisser quelque chose derrière lui, la marque de son œuvre dans l'histoire. Le Tsuchikage sourit :

- Mais je n'aurai pas à le faire. Vois-tu, tu es trop proche de ma petite-fille pour que je puisse te tuer. Ta force ne m’impressionne plus, je sais que tu es incapable de détruire ce village. Voilà ce que je te propose. Quitte ce village, ne reviens jamais, et je te laisse la vie sauve.

Deidara regarda le Tsuchikage avec stupeur.

- Oui tu as bien compris. Plutôt que de mourir je te propose de devenir un Nukenin. Tu seras pourchassé, bien sûr, mais tu arriveras bien à survivre suffisamment longtemps pour faire quelque chose de ta vie.

Le jeune ninja ne réagissait pas. Il ne revenait toujours pas de ce qu'il venait d'entendre. Le Tsuchikage lui laissait la vie sauve.
- Dois-je prendre ça pour un non ? Dommage...

Deidara reprit ses esprit dans un sursaut, il se mit debout et s'éloigna rapidement du Tsuchikage et de ses hommes. Rapidement il quitta l'enceinte du village et disparut. Le Tsuchikage eut un petit sourire.

- Nous voilà enfin débarrassé de ce problème. Laissons le reste à l'Akatsuki maintenant. Bien, si vous le permettez, je dois mettre à jour le Bingo Book...

Il descendit lentement en direction de son bureau, comme si de rien n'était. En contrebas, Satoshi sanglotait alors que Kurotsuchi, les larmes aux yeux, essayait de le réconforter. Ils avaient tout les deux compris qu'il ne pourrait plus jamais revoir Deidara.
- Allez Satoshi, au moins il est toujours vivant, dit Kurotsuchi dans une tentative de réconfort.
- Espérons, qu'il le reste encore longtemps Kurotsuchi...espérons...


Deidara s'était réfugier dans un vieux temple depuis quelques jours maintenant. A genoux, il frappait le sol en grinçant des dents. Quand il avait rencontré Satoshi, il pensait vraiment qu'il pourrait vivre une vie normale. Mais le voilà qui se retrouvait au point de départ.

Près du temple, trois silhouettes firent leur apparition. Les trois portaient des sortes de robes noirs arborant des nuages rouges. La première, à l'apparence la plus humaine prit la parole.
- D'après Zetsu, le nouveau membre se trouverait dans ce temple.

Le second, plus grand ricana.
- Hé hé hé, je me demande vraiment comment il se tient au courant de tout ça.

Il se tourna vers la troisième silhouette, beaucoup plus petite mais bien plus massive.
- Alors, heureux de se trouver un nouveau partenaire ?
- Hum, j'espère qu'il sera plus censé que le précédent. Cette saleté de serpent me reste encore en travers de la gorge...

La première silhouette sembla réagir à cette phrase. La troisième reprit la parole après un léger blanc.
- Bien, finissons-en, je n'aime pas attendre et encore moins faire attendre.


FIN

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MessagePosté le: Ven 01 Aoû 2014, 1:16 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Manque d'originalité ? Peut-être, mais après avoir raconté l'histoire de notre artiste éphémère, il me semblait logique de raconter celle de son Sempai : Sasori.
Voilà donc le premier chapitre de ma version du passé de notre second artiste !



Kardock Chronicles
Sasori Gaiden : Le théâtre du sable rouge



Chapitre 1 : Levée de rideau


En cette matinée de Novembre, un vent fort soufflait au-dessus du village de Suna. Il régnait en son sein un calme olympien. La plupart des shinobis étaient en mission, et il était encore trop tôt pour les marchands d'ouvrir leurs échoppes. Mais un bâtiment imposant rompait ce silence, en partie du aux nombreux gémissements d'une femme.

- Allez-y madame, vous-y êtes presque.
- Courage, Ayumi-chan, vous n'en avez plus pour longtemps, dit une femme âgée qui se tenait prêt de la patiente.

La femme, allongée sur le dos et recouvert d'un drap, criait de douleur alors qu'elle tentait de mettre bas. A l’extérieur de la pièce, un homme roux, le mari, attendait assis, les mains devant la bouche et le regard perdu. Il semblait profondément inquiet pour sa femme, mais ne pouvait rien faire.
Un ultime cri se fit entendre. Le court silence qui s'en suit fut brisé par les gémissements du nouveau-né. L'homme sursauta alors que la porte devant lui s'ouvrit. La vieille femme apparut en s'essuyant le front. Il la regarda avec inquiétude.
- Allons allons, qu'est-ce que c'est que cette tête, Shuichi ? C'est un garçon, dépêche-toi d'aller le voir.

Le visage du ''tout juste'' père s'illumina. Il se leva et se précipita à l'intérieur de la salle d'opération. Devant lui se tenait sa femme, essoufflée, et qui tenait auprès d'elle leur fils.
- Comment te sens-tu Ayumi ?
- Je ne me suis jamais senti aussi bien, dit-elle en serrant l'enfant.

La vieille sage-femme entra en s'essuyant les mains dans une serviette tandis que l'autre infirmière quitta la pièce en saluant les deux parents. Ayumi regarda avec douceur la seule infirmière restante.
- Merci pour votre aide, Chyokaasan.
- Ho ho ho, tout le plaisir est pour moi ma chère bru. Donner naissance à mon petit-fils est une bénédiction, dit-elle en riant. Avez-vous trouvé un nom, par ailleurs ? Il serait temps, ajouta-t-elle en se tournant vers son fils d'un air désabusé.

Shuichi jeta un regard complice à sa femme avant de répondre à sa mère :
- Nous allons l'appeler Sasori.
- ''Scorpion''... ? Voilà un nom plutôt sinistre...pourquoi ce choix ?
- Dans la famille d'Ayumi, il est coutume de nommer l'enfant en fonction de la journée de sa naissance.
- Je suis par exemple née le jour de la ''marche'', d'où mon nom, ajouta Ayumi.
- Aujourd'hui est donc le jour du ''scorpion''...même pour quelqu'un de mon âge, ce genre de célébration est oublié depuis bien longtemps...

Shuichi rigola.
- Hé bien, nous, nous continuons de nous en servir.

Il s'approcha délicatement de son fils tout en prenant la main d'Ayumi.
- Salut Sasori. Je suis ton Papa. Je ne sais pas encore si je m'en sortirai bien, mais je ferai de mon mieux pour faire de toi l'enfant le plus heureux de Suna.
- Et sache que ta Maman sera là pour veiller à ce que ton père ne fasse pas n'importe quoi, ajouta Ayumi en rigolant.

Chiyo observait la scène avec douceur. Elle était heureuse pour sa famille, mais elle craignait les difficultés politiques qui risquaient de ternir l'avenir de ce pauvre enfant. Elle avait connu la Première Grande Guerre Ninja, et elle savait qu'une seconde était en route, sa place au conseil du village ne laissait aucun doute sur la question. Et tout comme la première, elle apporterait son lot de pertes.

Après quelques jours de repos, Ayumi regagna son foyer, accompagnée de Sasori. Shuichi avait rangé la maison de fond en comble pour accueillir son fils.
- Shuichi...tu ne penses pas que tu en as fait un peu trop...il n'a que quelques jours, il ne prêtera pas attention à la propreté tu sais...
- La maison doit être impeccable ! Imagine que Sasori se prenne une poussière dans l’œil ou qu'il soit allergique ou...

Ayumi rigola en observant la maladresse de son époux. Celui-ci détourna le regard en rougissant, il avait clairement du mal dans son nouveau rôle de père. Ayumi traversa quelques pièces pour arriver dans la chambre de Sasori. Très sobre, elle accueillait en son centre un berceau dans lequel elle déposa l'enfant. Au dessus du berceau pendaient des jouets que l'enfant observait avec passion. Ses parents le regardaient avec tendresse. Le calme fut rompu alors que quelqu'un toqua à la porte.
- Ce doit-être ma mère, dit Shuichi.

Il se dirigea vers l'entrée et ouvrit la porte pour laisser place à la vieille femme. Elle tenait un parchemin sous le bras droit.
- Bien le bonjour mon fils. Ayumi n'est pas encore rentrée ?
- Si, elle est dans la chambre avec Sasori, suis-moi.

Arrivés dans la chambre, Ayumi salua sa belle-mère. Cette dernière se pencha devant son petit-fils.
- Bonjour mon petit, j'ai une surprise pour toi !

Elle déplia son parchemin. Deux petites marionnettes apparurent devant elle. L'une représentait une petite fille, tandis que l'autre représentait un petit chien. Des fils de chakra sortirent des doigts de Chiyo et s'accrochèrent aux pantins. Sous son action, ces derniers s'animèrent, tels de vrai êtres vivants. Elles les approcha délicatement de Sasori. Ce dernier essaya alors de les attraper en rigolant.

- Ho ho ho, on dirait bien que notre cher Sasori a une passion pour mes marionnettes.
- En effet, je crois bien que c'est la première fois que je l'entends rire, dit Shuichi.
- Quelle joie de le voir si heureux, ajouta Ayumi.
- Dommage que je ne sache pas animer de pantins comme toi, j'aurais pu jouer avec lui de cette manière...

Le sourire de Chiyo s'effaça lentement pour laisser place à un regard bien plus sérieux, mais toujours concentré sur Sasori et les marionnettes.
- Kuh, l'art des marionnettistes se perd...peut-être Sasori sera t-il plus motivé que toi à reprendre le flambeau.
- On en a déjà parlé, je ne suis pas fait pour ce jutsu, et il est bien trop tard maintenant.
- Allons allons, ne vous disputez pas devant Sasori. Je vais préparer de quoi boire, vous prendrez bien un peu de thé Chiyokaasan ?

La sévérité de la vieille kunoichi disparut encore plus vite qu'elle n'était apparue.
- Ho ho ho, volontiers Ayumi.

Chiyo déposa les pantins près de Sasori qui s'était endormi entre-temps. La petite famille passa le reste de la journée à célébrer la naissance du nouveau-né autour d'une tasse de thé.


Pendant ce temps, en périphérie du village, au milieu de ce qui ressemble à un terrain d'entraînement, deux silhouettes se dessinaient au milieu du sable volant. Les deux étaient des hommes, l'un semblait relativement jeune, avec des cheveux roux, courts. La position de ses mains montrait clairement qu'il exécutait un jutsu. L'autre homme était plus âgé. La cape flottant dans son dos trahissait son statut de Kazekage. Il fixait l'enfant d'un air sévère, les bras croisés. Ce dernier leva lentement les bras, les mains grandes ouvertes. Une poussière dorée sortit alors du sol et tournoya autour du corps de l'enfant.
- Impressionnant, fit le Kazekage. Ta maîtrise du Jiton s'améliore de jour en jour.
- Merci Sandaime-sensei. C'est grâce à votre entraînement que j'en suis là. C'est un honneur de réussir à maîtriser la même technique que vous.
- Et pourtant, tu as réussi à la rendre unique en te focalisant sur l'or plutôt que le fer. Ne sois pas si modeste envers toi-même, tu n'as que huit ans, et tu as déjà les qualités pour devenir Junin.
- Hum, je préfère encore progresser avant. Mon statut de Chunin me suffit amplement.
- Ta maturité m'impressionne également. Continue comme ça, et je serai ravi de te céder ma place de Kazekage.
- Ne dites pas ça, vous avez encore le temps devant vous Sandaime-sensei.
- Qui sait ce qui peut m'arriver, nous entrons dans une période délicate. Et ton jutsu pourrait donner un boost dans l'économie de Suna.

L'enfant arrêta le jutsu, laissant la poussière d'or tomber lentement au sol. Il souffla un peu, puis, d'un air minutieux, fixa l'or à ses pieds.
- C'est en effet pour ça que j'ai décidé d'élaborer ce jutsu...mais si je peux donner mon avis, nous avons plus un problème militaire qu'économique.

Le vent se calma. Le visage du Kazekage apparut plus clairement à l'enfant. Son regard était toujours aussi sévère, mais un léger sourire était apparu.
- Oh, et que suggères-tu, jeune prodige ?

Le jeune shinobi fut déstabiliser par la question. Il n'avait pas l'habitude de voir son maître si intéressé, et encore moins si souriant.
- Et bien...Je ne voudrais pas remettre en cause votre façon de faire, mais je pense qu'il faudrait renforcer notre puissance. Et pour cela, j'essaierais de poursuivre le projet du Nidaime : doter Suna d'un biju.

Le visage du Kazekage s'illumina, et son sourire s'agrandit d'autant plus. Ce n'était pas un sourire de joie ou de rire, mais un sourire de satisfaction, presque malsain.
- … tu es décidément plein de ressources, Sabaku no Kintaro.

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Chuunin


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MessagePosté le: Mer 10 Sep 2014, 12:42 am    Sujet du message: Répondre en citant

Chapitre 2 : Exposition


- Obaaaaa-chan !!!!

Un jeune enfant courait à travers le village. Les habitants qui se promenaient le regardaient en souriant. L'enfant était essoufflé, mais il continuait d'appeler sa grand-mère en rigolant. Il arriva devant une maison et frappa rapidement à la porte.

- Oba-chan, c'est moi Sasori !

Un vieil homme ouvrit la porte.
- Oh, Sasori-kun, c'est le destin qui t’envoie, je crois que ma sœur nous a quitté...
- ….

Sasori entra dans la pièce incrédule, et regarda sa grand-mère assise sur un canapé, la tête tombante et les yeux fixant le vide. Il la fixa en fronçant les sourcils pendant quelques secondes puis cria :

- T'es pas drôle mamie ! Y'a que toi pour penser que tes blagues fonctionnent !

La vielle famille se releva d'un bond en ricanant.
- Oh oh oh, tu m'as percé à jour, quel perspicacité !
- Je viens justement de dire que personne ne crois à tes farces !
- Nom d'une pipe, elle est vivante, pensa Ebizô.
- Alors, tes parents sont partis en mission, et je dois encore jouer les baby-sitters, c'est ça ?

Sasori acquiesça d'un signe de tête tandis qu'Ebizô partit se reposer en allant pécher dans le bassin extérieur.

- Regarde mamie ! J'ai fais ça la semaine dernière.

Sasori sortit de sa poche deux petites marionnettes, l'une représentée un corbeau, l'autre une fourmi.

- Oh ! Tu es très doué ! Je suis tellement fier de toi mon petit.
- Et regarde, je sais aussi faire ça !

Sasori dirigea ses mains vers les pantins, et de ses doigts sortirent des fils de chakra qui se fixa aux pantins. Les deux animaux prirent alors vie sous la manipulation de l'enfant.
Chiyo le regarda stupéfaite.

- Impossible, il arrive déjà à manipuler un pantin avec une seule main... Sasori, quel âge as-tu déjà ?
- 5 ans ! Dit-il en souriant jusqu'aux oreilles.
- C'est incroyable...mais alors, tu écoutais vraiment quand je t'expliquais le fonctionnement du Kugutsu no Jutsu...

Sasori détourna son regard des marionnettes et regarda sa grand-mère en fronçant les sourcils.

- Ben oui, ça m’intéressait. Pourquoi tu pensais que je te demandais ça sinon ?
- Hé bien, je pensais que tu voyais ça comme une histoire...pas comme un apprentissage...
- Meuh, tu sais, je rentrerai bientôt à l'académie Ninja, je ne suis plus un bébé mamie.

Les mots de Sasori choquèrent Chiyo. Si jeune, et déjà ninja. Depuis qu'elle avait pris sa retraite, la kunoichi ne prêtait plus attention aux histoires du village, mais il semblait que le conseil avait opté pour une nouvelle réforme visant à former les shinobis dès le plus jeune âge. De cette manière, Suna se préparait pour la guerre, imminente. Elle observait son petit-fils qui jouait innocemment avec ses marionnettes. Son regard se posa soudainement sur un énorme livre au centre d'une étagère. Il délaissa les marionnettes, et se précipita sur le livre.

- ''Tout ce qu'il faut savoir sur l'art du marionnettisme'', wouah !
Sasori pris le livre et feuilleta rapidement le bouquin. ''La création de pantin'', ''Pièges et armes courantes'', ''L'art du poison'', les yeux de Sasori pétillait à la lecture et aux images de ce livre, qui proposait pourtant un contenu morbide. Chiyo s'approcha en souriant.

- Ah oui, ce livre est une oeuvre du Shodaime Kazekage. Sais-tu qu'il fut le premier ninja à utiliser le Kugutsu ? Je fus une de ses élèves, malheureusement, la plupart des utilisateurs de ce jutsu ne vécurent pas longtemps, beaucoup moururent durant la Première Grande Guerre. Je suis l'une des rares représentantes encore en vie. Le peu de résultat fournit par les utilisateurs lors de la guerre mirent le doute aux nouvelles générations. A cela s'ajouta la mort au combat très prématurée du Shodaime qui fit que ce jutsu fut vu d'un très mauvais œil par les gens. Même lui ne put vaincre Madara...

Sasori sortit son nez du livre, intéressé par l'histoire de sa grand-mère.
- Les gens n'aimaient pas ce jutsu ?
- Et bien...peu de ces pratiquants arrivaient à le maîtriser correctement, les shinobis n'osaient pas se risquer à apprendre un jutsu si complexe pour si peu de résultat. Au final la mort du Shodaime entraîna la mort du jutsu...Pourtant, si on s'en donne la peine, ce jutsu est une vraie merveille. Il existe des tas de manière de créer son pantin, de mélanger ses techniques à un arsenal d'arme, de se substituer. Les possibilités sont infinies !
- Des ''possibilités infinies'' ?

Les dernières paroles de Chiyo résonnèrent dans la tête de l'enfant.
- Mamie ! Je peux t'emprunter ce livre !?
- Quoi ? Mais non enfin, tu es trop jeune pour ça ! Je t'interdis de toucher à du poison.

Sasori bougonna.
- Mais !! Je t'ai déjà dit que j'étais un ninja ! Tu veux que je meurs au combat parce que je ne savais pas me servir de mes pantins ?

Chiyo fut toute retournée.
- Heu, je...tu souhaites réellement apprendre le Kugutsu no jutsu ?
- Oui ! Je ferai renaître ce jutsu ! Mes marionnettes resteront éternellement gravées dans l'histoire !
- ...je suis si fière de toi Sasori, dit Chiyo avec un regard attendrissant. Même si tu ne fais que répéter les paroles du Shodaime marquées dans le livre...

Sasori fut pris par surprise, il ne pensait pas que sa grand-mère connaîtrait aussi bien le livre.
- Bien, tu peux le garder, mais tu demanderas d'abord à tes parents, entendu ?
- Cool ! Merci mamie, t'es la meilleure ! Je vais de ce pas...

La phrase de Sasori fut interrompue par l'arrivée d'un Anbu à l'entrée de la pièce.

- Chiyo-sama. Excusez mon intrusion, mais vous êtes demandée au conseil sur le champ.

Chiyo le regarda d'un air désabusé.
- Je viens tout juste de prendre ma retraite, je n'ai plus rien à faire au conseil, ils se passeront de moi.
- Mais, cela concerne...

L'Anbu tourna son regard vers Sasori qui tenait fermement le livre dans ses bras, et fixait avec curiosité le nouvel arrivant.
- ...puis-je vous parler en privée ?
- … Sasori, va lire le livre avec ton grand-oncle.

Sasori obéit et quitta la pièce en jetant un dernier coup d'oeil à sa grand-mère.

- Que se passe t-il ? Demanda la Kunoichi.
- La Seconde Grande Guerre vient d'être déclarée. Le village sera bientôt en alerte, et une mission importante va être confiée.
- En quoi suis-je concernée ?
- Votre fils et sa femme sont au cœur de cette mission, nous souhaitons que vous en sachiez les modalités.

Chiyo ouvrit de grands yeux, elle s'apprêta à rétorquer de vive voix mais fut interrompue.
- Je sais ce que vous pensez, et c'est pour ça que je viens vous chercher. Je n'ai pas mon mot à dire, je ne fais que vous emmenez au conseil où vous pourrez débattre de cela.
- ...soit, allons-y.

Chiyo venait à peine d'arriver dans la salle du conseil, mais déjà les souvenirs de sa jeunesse refaisait surface. Les statues des Kazekage étaient toujours présentes autour de la table, Chiyo avait d'ailleurs toujours du mal avec la nouvelle disposition de ces dernières depuis l'arrivée de celle du Sandaime. Les principaux membres du conseil étaient présent. Le Sandaime Kazekage évidemment, mais aussi les anciens shinobis d'élites du village dont les conseils n'étaient plus à redire. Plusieurs membres de l'Anbu était présent, mais Chiyo ne les reconnaissait pas tous, notamment celui qui était venu la chercher. Son rôle dans l'organisation semblait bien plus important qu'elle ne l'avait d'abord cru, car il se tenait près du Kazekage. Shuichi et Ayumi étaient tout deux présents, accompagnés d'un autre ninja, à la carrure très imposante, mais dont le regard, bien que menaçant, ne pouvait cacher son anxiété. Ses cheveux formaient comme des mèches qui descendaient à l'arrière de son crâne avant de remonter. Chiyo murmura :

- Hiruko...
- Bien, puisque que Chiyo-sama est présente, nous allons pouvoir commencer les explications, lança l'un des vieux dirigeants.
- Inutile, allons-en directement au fait. Chiyo-sama en sait déjà suffisamment, coupa sèchement le Kazekage.

Le dirigeant jeta un regard des plus froids envers celui qui lui avait coupé la parole.
- Bien. Je vous laisse cette joie.
- Comme vous le savez nous sommes en guerre. Nous sommes actuellement en train de former nos troupes, mais malheureusement, notre force militaire est à peine correct, contrairement à nos ennemis qui se sont dotés de nouvelles doctrines, plutôt efficaces. Pour compenser cela, nous allons mettre en place une mission de rang S, top secrète.
- Quel rapport avec mon fils ?
- Mère, dit désespérément Shuichi.
- Hum, vous êtes aussi directe que moi semble-t-il.... Bien. Après plusieurs années de discussions et d'expériences, nous avons conclu que notre meilleure chance de réussite est...de mettre la main sur un Biju et donner son pouvoir à un Jinchuriki.
- Un Biju...? mais seul le Shodaime Hokage connaît leurs positions exactes...
- C'est exact, c'est là le but de cette mission. Infiltrer Konoha et récupérer les parchemins indiquant la position d'un Biju.

Chiyo fut stupéfaite. Elle frappa du pied le sol, et montra du poing le Kazekage.
- Etes-vous fous !? C'est une mission suicide ! Infiltrer Konoha est une tâche des plus ardues, mais vous voulez en plus dérober un parchemin sous le nez du Sandaime Hokage ? Vous avez perdu la raison !?
- C'est ce que je me tue à leur dire, ajouta d'un air blasé le grand ninja.
- Il suffit Hiruko, tu dois te racheter de tes précédentes erreurs je te rappelle. Et nous avons besoin de tes qualités, aussi désagréable sois-tu.
- Kuh...
- Cela ne réponds pas à ma question, Kazekage...dit Chiyo en serrant le poing.
Le Kazekage la regarda intrigué.

- Cela me semble évident, votre fils et sa femme possède des qualités indéniables qui sont nécessaires à cette mission, tout comme Hiruko. Ils sont de loin les plus adaptés. Et avant que vous ne me demandiez, nous n’ajouterons pas plus de shinobis. Il s'agit d'une mission d'infiltration.
- Je ne vous laisserez pas envoyer mon fils à l’abattoir sans raison. Ils ont un enfant, Sasori, pensez à lui !
- Sasori-kun ? Ce n'est qu'un enfant, certes, mais il sera vite un ninja. Tout comme moi, nous avons tout les deux grandi sans parents il me semble ? Et nous voilà dans l'élite ninja. Si Sasori n'est pas capable de surmonter la perte de ses parents, il n'est pas digne d'être ninja, et encore moins de vivre dans ce village.

C'était les mots de trop. Chiyo fit apparaître deux parchemins devant elle. Rapidement, l'Anbu venu la chercher fit un rapide mouvement de sa main qui s'entoura d'une poussière dorée, mais le Kazekage l'arrêta d'un signe de main. Shuichi s'était encore plus rapidement interposé entre sa mère et le chef du village.

- Shuichi...ne me dis pas que tu es d'accord avec lui.

Shuchi souriait.
- Ne t'en fais pas. Je pense que vous nous enterrez trop vite toi et Kazekage-sama. Nous ne mourrons pas dans cette mission. Nous rentrerons, et Sasori pourra être fier de nous. L'avenir du village est la priorité absolue, nous en avons déjà débattu avec Ayumi, et nous sommes prêt à prendre le risque. Et puis, Hiruko-san est avec nous.

Alors qu'il se tournait vers lui, Hiruko détourna le regard en grommelant.

- Je t'en supplie, ne complique pas plus les choses, fais nous confiance.

Chiyo resta silencieuse. Alors que Shuichi rejoignait sa femme, Chiyo pouvait clairement voir que son fils tremblait. Ayumi elle, avait les yeux larmoyants suite au discours de son mari. La vielle Kunoichi ne savait plus quoi dire ni penser. Si même son fils souhaitait un pareil massacre, que pouvait-elle ajouter de plus ?

- Bien, fit le Kazekage. Il semblerait que tout le monde soit d'accord. Organisons la mission sur le champ !


Deux jours plus tard. Sasori, Chiyo et ses parents se tenaient devant la porte du village. Ayumi et Shuichi étaient vêtus de leurs uniformes de Suna, et ils portaient les affaires nécessaires au voyage. Sasori les regardait souriant, fier de ses parents, et totalement inconscient du danger encouru par ses parents. Il tenait contre lui, le livre de Chiyo dont il avait obtenu la garde suite à l'accord de ses parents. Pour lui, il s'agissait uniquement d'une mission classique.
- Bien, nous allons y aller, fit Shuichi.

Ayumi se précipita sur Sasori et le prit dans ses bras, le serrant tant qu'elle le pouvait.
- Fais bien attention à toi mon amour. Mange bien, et fais en sorte de devenir un grand ninja.
- Oui, comme ça, quand vous rentrerez nous pourrons fêter mon admission en tant que Chunin.

Chiyo et Ayumi eurent un sursaut de tristesse en entendant cette phrase. Ayumi mit sa main devant la bouche et s'éloigna lentement de Sasori tandis que son père s'approchait.
- Fais bien ce que te dit ta grand-mère, c'est elle qui s'occupera de toi tout ce temps.
- … ? Ben comme d'habitude non ?
- …oui, tu as raison....
- Bon, vous avez fini, j'aimerais finir ça le plus vite possible !

Dans un coin, Hiruko attendait les bras croisés. Il croisa le regard avec Sasori et ricana.
- Pauvre gosse, ha.

Shuichi se retourna et lança un regard des plus sinistres à son partenaire. Ce dernier grimaça et commença à sortir du village.
- Bien Ayumi, allons-y. Au revoir Sasori !
- Nous reviendrons bientôt !

Alors, qu'il regardait la silhouette de ses parents s'éloigner, Sasori restait confus.
- Dis, Oba-chan, ils étaient bizarres hein ?

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