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. Petites histoires...
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Allen
Chuunin


Inscrit le: 30 Jan 2006
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Localisation: plus trop là...

MessagePosté le: Lun 14 Mai 2007, 10:45 pm    Sujet du message: Petites histoires... Répondre en citant

Quand Ca est née, il y a très très longtemps, elle s’était dit qu’elle n’irait pas très loin dans la vie.
Elle était très grande mais aussi toute petite.
Minuscule même.
Ca, loin de se décourager, avait décidé que de serait son atout.
Elle serait insaisissable comme le vent et imposante comme les montagnes.
Personne ne pourrait l’arrêter, pas même les autres avec leurs grosses mains et leurs longues jambes.
Ca n’avait rien de tout ça, Pas de main, pas de jambes.
Pourtant elle aurait aimé elle aussi courir de manière si libre, elle qui se cognait souvent dans les murs qui apparaissaient subitement sur sa route.
Mais toujours elle se relevait , sans jambes, en espérant, qui sait ? qu’en zigzaguant bien comme il fallait elle finirait par se faire remarquer un petit peu.
C’est vrai que Ca ne demandait pas grand-chose finalement.
Elle ne savait pas trop quoi, mais elle était persuadée que ce devait être possible.

Mais le temps passait vite, et Ca commençait à se dire qu’elle était bien seule dans sa course.
Elle regardaient les autres, ceux qui parcourent le monde, inconscient de sa présence, et les appelaient.
Car Ca avait bien compris qu’elle n’y arriverait pas toute seule, et qu’il était hors de question de rester derrière.
Cela la rendait tellement triste.
Mais les autres ne l’entendaient pas.
Et oui Ca n’a pas de bouche non plus.
De plus les autres semblaient très pressés et occupés.
Elle n’y pouvait rien et refusait de leur en vouloir.
Ca était plutôt gentille comme vous pouvez le voir.
Sa petite voix épuisée à force d’appeler avait même rendu toute sèche la bouche qu’elle n’avait pas.
Ca aurait bien aimé avoir une bouche, les choses auraient été plus simple.

Un jour Ca ralentit un peu sa marche, elle qui n’avait pas de pied non plus, et Ca s’arrêta.
Elle ne savait pas trop où elle se trouvait et elle avait un peu peur.
C’est alors qu’elle vit une de ses sœurs qui se promenait attendant d’être emmenée.Elle ne lui ressemblait pas et Ca se mit à trembler en la voyant.
Ca aurait bien aimé aller avec elle mais elle se doutait qu’elle ne s’entendrait pas toute les deux.
Le cœur brisé Ca vit alors sa sœur emportée par un autre.
Elle ne comprenait pas pourquoi on ne la voyait pas et que ses sœurs trouvaient si facilement leur chemin.

Alors Ca décida de faire un grand voyage, sans jambes, sans mains, juste poussée par le doute et la volonté de comprendre l’abandon dont elle était la victime.
Ca ne se plaignait pas, elle voulait une réponse.
Ca vit plein de choses étrange dans les endroits qu’elle visita.
Elle vit les autres avec leurs bouches immenses et vides parler très fort.
Elle les vit avec leurs grosses mains faire des choses tellement moches que des fois elle devaient fermer les yeux pour ne pas disparaître.
Elle les vit aussi aller dans des endroits qui n’étaient pas leurs maisons.
Les autres agissaient bizarrement.
Et cela ne l’aidait pas vraiment à comprendre pourquoi personne ne voulait d’elle.
Son périple l’amena alors près d’un lac immense et froid , un peu comme les autres.
Et comme les autres, d’immenses vagues couraient sur la surface de l’eau troublant le reflet de la lune,gênant les poissons et ballotantt les roseaux.

La lune qui n’arrivait pas à dormir à cause de toute cette agitation avait vu Ca arriver.
Elle avait attendu Ca depuis longtemps, aussi quand elle la vit, elle lui sourit doucement pour ne pas l’effrayer et lui proposa un marché.
_Petite, faisons un marché ; quelqu’un va arriver près de ce lac tourmenté, ce lac qui m’empêche de me reposer depuis la nuit des temps. Si tu arrives à te faire entendre et s’il t’emmène avec lui alors tu verras tes vœux réalisés.
Ca, qui avait vu la lune se pencher vers elle, se dissimula derrière un brin d’herbe, impressionnée par l’auguste interpellation.
En entendant ses mots cependant, elle sortit de sa cachette et lui demanda de sa toute, toute petite voix épuisée ;
_Et s’il ne m’emmène pas ?S’il ne veut pas de moi ?
Ca, malgré toute l’indifférence qu’elle avait subi, espérait encore dans son cœur fragile.
Oui, car Ca avait un cœur.
_S’il ne t’emmène pas alors tu devras t’offrir au lac. Celui qui s’agite et qui tourbillonne sans pouvoir s’arrêter.Car vois-tu petite, ce lac est malade,… comme tous les autres, il ne trouve pas le sommeil, ni le repos, ni la chose la plus essentielle . C’est de toi dont il a besoin.
Ca se sentit soudain très triste, elle savait qu’elle n’était pas faite pour un lac agité, elle existait pour les autres et il ne voulaient pas d’elle.
La lune reprit d’une voix apaisante :
_Console-toi petite idée, si les autres ne veulent pas de toi tu n’auras rien à regretter.Tu les a appelés et ils n’ont pas voulu de toi.Pire ils ne t’on pas entendus.Je t’ai vu traverser le monde, toi qui n’a pas de jambes tu as couru, toi qui n’a pas de bouche tu as parlé, toi qui n’a pas de mains tu les as tendus, et toi qui n’avais rien que ton cœur pour faire tout ceci tu as pourtant continué, mais ta route ici prend fin.Vois maintenant ou te mèneras ce dernier chemin.

Derrière Ca les brins d’herbes crissèrent et la rosée s’écoula sous les pieds d’un autre.
Il approchait du lac, il approchait de Ca sous la nuit, et Ca vit, elle qui n’avait pas d’yeux, que les siens étaient tristes.
_Marché conclu.
Ca devait faire quelque chose, car l’autre la cherchait.Ce regard balayant l’horizon endormi était à la recherche de quelque chose.
Et c’était Ca qu’il voulait trouver !Elle en était persuadée !
Elle accourut à lui avec les dernières forces qui lui restait suite à son éprouvant périple.
Elle escalada les longues jambes qui voyageaient sans but, sauta sur les grandes mains qui ne savaient que faire, et glissa jusqu’à la bouche vide qui ne savait pas quoi dire.
Enfin, elle plongea son petit cœur dans les yeux tristes qui ne savaient plus où regarder.
Elle s’agita tant qu’elle pu, mue par la force du désespoir et habité d’un feu nouveau..
Elle cria même.
Très fort.
Mais rien n’y fit…

L’autre, immobile face au lac rugissant fixa le lointain sans voir Ca.
Un moment.
Long et terrible.
Il s’écoula sur Ca et sur l’autre.
Un face à face aveugle et insoutenable.
Une éternité, l’unique mesure de temps qui lui fit comprendre que finalement jamais personne ne voudrait d’elle ou ne la verrait.
Qui lui fit comprendre ce qu’était l’abandon.
Vaine, inutile, et transparente.
Ca n’avait jamais été aussi abattue de toute sa vie…
Ca n’avait non plus jamais été orgueilleuse, mais son petit cœur lui avait souvent soufflé que l’on avait besoin d’elle et elle avait décidé de le croire.
Mais voilà.
Sa vie n’aurait donc pas de sens pour les autres, elle qui n’étaient là que pour eux ?
Brusquement l’autre fit demi-tour, et Ca tomba durement dans l’herbe humide.
Sur le sol froid et emplie de douleur elle suivit du regard l’autre qui partait, et qui maintenant courait, la panique gagnant ses longues jambes.

_Tu as vu ? Demanda la Lune. Tu es la plus belle des idées, ton cœur ne t’as pas menti, c’est celui des autres qui a fait défaut.Tu n’as rien à te reprocher.Maintenant viens à nous.Montre nous comme tu es belle.
Ca tourna son regard brisé vers le lac mugissant et vers la haute, très haute lune.
Elle n’avait plus rien à dire, elle qui avait su parler sans bouche, elle n’arrivait plus à bouger elle qui avait parcourut tant de mondes, mais les mains qu’elles n’avaient pas se tendirent en un dernier don.
Un don presque résigné, abandonné au hasard et des autres.
Elle ne savait ce qu’il allait advenir de ce qu’elle avait tant voulu offrir aux autres.
Sur un signe de la lune le lac lança une de ses vagues puissantes sur Ca.
L’eau chemina jusqu’à Ca, se faufilant entre les roseaux, sautant gaiement par-dessus la rive et se saisirent d’elle, la petite idée tremblante.
Ca se laissa faire malgré tout.
Ca goûta l’eau boueuse et vivante, elle eut un peu froid, et quelque chose s’échappa des yeux qu’elle n’avaient pas.
La lune, voyant le chagrin de Ca la rassura ;
_C’est l’heure de ta revanche ma belle.
Puis Ca s’éparpilla.
Ca écarquilla les yeux,… de surprise et de joie.
Ca y était.
On l’emmenait faire le tour du monde !
Mais cette fois on l’écoutait !
C’est un rayon de lune qui la pêcha dans le lac pour déposer un peu de Ca, un peu partout.

Un peu partout parce qu’il faisait nuit et beaucoup de ceux qui dormaient ne la virent pas, mais Ca était bien trop heureuse d’être acclamée qu’elle ne s’en formalisa pas.
Tout ceux qui la virent lui lancèrent des compliments et lui offrirent des saluts plein de respect, éphémères parfois, et d’autres fois un peu plus éternels.
Ce fut une nuit étourdissante pour Ca, la dernière de sa vie avant de ne faire qu’un avec tout, conformément au marché conclu avec la lune.
Au petit matin, le lac cessait de tempêter, les montagnes se turent, les oiseaux planèrent silencieusement, les roseaux s’inclinèrent délicatement sur l’onde, et la terre apaisa ses colères terribles en son sein.

Le vent ne fit que passer sur eux, sans un bruit, à peine le souffle d’un enfant, cristallisant l’instant où ceux qui avaient su voir la petite idée perdue, profitèrent de ce son don inestimable.
Un dernier salut de la lune, puis…
Après un long voyage la Paix se posait enfin quelque part.

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Yun
Chuunin


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MessagePosté le: Lun 14 Mai 2007, 11:08 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai très_très envie de l'illustrer.
Mais énormément.
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Salvor.Hardin
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MessagePosté le: Lun 14 Mai 2007, 11:15 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je pense que c'est une excellente idée Yun ^^

Quant à l'histoire en elle même : *____________________________________*

voilà.
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parpaing
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MessagePosté le: Mar 15 Mai 2007, 12:46 am    Sujet du message: Répondre en citant

Très jolie histoire, très bien écrite de surcroît. On a envie de savoir le dénouement, qui se profile au fur et à mesure, mais de façon subtile.
Ça ferait un superbe livre pour enfant je trouve, alors Yun, quand-est ce que tu t'y colles pour l'illustrer? Wink
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Allen
Chuunin


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MessagePosté le: Mar 15 Mai 2007, 9:20 am    Sujet du message: Répondre en citant

Ben merci^^
En fait j'en ai d'autres, mais elles sont assez bizarres -_____-
Je verrais bien si j'ose les posterXD

Edit; ouais en même temps j'ai foutu des "s" au titre du topic je sais...

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Ero-sennin_59
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MessagePosté le: Mar 15 Mai 2007, 10:08 am    Sujet du message: Répondre en citant

tré tré belle histoire

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Allen
Chuunin


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MessagePosté le: Mar 15 Mai 2007, 10:31 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le gros Chesterfield s’appliqua à paraître le plus laid possible dans la vitrine du brocanteur, ce qui selon lui n’était pas chose aisée.
Une famille s’était arrêtée et semblait visiblement intéressée par le gros Chesterfield, car elle le regardait depuis un moment.
Le mari avait l’air idiot, la femme un peu bornée et leur petite fille le regard vide.
Rien de très prometteur donc, pour un illustre fauteuil tel que lui, qui en avait vu passer des personnages.
Des joueurs de bridges, des champions de belottes et des maîtres en échec…
Le gros Chesterfield déglutit péniblement quand il vit la famille entrer dans la boutique et le pointer du doigt d’un air décidé.
Il déplora en silence la manifeste augmentation du niveau de vie des gens, qui les amenait à faire subir à des objets d’art, tel que lui, le supplice du mauvais goût d’un salon stérile à la déco contemporaine.
Et effectivement… c’est bien là qu’il du se faire une place à la sortie du coffre étroit de la voiture du mari idiot.
Il salua froidement l’ameublement de la pièce et prit la place qu’on lui attribua non sans grogner quelque peu.

Le gros Chesterfield était passablement dépité, subissant les jours qui passaient, d’un œil morne et éteint.
Son seul plaisir résidant dans l’effort à paraître le plus inconfortable possible dès que le mari idiot venait s’asseoir sur lui.
C’était un architecte, et il étalait toutes ses feuilles sur lui sans aucune gêne , ni aucun respect. Puis il marmonnait des heures sans sortir le moindre mot intelligible.
Comme cela le changeait des longs monologues de ses anciens propriétaires! On parlait philosophie, religion, politique…
Et quand la soirée était bien entamée, on se versait un petit Brandy et les cigares s’allumaient dans la lumière tamisée de son cuir travaillé.
Il s’imprégnait alors de cette paix, et amollissait ses rondeurs sous le séant des gens assis sur lui pour leu rendre la soirée plus agréable.
Et maintenant….qui ?quoi ?
Des papiers malpolis et des grognements agacés !
Quant à la femme bornée, elle invitait toutes les voisines du quartier pour étaler sa dernière acquisition, et il devait subir tous ces derrières empressés et bavards, ces conversations point de croix et démonstrations tupperware.
C’en était plus qu’il ne pouvait supporter, et il joua tant et si bien le jeu de l’inconfort qu’au bout de quelques mois et de quelques fessiers éreintés, il fut relégué dans un coin sombre du salon, près d’une plante verte peu causante.

Satisfait de sa situation et de sa perfidie bien placée, Le gros Chesterfield pu se remémorer à loisir le bon vieux temps où il sentait l’odeur de la pipe, et que le feu dans la cheminée lui léchait délicatement les accoudoirs.
Et un jour, perdu dans sa nostalgie de sophistication, la petite fille au regard vide lui grimpa dessus en larme.

Il ne l’avait pas vu arrivé, revivant avec délectation une partie de belote pendant laquelle les mises étaient montes très haut.
Aussi, il sursauta un peu en sentant ce petit corps frêle se hisser sur lui , le nez plein de morve et les genoux en sang.
Le gros Chesterfield tempêta tant qu’il pu pour qu’elle s’en aille avant de ravager son précieux cuir, en vain.
Les petites mains agrippées à lui ne voulaient plus le lâcher, et son dos s’enfonçait en lui comme si elle voulait disparaître.
Il la regarda de plus près et devina que l’enfant avait du tomber dans la cour, et que ces genoux en avait payé le prix fort.
Il fut bien tenté de lui faire un sermon sur la précipitation qui n’amenait rien de bon, mais au moment où il ouvrit la bouche, il fut coupé par des voix provenant de la cuisine.
Le mari idiot et la femme borné criaient.

Décidément les jeunes couples ne savaient plus y faire…
D’ailleurs en y repensant, le gros Chesterfield se dit que cela arrivait de plus en plus souvent, et sans jamais savoir quelle était l’origine de leurs disputes, il pouvait affirmer avec certitude que ce n’était pas d’un différent politique, religieux, et encore moins philosophique.
Rien de bien important par conséquent.
Puis, les voix se turent après quelques portes claquées et la petite fille au regard vide quitta le vieux Chesterfield sans un mot.
Soulagé, il se promit d’être plus sur ses gardes la prochaine fois,tout en souhaitant qu’il n’y en ai pas.
Il n’aimait pas les enfants, encore moins ceux au regard vide.
Impossible avec eux de boire une bonne liqueur et de fumer un bon cubain.
Aucun intérêt vraiment.

La seconde fois pourtant il se fit prendre de court.
Il ne l’entendit pas approcher avec ses pas de souris, et sans qu’il comprenne il se retrouva avec la petite fille au regard vide cachée contre un de ses accoudoirs, sa tête légère calée dans un de ses plis travaillés.
Alors il se fit tout dur et tout froid, poussant même jusqu'à essayer de sentir le mauvais cuir passé.
Une véritable humiliation pour lui, mais il se consola en misant sur le fait que c’était de cette manière qu’il aurait la paix.
Mais rien n’y fit, la petite fille au regard vide était toute chaude, toute douce et sentait bon.
Déconcerté par le manque d’efficacité des efforts déployés, il se pencha un peu pour observer cette pénible petite souris qui ne sentait rien.
Il comprit qu’autre chose devait préoccupait ses sensations puisqu’elle était encore tombée.
Des tâches d’un bleu disgracieux s’étaient posées sur ses bras maigres.
Le gros Chesterfield en arrivait à penser que , non vraiment, cette petite était bien maladroite, et que si ses parents s’occupaient d’elle un peu plus…
Il secoua vivement son dossier,il n’avait rien à dire, ou à voir dans tout ça !
Il supporta tant bien que mal la présence intempestive, qui durant quand même un moment.
Le temps que les portes claquent de nouveau et que le silence retombe.

Et ce fut le même manège la troisième fois.
Il s’était pourtant mis sur ses gardes, et avait même demandé à la plante verte léthargique de l’alerter s’il voyait quelqu’un au pas de souris approcher.
Et la petite fille au regard vide se retrouvait là, blottie sur lui, malgré tout ce qu’il pouvait faire pour se montrer désagréable.
Constatant à chaque fois, les marques de la maladresse imprimée sur ses bras, ses jambes et son visage.

Puis un jour, un jour terrible, le gros Chesterfield découvrit la vérité.

Dans les escaliers en face du salon, il vit un petit objet mou tomber.
Une sorte de lapin hideux et bariolé que la petite fille au regard vide promenait sans cesse avec elle.
Et il la vit descendre quelques marches pour le ramasser.
Guettant la plus que probable chute ,il entendit le mari idiot crier derrière elle.

La petite fille ne tomba pas vraiment.
Certes elle dévala les escaliers en un bruit horrible…mais c’est à ce moment-là que le gros Chesterfield, le cœur serré pour la première fois de sa vie par autre chose que des questions politiques, religieuses ou philosophiques, comprit que la petite fille n’était pas maladroite du tout.
Le mari idiot regarda du haut de l’escalier la petite fille au regard vide se relever, et retourna d’où il venait à l’étage.
Le gros Chesterfield se mordit la lèvre en la voyant récupérer son lapin et se diriger vers lui.

Elle boitait un peu, et sa lèvre saignait doucement, en un silence insoutenable.
Elle tendit une main tâtonnante vers lui, et se hissa, avec bien plus de difficulté que les autres fois, sur lui.
Là, tremblante et les yeux tout vides mais mouillés, elle se crispa très fort.
Elle n’était plus du tout chaude, plus du tout douce et ne sentait plus très bon.
Le gros Chesterfield ne savait plus quoi faire, il n’avait jamais vu ça de toute sa vie chaleureuse et sophistiquée.
La plante verte ouvrit un œil désabusé sur eux, et le gros Chesterfield la supplia du regard pour qu’elle lui dise quoi faire.
Son cuir commençait à prendre l’eau et un peu de sang gouttait sur l’accoudoir où tant de mains ridées et sages s’étaient posées.
La plante verte amorphe ne lui répondit rien et se contenta de lui lancer un regard méprisant, comme si la réponse était évidente, puis se rendormit.

Les sanglots de la petite fille ne lui cassaient plus les oreilles, mais le cœur, et ses doigts perdus l’agrippant, n’abîmaient plus sa peau mais son âme.
Toute une vie de réflexion et de pensées profondes ne pouvait lui expliquer comment une telle situation pouvait exister.
Et encore moins lui fournir une réponse ou une solution pour que s’arrêtent ces pleurs qui n’auraient jamais du exister.

C’est donc la tête vide, pour la première fois de sa vie encore, que doucement, il se fit un peu plus chaud, un peu plus tendre, un peu plus agréable.
Un peu ému, mais il ne faut le dire à personne, il constata que l’enfant se mit à soupirer d’aise et à se blottir un peu plus contre lui.
Elle s’endormit ainsi entre ses bras, abandonnée au confort et à la chaleur du gros Chesterfield qui n’aimait pas les enfants.

Les années, les mois , les jours et les pénibles heures, tout ce qui compose le début d’un vie difficile, passèrent lentement.
Très lentement.
Mais le gros Chesterfield était toujours là.
Et la petite fille au regard vide aussi.
Tous les deux ils affrontaient leurs démons.
Elle, son absence de maladresse marquée par les bleus , et lui, l’impuissance d’intervenir.
Agréables et pénibles furent ces instants de repos sur le gros Chesterfield au fond du salon dans un coin obscur.
Jusqu’au jour où la petite fille quitta la femme bornée et ses ongles crochus, et le mari idiot et ses grosses mains.
Le gros Chesterfield était très vieux,usée et en fin de vie.
Le jour où il apprit la nouvelle, il regarda les stigmates du chagrin sur lui, ses couleurs délavées par les larmes, les empreintes des petites mains sur ses accoudoirs et ses ressorts fatigués.
Et bizarrement, il en était bien plus fier que ses brûlures de cigares d’antan,bien plus fier que l’usure qu’une canne distinguée avait fait à l’un de ses côtés, et bien plus fier que les sages conversations imprimées en lui dont il avait l’habitude de se glorifier il y a longtemps.

Il ne savait pas exactement ce qu’il y avait de plus dans la tristesse d’une petite fille au regard vide, mais une chose était sûre ; la vie n’est pas qu’une question de politique, de religion ou de philosophie quand un enfant pleure.

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MessagePosté le: Mar 15 Mai 2007, 11:23 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Elles sont très bien ces histoires je trouve.
Personnellement je prefère la deuxième mais les 2 sont bien...
J'attends la version bouquin avec les illustrations de yun.

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Salvor.Hardin
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MessagePosté le: Mar 15 Mai 2007, 11:32 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Après les versions illustrées par Yun, il faudrait que Pixar se mette à adapter ces jolis contes Wink

En tout cas, moi je suis fan *____________*
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MessagePosté le: Mer 16 Mai 2007, 3:01 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ayant gentiment été prié (contrains Laughing ) de lire les écrits de Allen je me suis immédiatement mis à la tache (ou presque Very Happy ).
Le style est fluide et malgré la longueur du texte on en redemande.
Le propos du premier m'attire plus que le second car je le trouve plus original.

Sinon que puis-je ajouter si ce n'est vivement le prochain Very Happy .

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MessagePosté le: Mer 16 Mai 2007, 3:24 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'aime bien la forme.
J'aime bien les rythmiques paragraphiques qui donnent l'impression de séquences cinématographiques coupées comme des unités de temps, de lieu, de situation.
Je crois que c'est ce fait qui donne la sensation d'un conte illustré, ces "séquences" pourraient être l'image des pages qui se tournent. Comme un métronome.
J'aime bien le fond.
C'est agréable à lire.
Fluide, agréable. Triste aussi.
Bon, j'veux bien, la fin contrebalance mais c'est vraiment teinté de tristesse. Je trouve.

Ca s'est (comme je l'ai compris, je me trompe sans doute) réincarnée, "La Paix".
Grosse consolation ?
Alors l'"égo" (c'est pas le mot juste hein) du "personnage" a été satisfait quelques secondes durant les secondes de l'éternité et ce serait bon comme ça ?
Hum...
Moi je trouve ça vraiment triste de "relativisation"....
Mais breffons..
J'ai beaucoup aimé, vraiment beaucoup.

Je n'ai pas encore lu la seconde histoire. J'éditerai sans doute.

_________________
Fille du 17 octobre./ "Souvent, mes couplets dépriment/"

La morve est glacée d'effroi.
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Allen
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MessagePosté le: Mer 16 Mai 2007, 3:56 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ca ne s'est pas réincarné, elle est la Paix depuis le début.
Ca a du se satisfaire de ce qu'elle pouvait avoir, et a finalement laisser tomber les autres pour s'incarner dans la nature.
Je voulais illustrer le fait que souvent devant un paysage nous nous disons "quelle paix" et souligner que nous dans notre monde social nous ne la connaissons pas.
Elle s'est proposée à nous mais personne ne l'a entendu.

Merci pour les commentaires^^
J'en met une autre bientôt.

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Ensueno
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MessagePosté le: Mer 16 Mai 2007, 5:13 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je trouve le premier texte très agréable a lire , je n'ai pas ressenti de heurt particulier en le parcourant et on s'y plonge facilement .
C'est très joliment narré et ma curiosité a été piquée dès les premières lignes ..

Après je suis peu en accord avec cette humanisation/personnification de la paix...des désirs , des raisonnements voir du désespoir , ca me semble loin de ma vision de ce qu'elle "est".Puis plus qu'une idée comme lui dit la lune j'aurai préféré te voir jouer sur le fait que c'est un état intérieur , et que peut être pour la trouver il faut abandonner désirs , raisonnement ,espoir et désespoir l'espace d'un instant .
Une transformation de "Ca" dans ce cadre aurait été pas mal , ou elle ne devient accessible aux autres qu'après s'être délesté de ces choses .
Mais bon la je vais te chercher a te faire raconter le propre reflet de ma vision/conceptualisation et c'est pas très louable ..

Rhaa ca m'énerve d'autant plus que plus je le relis au plus je le trouve super bien écrit ...
L'autre qui regarde le lointain , on le sent fleurter avec "Ca" , plongé dans un état de contemplation sans pour autant la trouver ....Ce passage m'a beaucoup touché .

Bref un sentiment paradoxal , mitigé , ou a la fois j'adore et je réfute .
La conclusion sera "continu d'écrire je lirais assurément" .

ps : Pas le temps pour le second dans l'immédiat , je le lirais cette nuit .

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Allen
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MessagePosté le: Lun 21 Mai 2007, 1:30 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci beaucoup.
Voilà la suivante, et sachez que ma caractéristique lorsque j'écris c'est que la qualité baisse au fur et à mesure -_____-
.....
Bref.





Il était une fois une petite histoire que personne ne lisait.
Elle attendait sagement sur son étagère et parfois passait le temps en discutant avec les autres histoires.
Les grandes histoires étaient assez impressionnantes car elles parlaient de choses sérieuses et intelligentes.
Il y avait aussi des histoires mystérieuses qui chuchotaient entre elles, échangeant des secrets terribles et effrayants.
Et puis les histoires rigolotes qui pouffaient dans leur coin en se faisant des blagues.
Et comme la petite histoire n’était ni sérieuse, ni mystérieuse et ni rigolote elle pensait qu’elle devait être triste.
En fait, la petite histoire ne savait pas ce qu’elle racontait, et ça l’embêtait beaucoup quand elle voulait parler avec les autres.
Car elles lui demandaient d’un air hautain ;
_De quoi traitez-vous ?
Et comme la petite histoire ne le savait pas et ne connaissait pas de mots intelligents, elle bafouillait sans savoir quoi répondre.
Alors les autres histoires lui tournaient le dos et reprenaient leurs conversations sérieuses, mystérieuses ou rigolotes.
Elle avait pourtant bien essayé une fois d’en savoir plus sur ce qu’elle racontait mais elle avait beau eu se contorsionner, et se tortiller dans tous les sens elle n’avait réussi à voir à l’intérieur des pages.
Cette ignorance l’ennuyait beaucoup, car elle aurait bien voulu être capable de dire de quoi traitait son histoire.Elle n’aimait pas l’idée de devoir attendre que quelqu’un la lise pour en savoir plus sur elle.

Alors un jour, pendant que les autres histoires conversaient entre elle en l’ignorant un peu, elle quitta son étagère où la poussière commençait à s’accumuler, et sauta par la fenêtre.
Une fois dehors elle vit le soleil qui brillait, des enfants qui jouaient, et les oiseaux qui pépiaient gaiement comme dans les histoires rigolotes.
Elle marcha sur le trottoir en prenant garde de ne pas se faire écraser, et vit plein de monsieur habillés en noir qui parlait d’une voix grave.Leurs mains s’agitaient beaucoup, battant l’air comme d’énormes et lourds papillons, et leur front se plissaient sous le poids de graves questions.Comme dans les histoires intelligentes.
En voyant ça,la petite histoire continua de marcher en se disant qu’elle trouverait peut-être quelqu’un qui lui ressemblerait, et que même sans savoir de quoi elle était faîte elle ressentirait une sorte de reconnaissance comme lorsque l’on se voit dans un miroir la première fois.
Un sentiment confus, et joyeux de voir que l’on existe et de savoir à quoi l’on ressemble.

Sur ces pensées la petite histoire arriva dans un parc où les buissons et les arbres murmuraient sous le vent pour ne pas être entendus de tous, et où les feuilles roulaient dans l’air comme pour fuir une menace inconnue.
Comme dans les histoires mystérieuses.
Là, assis sur un banc, quelqu’un regardait la petite histoire d’un air intrigué.
La petite histoire s’approcha pour voir si cette personne pouvait l’aider, car elle n’avait pas eu l’occasion de le faire avec tous les autres, qui avaient l’air si plein de choses qu’elle ne voulait pas se noyer dedans.
Puis soudain la petite histoire eut peur.
Peur que si la personne la ramassait, son histoire qu’elle ne connaissait pas, ne lui plaise pas.
La petite histoire avait le trac.
L’homme assis sur le banc se leva, s’approcha d’elle, indifférent des feuilles qui virevoltaient, et sourd au bruit du vent dans les arbres.
Il la ramassa, et l’emmena avec lui sur le banc puis l’ouvrit.
Tremblante, la petite histoire le vit feuilleter ses pages engourdies, les sourcils froncés.
Arrivé à la fin, l’homme referma la petite histoire un sourire sur les lèvres.
Tendue, et impatiente à la fois elle attendit.
Alors, l’homme fouilla dans sa poche et en sortit un crayon.Il posa la pointe sur la première page de la petite histoire et inscrivit la date du jour.

La petite histoire vécut longtemps, et très heureuse.
Bien sûr elle avait été un peu déçue de ne contenir que des pages blanches, mais elle s’était vite consolée en voyant l’homme l’emplir de mots et de sensations chaque jour un peu plus.
Et puis était venu le jour où plus rien ne fut écrit.
Depuis la petite histoire se relit, sans cesse, sans se lasser et en prenant plaisir à ne pas oublier.

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MessagePosté le: Lun 21 Mai 2007, 4:15 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Allen a écrit:
Merci beaucoup.
Voilà la suivante, et sachez que ma caractéristique lorsque j'écris c'est que la qualité baisse au fur et à mesure -_____-
.....
Bref.

Pas grave, on est trop cons pour apprécier la qualité en question.

Allen a écrit:
Il était une fois une petite histoire que personne ne lisait.

J'ai arrêté de lire ici, histoire de ne pas déroger à la règle de la petite histoire.




Je déconne, en fait j'ai tout lu, mais j'ai deviné la chute quasiment dès les premières lignes...

Alors comme ça tu te sens seule, Allen ?
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Allen
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MessagePosté le: Lun 21 Mai 2007, 4:49 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci de t'inquieter pour moi Chapitre 3^^, mais je ne suis pas du genre à me sentir seule quand je vois que tu es toujours là pour m'emmerder.

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MessagePosté le: Lun 21 Mai 2007, 5:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant

T'as déjà pensé à te faire éditer ?

J'entends pas sortir un roman de 300 pages hein... Ni un recueil de 100 nouvelles direct, mais pourquoi pas les appels à texte, tout ça...

Non ?





Tu gagnerais ta vie au moins... chômeuse (bah oui, fallait bien que je te balance une pique quand même, ç'aurait été trop gentil sinon bouhahaha)
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Salvor.Hardin
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MessagePosté le: Lun 21 Mai 2007, 10:42 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Allen a écrit:
lorsque j'écris c'est que la qualité baisse au fur et à mesure -_____-


Ca reste ENCORE à prouver selon moi... Bref, continue d'écrire, même au point de t'autoparodier s'il le faut. J'aime vraiment ces histoires !

re-*______________________________________*
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MessagePosté le: Lun 21 Mai 2007, 11:50 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Moi je regrette la (relative) banalité des sujets traités dans ces histoires.

C'est grosso modo ce que je voulais dire quand je disais qu'après quelques lignes, j'avais deviné la chute.
Les précédentes histoires m'ont fait le même effet. C'est bien écrit, le style est très sympa (quoiqu'il y a beaucoup de retours à la ligne, mais bon, ça c'est juste un détail à la con), mais je trouve que ce talent stylistique est un peu gâché par la banalité (relative, je le redis) des sujets.

D'où ma question vis à vis des appels à texte, parce qu'à mon avis ça pourrait vraiment valoir le coup, non seulement pour évoluer un peu de ce côté là, mais aussi pour gagner un peu d'argent, pourquoi pas.

Les appels à texte traitent toujours d'un thème plus ou moins précis, et les "meilleurs" textes sont publiés dans des recueils qui sont ***vendus*** dans le commerce. Rien que le fait qu'il y ait une rémunération potentielle au bout du tunnel, ça fait que c'est 10000 fois plus constructif que de balancer ces textes sur un forum internet.

Quand à ce qui définit les "meilleurs textes", c'est la qualité stylistique, l'originalité de l'histoire, tout ça... C'est évidemment un ensemble, mais selon moi ça serait *vraiment* dommage de s'arrêter là, de se contenter de balancer des textes sur un forum.

Si ça t'intéresse, je peux très probablement te mettre en contact avec les bonnes personnes, d'ailleurs, Allen. Mon beau-frère étant un écrivain publié (dans plusieurs pays)...

Et je suis sérieux, là (ça m'arrive rarement sur ce forum, je sais, mais bon de temps à autre, ça fait pas de mal et ça mange pas de pain, hein)
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Salvor.Hardin
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MessagePosté le: Mar 22 Mai 2007, 12:14 am    Sujet du message: Répondre en citant

Chapitre 3 a écrit:
Moi je regrette la (relative) banalité des sujets traités dans ces histoires.

C'est grosso modo ce que je voulais dire quand je disais qu'après quelques lignes, j'avais deviné la chute.


Ce sont des "histoires pour enfants"... Dans ce cadre, je fais une différence (fondamentale) entre la banalité et la simplicité.

Et même si je pense qu'essayer de se faire éditer est une très bonne chose, commencer par recueillir les avis de l'entourage sur le forum a aussi un effet bénéfique.

Je ne regrette rien de ces histoires mais elles m'amènent par contre à espérer de nouvelles créations... Notamment des scénarii peut-être ? (hein Allen ? XD)
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