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. Mille et une histoires de shinobis
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Ared Tekenshi
Genin


Inscrit le: 29 Juin 2010
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MessagePosté le: Sam 26 Oct 2013, 10:58 pm    Sujet du message: Mille et une histoires de shinobis Répondre en citant

Yo minas

C’est un topic auquel je posterai –j’espère– toutes les fic’ que j’ai en tête, généralement des One Shot sur un personnage en particulier.

Ne prenez pas ce titre de façon littérale, je compte pas arriver à ce nombre ^^


Sommaire:

Citation:
Eiyû no Kazoku (Une famille de héros) (famille Hatake - en hiatus)
Sōzoku (Héritages) (Ashura VS Indra - en cours)

Senorigami no Tenshi (L’ange aux 1000 origamis) (Konan - terminé)
Aoi yajū no tanjō (La naissance du Fauve de Jade) (Rock Lee - terminé)
Shushi kara no... (De la graine à... ) (Shinju - terminé)
Hashirama no satsujin-sha (Le meurtrier d’Hashirama) (Hashirama Senju - terminé)

Sentakushi ningyōtsukai (Le Choix du Marionnettiste) (Uchronie - terminé)
Shin jidai no kigen (La genèse d'une nouvelle ère) (One shot - terminé)


Et voici la première histoire sur…


Dernière édition par Ared Tekenshi le Dim 05 Juin 2016, 2:05 pm; édité 11 fois
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Ared Tekenshi
Genin


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MessagePosté le: Sam 26 Oct 2013, 10:58 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Senorigami no Tenshi
(L’Ange aux 1000 origamis):

« On est tellement seul en ce bas monde, que même les Anges et les Démons dînent ensemble. »
(Anonyme)


Ame no kuni – Lieu inconnu

Dieu est mort, vive la déesse !

Ce genre de cri aurait pu résonner à travers les bâtiments d’Ame mais ce serait un risque de la part de cette "déesse" d’annoncer la mort de leur Dieu tout-puissant.

Que se passerait-il si les habitants du village de la pluie apprenaient que celui qui a vaincu Hanzô n’est plus ? Une guerre civile, orchestré par d’anciens partisans de la Salamandre vivant dans la clandestinité depuis la chute de celui-ci. Bien que les chances qu’il y ait des survivants soient minimes, cette option encombrait les pensées de la "déesse" aux cheveux bleus. Or la situation actuelle n’était pas vraiment propice pour un coup d’État : la quatrième grande guerre approche à grands pas, risquant d’écraser Ame dans sa foulée destructrice…

Bref, un moment mal choisi pour annoncer ce genre de nouvelle. Ainsi la déesse resta dans son rôle d’ange messagère, transmettant ses directives au nom du dieu feu Pain.

Tandis que les habitants d’Ame se préparent au futur conflit qui va suivre, leur ange fait face à son passé une dernière fois.

Oui… Ça pourrait être l’ultime fois que le regard de cet kunoïchi pose chez ses deux raisons de vivre, ou plutôt de ce qu’il en reste : des corps soigneusement nettoyés et conservés dans quelques milliers d’origamis de sa création.


Tous ces origamis soigneusement préparés en cette occasion lui ravivait un épisode bien particulier sur son enfance ; à une époque où elle avait vécu exactement la même scène dans des circonstances différentes…


Environ une trentaine d’années auparavant

La pièce change mais le décor reste le même.
Toujours le même pays grisaille, toujours cette pluie diluvienne, toujours en période de guerre.

Nous sommes vers le début de la seconde grande guerre shinobi, un conflit dans lequel le pays de la pluie était un enjeu militaire de tout premier ordre. Pour les puissances de la terre, du feu et du vent, la position géographique de la pluie est tel que celui qui occupait ce territoire s’offrirait le luxe d’avoir une base d’opérations et un écran de protection territoriale contre deux des supergrands du continent.

Parmi les différentes approches martiales, ce sont ceux des forces d’Iwa qui ont étés les plus belliqueux ; n’hésitant pas à ravager quelques villages dans leur sillage pour attendrir l’ennemi par la terreur et être ainsi plus enclin à la soumission. Après tout, ne dit-on pas « Tuer la poule pour effrayer le singe » ?

Cruel mais efficace.

Nombreux se sont retrouvés sans foyer, dispersant à travers tout le pays répandre la peur comme une épidémie infernale.

Voilà depuis quelques jours que les attaques Iwajins ont cessés, peut-être qu’ils estiment avoir suffisamment fait de massacres se disaient dans l’esprit de quelques habitants optimistes.

Dans une commune à quelques kilomètres d’une cité dévastée par les troupes de Tsuchi, vivait une de ces familles optimistes. Modeste et banale, vivant simplement dans le besoin, elle est composée d’un père travailleur, d’une femme au foyer et de deux enfants en pleine croissance.

Même si les affrontements ne sont qu’à quelques miles de leur toit, ils ne peuvent partir pour deux raisons :
La première par un manque de moyens suffisants pour pouvoir faire le trajet sans encombre.
Tandis que la seconde est bloquée au lit, victime d’une maladie qui rogna sa vie depuis le lendemain de la guerre.

Les médecins se font rares dans cette guerre…et les seuls disponibles, aux yeux des civils, profitent de la situation pour augmenter le prix de leur consultation. Ainsi le paternel remplaça sa femme, Sasaki, dans son métier de livreuse, en plus de travailler d’arrache-pied dans son propre boulot. Espérant réunir au plus vite assez d’argent pour pouvoir guérir son âme sœur.

Pendant que le chef familial travail, c’est à l’aînée, Chizuko, que revient en charge de s’occuper des tâches ménagères de la maison, de la surveillance de sa mère et de sa sœur âgée de neuf ans de moins qu’elle.

Cette petite dernière de six ans est une véritable lumière qui illumine les pensées sombres et réalistes de cette famille. Affichant toujours le même sourire d’innocence et de complaisance.

À sa mère, qui fit oublier sa maladie par sa présence apaisante et d’une bonté libre du vice des hommes.
À son père, pour être une douce récompense après une journée de labeur dans ce monde fade comparé à son visage pur.
À sœur, pour lui donner force et inspiration de faire face à la dure réalité quotidienne de la guerre.

Elle était l’ange de la famille…une chérubine du nom de Konan.

… 0 …

Cela fait quelque temps que Konan resta au chevet de sa mère pendant des journées entières. Non pas que cette dernière trouva sa présence désagréable, elle s’inquiète que son innocente saphir la voie dans cet état déplorable, craignant qu’elle perde son éclat qu’à observer le visage de sa mère exténuée pour le reste de ses jours.

La sœur Chizuko, ayant compris les pensées de sa mère, fit signe à Konan de la rejoindre pour lui révéler quelque chose qui pourrait lui faire passer le temps :

– Qui’ y a Nee-chan ?
–Dis Konan, tu connais la légende des mille grues ?


Elle eut pour réponse qu’un refus de la tête.

Avant de répondre, Chizuko prit une feuille trainant dans les affaires de son père et la plie de sorte à en faire une cocotte en papier symbolisant une grue.

– Ce que je viens de faire s’appelle un origami. La légende des mille grues dit que si on plie mille origamis de cette manière, un souhait peut nous être réalisé.
– C’est vrai ?!
– C’est l’occasion de le vérifier, qu’est-ce que tu en dis ?
– Um !
fit Konan les pensées emplies d’espoirs à l’idée de réaliser un vœu bien particulier : guérir sa maman.
– Dans ce cas je vais t’apprendre, alors écoute et regarde bien…

… Ce n’est qu’au bout d’une vingtaine de minutes que la fillette aux cheveux bleus réalisa son premier origami sous le visage apaisé de Chizuko.

[img]http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTBUWplYfkitL3tVizt8Gw1bi_SsvNRrY0fDyjuRZCCYHdwmhBP&t=1[/img]


… 1 …

– Joyeux anniversaire Konan ! Cirèrent en chœur toute la famille, excepté la mère qui avait toujours une voix faible.

Même être temps de guerre n’est pas une excuse pour ne pas fêter l’anniversaire d’une personne, surtout pour une enfant venant fêter ses sept ans.

Sur la table familiale s’étalaient deux cadeaux emballés, ainsi qu’un petit gâteau ornés de sept bougies. C’était assez coûteux de s’offrir une telle pâtisserie mais que serait une fête d’anniversaire sans gâteau.

Excitée de joie, Konan s’empresserait d’ouvrir ses cadeaux après avoir soufflé les flammes de ses sept ans.

– Des chaussettes…merci maman ! Un cadeau que Konan trouva quelque peu décevant mais venant de sa mère, elle restait tout de même heureuse. J’aurais aimé avoir des perkcins pour ressembler à Nee-chan.

– On dit piercings et tu semble être trop jeune pour en avoir Konan. Maintenant ouvre mon cadeau.

L’ange bleu sentit que son second cadeau est plus solide que le premier. Déballé, un cadre en sortit. Elle contenait des fleurs pressées, des lys blancs et des œillets rouges pour être exact. Conçue de toutes pièces par le hobby de Chizuko qu’elle partage avec Konan de son temps libre : l’oshibana.

Un cadeau qui transporta Konan aux anges, sentiment qu’elle fit partager avec toute sa famille. Un pur instant de bonheur dans un conflit primitif.

Même en ce jour, Konan continuait sa tâche de confectionner des grues en cocotte.
Trois de plus viennent s’ajouter aux quarante-huit autres qui traînaient dans sa chambre ; à la différence de ceux-ci c’est que ces nouveaux venus sont issus des restes d’emballage de ses paquets cadeaux.

Au même instant, non loin du village, un jeune garçon pêchait dans une rivière qui contenait toutes les larmes de son corps. Sa mine battue laissait place à un petit sourire à la vue de sa prise du jour…

– Bon anniversaire Yahiko... Fit-il pour lui-même avant de manger sa proie à pleines dents.

… 51 …

Cela fait près d’un mois que la guerre a éclaté, et les shinobis d’Ame sont bien déterminés à y mettre fin par tous les moyens. Réunis sous la bannière d’Hanzô, celui-ci appliqua une tactique perçue lâche pour certains mais néanmoins redoutable : lorsqu’une force ennemie entrait en contact avec un autre, les troupes de la salamandre débarquèrent sur le champ de bataille et achevaient les vainqueurs. Humiliées, les trois superpuissances déclarèrent la guerre à Amegakure dans un mouvement de guérilla.

Les conséquences se firent rapidement sentir dans tout le pays. La famille de Konan ne fait pas exception et leur rationnement en nourriture ne se limite qu’à de l’eau, du pain et de simples carreaux en chocolat. Leur quotidien devenait de plus en plus dur mais ils s’y font face petit à petit.

Un soir, Konan a cru entendre des cris, des explosions et du bruit de métaux qui s’entrechoquent. Difficile pour elle de s’endormir dans des conditions pareilles, mais lorsqu’elle tomba dans les songes, elle se retrouvait en enfer. L’ange rêva que des individus saccageaient son village et tuèrent tous les habitants.

Le hurlement qu’elle échappait est tel que Sasaki rappliquait faiblement de son lit, enveloppée de son drap miteux, pour aller la rassurer. La présence d’une mère est tout ce qu’il fallait pour apaiser les pensées d’une enfant.

Lorsqu’elle ouvrait les yeux sous la lumière du soleil, Konan put remarquer les bras de sa mère tenant délicatement son petit corps frêle.

Plus que déterminé à réaliser son souhait et enfin partir de cet enfer ensemble, l’ange bleu reprenait sa tâche avec tous les papiers qu’elle put trouver : des notices des médicaments de sa mère jusqu’aux ordures jetées à la poubelle…

… 341 …

Remis de son cauchemar d’il y a deux jours, Konan accompagna sa sœur au marché se faire le plein de provision pour tenir la semaine à venir.

Le décor qu’offrait la ville leur affichait une mine aussi triste que le ciel grisâtre, presque autant que les quelques passants qu’elles croisent sur leur chemin.

Alors que Chizuko restait plongée dans l’addition de ses achats, Konan apercevait un groupe d’adultes poursuivant un jeune garçon tenant dans ses bras un thon faisant au moins la moitié de sa taille.

Ça fait des lustres que Konan n’avait plus vu d’enfants dans les parages ; aussi, intriguée, elle décida de suivre ces poursuivants à distance à insu de tout le monde.

Il n’a pas fallu plus de cinq minutes pour que la course-poursuite se termine par la chute de l’enfant, trébuché par une pierre au beau milieu d’une ruelle étroite. Reprenant leur marchandise volée par le jeune cambrioleur, les poursuivants quitteraient les lieux en lui laissant un souvenir douloureux qu’il n’est pas près de l’oublier.

Assistant à la scène derrière un tas de caisses, Konan s’approchait lentement vers le jeune battu. Ses cheveux orange illuminèrent son regard. Jamais elle n’avait vu pareille chevelure auparavant.

– Est-…
– Konan ! Ou es-tu ?!


Alors qu’elle allait aider le garçon à se relever, la voix de sa sœur interrompait son action. Voulant pas la faire inquiéter davantage, Konan se retournait vers la source de la voix quand elle entendait un gargouillement d’estomac venant du jeune roux.

– Tu as faim ?

Cette voix douce fit réagir l’affamé et ouvrit lentement ses yeux pour apercevoir une illumination céleste : un ange souriant tenant devant elle du pain et une pomme, sortant du sac de course qu’elle garda pour Chizuko.

– C’est pour toi.

S’ensuit d’un échange de regards qui semblaient durer une éternité pour les deux enfants.

– Konan !
– J’arrive Nee-chan !


Disparaissant de sa vue, le garçon, trop affaiblît pour rattraper sa sauveuse, redressa son corps et prit la nourriture laissée pour lui.
Ailleurs, Chizuko exprimait ses quatre vérités à sa petite sœur. Mais celle-ci avait les pensées ailleurs…

– Je me demande si je le reverrai ? – Je me demande si je la reverrai ?

… 372 …

Un miracle se déroulait au sein de la famille.
Konan n’en ’est qu’à la moitié de son objectif que déjà des brides de son souhait se manifestaient.

Sa mère est remise en état.

Effet des médicaments durement acquis, à sueur et à sang de son éternel époux…
…ou l’œuvre d’une action divine attitrée par l’appel spirituel de son ange gardienne…
Personne ne pourrait l’expliquer.

– Je me sens mieux que d’habitude, mais je suis encore faible.
– Tu es toujours malade maman ?
– Oui ma puce mais ne t’inquiète pas, maman va mieux et elle ne va plus rester au lit toute la journée.


La semaine qui suit n’est que période de bonheur pour Konan et sa famille, voir sa mère aussi en forme grâce à elle. Sasaki reprenait même son métier de livreuse mais avec un temps et un champ de travail limité.

Plus que convaincue de la véracité de la légende des 1000 grues, elle reprit son œuvre avec une paire de bras supplémentaire, les douces mains de sa mère.

… 500 …


Ce fut tôt…

On dit qu’il existe un remède capable de guérir n’importe quelle maladie, soigner n’importe quelle blessure, et accessible à tous...

La Mort

Trop tôt…
C’était tôt pour Sasaki de reprendre son travail, même à temps partiel, sans être complètement remis de sa maladie.

Beaucoup trop tôt…
C’était aussi trop tôt pour sa famille de croire en la rétablissement du pilier maternel, encore endommagé.

Trop tôt et trop tard…
Cette petite ange n’a pas pu atteindre la millième grue en papier que sa mère est partie rejoindre les cieux.

– Pourquoi vous pleurez devant maman ? Vous allez la réveiller.

Konan est dans un âge où la réalité se mêlait avec l’innocence. N’ayant jamais connaissance de ce qu’est la mort, pour elle, sa mère n’est qu’en train de dormir ; récupérant d’une journée de dur labeur où elle s’était soudainement écroulée pendant le souper d’hier.

Pendant que le père enterrait sa défunte épouse, Chizuko occupait sa sœur de sorte à ne pas assister à ce spectacle. Puis quand l’heure est venue de se recueillir devant sa tombe, l’aînée se devait donner une explication à Konan.

– Konan…maman est…partie. Elle était tellement fatiguée qu’elle…ne peut plus se réveiller. Ainsi, papa a préparé un endroit d’où elle pourra se reposer en paix.
– Mais si jamais elle se réveillait un jour, maman risque de s’étouffer sous cette terre.
– Konan…


Ça fait qu’un jour depuis l’enterrement et l’esprit de Konan est toujours aussi floue.
Mais elle n’abandonna pas son projet de produire les 1000 cocotes en papier. Puisque sa mère est partie et fatiguée, il suffit juste de souhaiter la faire revenir en pleine forme.
Ni plus, ni moins…

Pas de fleurs pour orner la tombe de Sasaki, à la place, Konan rassemblait tous les origamis qu’elle avait confectionnés pour les mettre aux côtés de sa mère. Déposant heure après heure, une nouvelle grue devant la stèle de la défunte.

… 644 …

La chute de l’ange…
La perte de sa mère était comme si Konan était privée des ailes qui la soutenaient dans son monde imaginaire céleste, pour l’amener à la dure réalité terrestre.

Mais sa descente aux enfers n’est pas tout à fait terminée.

L’intuition féminine, cet état qui fait les femmes bien ouvertes et plus perspectives que les hommes, Konan en avait fait l’expérience, avec son rêve de son village saccagé par des démons à l’apparence humaine.

Ce n’est plus un rêve du passé qui se déroulait devant elle, mais un présent cauchemardesque.

La Guerre reprenait son cours

… 666 …

– Ahhh ! Papa ! Maman ! Nee-chan ! cria Konan, sortant d’un profond sommeil.
– Calme-toi. Tu es en sécurité ici.
– Hm ?


Regardant autour d’elle, elle s’aperçoit qu’elle se trouve à l’intérieur d’une grotte faiblement éclairée. À ses côtés se tenait un jeune enfant à la chevelure qui lui est familière.

– Tu es le garçon de l’autre jour ?
– Oui, je m’appelle Yahiko. Merci de m’avoir sauvé ce jour-là.
– De rien. Rougissant à son sourire. Mais je suis où là ? Ou est ma famille ?


Voici la question que redoutait le fameux Yahiko. Mais il s'était préparé à lui fournir une réponse.

– Ici c’est ma cachette depuis que j’ai plus de maison. Pour ta famille… e-, hésitant toujours à lui révéler la vérité sous le regard interrogatif de la nouvellement orpheline. Ta famille est morte à cause d’une attaque de ninjas sur ton village. Ils ne sont plus de ce monde.

Le grand Blanc. La même sensation comme lorsque qu’on lui avait annoncé que sa mère est partie pour toujours.

–Papa… Nee-chan…

Et là des flashs apparurent dans son esprit, les quelques bribes d’évènement que sa mémoire a eu le courage de conserver.

Panique, hurlements, bombardements, désolation, odeur fétide, sang, cadavres… un père et une sœur immobile et sans vie.
Ces scènes sans fin avaient provoqué un choc cérébral que Konan ne pouvait supporter dans sa petite tête angélique.
Elle pensait que tout ceci n’était qu’un horrible cauchemar comme la dernière fois. Mais depuis la perte de ses ailes, elle n’a pu éviter l’inévitable.

– Je suis désolé.
– ...


C’en ’était trop pour Konan. Elle voulait rejoindre sa famille, libérée de toute cette souffrance, s’envoler au loin et quitter ce monde cruel et solitaire.

– Écoute, je sais ce que tu ressens. Moi aussi j’ai perdu mes parents dans cette guerre. Pourtant je reste dans ce monde, pour la mémoire et la résolution de mes parents. Quand je t’ai sauvée, ta sœur voulait que tu vives ta vie en désirant ton bonheur ! J’accomplis leurs dernières volontés, à moi et à toi !

Jamais Yahiko oubliera cet instant où il tenta de sauver Chizuko dont le corps était bloqué sous des décombres, écrasant la partie inférieure de son corps. Le rouquin s’était précipité pour aider la jeune adolescente lorsque celle-ci supplia de la laisser là et d’emmener sa sœur loin d’ici, loin de toute cette folie.

La décision était difficile mais en tout point similaire à ce que Yahiko avait affronté lors de l’attaque de son propre village. Malgré son âge, il n’avait eu aucun mal à soulever le corps de Konan. Pour lui, ce n’était pas grand-chose comparé aux tonnes de gravas qu’il a dû déblayer de son ancien foyer, en tentant de retrouver le corps de ses parents.

Ses paroles avaient pleine de sens pour Konan. Sa famille voulait qu’elle vive, même s’ils ne sont plus là pour la voir s’épanouir…

– Tu n’es plus seule maintenant. Je suis là, je te protégerai, comme tu l’avais fait. Maintenant repose-toi encore, tu t’es pas encore remis de tes blessures.

***

La vie de Konan reprit son cours et dut s’habituer lentement à sa nouvelle aventure, à laquelle elle ne sera plus jamais seule.
Quelque temps plus tard, elle sauva la vie d’un autre orphelin de guerre. Comme avec Yahiko, elle offrit du pain à un jeune roux et son chien affamés.
Il s’appelait Nagato. Et depuis ce jour, ils devinaient plus que des amis aux yeux de l’ange bleu, c’est sa nouvelle famille, dont elle en est leur ange gardien.

Trois orphelins, aux passés semblables, unis et ensemble pour un même futur rayonnant...


Retour au présent


… jusqu'à ce que les ténèbres engloutissent à nouveau ce monde à elle et ses amis.

Partis, comme sa mère, son père et sa sœur avant eux.
Elle n’avait plus de raison de vivre, sauf deux ambitions :

Construire une sépulture à leur mémoire,
Et emporter avec elle l’origine de toutes les ténèbres de cette ère.

* On sera bientôt tous ensemble, je vous le promets. Et quand cela arrivera, alors notre paix tant rêvée pourra être réalisable. *

Forte animé par cette conviction, l’ange prit son envole et se prépare à combattre le démon à l’œil rouge.

Et une fois ce mal défait, la paix pourrait enfin se montrer au grand jour.
Ainsi son rôle d’ange gardienne sera enfin accompli…
Spoil:
by @EErieFaery

Ceci est notre cri.
Ceci est notre prière.
Pour construire la paix dans le monde

… END …




Et voila la pause culture de cette histoire:

• Avant toute chose, cette fiction est inspirée d’une histoire réelle : celle de Sadako Sasaki. Une jeune fille Japonaise victime d’une maladie causée par les radiations de la bombe d’Hiroshima. Avant sa mort, elle apprît une ancienne légende à laquelle il suffit de plier 1000 grues pour voir un de ces vœux exaucés, la guérison dans son cas. Malheureusement elle serait morte avant d’avoir pu réaliser les 1000 origamis.
Ainsi par cet fic’, je rends hommage (à ma manière) à Sadako Sasaki morte le 25 octobre 1955 à 12 ans. (je sais j’ai un jour de retard) Si vous voulez plus d’informations sur son histoire, je vous invite à jeterun coup d’œil à ce lien

Citation:
Déballé, un cadre en sortit. Elle contenait des fleurs pressées, des lys blancs et des œillets rouges pour être exact. Conçue de toutes pièces par le hobby de Chizuko qu’elle partage avec Konan de son temps libre : l’oshibana.

• L’oshibana est un art japonais qui consiste à créer des images avec des fleurs pressées. Il s’agit d’un des deux hobbies mentionnés dans le databook sur Konan. Les fleurs utilisée pour le cadre de Konan ont tout deux une signification particulière dans le langage des fleurs :
- Lys : "L’amour que je vous porte est pur comme le cristal"
- Œillet : "Je vous aime avec ardeur"
Cf.
http://framboise78.free.fr/Langage_fleurs.htm
http://offrir-des-fleurs.wifeo.com/signification-des-fleurs.php

• Les chiffres dévoilés est le nombre d’origami terminés par Konan pour ceux ou celles qui l’on pas comprit. Évidement encore, ces chiffres ne sont pas pris au hasard :
- 51 = anniversaire de Konan et de Yahiko. Ils sont nés le 20 février, le 51ème jour de l’année de notre calendrier.
- 341 = nombre total de missions officielles effectués par Konan
- 372 = numéro du chapitre marquant la première apparition de Yahiko dans le manga
- 500 = on raconte que Sadako Sasaki s’est senti mieux après avoir plié 500 origamis
- 644= Sadako Sasaki à pu confectionner 644 grues de papier au total avant de mourir
- 666 = no comment… Twisted Evil


Dernière édition par Ared Tekenshi le Mer 29 Jan 2014, 8:39 pm; édité 4 fois
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Mat
Jûbi


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MessagePosté le: Lun 28 Oct 2013, 12:15 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le titre en japonais, 'y'a pas à dire mais il claque (en français aussi d'ailleurs) ! Le récit qui suit également.

Je me doutais que les chiffres n'étaient pas pris au hasard mais seuls le 372 a fait tilt (alors que pour le 341 il était possible de le trouver en regardant la fiche de Konan) chez moi. Merci pour ce point culture de la fin. Je ne connaissais pas Sadako Sasaki mais, vu tes pratiques en matière d'écriture, je pensais bien que la légende des 1 000 grues ne venait pas de n'importe où.

Pas grand-chose à signaler car j'ai bien aimé la manière dont le récit se déroule, le jeu entre les périodes temporelles, pas mal de petits détails qui rendent ton récit encore plus intéressant, sans oublier quelques passages qui me font sourire. Par exemple celui-ci :

"Sa mère est remise en état."

Pour le coup j'ai pensé que la mère de Konan était un robot !

C'est un bel hommage rendu à Konan - un personnage qui n'a pas été souvent mise en avant et c'est dommage. Bravo !
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Ared Tekenshi
Genin


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MessagePosté le: Lun 28 Oct 2013, 1:23 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ravi que l'histoire te plaise.

Citation:
Le titre en japonais, 'y'a pas à dire mais il claque (en français aussi d'ailleurs) !
Quelle langue fascinante le japonais, quand on l'écrit avec l'alphabet latin ^^

Citation:
Je ne connaissais pas Sadako Sasaki mais, vu tes pratiques en matière d'écriture, je pensais bien que la légende des 1 000 grues nevenait pas de n'importe où.

Je n'ai posté que deux chapitres et on a déjà une opinion sur ma méthode d'écriture ^^
Au moins c'est une occasion de dormir savant, je vous fait découvrir une partie de culture japonaise.

Citation:
Pas grand-chose à signaler car j'ai bien aimé la manière dont le récit se déroule, le jeu entre les périodes temporelles, pas mal de petits détails qui rendent ton récit encore plus intéressant, sans oublier quelques passages qui me font sourire. Par exemple celui-ci :

"Sa mère est remise en état."

Pour le coup j'ai pensé que la mère de Konan était un robot !
Oui il s'agit de Eve de Wall-E
Non sérieusement, j'avais pas vu sous cette angle, bien vu
Faut bien un peu de sourire même quand c'est dramatique.
Citation:

C'est un bel hommage rendu à Konan - un personnage qui n'a pas été souvent mise en avant et c'est dommage. Bravo !

1000 merci ^^
Paradoxalement je pense que c'est une occasion pour les fanficteurs et les rpgistes d'approfondir un personnage peu développé. Chacun peut ainsi laisser libre cours à leur imagination et nous fournir des versions différentes et intéressantes de leur histoire.
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Tsunade chan
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MessagePosté le: Lun 28 Oct 2013, 4:16 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bon j'ai pas tout lu encore mais tkt je finirais la suite. C'est ce genre d'histoire que j'aime, tellement bien tournée avec des mots utilisé à bon escient. Un bon auteur est capable d'écrire une histoire tellement accrochante qu'on peux s'imaginer les scènes dans sa tête et tu le fais avec brio. Eusa_clap

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Ared Tekenshi
Genin


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Messages: 364
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MessagePosté le: Mer 30 Oct 2013, 12:14 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci pour ce commentaire Tsunade chan, ça me motive à fond pour mes prochains textes. Embarassed
J'espère quand même ne pas avoir été trop lourd avec mes descriptions (vu que tu semble ne pas avoir tout lu).

J'ai hâte de voir ce que ton tandem avec jeremy9011 nous donne Wink
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Cavas
Chuunin


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MessagePosté le: Mer 30 Oct 2013, 8:44 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je dois dire que je suis surpris. Je m'attendais à lire un évènement du passé de Konan, mais là tu retraces quasiment sa vie. Bien joué! On voit à quel point le personnage t'intéresse.

J'aurai aimé en savoir plus sur son enfance et comment ils ont survécu avec Yahiko et Nagato jusqu'à leur rencontre avec Jiraya par exemple. Mais bon, cette absence ne gâche rien du tout à l'histoire.

De plus, les images que tu as choisis apportent un plus à la lecture. Je dois avouer que la dernière avec Konan et les ailes en papier est ma préférée Wink

La pause culture s'est avéré instructive vu ma piètre connaissance de la culture japonaise et surtout leurs légendes.

Et enfin les numéros! Je dois avouer que je n'avais pas du tout trouvé leur signification en lisant. Heureusement que tu as pris soin de laisser quelques notes à propos de cela Smile

Pour conclure, j'ai trouvé l'histoire très plaisante à lire. Comme Mat l'a dit, cela fait du bien d'en apprendre un peu plus sur un personnage comme Konan (qui est loin d'être la plus développé du manga).

_________________
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Ared Tekenshi
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MessagePosté le: Mer 30 Oct 2013, 9:20 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci pour ton commentaire Cavas

Cavas a écrit:
Je dois dire que je suis surpris. Je m'attendais à lire un évènement du passé de Konan, mais là tu retraces quasiment sa vie. Bien joué! On voit à quel point le personnage t'intéresse.

A l'origine, je voulais faire un petit texte sur l'origine de la passion de Konan pour les origamis. Et en faisant des recherches là-dessus, je suis tombé sur l'histoire de Sadako Sasaki... La suite, vous l'avez devant les yeux.
Oui le personnage de Konan m’intéresse mais elle est 3ème dans mon top des personnages féminins de Naruto Twisted Evil

Cavas a écrit:
J'aurai aimé en savoir plus sur son enfance et comment ils ont survécu avec Yahiko et Nagato jusqu'à leur rencontre avec Jiraya par exemple. Mais bon, cette absence ne gâche rien du tout à l'histoire.

Je me suis dit qu'ils ont vécu comme l'avait montré le manga via le flashback de Nagato. J'ai juste raconté la vie de Konan avec sa famille dont on ne savait quasiment rien.

Cavas a écrit:
De plus, les images que tu as choisis apportent un plus à la lecture. Je dois avouer que la dernière avec Konan et les ailes en papier est ma préférée

Idem. De tous les fanarts sur Konan, c'est celle-là que j'adore. En plus elle convient bien pour ma fin.

Cavas a écrit:
La pause culture s'est avéré instructive vu ma piètre connaissance de la culture japonaise et surtout leurs légendes.

Les pauses cultures sont la pour ça ^^
Je rassure qu'il y aura pas que des références à la culture japonaise dans mes prochains textes.

Cavas a écrit:
Pour conclure, j'ai trouvé l'histoire très plaisante à lire. Comme Mat l'a dit, cela fait du bien d'en apprendre un peu plus sur un personnage comme Konan (qui est loin d'être la plus développé du manga).

Re-merci Smile
Malheureusement Konan n'est qu'une oubliée parmi d'autres. Mais qui sera le sujet de mon prochain OS... des suggestions ? Twisted Evil
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Tsunade chan
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MessagePosté le: Lun 04 Nov 2013, 11:20 am    Sujet du message: Répondre en citant

Ared Tekenshi a écrit:
Merci pour ce commentaire Tsunade chan, ça me motive à fond pour mes prochains textes. Embarassed
J'espère quand même ne pas avoir été trop lourd avec mes descriptions (vu que tu semble ne pas avoir tout lu).

J'ai hâte de voir ce que ton tandem avec jeremy9011 nous donne Wink


nan tkt, c'est parce que je fais les fiches sur les bijuu et ça me prends beaucoup de temps. Pour mon tandem avec Jerem, pareil le pauvre je le fais attendre...

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Flooder peux nuire aux neurones développant un état végétatif créant une dépendance à la fainéantise et est transmissible. Troller est dangereux pour la santé mental de ses victimes pouvant créer une paranoïa générale et est passible de bannitisme.
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Mizuki_tiger
Sennin


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MessagePosté le: Sam 28 Déc 2013, 12:58 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'aime ! Twisted Evil

Les origamis ne portent donc finalement pas chance mais, qui sait, peut-être que 1000 fics auront plus de succès ? Razz

Ce que j'aime bien, c'est ton soucis du détail. On a envie de chercher une signification dans tout, et en général, il y en a une. Very Happy
C'est d'autant plus intéressant que tu as bonne culture japonaise (que je n'ai absolument pas, je l'avoue). D'un point de vue perso, c'est donc d'autant plus enrichissant. Wink

Des fics comme ça, pas besoin de 1000, mais 1000, ça serait encore mieux ! Laughing

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Ma fic (click Wink ) :
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Ared Tekenshi
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MessagePosté le: Dim 29 Déc 2013, 7:29 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Mizuki_tiger a écrit:

J'aime ! Twisted Evil

Ravi que l'histoire te plaise Very Happy

Citation:
Les origamis ne portent donc finalement pas chance mais, qui sait, peut-être que 1000 fics auront plus de succès ? Razz
...

Des fics comme ça, pas besoin de 1000, mais 1000, ça serait encore mieux ! Laughing

Qui sait Twisted Evil
Écrire 1000 fics tout seul ça risque d'être brûlant (ndt: à ajouter cet épreuve dans les 12 travaux de Chuk Norris). Je vais déjà essayer de terminer ma première fic' avant de m'attaquer aux 998 suivantes ^^

Citation:
Ce que j'aime bien, c'est ton soucis du détail. On a envie de chercher une signification dans tout, et en général, il y en a une. Very Happy
C'est d'autant plus intéressant que tu as bonne culture japonaise (que je n'ai absolument pas, je l'avoue). D'un point de vue perso, c'est donc d'autant plus enrichissant. Wink

Merci,
Y a aucune honte d’avoir aucune culture en quoi que ce soit ^^
L'une des points que j'adore dans un manga c'est la possibilité de nous apprendre des choses à travers une histoire fictive, notamment la culture Asiatique que je trouve très intéressante.
Aussi je tente de faire de même à travers mes fics.

Merci de ce commentaire et à mon tour de te rendre la pareille Smile
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Ared Tekenshi
Genin


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MessagePosté le: Dim 28 Sep 2014, 6:29 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Xhi : uech' v'là vot' pizza 4 cheval.
Lecteur(s) : mais j'ai pas commandé ça.
Xhi : ouais mais c'est parce que le four à cramé, avec vot' pizza Hatake à l'interieur.
Lecteur(s) : ça va faire près d’un an que j'attends quand même.
Xhi : ah uech' quand même... du sel dans vot' pizza ? Twisted Evil


Shin jidai no kigen
La genèse d'une nouvelle ère:

Le Mont Myôboku, la Cave Ryûchi, la Forêt Shikkotsu...
Des lieux mythiques, des lieux de pureté, mais surtout des lieux de paix.
Jusqu'à maintenant, ces contrées ont contribué à la prospérité de Mère Nature... jusqu'à maintenant...

Non loin de ces terres vierges de trace humaine, de mystérieuses silhouettes se tenant-là, à observer l'horizon.
Ces trois êtres aux formes distinctes, étaient vêtus d'une toge identique à celle de la Faucheuse.

Le premier individu était un homme aux allures svelte, affichant un regard si sérieux qu'on jurait que son visage a été sculptée dans de la roche ; une roche d'un teint bien pâle et aux lueurs améthyste.
Le second, lui, souriait à la vue de son objectif. Il était d'une taille importante mais d'une telle minceur qu'il nous donne l'impression qu'on peut le briser comme une allumette. Malgré tout, il ne semblait point gêné par l'arme massive qu'il portait sur son dos : un croisement entre une hache et une épée.
Quant au dernier du trio, il s'agissait d'une femme aux traits doux mais inexpressif. Bien que visage couvert, ses longues franges rousses étaient visibles, virevoltants au gré du vent.

Maintenant le signe du coq, la femme prononça un mot qui, par-delà les distances qui les séparaient, allait résonner dans la tête de ses partenaires :

– Maintenant.

Aussitôt dit, chacun d'eux se mordit le pouce, exécutèrent une série de mudras, et levèrent un bras vers le ciel en ajoutant :

Jumon Kuchiyose !
(Incantation d'invocation)


Par la suite, leurs mains libèrent un faisceau lumineux en direction de la voûte céleste. Un phénomène qui ne manquait pas d'attirer l'attention des résidents des sites sacrés. Peu à peu, les nuages s'écartèrent pour laisser place à un gigantesque halo composé de sept sceaux aux runes assez complexes. Une fois leur cercle formé, les trois individus scandaient chacun une incantation :

...

« Puissant destrier terrestre,
Issue des légendes rupestres ;
Entends ma voix de tonnerre
Afin de libérer ta rage sanguinaire.
Enflamme la paix sous tes pas affûtés
Et disperse ses cendres de ton cri déchainé.
Que tes sabots sonnent le glas des batailles,
Pour répandre la zizanie mondiale.
Noie cette Terre du sang de mes ennemis
Et déverse notre courroux tel un tsunami.
VIENS !
SENSÖ !
(戦争 – GUERRE) »
(Le Cavalier Rouge, Ryôku)

Un rayon rouge frappa le sol, embrasant la flore alentour... et voici que surgit un gigantesque étalon écarlate, ou plutôt une licorne car une longue lame se logeait au milieu du front. Une monture tout droit sorti de l'enfer des batailles à en croire son corps meurtri de toutes parts ; sans oublier les flammes qui jaillissaient de sa crinière, sa queue, ses yeux, ses naseaux, et ses sabots. Il possède un ensemble de fils barbelé servant de martingale pour son hôte.

...

« Abominable monture funeste,
Incubateur de la Peste ;
Jaillissez de votre demeure nauséabonde,
Vous et vos locustes gourmandes.
Privez cette Terre de ses substances,
Que la Nature en souffre de votre existence.
Dévastez les champs ; flétrissiez les végétaux ;
Polluez les cieux ; asséchez les eaux…
Faites subir à l’humanité le courroux des Dix Plaies,
Qu’ils soient tous égaux dans la misère et la pauvreté.
VIENS !
KIKIN !
(飢饉 – FAMINE) »
(La Cavalière Noire, Legion)

Un rayon noir frappa le sol, pourrissant la flore alentour... et voici qu'apparut une titanesque jument au pelage ténébreux. Cet animal en lambeaux et au corps putride à tout pour être un zombie invoqué par la nécromancie ; à cela s'ajoute la nuée de criquets tournoyant autour de la créature. Sur chacune de ses oreilles se trouvait un plateau en or, soutenus par trois chaines, comme pour une balance reliée à une tige.

...

« Je fais appel à vous coursier de la Mort,
Pour tuer mes ennemis sans le moindre remords.
Que votre présence débarrasse la Vie
De toutes ces créatures emplies de vices.
Adeptes de culte ; porteurs de maladies ;
Soldats de la guerre ; victimes de famines...
N’en épargnez aucun dans votre sillage,
Que la décomposition efface même leur visage.
Achevez le travail de vos frères
Afin de mettre fin à cette misérable ère.
VIENS !
SHINDA !
(死んだ – MORT) »
(Le Cavalier Verdâtre, Gekiyaku Zako)

Un rayon olivâtre frappa le sol, desséchant la flore alentour... et voici que parut un squelette blafard qui s'avère être la carcasse d'un immense cheval. Contrairement aux autres de son espèce, ses vertèbres coccygiennes étaient plus longues et forment à son extrémité une faux.

...

Un micro-sourire se dessina au visage de l'invocatrice de Kikin.
Elle reforma le signe du coq afin d'adresser un dernier ordre à son équipe :

– Allons-y... Cavaliers de l'Apocalypse !


*** Cave Ryûchi ***

– Ssss'arrgghhh ! Qu'est qui te pren...

Et l'animal s'effondra, sa vie arrachée par les crochets de son propre ami reptilien.

– Mais qu'ai-je fai... Ahhhh ! Ma tête ! Je dois... me libérer de cette douleur... me défouler...

Angoissé et énervé, le reptile souffrait sans en connaître la raison, agressant sans distinction tout être à sa portée. Mais il est loin d'être le seul...

Effondrements... Dévastation... Fournaise... Voilà les mots-clés qui décrivent l'état actuel du Ryûchidô.
Depuis l'irruption de l'ennemi, les habitants reptiliens s'entredévoraient ; animés par des pulsions meurtrières.
Les plus lucides tentaient de comprendre la situation mais c'est sans compter cet immense cheval rouge qui saccage ce monde en proie aux flammes et à la violence.

– Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi tout le monde se dévore t'il ?
– On l'ignore Aoda-sama.
fit un cobra abordant une paire de lunette de soleil. Nous étions prêts à recevoir l'ennemi quand soudain la plupart de nos troupes nous ont déclarées avoir subi une grande migraine avant de nous attaquer soudainement.
– ... Il faut évacuer les lieux. Occupez-vous des habitants, je me charge de conduire le Grand Sage en lieu sûr.
– Bien, Aoda-sa...


Le cobra ne put terminer sa phrase qu'un bras ensanglanté l'avait perforée au niveau de son capuchon.
Le corps tomba lourdement, révélant l'assassin aux yeux d’Aoda. Il s'agissait de l'invocateur de Sensö : Ryôku, le Cavalier Rouge.

– Que veux-tu humain ?! s'énerva le serpent.
– Conduit-moi à ton Sage et tu auras ta réponse. répondit l'assassin en affichant un sourire carnassier.

L'invocation personnelle d'Uchiha Sasuke comprit l'arrière-pensée de son minuscule adversaire et, aussitôt, se jeta vers lui pour l'écraser à mort.

– Comme tu voudras... fit l'homme saisissant le manche de son arme.

Soudain, une immense queue de serpent surgit du sol pour interrompre la course d’Aoda. Il s'agissait de Manda deuxième du nom.

– File voir l'Hakuja Sennin ! Je me charge de lui ! Ça fait longtemps que j'ai pas dévoré d'humain.

Sur ces paroles, Aoda quitta les lieux ; laissant son boss faire face à l'ennemi qui n'est nullement impressionné par la menace du clone de Manda. C'est tout le contraire même, il rit aux éclats.

– ZARATATATATA ! Alors... il paraît que c'est toi le plus fort de ton espèce ? J'espère que c'est vrai.


Aussitôt, Ryôku bondit vers son adversaire alors que celui-ci fit le joint du tigre.

– Senpô : Kazanbai Hararo ! (Art ermite : les cendres volcaniques d'Hararo)

Le serpent cracha de sa bouche un nuage de cendres sur toute la zone, réduisant la visibilité de son adversaire qui devait se couvrir le nez et la bouche afin d'éviter d'inhaler ces résidus volcaniques.
Cette technique n'est pas seulement un sort d'aveuglement ; grâce à l'énergie naturelle, ce brouillard de cendres peut se concentrer en un point et se consolider à grande vitesse, emprisonnant ainsi ses cibles.
Mais le duplicata avait d'autres projets. Il souhaitait priver toute chance de fuite à son opposant avant de le dévorer sans qu'il ne se rende compte. Son envie de chair humaine avait pris le dessus sur la raison, un trait hérité de sa source génétique que son créateur n'a pu totalement le défaire.

Le gigantesque reptile usa de ses fossettes thermosensibles pour localiser l'ennemi.
Et une fois repérée, il rampa vers lui, la gueule grande ouverte.

*Tu es à moi !*

...

Pendant ce temps, Aoda arrivait devant le grand sage. S'inclinant la tête devant sa présence, il hurla :

– Maître Hakuja Sennin ! Il faut partir d'ici !

Aucune réaction de la part du serpent blanc. L'orbe qu'il porte autour de son cou s'illuminait d'un vert éclatant. Il était en transe...
Après quelques instants, la lumière faiblit. Le sage ouvrît ses yeux.

– Alors nous ne sommes pas les seuls. Tss, fichu batracien ! Il faut toujours que ses prédictions se réalisent. Et ont dit que c'est nous qui avons une langue de serpent. fulmina l'ermite dans son fume-cigarette.
– Maître ?

Un sifflement strident retentit soudain dans la pièce du sage.
Puis ce fût le silence, un silence de mort.

– Prépare-toi Aoda... l'heure approche.

Une des parois rocheuses de la pièce vola en éclats... sous la force brute du poing de Ryôku dont les vêtements étaient couverts de sang... celui de Manda II.

– Hey ! Votre boss ne connaît pas l'expression " ne jamais avaler un insecte avant de l'avoir tué, en particulier quand ils sont venimeux" ? Enfin, cette phrase vient de Zako. Pas sûr qu'ils se sont rencontrés auparavant.

Aoda se mit en garde, prêt à défendre le Sennin qui resta bien calme malgré la situation.

– Misérable humain. Toi et tes congénères, vous ne réalisez pas les conséquences de vos actes.
– C'est justement pour provoquer "ces conséquences" que nous faisons tout ça.
l'homme se massa les poignets avant de reprendre... Bon... croyez bien que je suis navré de devoir massacrer votre peuple mais les ordres sont très clair : aucun survivant.

Sur ces mots, Ryôku expulsa une grande quantité de chakra qui l'enveloppa dans un aura vermillon.
Il se rua vers les deux reptiles, les bras prêts à perforer leurs corps comme il avait fait avec ses précédentes victimes.

Et ce fût la fin...
L'orbe se brisa...
La reine des limaces est tombée.

*** Forêt Shikkotsu ***

Legion, la Cavalière Noire, a mis en échec la Dame Blanche.

Non loin de cet échiquier marécageux se déroulait l'affrontement entre le second cavalier noir, Kikin, et le roi blanc, Katsuyu.
Un combat sans issue apparente. Chacun d'eux possédait une protection biologique contre les assauts de l'autre. Mais étant la seule à pouvoir faire face à l'écœurante jument, Katsuyu mit toutes ses forces à disposition afin retenir l'ennemi le temps pour mettre en sécurité la grande sage des limaces.
Une sécurité malheureusement insuffisante.

– Öjoou-samaaa ! hurla une limace avant de connaître le même sort que sa reine.

Entendant le cri de la limace, Katsuyu jeta un regard vers le corps de sa reine...de son assassin... et de ce qui reste du Shikkotsurin.
La luxuriante forêt d'il y a peu lassa place à une terre dégradante. Sa verdure dévorée par l'invasion de locustes et ses terres pourri sous les sabots de Kikin ; laissant derrière ses pas un marécage digne du sort du Yomi Numa.
Même le placide légendaire de Katsuyu ne lui permettait pas d'endurer la situation : le Shikkotsurin et ses habitants étaient au bord de l'anéantissement.

– Il ne reste plus que vous, représentante des limaces. déclara Legion qui venait d'atterrir sur le museau de son kuchiyose.

Voyant qu'elle ne restait peu d'issues, Katsuyu projeta un ultime jet d'acide. Cette attaque avait pour but d'occuper l'ennemi le temps qu'elle fragmenta son corps. Elle devait au moins avertir le monde de cette menace.
Cependant, elle vit avec surprise que l’humaine absorba la totalité de son attaque. Bras tendus, cette dernière parvient à défendre son kuchiyose grâce à un fûin spécial tatoué dans ses paumes.

Une fois assez proche de Katsuyu, Kikin sauta au-dessus de la limace tandis que son invocatrice jeta des cartes, tous marqués d'un sceau.

– Rupture du sceau ! cria la femme en joignant ses mains.

Les fûin se dissipèrent pour libérer leur contenu : des ikkodates (ndt : maison individuelle japonaise). Sur le coup, le corps massif de Katsuyu fût littéralement bombardé de maisons. Ce genre d'attaque ne lui occasionne que peu de dégâts, mais elle sentait des picotements très désagréables.
Souffrante, la limace vit que son corps est couvert d'une grande quantité de poudre blanche provenant des maisons de bois.

– Urg... du sel. haleta-t-elle.
– Exact. On dit que le sel est très nocif pour votre espèce. expliqua Legion. Chacune de ces maisons sont entièrement remplis de gros sel. De quoi mettre fin à une gigantesque limace tel que vous.

Le sel, une des meilleurs armes du jardinier pour repousser les limaces. Capable même de les tuer si leur corps en est saupoudré.

*J'ai bien fait d'aller voir Zako pour me préparer. Sans ses connaissances, j'aurai eu beaucoup de mal à la vaincre, ou même la sceller.*

À cet instant, Legion eut souvenir de sa conversation avec le fameux Zako...
... La pièce était vide, d'un blanc immaculé, hormis une table noire sur laquelle se trouvaient une limace et un bol de sel. Deux personnes. L'une d'elles prit le bol et déversa le contenu sur le gastéropode.

« Voyez-vous, chacune des cellules de cet animal possède un sac microscopique contenant une solution aqueuse. Les parois de ces cellules sont perméables ; elles laissent passer l'eau mais pas le sel. Or, ces deux éléments sont mutuellement attirés de par leur charge électrique. Quand une membrane cellulaire sépare deux compartiments aux teneurs en sel différentes, sa perméabilité les fait communiquer : l'eau migre de la solution la moins salée vers la solution la plus salée. C'est le phénomène de l'osmose. De ce fait, la limace perd tant d'eau, lorsque ses cellules l'expulsent pour s'efforcer de diluer le sel environnant,... qu'elle en meurt par déshydratation. »

Pendant les explications de Zako, la limace se tortilla de douleur, jusqu'à perdre la vie dans une petite flaque d'eau salée...
...exactement comme Katsuyu en ce moment.

– Échec et mat.

*** Mont Myôboku ***

Si le Myôbokuzan était un paysage riche et exotique, tout ce qui restait à présent n'était que squelettes jonchant une terre aride. Ce sont les restes de ceux qui se sont dressés contre la puissance Shinda et son cavalier, Zako Gekiyaku.
Les seuls qui restèrent debout sont le boss Gamabunta et son fils Gamakichi, ainsi que trois autres batraciens imposants.

– Gamakichi, prépare-toi !
– Ouais !

Les deux crapauds se mirent côte à côte pour lancer leur technique de collaboration :

– Senpô : Gamayu Kaendan ! (Art ermite : l'embrassement infernal de l'huile)

L'huile de Bunta, allié au Katon de Kichi et dopés à l'énergie naturelle en résulte un immense jet de flamme en direction de l'invocation ennemie. Toutefois, les flammes se dissipèrent au contact de ce dernier.

– Bordel ! Il est fait en quoi cet enfoiré ! raga le boss des crapauds.
– Que faisons nous père ? Même les attaques à distances n'ont pas l'air de fonctionner contre lui. Si nous engageons le corps-à-cor...
– Je le sais très bien ! Mais nous devons tout faire pour l'arrêter. Ce sac d'os doit bien avoir un talon d'Achille.


Depuis l'invasion ennemie, nombreux sont les batraciens qui ont tenté de s'occuper de l'ennemi au corps-à-corps. Gamahiro et Gamaken furent les premiers attaquants... et les premiers à succomber.
Leur assaut avait permis aux survivants de faire le point sur les capacités de Shinda :
Quand celui-ci entra au contact avec une arme, celle-ci se rouilla instantanément avant de tomber en poussière.
Quand c'est un être vivant, le corps de celui-ci s'effrita jusqu'à ne laisser que ses os.
Un coup dur pour les survivants qui viennent de voir que même les sorts de ninjutsu se dissipèrent à son contact.

– Si le ninjutsu et le taïjutsu ne fonctionnent pas, peut-être que le genjutsu aura un quelconque effet sur cette chose. suggéra un des trois crapauds assistant Bunta et son fils.
– Vu notre situation, ça ne coute rien d'essayer. fit le second.
– Personnellement, je pense pas que le genjutsu fonctionnera conte lui. Ce n'est qu'un gigantesque tas d'os ambulant. déclara le troisième.
– Vous n'avez pas torts. Seulement, aucun de nous ne sait produire des illusions. Essayez plutôt de vaincre son invocateur. ‘Kichi et moi on se charge d'occuper ce sac d'os.
– À ce propos père, où est l' humain ?

Les cinq crapauds étaient abasourdis, le Cavalier Verdâtre n'était plus dans les parages.

– ! Non, il n'est quand même pas...

– ...aller à Konoha ?! Mais et vous alors ?
exclama Shima à l'adresse des personnes présentes dans la salle du patriarche du Myôboku : Fukasaku, Gamatatsu et le vénérable Gamamaru.
– Du calme Ma'. Gamatatsu va t'accompagner ; assure-toi de remettre ce parchemin à Naruto. fit Fukasaku en jetant un regard sur l’étui à parchemin que sa femme aborde au dos. Le grand sage et moi avons une dernière chose à faire. Nous vous rejoindrons une fois terminé.

Shima baissa la tête à l'entente de la dernière phrase.

*Est-ce qu'ils...*
– Mais comment allons-nous aller à Konoha ?
questionna Gamatatsu. L’Enshinsui (ndt : puits dimensionnel) ne semble pas fonctionner.
– ... Ce problème doit être lié au fait qu'on n'a pu invoquer personne grâce à l'invocation inversée. Je ne vois qu'une hypothèse : quelque chose empêche les voyages dimensionnels entre Konoha et le Myôbokuzan, comme si le village est coupé de la réalité.
– Mais alors qu'allons-nous faire ?
– Ne t'en fais pas Gamatatsu.
répondit Shima. Par chance, nous avons un autre puits dimensionnel qui mène non loin de Konoha : dans la Forêt de la Mort. Je l'ai construite moi-même afin que je puisse directement procurer certains ingrédients pour ma cuisine. Il faut juste espérer que cette zone n'ait pas été touchée par cet étrange phénomène.

Un tremblement se fit brusquement sentir dans la salle.

– Dépêchez-vous de partir, Ma', Gamatatsu !
– Compris !


Sous cet ordre, Shima bondit vers la tête de Gamatatsu et s'en allèrent vers le fameux puits.

– "Une dernière chose à faire" hein ? déclara lentement l'Oogama Sennin.
– Je ne voulais pas l'inquiéter d'avantage et perdre du temps à la raisonner. répondit Fukasaku avant d'afficher un air sérieux. L'ennemi approche...

Regardant vers la sortie, Fukasaku apercevait une ombre. Puis soudain il vit des points noirs, des centaines de points noirs charger vers eux.

– Des senbons ?

...

Ils arrivèrent enfin ; le puits dimensionnel à portée de vue. Mais ils n'étaient pas les seuls...
Une silhouette encapuchonnée suivait au pas de course les deux batraciens.

– Nous sommes suivis !
– Allez-y Dame Shima ! Je vais m'occuper de lui !
fit Gamatatsu, stoppant le pas, faisant bondir sa passagère hors de sa tête.
– Mais Gam...
– Dépêchez-vous, il s'apprête à att-... arghhh !


Trois senbons noirs plantés sur le dos. Identiques à ceux qui se trouvent sur les cadavres des batraciens qui ont eu « la chance » de ne pas finir en squelette.

– Gamatatsu !
– PARTEZ !


Respectant la volonté du grand crapaud jaune, Shima détourna son regard pour se concentrer vers le puits.
Ses pattes atteignant le sol, elle resauta aussitôt. Une fois en l'air, elle pouvait entendre la voix de Gamatatsu lâcher un "Suiton".
Dans un autre bond, elle entendit le bruit d'une dizaine de senbons métalliques fendre l'air.
Et dans son saut suivant, ces sons devenaient de plus en plus perceptibles.
Puis retentit soudain un bruit lourd, comme si quelque chose venait de crouler au sol.

La vielle ermite grimaçait, mais ne se retourna point.
Son cœur voulait pleurer, mais son esprit ne flancha point.
Rien n’est plus important que de transmettre ce parchemin qu’en ce moment. L’heure n’est pas aux sentiments, en particulier quand on est la cible d’aiguilles potentiellement mortelles.

*Plus qu’un bond...*

La batracienne n’était plus qu’à quelques centimètres de la surface du puits...

*Allez...*

...tout comme les senbons chargés de la transpercer...

SLAASHH !

Les aiguilles de Zako achevèrent leur course ; flottants sur la surface de l’eau, vierges de toute trace de sang.

*** Zone d’entraînement n°44 : la Forêt de la Mort ***

Le voyage dimensionnel a fonctionné, amenant la rescapée du Myôbokuzan dans une des zones marécageuses de la Forêt de la Mort.
Jetant un rapide coup d’œil aux alentours, Shima sentit une vive douleur provenant de sa patte gauche : une des senbons de l’ennemi l’avait touchée. En retirant l’aiguille de son corps, elle sentait que cette arme a été enduite d’un liquide visqueux.

*Saleté... Du poison ?!*

Le temps en est compté.
Ne sachant pas quand le venin fera son effet, la batracienne concentra son chakra sur ses pieds et bondit vers l’arbre le plus proche pour en atteindre le sommet.
Et de là-haut, elle apercevait un immense dôme orange duquel s’élevèrent des colonnes de fumée.

* Qu’est-ce que...*

Et c’est à cet instant, à travers ce dôme transparent, qu’elle revoyait un enfer familier : Konoha au bord de la ruine.

Depuis l’assaut de Pain Nagato, Shima espérait de ne jamais revoir une telle scène. Et pourtant, ce sera la dernière chose qu’elle verra.

* ! Non...*

Et si.
Le poison accomplissait son rôle, exactement comme il avait fait contre les deux grands patriarches du Mont Myôboku.

Shima perdait son équilibre et son corps tomba vers les marécages, tout droit dans les profondeurs du Yomi (ndt : pays des morts). Dans sa chute, le parchemin qu’elle transportait se détacha de l’étui et se déplia, dévoilant son contenu à toutes les créatures de Mère Nature qui passèrent par-là :

Citation:
Si vous lisez ce message c’est que l’heure est enfin venue et que je ne pourrais le divulguer moi-même.
Je me nomme Gamamaru et je suis le grand Sage du Myôbokuzan. J’ai la faculté de voir l’avenir dans mon sommeil et, à ma connaissance, mes visions se sont toujours réalisés.
Ce que vous allez lire est une de mes prophéties, ou, il serait plus juste de dire une mise en garde :

J'ai eu la vision d'un homme, un berger semble-t-il à en juger la houlette qu'il utilise, mais son visage m'était flou.
Dans mon rêve, il était perdu dans un champ de fleurs. Un endroit magnifique de par sa myriade de couleurs, mais ces fleurs étaient toutes fanées.
Sur sa route, il rencontra douze agneaux eux aussi égarés. Des agneaux ma foi étranges puisqu'un seul était blanc ; le reste abordaient d'autres couleurs, chacune différente de l'autre. Le berger s'arrêtera pour nourrir les agneaux et reprendra sa route avec eux.
Puis il croisa quatre chevaux. Le berger expliqua leur problème et les chevaux acceptèrent de transporter, lui et les agneaux, hors de ces terres perdues.
Dans leur course, ils balayèrent tous les fleurs qui se trouvèrent sous leurs sabots. Et dans leur saccage, ils peinèrent chacun un crapaud, un serpent, une limace et un autre animal que j’arrivais pas à voir – le corps étant écrasé sous un sabot.
Après une longue chevauchée semée d’embuches, le groupe arriva au bord d’une fissure sans fond. De l’autre côté se trouvait un nouveau champ de fleurs, plus magnifique que le précédent, et une cabane en bois.
Voulant atteindre sa destination, le berger se transforma en une gigantesque créature ailée et emporta ses compagnons avec lui. C’est à partir de là que mon rêve s’achève ; je ne sais pas s’il ils réussissent à franchir le ravin ou non.

C’était la première fois que j’eus une prédiction de manière métaphorique. Certains éléments me sont confus mais je suis sûr d’une chose : si le berger commence sa chevauchée, le monde connaîtra...


Et le message s’enfonça dans les eaux nauséabondes du marécage.

*** Quelque part dans le monde – bien avant l'attaque ***


Dans une immense salle argentée, une réunion se déroula entre douze personnes, tous encapuchonnées. Ceux-ci étaient installés dans d'immenses sièges d'une dizaine de mètres, dont leurs emplacements forment les sommets d'un dodécagone. Et au centre de ce polygone est implanté un frêne surpassant de quelques mètres l'ensemble des sièges.
Il s'agissait d'un arbre très atypique : les branches englobèrent une immense sphère de métal, le houppier pare le feuillage des quatre Saisons, et la cime niche en son centre un bouton de fleur de lotus.
Celle-ci se déploya lentement jusqu'à révéler la silhouette ombreuse d'un treizième homme, duquel seul un œil gris pouvait être distingué.

– Mes enfants... déclara l'individu d'une voix rauque semblant avoir traversé les âges, le moment est venu de passer à l'étape suivante. Son regard se tourna ensuite vers une personne aux aspects féminins. Legion, je te prie de leur exposer leurs rôles.
– Certainement. Notre objectif cette fois-ci concerne les quatre sites sacrés. Zako, tu t'occuperas du Mont Myôboku. Ryôku se chargera de la Cave Ryûchi et Nazo du Volcan Huaguo. Je me chargerai de la Forêt Shikkotsu. Il ne doit avoir aucun survivant... tout doit être anéanti.
insistant bien sur le dernier mot.
– Dois-je conclure que tous les moyens sont bons pour l'achèvement de cette mission ? questionna Ryôku.
– Vous pouvez même "les" invoquer.

Même avec le visage couvert, la majorité de l'assemblée n'eut aucun à deviner l'expression du Cavalier Rouge à l'entente de cette réponse : son fameux sourire carnassier.

– Toutefois, chacun d'eux possède un contrat avec un ninja de Konoha. Aussi, pour éviter qu'ils invoquent de l'aide, le reste des membres devra lancer une attaque sur leur village. Votre but sera de les occuper le temps que nous dévasterons ces sites sacrés.
– Mais même si nous les retenons, rien n'empêchera à ces créatures d'invoquer leur maître, et inversement. Par quel moyen allons-nous les retenir ?
interrogea un autre membre.
– Dans quelques jours, Konoha va célébrer un grand évènement auquel les hautes personnalités des autres villages et leurs proches y sont invités. Face à cette opportunité, j'ai envoyé Xhi remplir une mission : apposer ces parchemins dans des zones précises du village.
– Z'aurait pu envoyer Passe-partout faire ce boulot !
s'exclama le dénommé Xhi tel un enfant rechignant ses devoirs. J'ai dû me faire passer pour un organisateur de cérémonies pour ne pas éveiller les soupçons à moi et mes hommes ! Mais noooon , il a fallu qu'il soit en mission à ce moment-là.

Ignorant cette dernière remarque, la femme exposa un de ces fameux parchemins à l'assemblée. L'objet est identique à un parchemin explosif, à la différence que l'inscription au centre est cachetée d'une spirale.

– Ceci est un fûin de ma conception qui crée une zone où l'espace est, pour ainsi dire, "scellé" au sein d'une barrière. Elle empêche ainsi les utilisateurs de techniques d'espace-temps et les "voyageurs spatio-temporelle" de franchir les frontières de cette zone. Même le fameux Éclair Jaune ne pourra pas se téléporter dans une zone délimitée par ce sceau, puisque l'espace est coupé à la réalité tel un mur infranchissable.
– Alors ça ne sert pas grand-chose qu'on s'occupe de Konoha. Ils sont déjà bien occupés avec leur fête pour remarquer vos sceaux.
re-questionna la personne qui avait posé sa question quelques instants plus tôt.
– Justement, mon sceau à deux inconvénients majeurs pour le bon déroulement de notre opération. Premièrement, elle génère une sphère de chakra qui est visible à l'œil nu. Je doute qu'ils vont rester impassable face à ce phénomène.
– Et la seconde ?
– Elle ne dure que dix minutes.
– Donc si je résume bien, nous les pions sommes chargés de jouer les trouble-fêtes à Konoha pendant que nos cavaliers vont saccager les quatre terres sacrés... et tout ça en moins de dix minutes... la routine quoi !
fit sarcastiquement Xhi. Et je parie que la majorité ne sait même pas à quoi cette opération va servir.

Un silence glacial se pesa dans l'assemblée. Xhi marquait un point, la plupart des membres ne connaissaient pas la raison derrière ce plan connu uniquement que de quatre personnes ici-présent.
Legion soupira, attendant d'entendre la réponse de l'être siégeant dans son trône de lotus.

– Connaissez-vous le Neï Jing ?

Le mutisme des auditeurs, suivit d'un "Neji quoi" de Xhi, lui donna réponse à sa question.

– C'est un ouvrage de médecine écrit par un Hyûga anonyme il y a plusieurs siècles. Selon lui, l'organisme humain mû par un flux énergétique. Ce flux est polarisé grâce à la relation dynamique entre les forces yin et yang. C'est lorsqu'il y a équilibre constant entre ces deux forces que l'activité physique peut fonctionner normalement. En cas de dérèglement, d'excès ou d'insuffisance de l'un de ces deux forces, cela entraîne un état pathologique du sujet. En d'autres thermes, cet ouvrage décrit l'homéostasie de l'organisme avec les fondements du taoïsme. C'est grâce à ses théories que cet Hyûga avait révolutionné le domaine médical et les principes du Jûken.

L'orateur fit une pause le temps que l'assemblée assimile ces informations, bien que certains d'entre eux ne voient pas le rapport avec la dévastation des terres sacrées.

– Inconnu du grand public, l'Hyûga appliqua sa théorie sur le fonctionnement du monde. Il pensa que, comme pour l'homme, le monde possède son propre réseau énergétique. C'est par ce réseau immatériel, qu'il appela le méridien mondial, que l'énergie circule à travers le globe. Et tout comme nous, ces méridiens sont jalonnés par un nombre illimité de points cutanés qui dicte le flux énergétique. D'après l'auteur, c'est parce que ce flux mondial est équilibré – par les comportements dynamiques du yin et du yang – que l'environnement suit un cycle naturel bien précis ; comme le soleil qui se lève à l'est et se couche à l'ouest.
– Veuillez pardonner mon offense, mais je ne vois pas le rapport entre les théories d'un médecin taoïsme et votre plan ?
fit un autre membre qui manifestement avait hâte d'en finir avec ces explications dénudées de sens.
– ... L'Hyûga supposa que, comme pour les maladies, les catastrophes naturelles seraient dues à une perturbation du flux énergétique, dont l'ampleur et la nature dépendaient de l'excès de yin ou de yang. Et il s'avère que les terres sacrées sont des zones où l'énergie naturelle est plus abondante qu'ailleurs, car ce sont des interfaces sensibles entre l'environnement et ces points cutanés.

À ces révélations, le doute et la surprise régnèrent en ces lieux.

– Et vous croyez à ça ? C'est un peu gros comme théorie.
– Cette "théorie" répond à bon nombre de phénomènes inexpliqués. Jadis, un certain pays a été le théâtre d'une longue guerre dévastatrice. Il s'est avérée qu'un point sensible était situé dans ce territoire. Perturbée, elle provoqua une réaction en chaîne qui affecta le flux énergétique circulant dans une grande partie du pays. Et depuis cette guerre, cette province est régulièrement en proie d'averses abondantes.
Par ailleurs, le Tenpenchii du Jûbi est défini par ce principe. Ce rugissement de chakra crée un perturbation importante du flux mondial environnante ; provoquant une variété de cataclysme de grande ampleur. Étant issus du Jûbi, les Bijûs possèdent eux aussi cette capacité. Les effets sont minimes comparés au Tenpenchii originel, mais suffisamment puissant pour dissiper des techniques de haut rang.


L'être à l'œil argenté se leva lentement de son siège, déployant ses bras comme pour annoncer au monde entier ses prochaines paroles.

– En dévastant ces quatre sites sacrés, nous serons en mesure de faire un grand pas vers notre but.
Et c'est là que marquera le début de...


*** Volcan Huaguo – retour au présent ***

Le ciel s'assombrit inexplicablement au-dessus du Volcan Huaguo, signe de mauvais augure pour un animal qui patrouillait aux alentours. Alarmé par son instinct, le petit être prit ses pattes à son cou en direction d'une cascade de lave venant du stratovolcan. La lave se fendit en deux sous le commandement d'une série de mudra. Une fois l'espace suffisamment grande, l'animal bondit à travers afin d'atteindre le tunnel situé juste derrière le rideau de feu, qui se referma aussitôt.

Arrivé au bout du tunnel, il pouvait admirer le paysage idyllique qui s'offrait devant ses yeux : une végétation luxuriante ; des fruits tropicaux riches en couleurs ; des huttes en bois et chaumes perchées dans ces arbres... Cela pourrait être la dernière fois qu'il contempla cette jungle paradisiaque. Qui pourrait imaginer que sous cet amas de roches volcaniques se trouvait un autre ciel, un autre monde... celle du royaume des singes.

De retour au primate effrayé, celui-ci gravit l'immense escalier d'une pyramide à degrés. Arrivé au sommet, il pénétra dans le temple rocheux où gîte le Grand Sage des singes. Ce dernier méditait au pied de trois grandes statues de bois ; trois singes qui chacun couvrait une partie de leur visage : l’un cacha ses yeux, un autre ses oreilles, et la bouche pour le dernier.

– Vénérable Osaru Sennin ! cria le garde essouflé. C'est urgent ! U...
– Du calme Sarukan-kun... je le sais.


Celui que venait d'interrompre le jeune primate n'était autre que l'honorable Saruputi, l'habitant le plus ancien et le plus respecté du Volcan Kakasan. Un petit singe couvert d'une fourrure dorée et abordant une longue barbe argentée. Il aborda sur sa tête un diadème décoré d'une orbe similaire à ce qu’abordent ses compères Sennins.

Descendant de son bâton, auquel il se tenait en équilibre dans la position du lotus, le vieux primate s'avança vers l’extérieur du temple, jetant un regard dans le vide.

*Le message de Gamamaru était donc vraie. Cela va commencer...*

...

À quelques centaines de mètres du Huaguokazan un phénomène anormal se déroulait. Les nuages sombres s’écartèrent pour laisser place à un immense symbole dans le ciel. Le responsable de ce fait était un homme encapuchonné qui tenait un bras vers le ciel. Et, comme pour ses confrères dans les autres sites sacrés, il s’apprêtait à invoquer un cheval en proférant une incantation.

*Ö fils du Père des chevaux,
Héraut de tous les fléaux ;
Acceptez mon sang en offrande,
Et faites nous grâce de votre légende.
Coiffée de votre couronne conquérant,
Purifiez ce monde de ces êtres pestilents.
Déchainez votre immense pouvoir,
Puisse résonner notre cri de victoire.
Que cette ère en soit éclipse
Par...
*

...

« ...l’âge de l’Apocalypse ! »

(L’Ogama Sennin, Gamamaru ;
Le "treizième homme", ???, aka le berger de la prophétie ;
L’Osaru Sennin, Saruputi ;
Le Cavalier Blanc, Anokata Nazo)

...

*VIENS !
SEIFUKU !
(征服 – CONQUÊTE)*



Pause culture :

• L'élément phare de ce One Shot est bien sûr les Cavaliers de l'Apocalypse et leur cheveaux : Conquête, Guerre, Famine et Mort. Ce sont des entités bibiliques dont leur venue inaugure le commencement de la fin du monde. Dans de nombreux interprétations Conquête est identifié par Peste parce que ce cavalier porte un arc, dont les flèches ont été identifiées avec les dieux Apollon et Artémis (dans les histoires grecques, les maladies ont été susceptibles d'être causées par les flèches).
Le cavalier blanc est donc identifié avec la peste pour cette raison. Pour ma part, j'ai d'autres projets pour Conquête et j'ai déjà Famine pour le rôle des maladies.

• Le "courroux des Dix Plaies" mentionnée dans l'incantation de Kikin (aka Famine) est une référence aux mythe des Dix plaies d'Égypte. Ce sont des sortes de malédictions qui ont rendu ce pays en proie à la famine totale. Voici un petit lien pour plus de détails sur ces fameuses plaies.

• Le "Hararo" de la technique de Manda II est un volcan d'Éthiopie dont le nom complet est Manda Hararo.

• Le Neï Jing est bel est bien un ouvrage de médecine qui existe vraiment. C'est la bible des pratiquants de la médecine traditionnelle chinoise (MTC). Tous les fondements de la MTC y sont abordés, y compris la théorie du yin-yang sur l'organisme humain. Après, la théorie du flux modial et des catastrophés naturelles, ça m'est venu à l'esprit en remarquant une similitude entre le Tenpenchii, le rugissement des bijûs et certains concepts du taoïsme.

• Le volcan Huaguo (lit. "montagnes de fleurs et de fruits") est tiré de la montagne du même nom mentionné dans le célèbre roman chinois Le Voyage en Occident. C'est le "royaume" du Sun Wukong au moment où il était le roi des singes. Dans la même référence, Saruputi, le nom du Grand Sage des Singes, vient de Saru (qui signifie singe) et de Xuputi, le « senseï » de Sun Wukong.

• Les trois grandes statues de singes où méditait Saruputi est une représentation des trois singes de la sagesse : Mizaru, Kikazru et Iwazaru. Littéralement, leur trois noms forme une maxime : "je ne vois ce qu'il ne faut pas voir ; je n'entends ce qu'il ne faut pas entendre ; et je ne dis pas ce qu'il ne faut pas dire". Quiconque respectera ses trois conditions sera épargné des forces du mal et connaitra le bonheur.


Et pour ceux qui imagine un mode sennin des singes, y a qu'à dire que ceux qui la maîtrisent se transforment en Super Saiyen 4 xD


Dernière édition par Ared Tekenshi le Lun 25 Mai 2015, 6:13 pm; édité 7 fois
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Isumi
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MessagePosté le: Lun 29 Sep 2014, 2:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Tu es impressionnant.

J'avais déjà apprécié l'OS sur Konan, mais là je te tire mon chapeau.
C'est du récit vivant. En plus d'être intéressant.

Juste un détail formel
Spoil:
Pourquoi tout le monde se dévorent-ils entre eux ?

C'est incorrect.
Il faut un "Pourquoi tout le monde se dévore t'il ? "


J'ai peu de temps, je pense que tu seras beaucoup commenté, il faut te le souhaiter car c'est plutôt rare d'avoir un récit de cette trempe, mais je pense que j'aurais besoin d'une deuxième lecture pour apprécier mieux le fourmillement de détails que tu places dans ton récit, très travaillé.
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Mat
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MessagePosté le: Lun 29 Sep 2014, 3:23 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Cette nouvelle ère s'annonce pleine de promesses. Et pas des moindres.

Résumer mes impressions après la lecture sera difficile. Il y a vraiment de tout avec beaucoup de références, des moments tristes, d'autres plus drôles (le coup des maisons avec le sel m'a fait rire mais c'est diabolique pour vaincre la limace), ainsi que des moments où la tension apparaît avec un petit peu d'humour en fond (le passage sur les senbons qui vont toucher ou non Shima...). Et puis certains moments se passent de commentaires. Comme les invocations.

Et puis cette explication sur les désordres, le pourquoi il pleut à Ame... c'est une application très astucieuse de la théorie exposée (juste un point : quand il dit "le soleil qui se lève à l'est et se couche à l'est" il a oublié le "ou" [le soleil se "couche" à l'ouest] ou alors le cours des événements naturels est déjà bien perturbé ?). Joli car au départ j'étais presque déçu de quitter ce qui était en train de se passer. Ce retour dans le passé n'en a été que plus instructif.

En somme il y a de tout et c'est un nouveau petit bijou que tu nous as livré. Peut-être le plus beau parmi ceux présents dans ce sujet (j'espère que tes autres récits ne m'en voudront pas de dire cela).

Bravo et merci.
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Ared Tekenshi
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MessagePosté le: Mar 30 Sep 2014, 9:44 am    Sujet du message: Répondre en citant

Un grand merci pour vos commentaires et merci de m’avoir fait signaler quelques fautes - notamment le coup du soleil qui se lève et se couche à l’est (non Mat, la rotation terrestre n’était pas perturbé, mais mes doigts xD)

Mat a écrit:
En somme il y a de tout et c'est un nouveau petit bijou que tu nous as livré. Peut-être le plus beau parmi ceux présents dans ce sujet (j'espère que tes autres récits ne m'en voudront pas de dire cela).

Les autres récits se défendrons à leur façon. Après cela dépend des goûts de chacun.
Par ailleurs, il se pourrait que je raconte le moment où Konoha est attaqué, cela me donnera l’occasion de présenter les autres membres. Mais comme j’ai déjà une fic’ en cours, je vais devoir reporter ce projet une autre fois.
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Ared Tekenshi
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MessagePosté le: Mar 21 Oct 2014, 9:45 am    Sujet du message: Répondre en citant

Shushi kara no...
(De la graine à...) :

« Le plus grand arbre est né d’une graine menue. »
(Lao-Tseu)


« Au commencement, l’univers était vide et informe.
La lumière et l’obscurité, le temps et l’espace, la vie et la mort...

Il n’avait rien de cela

Cependant, tout chose n’est que par son opposé :

L’obscurité vient de la lumière ; la lumière est issue de l’ombre.
Le temps développe l’espace ; l’espace abrite le temps.
Sans vie, il y aurait pas de mort ; sans mort, la vie perd son sens.

Et le rien avait "quelque chose" pour s’opposer. Et cette "chose" est...

le Flux originel

Cependant, tout chose doit avoir une forme. Sans elle, tout s’effondrera et disparaîtra.
Aussi, le Flux prit forme en se tourbillonnant sur elle-même, c’est le Chaos.
Le flux se contracta petit à petit jusqu’à l’implosion.
De cette implosion s’échappa la forme condensée du Flux :

la Graine cosmique

Cependant, au milieu des étoiles, résidus de l’implosion, cette graine était seule.

Elle avait la forme, elle avait la vie, mais sans espace pour évoluer.
Aussi, la Graine manifesta son flux pour façonner un univers où s’y développer.
L’espace fut tissé et le temps mis en branle.
La croissance pouvait enfin débuter.

Elle avait la forme, la vie, un espace et un futur, mais sans parcelle pour cultiver l’embryon qu’elle couvrait.
Aussi, la Graine manifesta son flux pour façonner un monde où y germer.
L’énergie du Yin - qui maintenait sa forme, se tourbillonna avec l’énergie du Yang - qui lui insufflait la vie.
Le tourbillon devient sphère, et la graine son noyau...

le Monde était né

Elle avait la forme, la vie, un espace, un futur et un foyer, mais rien pour réveiller l’embryon endormi.
Le pot était vide... Le monde était vide...
Aussi, la Graine manifesta son flux pour combler ce vide oppressant.
Il y eut cinq expirations...

D’abord l’expiration de la terre. Élevant sols et montagnes pour supporter la levée de la future pousse.
Vient ensuite l’expiration de l’eau. Refroidissant et abreuvant le sol pour que jamais il ne soit à sec.
S’ensuit de l’expiration du feu. Réchauffant le sol et veillant à ce que les ténèbres soient repoussées.
Puis survint l’expiration du vent. Aérant le sol pour qu’il devienne respirable.
Et arriva enfin l’expiration de la foudre. Stimulant le tout pour le protéger de l’inertie.

Le Yin et le Yang formaient le Monde.
Les cinq expirations formaient le Cycle de la nature.
Et ensemble, ils développèrent la Graine.

Quand à nous, règnes* issus du Cycle, sommes nés pour faire qu’un avec elle.
À maturité, le corps qu’elle nous a offert retournera à la terre pour la nourrir.
À maturité, l’âme** qu’elle nous a confiée retournera aux cieux pour la cultiver.
Tout ceci en vue de sa prochaine réincarnation millénaire.***

Elle a tout. Tout n’est là que pour elle.
Un est tout. Tout n’est qu’un.
"Tout" est l’existence. "Un" n’est nulle autre que la Graine devenue notre Dieu à tous, l’Arbre divin :

Shinju
神樹 »

Spoil:
...

Zzzzzzzzzzzzzzzzzzz

Le livre se referma. L’individu se leva de son siège sans faire le moindre bruit.
Il plongea son regard vers l’enfant plongé dans les bras de Morphée.
Il l’embrassa au front, s’en alla discrètement de la chambre avant de jeter un dernier regard à l’endormie.

– Fais de beaux rêves, Kaguya.


Notes et explications:

• " Un est tout, tout n’est qu’un"... J’ai pas pu m’empêcher de faire le clin d’œil à Fullmetal Alchimist pour accentuer l’omnipotence de Shinju.

• Si vous remarquez l’ordre des expirations, vous verrez que le premier bat celui qui précède selon le schéma des éléments. D’ailleurs, les cinq expirations sont une référence à la théorie des cinq éléments à laquelle tout ce qui existe est subdivisé en cinq natures : le Bois, le Feu, la Terre, le Métal, et l’Eau. Ils résulteraient des interactions entre le Yin et le Yang.

* Par "règne" je fais mention aux 4 règnes du vivant : minéral, végétal, animal et humain.

** Si je parle d’âme et pas d’esprit c’est parce que ce dernier est aux hommes ce que l’instinct est aux animaux ; moi je voulais désigner tout être vivant. Et puis, l’âme désigne généralement la force qui anime le corps. Dans cette fic’, l’âme c’est le chakra qui retourne dans "le monde pure" qui est pour moi qu’une des "dimensions" de Shinju.

*** Ici je fais référence au fruit du chakra qui pousse tous les mille ans. Quand Madara raconta l’origine des shinobis, il disait que manger le fruit était défendu sans que l’on sache par qui et pourquoi. Dans cette "cosmogonie à la Naruto", manger le fruit risquerait à briser le cycle de réincarnation de Shinju et donc provoquer la fin du monde.
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Takeda809
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MessagePosté le: Lun 27 Oct 2014, 1:07 am    Sujet du message: Répondre en citant

Je n'ai lu que le OS sur Konan. C'est un personnage que tu m'as fait redécouvrir et je t'en remercie. C'est rare d'être touché ainsi par une fiction !
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Mat
Jûbi


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MessagePosté le: Mar 04 Nov 2014, 5:01 pm    Sujet du message: Répondre en citant

« Un est tout. Tout n’est qu’un. » Le fan de FMA que je suis a bondi en revoyant cette phrase et en repensant à ce manga… Elle était à sa place dans ton récit, au bon endroit, au bon moment.

Mais pas de quoi passer à côté de la suite. Surtout avec la fin, ce livre qui se ferme, ce nom qui est prononcé… On s’y croirait et avec les derniers mots on imagine le lieu, les personnages...

L’origine du monde, le récit du commencement tout est là, dans ce livre. Et son contenu n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde.

Superbe cette fin. Et les explications sont là pour nous aider à comprendre certaines expressions et passages. Joli coup Ared !
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Ared Tekenshi
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MessagePosté le: Lun 20 Avr 2015, 3:44 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Sentakushi ningyōtsukai
Le Choix du Marionnettiste:

« Le choix n’existe qu’entre deux choses : le gain ou la perte. »
(Proverbe Urdû)

L’Histoire est façonnée par nos choix, ce sont eux qui influencent le futur ; pas seulement le nôtre, mais celle de tous les êtres vivants.

Que se passerait-il si Uchiha Itachi avait choisi la sauvegarde de son clan au lieu d’en être le bourreau, aux dépends de l’avenir de Konoha ?
Que se passerait-il si Sarutobi Hiruzen, avait fait le choix de tuer son disciple Orochimaru au lieu de le laisser s’échapper, lui, le responsable de nombreuses vies bouleversées ?
Que se passerait-il si une mystérieuse force avait prit la décision d’empêcher la libération de Kyūbi de son hôte Uzumaki Kushina ?

C’était le choix d’êtres éminents – impliquant certes des répercussions tout aussi importantes – mais même le plus insignifiant des êtres est capable de changer le monde... N’importe qui est capable de faire tomber des dominos à condition qu’il prenne la décision de le faire.

À présent, je vais vous narrer les conséquences du Choix d’un certain personnage souvent traité comme simple figurant. Un choix dont les conséquences affecteront le sort du monde shinobi…

***

Tremblotant

« … »

Paralysé.

« Ga–… »

Impuissant.

« Gaara… »

Le Suna-nin Kankurō avait échoué…

Cloué sur un lit d’hôpital, le marionnettiste se maudit de n’avoir pu sauver son frère des griffes de ses ravisseurs, ces « chiens » de l’Akatsuki.
Son corps est inconscient, grelottant sous l’effet du poison du Scorpion du Sable Rouge. Mais son esprit est toutefois juste assez conscient pour entendre les voix qui retentissaient tout autour de lui.
Parmi eux il reconnaissait son maître Baki, responsable des forces militaires de Suna, qui discutait avec deux voix dont la tonalité a vraisemblablement subi les épreuves du temps. Il s’agissait des vénérables Chiyo et Ebizō.

Ils parlèrent de la santé du patient…de sa santé. « Pff, quelle importance » se disait-il. L’important pour lui était d’avoir des nouvelles de son petit frère… « qu’ils ne perdent pas de temps avec moi, la vie de Gaara est plus importante… »
La discussion changea ensuite de sujet autour de Suna et ses alliances. Si le jeune ninja pouvait parler, il aurait ordonné de cesser cette conversation qui n’a pas lieu d’être dans ces circonstances.

Et c’est là... qu’Ebizō déclara :

C’est ce jeune garçon le fautif. Il a manqué de sang-froid et a préféré foncer tête baissée. Un bon ninja se doit toujours de mieux choisir sa démarche avant de passer à l’action.

Ces paroles ont eu l’effet d’un coup de kunaï pour le patient.

« Fautif »… « Manque de sang-froid »… « Mieux choisir »… Tout cela résonnait dans sa tête.

C’est sa faute. S’il n’avait pas fait le choix d’attaquer les kidnappeurs, il ne serait pas un boulet entravant le temps de sauvetage du Kazekage Gaara. Au fond de lui, une pensée s’illumina :

« J… j’aurai dû garder mon calme et suivre les ordres de Baki-senseï… »

« ... J’aurai dû choisir de poursuivre l’Akatsuki. Ainsi, les choses se seraient déroulées autrement… »

Sur ce point-là le marionnettiste n’a pas tort.
Les évènements se seraient déroulés autrement, mais pas forcément de la façon dont-il souhait.

Que se passerait-il si Kankurō avait choisi de suivre discrètement l’Akatsuki plutôt que le combattre ?
Découvrons ensemble les – possibles – conséquences du Choix du Marionnettiste…

*** Quelque part à Kaze no Kuni ***

Dans l’immensité désertique du Pays du Vent, Kankurō suivit à la trace les individus responsables de l’enlèvement de son frère. Exécutant les directives de son maître Baki, le ninja maquillé avait décidé de les poursuivre furtivement, contenant au mieux sa rage pour ne pas les attaquer de front. Il lui fallait pas prendre le risque de pouvoir localiser leur repaire et faire parvenir cette information aux renforts.

Malgré son statut de poursuivant, le Suna-nin restait prudent, laissant une certaine distance entre lui et les kidnappeurs. Avec l’Akatsuki, tout peut arriver.

Kankurō-sama ! hurla une voix non loin.

L’appelé se retourna. L’unité de filature envoyée par Baki avait enfin rattrapé Kankurō.

Vous tombez bien. Leurs traces sont encore visibles dans ce désert, mais une fois la frontière passée j’aurai eu du mal à les suivre. Houyou est parmi vous ?
Hai ! répondit le concerné auquel nichait un rapace brun du haut de son turban.
Envoie ton faucon observer à distance ces types. On pourra ainsi le suivre à vue. Veille surtout à ce qu’il ne fasse pas remarquer.
Compris !

Sans plus attendre, le dresseur exécuta les ordres.
Si Konoha abritait les Inuzuka et leurs chiens, Suna eux avait les Kirghiz dont est issu Houyou. Une ancienne tribu de fauconniers vivant à travers le désert. C’est à eux que le village du Sable leur doit les rapaces les plus rapides et les plus compétents de la péninsule Shinobi.

Je compte sur toi, Takarō, fit le Kirghiz à son aigle qui s’envola.
Bien, c’est parti ! déclara Kankurō à l’adresse des quatre hommes.

*** Sunagakure – quelques jours plus tard ***

Face à la crise que traverse Suna, celui-ci demanda assistance à leurs alliés de Konoha. En réponse à l’appel à l’aide, l’Hokage, Tsunade, délégua la team Kakashi dont elle estime parfaitement capable de remplir cette mission. Misant sur l’étonnant pouvoir d’Uzumaki Naruto, l’hôte du Démon-renard à neuf queues, et sur les compétences médicales de sa disciple Sakura Haruno.

Après trois jours de marche, l’équipe de Konoha arriva à Suna en compagnie de Temari, sœur du Kazekage, qu’ils avaient croisée en chemin. Devant l’entrée du village, le jōnin Baki les attendait.

Vous voilà enfin.
Quelle est la situation ? demanda Kakashi d’un ton professionnel.
Le village est passé en état d’alerte maximale. Actuellement, Kankurō poursuit l’ennemi avec l’unité de filature afin de découvrir leur repaire. Nous attendons leurs nouvelles avant de leur envoyer du renfort.
Et pourquoi vous ne les envoyez pas maintenant ! s’énerva Temari.
C’est le Conseil qui en a décidé. Pour eux, la priorité est de mieux organiser la défense du village et de nos frontières. Ils veulent éviter que l’incident du Sandaime Kazekage se répète.
L’incident du Sandaime Kazekage ? répéta Naruto interrogatif.
J’en ai entendu parler, intervient le Ninja Copieur. Le troisième Kazekage était connu comme le plus puissant dirigeant de Suna, mais il a un jour mystérieusement disparu. Désespérés, les forces Suna se sont mobilisés pour le retrouver. Cependant, ils ont trop relâché la surveillance de leurs frontières et le village d’Iwa en profita pour les attaquer. On peut dire que c’est de cet évènement qui est à l’origine des tensions qui ont provoqué la Troisième Grande Guerre.

Naruto et Sakura furent étonnées par ce récit, y compris pour Temari qui ne connaissait pas les conséquences liées à la disparition du Troisième du nom.

C’est exact, affirma Baki. On aurait pu éviter la guerre si on avait pris le soin d’organiser nos défenses. Et c’est ce que l’on fait justement. Pour l’instant laissons Konoha se charger de cette affaire pendant que nous préparons nos forces.

La fille aux couettes baissa la tête, comprenant à contrecœur la décision du Conseil.

Dans ce cas laissez-moi réunir quelques hommes pour se joindre à eux.
Temari ! haussa-t-il la voix. Nous nous pouvons nous permettre de réduire nos effectifs. Par ailleurs, nous t’avons déjà assigné à une autre miss–
Mais Gaara est notre Kazekage ! réplica-t-elle du même ton que son senseï. Il leur faudrait au moins un ninja de Suna qui les accompagne dans leur mission ! C’est notre honneur qui est en jeu ! Laissez-moi au moins aller avec eux !
… Je comprends mais…

Puis une main se posa sur l’épaule de Temari, la calmant aussitôt.
Elle vient de Kakashi.

Ne vous en faites pas, laissez là nous accompagner. Même si vous refusez, elle abandonnera quand même son poste pour sauver Gaara. Et puis un coup de main ne sera pas de refus contre l’Akatsuki.
« Maître Kakashi... »
Hmm… Très bien. Je vais informer le Conseil de votre requête.

Des sourires commencèrent à se former sur les visages des trois adolescents, ravis d’avoir un membre de plus pour cette mission de sauvetage.

Merci… murmura la Suna-nin.
Bon, ‘perdons pas de temps et sauvons Gaara ‘ttebayo ! poussa l’Uzumaki le poing en l’air.
Pas si vite, interrompra son senseï. Il faut d’abord se ravitailler et se reposer. Ces jours de marche ont été épuisants pour nous tous. Et puis tu sais où ils emmènent Gaara toi ?
Euh… bah…
Ah franchement… exaspéra le ninja gris. Sinon, s’adressant à Baki, auriez-vous des objets appartenant au Kazekage ou des traces de lutte contre l’Akatsuki.
Nous avons bien quelques-uns de ses effets personnels mais concernant les traces, le combat s’était déroulé dans les airs. Pourquoi cette question ?
Nous nous sommes pas sur que l’équipe de filature réussit à nous fournir la localisation de leur repaire. Dans le doute, je préfère suivre ma propre piste à l’aide de mes ninkens. Avec une trace de leurs odeurs, ils pourront me conduire à leur base.
Je vois. Dans ce cas je pense que la gourde ou encore la tenue du Kazekage vous suffira pour remonter sa trace. Suivez-moi.

Ainsi, la team Kakashi prit quelques heures de repos dans le village du Sable.
Entre-temps, le jōnin de Konoha ordonna à ses huit invocations de retrouver la piste de Gaara avec l’aide de ses effets personnels. Aussitôt les chiens dispersés, l’équipe de sauvetage entamèrent leur route en direction du...

*** Repaire de l’Akatsuki – Pays des Rivières – au même moment ***

Grâce au faucon du Kirghiz, l’escouade de Kankurō est parvenue à poursuivre l’Akatsuki sans encombre, les emmenant sur ce qui semble être leur base : une grotte dont l’entrée est scellée par un immense rocher, duquel est apposé un parchemin de protection. Et devant cette entrée se trouvait un Torii, une bâtisse de bois rouge qui symbolise la frontière entre le monde physique et le monde spirituel. Que peut bien signifier de la présence d’un tel édifice dans un repaire de truands comme l’Akatsuki se demanda le frère de Gaara.

Positionnés au sommet d’une falaise avoisinante, les cinq ninjas du Suna se préparèrent pour la suite.

« Alors c’est ici qu’ils retiennent Gaara » pensa Kankurō. Préparez le message disant que nous avons localisé leur repaire. Qu’ils viennent avec leurs meilleurs hommes. En attendant les renforts, nous restons ici à surveiller les alentours.

Et les ninjas du Sable s’exécutèrent aux ordres du marionnettiste.
Cependant, aucun d’eux nuèrent conscience qu’ils sont eux-mêmes observés par une tête bicolore fondue dans un arbre proche.

***

À l’intérieur de la cachette, d’étranges silhouettes holographiques s’adonnèrent à un rituel qui dure déjà depuis quelques heures. En plus de ces hologrammes, les deux hommes responsables de l’enlèvement du Kazekage y sont présents, participants à un processus permettant d’extraire le démon qui sommeillait en Gaara pour le sceller ensuite dans une immense statue de bois.


Il y a des intrus non loin de l’entrée, annonça la projection astrale de l’individu qui observait l’équipe de filature. Ils sont cinq hommes et un faucon. Au vu de leur uniforme, il s’agirait des ninjas de Suna, menés par un certain Kankurō.

Les deux ravisseurs furent surpris par cette nouvelle. Ils avaient pourtant assuré qu’ils n’étaient pas suivis.

« Vu qu’il s’agit de mon ancien village, il est fort probable que ce soit un rapace qui nous a pris en chasse. » songea une silhouette bossue mais imposante. « L’un d’eux doit être un dresseur, surement un membre du clan Kirghiz. »
Alors c’est le moment d’utiliser "cette technique" pour se débarrasser d’eux, déclara une autre projection aux yeux formant des cercles concentriques.
Je m’en charge, ça fait longtemps que je ne trouve pas de jinchūriki. Ça va me donner l’occasion de passer mes nerfs sur quelqu’un, lâcha un hologramme reflétant ses iris violets.
Bien. Je vais avoir besoin d’une partie de ton chakra. 70% devraient suffire pour les éliminer.
Hum hum hum hum hum…ricana l’hologramme d’un son sinistre résonant à travers la caverne. Il est temps de leur montrer la toute-puissance de Jashin !

*** Trois jours plus tard ***

Nombreuses choses se sont déroulées durant ces trois jours :

Suite à un mauvais présage, l’Hokage envoya l’équipe Gaï Maito épauler celle de son rival Kakashi.
En chemin vers Suna, ils croisèrent l’un des ninken du Ninja Copieur, Pakkun, qui avait découvert la cachette de l’Akatsuki.
Cependant, l’organisation de la Lune Rouge repéra les deux équipes s’approcher de leur repaire, et envoyèrent Uchiha Itachi, déserteur de Konoha, et Hoshigaki Kisame, ex-spadassin de Kirigakure, leur tendre une embuscade.
Après un féroce combat pour les Konoha-nins, ces derniers découvrirent que ceux qu’ils avaient combattus n’étaient que des répliques – créées à partir du Shōten no Jutsu, tandis que les originaux se concentraient au rituel d’extraction. Rituel qui par ailleurs s’achevait au troisième jour, avec la mort de Gaara dépossédé de son bijū.
Du côté du village de Suna, ils ont pu mettre à profit cette période pour sécuriser leurs frontières et libérer une unité prête à assister l’équipe de Konoha une fois la localisation du Kazekage retransmise.
Toutefois, ils n’eurent aucune nouvelle d’eux depuis leur départ, ni même de l’unité de Kankurō...

Bref, trois jours d’attente, de voyage et de rituel pour arriver en cet instant : les deux équipes de sauvetage se tentèrent devant l'antre de l'Akatsuki, prêts à agir !

Bon, je vais vous laisser, déclara Pakkun. Non seulement je ne saurai être d’une grande aide à ce stade, mais je ferai aussi que vous gêner.
Attends ! surgit la représentante du Sable à l’adresse du chien. Quand tu es venu ici la première fois, n’a tu pas senti d’autres odeurs dans les parages ?
D’autres odeurs, comment ça ? questionna Rock Lee, élève de Gaï.
Avant notre départ, des éclaireurs de Suna avaient entamé la poursuite contre les ravisseurs du Kazekage, répondit le fils de Sakumo. S’ils ont réussi à suivre leur piste, ils devraient être ici depuis un bon bout de temps.
Navré je ne rien senti d’autre à mon arrivée. Il y avait même aucune trace d’une quelconque occupation humaine. On peut donc conclure qu’ils n’ont pas réussi leur filature.
Je vois... lâcha Temari les yeux abaissés, craignant le pire sur le sort de son frère aîné.
En tout cas bon travail. Merci pour ton aide Pakkun.
À ton service Kakashi, fit-il avant de disparaitre dans un nuage de fumée.

Tous les regards se tournaient à présent vers le parchemin protégeant l’entrée de la grotte, réfléchissant à un moyen de le retirer.
Les deux jōnins de Konoha concluaient qu’il s’agissait d’un kekkei à cinq sceaux, et qu’il leur fallait retrouver les quatre autres parchemins – et les arracher simultanément avec la cinquième – pour pouvoir désactiver la barrière.
L’équipe de Gaï se portait volontaire pour retrouver ces inscriptions, misant leur rapidité d’action et le byakugan d’Hyūga Neji.
Avec leur radio et les instructions du génie de la Bunke, les protagonistes se positionnaient sur leurs cibles réparties séparément à plusieurs centaines de mètres de la grotte.
Chacun en place – avec l’Hatake chargeant du cinquième, les shinobis de la Feuille retiraient conjointement leur sceau tandis que la jeune Haruno pulvérisa littéralement le rocher d’un de ses redoutables coups de poing.

L’entrée de la caverne dégagée, l’équipe sept s’y infiltra à la manière d’une troupe d’assaut.
À l’intérieur, ils tombaient nez à nez sur les deux kidnappeurs auxquels l’un d’eux siégeait sur le corps de Gaara : un nukenin d’Iwa à la chevelure blonde et à l’apparence androgyne.

Alors... fit-il, lequel est le jinchūriki ?
« Nous sommes arrivés trop tard... » pensa Kakashi le sourcil froncé, suivi des regards effarements de ses équipiers.


Gaara ! hurla d’effroi la kunoïchi à l’éventail.

L’Uzumaki s’énerva devant le spectacle honteux que subit son ami, ses yeux virant au rouge sous l’influence de son bijū. Mais il ne fût pas le seul blond à rougir sous la colère, Temari n’avait nul besoin d’un démon à queue pour afficher un visage réclamant le sang des deux nukenins.

Bande d’enfoirés ! Sur qui vous croyez être assis ! rugit Naruto.
"Une tête brûlée qui hurle pour pas grand-chose"... C’est donc lui, lâcha le second ravisseur d’une voix lente et rauque.
Aucun doute possible. Il correspond parfaitement à la description d’Itachi, hm
Gaara ! Comment fais-tu pour dormir à un moment pareil ‘ttebayo ?!

Aucune réponse. Le visage de Sakura s’assombrissait.

Allez ! Lève-toi !

Aucune réaction. Les poings de Temari se serraient.

Gaara !
Ça suffit Naruto ! ordonna son senseï. Inutile d’insister.

Les marques de moustaches du jinchūriki à neuf queues commencèrent soudainement à s’épaissir.

Eh oui. Tu t’es rendu à l’évidence, non ? Ça fait un moment que cet hôte est mort, révéla le blond de l’Akatsuki tout en tapotant sa main sur la joue du cadavre.

La colère des deux autres blondinets s’éclatait de plus belle. Et pour cause, chacun d’eux tentait de se jeter sur les deux assaillants avant d’être interrompus dans leur course. Kakashi s’interposa devant son élève tandis que son clone – tout juste créé par un Kage Bunshin – fit de même avec Temari.

Calmez-vous tous les deux ! Si vous foncez tête baissée sans réfléchir, vous courrez à notre perte.

La représentante du Sable est la première à se rassasier, se sentant honteuse de son comportement. Elle devait faire honneur à son village en restant parfaitement lucide devant ses alliés de la Feuille. Mais quand est devant le cadavre de son jeune frère, bafoué par ses assassins, difficile de garer la tête froide.
Son homologue en revanche c’est une tout autre histoire, gardant le masque de haine fourni par Kyūbi.

Sasori-sama, commença le nukenin d’Iwa à l’adresse de son compagnon bossu. Vous n’allez pas aimer ce que je vais dire... mais je vais m’occuper du jinchūriki.
« Sasori ?! »pensa Temari surprise à l’évocation de ce nom. « Serait-il possible qu’il soit celui dont Kankurō en parle sans arrêt quand il s’agit de Kugutsu ? »

Sans relâcher son attention de ses ennemis –qui engagèrent un débat sur la nature de l’Art–, Temari se remémora certaines scènes de son enfance avec son frère aîné. Se souvenant que ce dernier avait souvent déclaré haut et fort qu’il deviendrait un aussi grand marionnettiste que l’artisan de ses pantins : Sasori du Sable Rouge.
Et soudain, elle revient à la réalité lorsque Naruto lança un immense shuriken sur l’Akatsuki, agacé par leur discussion.
Mais le fameux Sasori dévia le projectile –sans toutefois y prêter attention– à l’aide d’une queue mécanique surgissant de son corps, ce qui confirma les doutes de la Suna-nin sur l’identité de cet homme.

Deidara ! Tu es sur d’avoir envie de me mettre en colère ? le ton menaçant qu’il employait se fit sentir dans toute la caverne.
Je vous avais bien prévenu que ça vous irriterait, répondit le dénommé Deidara sans être inquiété de la menace.

Le ravisseur se releva du cadavre du Kazekage et déplia sa main droite révélant à tous une bouche greffée sur la paume. Celle-ci déglutit d’ailleurs de l’argile que l’ex-ninja de la Roche jeta en l’air.

En tant que confrère artiste je respecte votre engagement mais pour moi l’art...

Exécutant un mudrā, l’argile qu’il avait jetée s’explosa sous un nuage de fumée.

... c’est l’EXPLOSION !

Un immense oiseau en argile surgissait de la fumée, avalant aussitôt la dépouille de Gaara.

Rien n’avoir avec vos poupées épouvantes, hm !

L’invocateur bondit sur sa création volante, juste à temps pour éviter la queue mécanique de son "confrère" indigné par cette insulte.

À plus tard, Sasori-senseï... déclara-t-il sous un rictus en s’en allant hors de la grotte.
Attends ! Rends-nous Gaara enfoiré ! hurla Naruto qui entama la poursuite de son adversaire qui lui esquissa un sourire moqueur.
« Hé, hé... Il a mordu à l’hameçon. »
« Tss ! Évidemment, il ne pouvait pas s’empêcher de le courser ! » pensa le Ninja Copieur tentant de rattraper son élève. Sakura ! Temari ! Naruto et moi, nous nous chargeons du type à l’extérieur. Quand à vous, occupez-vous de retenir l’autre. Mais restez très prudentes jusqu’au retour de l’équipe de Gaï.
Compris ! répondirent en chœur les deux kunoïchis.

Rejoignant Naruto sur le sommet du Torii, Kakashi contacta Gaï par radio, lui demandant de dépêcher de rejoindre la grotte avec ses élèves. Toutefois, depuis que son équipe avait retiré les sceaux de protection, un piège s’était enclenché : des répliques d’eux-mêmes étaient apparues devant chacun d’eux. Dès instant-là, les combats s’enragèrent entre les copies et les originaux. La team Gaï était indisponible...

« J’espère qu’ils ne vont pas trainer. » songea le fils de Sakumo en révélant son Sharingan.

***

Dans la grotte la tension palpitait chez les deux kunoïchis devant le regard intimidant de leur opposant. Un regard qui ne s’acquit devant un vie de lutte dont la seule issue fût le meurtre. L’Haruno voulait s’échapper de ce terrifiant regard mais une pensée lui disait qu’elle serait morte dans la seconde qui suivait. "Ne surtout pas perdre de vue son adversaire." Un enseignement inculqué dans sa formation avec la Sannin Tsunade. Elle ne pouvait donc s’autoriser un détournement de regard malgré l’effroi qu’il dégageait.

Sakura... murmura Temari faisant sortir la rose de ses pensées. Je pense avoir quelques infos sur notre adversaire. S’il est bien celui que je crois, alors nous sommes face à un maître marionnettiste réputé dans mon village.
Donc... celui qui est devant nous pourrait être un pantin ? répondit du même ton bas que la Suna-nin.
Y a de grandes chances. Mon frère étant un expert en la matière, je connais assez bien leur style de combat. J’ai un plan pour le débusquer.

Sakura s’approcha davantage pour écouter le plan de sa partenaire du Sable qui prenait soin de parler tout bas afin que marionnettiste des Nuages Rouges ne puisse entende, ni même voir le mouvement de leurs lèvres par précaution.

Vous avez fini votre papote ? On peut commencer ? s’impatienta ce dernier.

En dehors du Kugutsu, Sasori est réputé son impatience. Quel geste étrange de sa part que de laisser l’ennemi entamer un plan d’attaque. Est-ce par égard d’une shinobi de son ancienne patrie ? Est-ce parce l’ennemi était des femmes ? Ou alors leur laisser l’initiative afin de voir les capacités de ses futurs pantins ? Voir les trois...
Lui seul le savait...

Un instant ! commença l’adolescente aux couettes. Ne serais-vous pas le fameux Akasuna no Sasori ?
... Tu m’en vois honoré d’être connu à un si jeune âge.
Vous qui êtes si réputé et si prometteur dans mon village, pour quelles raisons l’avez-vous quitté ?

Un long instant silence régnait en ces lieux.
Avant de reprendre la conversation, le ninja de l’Akatsuki devina les intentions de ses adversaires en remarquant que la rose lança quelques regards rapides aux alentours.

Ça t’avancerait à quoi de le savoir, vous allez mourir de toute façon.

Temari grimaça à cette réponse tout en jetant un coup d’œil éclair à sa partenaire qui lui répondit "non" d’un signe de doigt discret.
Pour l’avancée de son plan, elle profita pour lui poser "cette" question qui la démangeait depuis un moment.

Et êtes-vous les liés de la disparition de l’équipe qui vous ont poursuivi ? Qu’avez-vous fait de mon frère Kankurō ?! lâcha le nom de son jeune frère sans prendre conscience de ses paroles.
Kankurō... ? répéta-t-il pour lui-même, avec la sensation d’avoir déjà entendu ce nom auparavant... jusqu’à se rappeler de ce qu’il c’était déroulée il y a trois jours...

*** Trois jours auparavant ***

Incompréhensible.

Kankurō et son équipe n’avaient rien vu venir.

La filature lui semblait être parfaite. Et pourtant... il faisait face à l’ennemi et sa grande faux taché du sang de ses camaradés tombés au combat, combattant dans une zone forestière auprès de quatre cadavres lacérés et d’un aigle transpercé par un pieu noir.

Le combat était sanglant mais resta debout malgré tout lui et ses trois marionnettes.

Eh enfoiré ! Approche un peu au lieu de te réfugier derrière des saletés de pantins ! s’enragea l’Akatsukien en agitant sa faux à trois lames.
Si tu crois que je vais céder à tes caprices ! « Bon sang, rien ne marche contre ce type. Il est vraiment immortel ?! »

Le poison de Karasu, les lames de Kuroari, les flammes de Sanshōuo... rien ne semblait pouvoir le tuer. Tout ce que le ninja du Sable avait pu lui infliger n’était que quelques coupures et carboniser une partie de la toge aux nuages rouges. De plus, l’ennemi était suffisamment agile pour éviter certaines tentatives visant à l’enfermer ou à lui crever les yeux.

La situation n’était pas vraiment à son avantage, pour le marionnettiste comme pour le jashiniste.

Pour les besoins de son Shiji Hyōketsu, il lui suffisait une goutte du sang du Suna-nin. Facile à dire face à un adversaire qui reste constamment à distance et assisté par trois entités entièrement faites de bois et de métal. Sans compter que le poison – même s’il lui était non létal – lui engourdissait certaines parties de son corps.

Le combat ne pouvait que trop durer.
Quatre minutes. Pour des shinobis c’était long...
... surtout pour le nouvel arrivant.

Surgissant de l’ombre des arbustes, une immense queue mécanique poignarda de son dard l’arrière de la tête de Kankurō, s’écroulant mort sur le coup sans un instant de compréhension.

Sasori-teme ! C’était ma proie ! Et puis qu’est ce que tu fout là d’ailleurs ?!
Tu as mis trop de temps à tuer ces fouineurs. Nous ne pouvons nous permettre de retarder le rituel, répondit froidement l’arrivant sortant des buissons. Il s’agissait nul autre qu’un Shōten représentant 10% de l’énergie de Sasori et de son imposant pantin (lui aussi un double issu de la technique) Hiruko.
Che...T’es aveugle ou quoi ! C’était un putain de marionnettiste que j’ai affronté ! Ces lâches toujours à se mettre en distance laissant leurs pantins faire tout le boulot. Si j’avais su, j’aurai dû attaquer lui en premier en non ce fauconnier. C’est bien toi qui m’as averti de m’occuper du piaf avant qu’il ne s’échappe.

Ne lui adressant ni mot ni regard au jashiniste, le marionnettiste du Sable Rouge se contenta d’observer le corps de l’être qui manipulait ses anciennes créations.

« Alors c’est toi qui as hérité de Karasu, Kuroari et Sanshōuo... Intéressant. Je demanderai a Zetsu de me laisser ton corps et tes marionnettes. J’aurai de grand projets pour vous... »

*** Retour au présent ***

Ainsi ce marionnettiste était ton frère, reprit Sasori se sortant de ses souvenirs, dont les paroles ne rassuraient pas son interlocutrice. Je l’ai éliminé... et vous allez bientôt le rejoindre dans ma collection.

Le ton et le regard employé était tel qu’il voulait causer un choc psychologique chez la prétendue sœur à cette révélation, assez longtemps –espère-t-il– pour permettre à sa nuée de senbons empoisonnées –tout droit sortis de la bouche d’Hiruko– d’achever les deux kunoïchis.
Cependant, cela eut l’effet inverse.

L’éventail s’agita...

DAIKAMAITACHI NO JUTSU !!! (La grande lame du vent)

... et une bourrasque... non... une tempête de haine, de vent et de poussière s’abattait dans la grotte. Repoussant tout devant la jōnin de Suna : senbons, rochers et assassin.
Temari explosa sa rage à travers cette technique. Elle venait de perdre Gaara... et maintenant on l’apprend que c’est de même pour Kankurō. L’Akatsuki venait de prendre la vie de ses deux frères, la blonde allait leur faire payer au centuple !

Le Fūton était d’une telle ampleur qu’elle sapa une grande partie du chakra de la Suna-nin. Lourd prix à payer pour pouvoir atteindre l’ennemi qu’elle pensait dissimulé quelque part dans cette zone. Mais en contrepartie, le jutsu avait assez de puissance pour trancher la marionnette carapace en plusieurs morceaux avant d’être fracassé contre une paroi rocheuse.
Sur le moment surprise, Sakura plaça ses bras ses yeux pour se couvrir du nuage de poussière qui s’échappait par la seule issue de la caverne, une chose qui ne manquait pas d’attirer l’attention de ceux qui étaient à l’extérieur...

***

On dirait qu’ils ont commencé.

Du haut de son oiseau d’argile, Deidara prépara une bombe tandis que les Konoha-nin virent une masse de poussière s’échapper de la grotte.

Vous croyez vraiment que deux gamines viendront à bout de Sasori-sama, continua-t-il narquoisement d’un regard attentif envers le Ninja Copieur. Sharingan no Kakashi, vous feriez mieux d’aller les aider, car leur adversaire est bien plus fort que moi, même si nos visions de l’Art diffèrent, hm.
« Je vois. » comprit Kakashi. « Il veut nous séparer et affronter Naruto seul. D’après Baki, c’est lui qui aurait vaincu le Kazekage. Naruto ne pourra pas s’en charger tout seul. »
Senseï..., fit Naruto les poings crispés. Allez aider Sakura-chan. Je sauverai Gaara !
Naru– !

Il ne put terminer son mot que déjà son élève s’élança vers son adversaire. Toutefois, l’Akatsuki lui envoya un oiseau en argile prêt à exploser. Mais c’était sans compter le reflexe de Kakashi qui détourna sa trajectoire d’un lancé kunaï avant l’explosion.
Sous un rictus, Deidara vit sa monture finir d’avaler cops de Gaara avant de s’enfuir vers le col rocheux environnante, suivi de près par Naruto.

Bon sang... raga Kakashi. « On va devoir se débrouiller seuls pour le moment. Sakura, Temari, tenez-bon ! »

***

« In... Incroyable... »

Tel est la remarque de Sakura après être témoin de la rage de Temari. De ses yeux humidifiés par la tristesse, cette dernière afficha un regard vide en direction du dernier endroit tenue par la marionnette bossue.

« Kankurō... Gaara... »
Tu as là une puissante technique jeune fille...
?!!

Les kunoïchis sursautèrent, Sasori a survécu ! Le nuage poussière les empêcha de le localiser. Toutefois, Sakura remarqua que la voix de l’ennemi avait changé. Elle était devenu bien plus douce, mais gardant tout de même son aspect glacial.

Je constate que l’école Tessenryu du Shodai Kazekage forme toujours des élèves talentueux, continua-t-il. Cependant je parie que cela a dû entamer une bonne partie de ton chakra.

Temari resserra de rage l’étreinte de son éventail. Bien qu’elle eu du mal à l’admettre venant de l’ennemi, ce dernier avait raison : ses réserves actuelles ne lui suffisaient plus pour retenter son exploit.

J’avais compris votre petit stratagème. Sachant que je suis un marionnettiste, vous pensez que je m’étais dissimulé en laissant mon pantin se battre à ma place, attendant le moment propice pour porter le coup fatal. Un stratagème classique chez les adeptes du Kugutsu. C’est pour cela que tu as entamé cette discussion, pour tenter de me localiser par ma voix. Mais devant cet échec, tu as lancé une attaque de grande zone. En cela tu as fait deux erreurs...

Devant ce nuage de poussière, une silhouette se dessina à quelques mètres du précédent l’emplacement de l’ennemi.

La première est de croire que je suis qu’un simple marionnettiste... Si on veut qu’un art perdure dans le temps, il faut faire preuve d’innovation.

La poussière s’estompa, révélant une masse noire avec à ses pieds les restes du pantin Hiruko. L’image donnait un être sortant d’une coquille d’œuf, le marionnettiste était donc à l’intérieur de sa marionnette.

La seconde est d’avoir insisté sur le périmètre d’action de ton attaque que sur sa puissance. Grâce à ce manque de concentration, la carapace de mon pantin a encaissé le gros de l’attaque sans que cela me soit fatal.

Terminant ses explications, l’Akatsukien retira le tissu miteux qui le recouvrait, dévoilant son apparence : un jeune homme aux traits juvéniles et à la chevelure flamboyante, abordant le manteau de l’Akatsuki quelque peu éraflé par les effets du Daikamaitachi.

Temari-san... C’est lui... Sasori ? demanda Sakura, surprise devant ce jeune homme qui a l’air avoir son âge.
Je l’ai jamais vu, répondit la blonde tout aussi surprise que la rose. Il a quitté le village avant que je ne sois née. Il ne devait donc pas être aussi jeune.

Sortant un rouleau de sa manche droite, Sasori le tendit droit devant lui. Celui-ci se déplia partiellement, laissant exposer le kanji du chiffre trois.

Je vous ai préparé une petite surprise. Ma pièce préférée de ma collection. Soyez honoré que je dois m'en servir contre des gamines comme vous.

"Des gamines comme vous"... Avait-il le choix... Parmi ses 297 pantins aux mécanismes et aux pouvoirs très variés, y’en n’avait t-il qu’une pour lutter efficacement contre une utilisatrice du Fūton ?!
Non
Mais une qui est supérieure à Hiruko sur le plan défensif oui.
Sasori estime avoir perdu assez de temps avec ces "gamines"... et il ne pouvait pas se permettre de perdre d’autres marionnettes devant le tranchant de cette fille à l’éventail, vu le sort d’Hiruko. Après tout, il aurait bien besoin de toutes ses ressources pour sa prochaine tâche. Prudence est facteur de réussite.

Un nuage de fumée se libéra du parchemin. Et sans plus attendre, Temari asséna un Kamaitachi no jutsu vers l’ennemi.

Une lame de vent se forma devant l’éventail.
La fumée blanche se dissipa.

La collision était inévitable. Mais le résultat choqua les deux kunoïchis, en particulier pour la représentante de Suna.
Une étrange barrière noire s’était formée entre le Fūton et le marionnettiste. Une protection robuste comme en témoigne le manque d’égratignure.
La barrière se désagrège petit à petit en une poussière ferreuse lévitant hors du sol, révélant par la même occasion le visage de la marionnette. Temari ouvrit grand les yeux devant ce visage familier.

Mais c’est... le Troisième Kazekage...

Elle ne comprenait rien. Pourquoi cette marionnette ressemblait à l’effigie du Sandaime exposée dans la salle du Grand Conseil. Et surtout... comment se fait-il qu’un pantin puisse utiliser la célèbre technique de celui qu’il représentait, le Satetsu.

Bon, finissons-on, annonça Sasori formant un sceau.

Sous les regards craintifs de la blonde et de la rose, les particules de fers s’agitèrent dans tous les sens jusqu’à se rassembler vers le plafond sous la forme d’innombrables petits grains acérés.

Satetsu Shigure ! (Bruine de limaille)

Et grains de fer fusèrent droit vers leurs cibles en une vague de pilonnage.

Reste près de moi Sakura, je peux facilement repousser cet at–... hein !? déclara Temari avant de se rendre compte que quelque chose n’allait pas avec son arme.

En effet, celle-ci se replia aussitôt. Ne laissant pas l’occasion à sa propriétaire d’exécuter une barrière fūton.
La cause : une petite quantité de Satetsu fixés aux deux parties métalliques de l’éventail. Un coup de magnétisation et les deux panaches sont violemment attirés l’un à l’autre.
La source : l’agitation frénétique du Satetsu précédant la Bruine de limaille n’était qu’une manœuvre pour attirer l’attention des kunoïchis vers le plafond, pendant qu’une certaine partie des particules de fer s’introduisirent vers l’éventail géant afin de le magnétiser et le rendre inutilisable.

Ainsi, les filles n’eurent guère le choix de faire appel à leur adresse pour éviter le gros de l’attaque.

Le bruit percutant des impacts ; l’odeur nauséabonde du métal ; la sensation d’écorchure ; l’arrière-goût sanglant dans la bouche ; la vision brouillée... Malgré ces épreuves, elles avaient survécu.
Au prix de plusieurs éraflures, elles avaient réussi à protéger leurs points vitaux.
Seront-elles en était de continuer le combat ?

! Ugh...

Visiblement non.

Leurs corps s’écroulèrent lourdement, comme atteints de convulsions... Non pas à cause des dégâts du Jiton mais à cause d’une substance bien plus discrète et sournoise...

Gh... D... Du poison... ?! en déduit Sakura haletante.
Bonne déduction jeune fille, commença Sasori. J’ai imbibé le Satetsu d’un poison de ma composition. Vos corps seront paralysés pendant trois jours de souffrance avant de succomber... Mais ce n’est pas mon intention.

D’un mouvement de doigt, l’Akatsukien ordonna à sa marionnette de déployer la lame cachée dans le compartiment de son bras droit.
Et d’un autre ordre, le pantin fonça vers sa cible aux cheveux roses...

*** Une quinzaine de minutes plus tard ***

Voilà un certain temps que le duo Naruto et Kakashi traquèrent Deidara à travers les ravins rocheux du Pays des Rivières. Au cours de cette poursuite, ce dernier perdit son dernier bras par le Kamui de l’homme au sharingan. Et comme si cela lui suffisait pas, il perdit également son oiseau d’argile, la tête décapitée par le Rasengan du jinchūriki.
Lors de la chute, le nukenin d’Iwa parvient à se réfugier dans la forêt tandis que Naruto rattrapa la tête d’argile renfermant le cadavre de Gaara à l’intérieur.
Ivre de colère, Naruto s’éveilla au chakra de son bijū et débusqua l’Akatsukien avant de le réduire... a l’état d’argile. Une substitution combiné avec un Nendo Bunshin...
Devant l’apparition du manteau de Kyūbi, Kakashi réprima cette menace à l’aide d’un sceau spécialement fourni par le Sannin Jiraya.
Voulant échapper à ses adversaires, Deidara fût repéré par l’équipe Gaï qui en avait fini avec leurs doubles. Dans une ultime tentative d’en finir, il fit exploser son corps en ingurgitant un morceau des restes de sa monture d’argile.
Les ninjas de Konoha manquèrent de justesse l’explosion qui fût expédiée dans autre dimension grâce au Mangekyō de l’Hatake.

Tu en as mis du temps Gaï, mais que faites vous ici ? N’êtes vous pas allez aider Sakura et Temari ? demanda Kakashi quelque peu essoufflé par l’utilisation de deux Kamui dans la même heure.
Neji à localisé aucune source de chakra dans la grotte, répondit l’interpellé sous l’acquiescement de l’Hyūga. Il n’y a vu que des traces de combat. Mais en chemin, il a senti le chakra de Naruto s’affoler un instant... et c’est comme ça qu’on vous as rejoints.
Je vois...

Plus loin, deux clones de Naruto transportèrent le corps de Gaara tandis que l’original afficha une mine sombre, tout comme ses doubles, son senseï et Rock Lee.

« Sakura-chan... »

***Quelques heures plus tard ***

Dans un plateau rocheux a des centaines de mètres du repaire de l’Akatsuki, la nuit tombait, les criquets crisseraient... et une tête surgissait du sol. La tête de Deidara.

Huf... « Ce Kakashi est doué. Il a réussi à contenir la déflagration de mon clone explosif... Mais j’ai pu néanmoins leur fausser compagnie. »
Je vois que ça n’a pas été une partie de plaisir avec l’hôte, Deidara, fit une voix.

La voix venait de derrière et il cela faisait longtemps qu’il ne l’avait pas entendu sous cette timbre.

Je vous retourne le compliment Sasori-sama, répliqua le bond, le sourire au lèvres, se retournant vers son partenaire. Ces gamines ont du vous donner du fil à retordre pour vous montrer sur votre véritable apparence, hm.

Ne prêtant guère attention a cette remarque désobligeante, Sasori lui jeta à ses pieds un bras arraché que Deidara nu aucun mal à le reconnaître... Après tout c’était le sein, celui qu’il avait perdu lors de sa poursuite contre les ninjas de Konoha.

Hey attendez une minute ! s’énerva-t-il. Si vous avez trouvé ce bras c’est que vous étiez là quand mon clone a explosé. Pourquoi n’êtes-vous pas intervenu plus tôt pour les éliminer ?!
Pour ne pas être repéré par ce jeune Hyūga, répondit simplement le rouquin. Kyūbi peut attendre... annonça-t-il de contrecœur. Notre prochaine tâche non. Tu as autant envie que moi de savoir où se terre cette pourriture.

Effectivement... Le Démon-renard pouvait attendre puisqu’il a été décrétée qu’il sera le dernier bijū a être sceller dans le Gedō Mazō – par souci de stabilité. Et puis surtout, pour les deux Akatsukiens, cette "prochaine tâche" est une occasion de régler au plus vite des comptes personnels...

*** Une quinzaine de minutes plus tard ***

Le village entra en deuil...

Leur cimetière accueillait aujourd’hui les sépultures du Godaime Kazekage – assassiné par l’Akatsuki – et de sa fratrie – disparus, pésumés morts –. Excepté celui de Gaara, aucun corps n’avait été retrouvé, tout comme celui de la kunoïchi Haruno Sakura, dont les funérailles auront lieu dans son village...

Noirs vêtus de leur tenue d’obsèques, les habitants du village du Sable se recueillirent en silence à la mémoire des ninjas tombés au combat. Gaï, Lee, Neji, Tenten... même Tsunade avait pris la peine venir de saluer une dernière fois son homologue Godaime, apportant tout le soutien nécessaire à ses alliés du Sable pour traverser cette épreuve.
Mais au fond d’elle, elle se maudissait d’avoir envoyé sa disciple dans cette quête alors qu’elle était – de toute évidence –pas encore prête.
Elle avait par le passé échoué en tant que sœur, en tant qu’amante... et en tant que maître maintenant...

Puisqu’on parle de maître, le senseï Kakashi repensa avec peine ses erreurs du passé. Des erreurs portant le nom d’Uchiha Obito et de Nohara Rin, anciens camarades décédés par sa faute. Comme sa supérieure Tsunade, une petite voix lui disait qu’il avait échoué en tant que senseï... La désertion de Sasuke qu’il n’a pas pu l’empêcher, la mort de Sakura qu’il l’a laissée seule à son bourreau.

Mais il lui reste encore un élève...
Une personne qui n’était pas encore venu à cette cérémonie...

***

Dans un des quartiers résidentiels de Suna, un ANBU, un de ceux accompagnant Tsunade, siégeait devant une porte. On lui avait confié la tâche de garder un œil chez celui qui s’était fait enfermer dans cette chambre.
Un jeune blond assis sur un des coins de la pièce dans sa tenue de deuil, le regard perdu dans l’obscurité.

Il voulait être seul.

Il voulait éviter le regard des autres de crainte d’être haï pour ne pas avoir sauvé leur Kazekage, et blâmé pour son incompétence.
Il avait déjà assez de mal comme ça. Mal d’avoir perdu celle qu’il a aimé et celui qui considérait comme son meilleur ami –après une certaine personne dont sa situation lui ravivait de douloureux souvenirs–.

Il plongea dans la dépression... avant de s’enfoncer dans l’espace humide et sombre de son esprit.
Cet endroit lugubre... cette cage froide... ce rire sinistre... ce sourire démoniaque... et ces yeux écarlates... ça ne fait aucun doute...

Kyūbi... souffla tout bas Naruto comme s’il n’était pas surpris de le voir. À vrai dire, il s’en moquait.
Tu es pitoyable, Naruto. Regardes-toi.
Laisse-moi tranquille sale démon. Tout ceci est de votre faute. Si seulement vous n’avez jamais existé, vous les bijūs...
Notre faute ?

Le renard ne pouvait s’empêcher de hurler de rire face à la remarque de son hôte.

Ce tanuki était faible, le plus faible d’entre nous, et tu ne vaux guère mieux. S’il y a bien un responsable c’est toi.

Pour la première fois de la conversation, Naruto leva son regard avec le bijū, intrigué par cette réponse.

Regarde la réalité en face, tu es incapable de te battre sans avoir recours à ma force. Souviens-toi du jour où tu as combattu ce gamin aux miroirs de glace...

L’image de son combat contre Haku lui revient en tête, sans l’influence de Kyūbi, qui sait ce qui lui serait arrivé.

Souviens-toi de ton combat contre ce gamin Hyüga...

Puis viennent les images de son combat à l’examen chūnin, sans le chakra de Kyūbi, il n’aurait pas réussi éclairer la sombre destinée de Neji.

Et souviens-toi de ton match à mort contre ton "ami" Uchiha...

L’argument inévitable qui poignarda le cœur jinchūriki. Sans le manteau de Kyūbi, il n’aurait pas survécu face à la haine glaciale de Sasuke.

En d’autres termes, tu es impuissant... Incapable de survivre et protéger sans mon aide. Et tu oses dire que moi et mes semblables n’auraient dû jamais exister... Sans moi tu serais mort depuis longtemps, crois-moi !

L’Uzumaki s’écroula. Ses mains serrant sa tête sous la douleur de cette vérité.
Il voulait se punir. Punir sa faiblisse d’esprit. Punir son manque de force.

Ça fait mal... Je suis faible... Je ne sais plus quoi faire...

Il perdit peu à peu sa lucidité...

Spoil:
Si tu veux avoir de la puissance pour ne plus souffrir, il ne te reste qu’une chose à faire...

L’eau se mit à rougir, à bouillir de plus en plus.

... retirer ce sceau...

***

Dans ce monde immense et plein de surprise...
On dit qu’un battement d’ailes d’un papillon peut provoquer une tempête à l’autre bout du monde.
On dit également que le sort d’un royaume a été effondré à cause d’un simple clou :

« À cause du clou, le fer fut perdu.
À cause du fer, le cheval fut perdu.
À cause du cheval, le cavalier fut perdu.
À cause du cavalier, le message fut perdu.
À cause du message, la bataille fut perdue.
À cause de la bataille, la guerre fut perdue.
À cause de la guerre, le royaume fut perdu.
Tout cela pour un simple clou.
»
(Benjamin Franklin)

Petites causes, grandes conséquences...
Dans cette histoire... :

Faute d’impulsivité, Kankurō évita le combat.
Faute de combat, Kankurō évita l’hôpital.
Faute de patient, Sakura ne prépara pas l’antidote.
Faute d’antidote, nos héros succombèrent face au Scorpion de l’Akatsuki, car...
Faute d’informations sur son petit-fils, Chiyo ne sera pas prévenue.
Faute de Chiyo, les morts ne pourront être réssuscités.
Faute d’avoir pu sauver ses amis, Naruto succomba à l’influence de Kyūbi.

Et tout ça parce qu’un "personnage secondaire" choisit de garder son sang-froid.

Qui avait ordonné Kankurō de ne pas céder à sa colère et à poursuivre discrètement les ravisseurs de son frère...
Qui disait que Kankurō avait fait l’erreur d’avoir fait le mauvais choix de s’opposer à l’ennemi...

À présent, vous voyez que même un personnage sans grande influence apparente, peut malgré tout chambouler toute une Histoire, tout un Futur, tout un Monde… celle de Kishimoto Masahi.

C’était les Conséquences du Choix du Marionnettiste.

*** Épilogue ***

Dix jours s’étaient écoulés depuis la bataille contre l’Akatsuki. Sasori et Deidara terminèrent leur marche à travers de nombreuses forêts pour enfin arriver à leur destination. Sous la carapace d’Hiruko, qu’il avait réparée entre-temps, le Scorpion Rouge devait rencontrer un des ses contacts pour obtenir des informations sur sa prochaine proie.

Deidara, tu resteras en retrait.
Hein ?! Et pourquoi donc ?! Hm.
Il faut bien que quelqu’un surveille les alentours. Quand il s’agit de "lui", on peut s’attendre à tout.
Che... Comme vous voudrez.

Tandis que le blond se tenait en arrière, le nukenin de Suna s’avança droit vers son informateur. Encapuchonnée sous un bure blanc, ce dernier l’attendait en plein milieu d’un pont surplombant un profond ravin.

Cela fait longtemps Sasori-sama...

L’individu fit face à Sasori, révélant son visage et ses lunettes...

...cinq ans n’est-ce pas ?
Yakushi Kabuto... Tu souviens-tu de la tâche que je t’ai confiée ?
Oui maître.
Bien... Alors révèle-moi tout ce que tu sais de "lui".

De l’autre côté du pont, dissimulé derrière les arbres, un sourire carnassier se dessina dans l’ombre. Se délectant de sa proie qu’il fixa de ses yeux reptiliens.
Spoil:

À cet instant, le piège se referma...
Le rôle du chasseur s’inversa...
Le Scorpion Rouge devient la proie du Serpent Blanc...


Pause culture :

• Pour la signification des noms :
- Houyou (放鷹) veut dire fauconnerie
- Takarō (鷹ロウ) veut dire fils de faucon
- Tessenryū (鉄扇流) vient de "Tessen" qui signifie éventail de fer, et du suffixe japonais "Ryū" qui désigne les écoles modernes d’art martiaux. L’association donne l’école de l’éventail de fer.

• Le clan Kirghiz se réfère à un peuple du même nom dont on dit être jadis les premiers fauconniers.

• Dans les chapitres 553 et 611, on peut voir des ninjas de Suna utiliser des éventails géants comme Temari, sans doute une spécialité du village (comme Kumo avec leurs techniques au sabre). De ce fait, j’ai imaginé le Tessenryū, une école crée par le premier Kazekage où est enseigné l’art du Tessen-jutsu associé à l’élément vent. Voici un petit article pour ceux ou celles qui souhaitent en savoir plus sur le Tessen-jutsu, l’art de se battre avec un éventail.

J'en profite pour remercier Mizuki_tiger à propos d'un petit débat de l’interaction du Jiton sur l’éventail de Temari.
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Mizuki_tiger
Sennin


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MessagePosté le: Lun 20 Avr 2015, 9:20 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'adore ! Vraiment !
Autant le début ne m'avait pas trop convaincu (car ressemblant beaucoup à l'histoire originale), d'autant plus que tu traitais une partie de l'histoire qui ne me plaisait pas spécialement à la base... Mais au final, tu as magnifié la chose, plus on s'éloignait de l'original et plus j'aimais.
La fin est superbe, épique...
(et j'ai adoré le clin d'oeil Wink )

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