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. Au temps des Six Chemins
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yahiko
Genin


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MessagePosté le: Lun 20 Fév 2012, 4:01 am    Sujet du message: Au temps des Six Chemins Répondre en citant

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PROLOGUE

Au temps des Six Chemins,
Les démons étaient bienveillants.
Le Sage veillait à l'équilibre du Chakra.
Et le monde avançait vers la Paix.

Au temps des Six Chemins,
Les shinobis étaient très puissants.
Certains maîtrisaient la Nature,
D'autres contrôlaient les Esprits.

Au temps des Six Chemins,
La Prophétie n'était qu'une légende,
Le futur restait encore à écrire,
Et les mensonges se cachaient dans les ombres...

Que s'est-il passé, au temps des Six Chemins ?


Dernière édition par yahiko le Dim 23 Déc 2012, 12:37 am; édité 4 fois
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yahiko
Genin


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MessagePosté le: Sam 25 Fév 2012, 10:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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EPISODE 1 : La Source du Pouvoir

Avant les Ninjas, c’étaient les Samouraïs qui protégeaient militairement chaque pays. A la tête des Samouraïs, se trouvait le Shogun. Homme très influent, voire davantage que le Seigneur Féodal du pays. A cette époque reculée, les ninjas n’existaient pas ou plutôt, n’étaient représentés que par une seule personne.

Il fait nuit. Au Pays du Feu, dans le Palais du Shogun, un étrange visiteur se présente. Ses cheveux ébouriffés laissent entrevoir deux petites cornes au sommet de son crâne. Il porte une longue veste blanche s’arrêtant au niveau des chevilles, sur laquelle sont dessinés des symboles cabalistiques. Escorté par deux gardes en armure, il marche dans les couloirs de ce haut lieu du pouvoir d’un pas lent mais assuré. Il arrive devant une grande porte richement décorée. Il marque une pause avant que la porte ne s’ouvre.

Dans une salle décorée par de nombreuses statues aux allures martiales, derrière un large bureau en bois précieux, se tient un homme encore vêtue de son armure, comme prêt à partir sur le champ de bataille.

Shogun du Pays du Feu faisant mine de se lever : Approchez Maître Rikudou, je suis ravi de vous voir. Mon entourage m’a tant parlé de vos exploits et de votre immense sagesse que j’ai voulu vous rencontrer en personne.

Rikudou s’arrêtant devant le bureau, impassible : Moi de même, c’est un honneur de rencontrer son Excellence. En quoi puis-je vous être utile ?

Shogun du Pays du Feu : On me dit que vous êtes un magicien ! Et il se trouve qu’en ces temps de guerres interminables, un peu de magie pour rétablir la Paix ne serait pas du luxe.

Rikudou : Sauf votre respect, je ne suis pas un magicien. J’essaie simplement de comprendre le monde au-delà des apparences.

Shogun du Pays du Feu : Ne soyez pas trop modeste voyons ! Mes généraux m’ont rapporté que vous auriez à plusieurs reprises vaincu à main nue des escouades de Samouraïs d’élite sans une seule égratignure. Je me demande comment cela est-il possible pour un seul homme. Auriez-vous l’amabilité de me montrer ce dont vous êtes capable ?

Rikudou regardant le Shogun droit dans les yeux : Encore une fois, au risque de vous décevoir, je ne suis pas une curiosité. Les techniques sur lesquelles je travaille depuis de nombreuses années sont pour beaucoup d’entre elles dangereuses. Elles ne peuvent pas être utilisées sans raison ou juste pour vous divertir.

Shogun du Pays du Feu : Très bien, dans ce cas si vous voulez une raison…

Au moment où le Shogun finit de prononcer sa phrase, que les deux gardes qui se tenaient de chaque côté de Rikudou, sortent leur sabre en un éclair et se dirigent vers le visiteur. Rikudou esquisse quelques mouvements avec ses mains. Les bougies s’éteignent subitement. Le hurlement du vent parcourt toute la salle.

Shogun du Pays du Feu allumant une bougie : Impressionnant ! Les rumeurs disaient donc vrai. Vous êtes vraiment quelqu’un de spécial… Sont-ils morts désignant le corps immobile des deux samouraïs allongés sur le sol ?

Rikudou toujours aussi stoïque : Ils sont juste un peu sonnés. J’ai volontairement réduit la puissance de ma technique pour leur laisser la vie sauve. Personne ne mérite de mourir.

Shogun du Pays du Feu : Formidable ! Vous êtes mon hôte. Des serviteurs vont vous accompagner dans vos quartiers. Vous pouvez rester dormir au Palais ce soir et autant de temps que vous le souhaiterait. Vous êtes chez vous. Demain, à la première heure, j’ai des choses à vous montrer.

Quel drôle d’accueil pour Rikudou ! Quelles sont les véritables intentions du Shogun ? A suivre…
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yahiko
Genin


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MessagePosté le: Mer 15 Aoû 2012, 10:50 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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EPISODE 2 : L'Origine du Destin

Les pas sont silencieux. Rikudou suit un jeune valet lanterne à la main dans les appartements du Palais du Shogun.

Rikudou rompant le silence : Comment t’appelles-tu jeune homme ?

Valet : Uchiha Masaru ! Je suis au service du Seigneur de ce Palais, le Shogun Sagat Minamoto. Hésitant puis se décidant à poser une question à son tour. Etes-vous bien le fameux Rikudou le Magicien ?

Rikudou : Si on veut…

Valet devenant plus enthousiaste : Donc c’est vous qui avait protégé le village de Hizeu des esprits malfaisants de la forêt en une seule nuit ?

Rikudou : Pas tout à fait. Ce n’était pas vraiment des esprits malfaisants…

Valet écoutant à peine la réponse de son interlocuteur et lui coupant la parole : Plus tard vous savez, je serais comme vous. Je pourchasserai le Mal partout où il se trouve et tous les gens connaîtront mes exploits !

Rikudou d’une voix pensive : Le Mal… Le Bien… Ce n’est pas aussi simple que ça…

Au bout de quelques détours dans cette immense bâtisse, le valet s’arrête devant un panneau de papier. En le faisant coulisser sur le côté, il indique à Rikudou d’entrer dans la pièce devant eux.

Valet d’une voix aigue trahissant son jeune âge : Voici votre chambre Sennin. Installez-vous et mettez-vous à l’aise. Si vous avez besoin de quoique ce soit, n’hésitez pas à tirer sur la sonnette. Je viendrai de suite pour vous apporter ce dont vous avez besoin.

Rikudou : Je vous remercie mais je pense que je n’aurai besoin de rien.

Valet se forçant à sourire et courbant sa tête devant Rikudou : Très bien Sennin, si vous le dites. Permettez-moi que je me retire dans ce cas.

D’un léger hochement de la tête, Rikudou acquiesce puis Masaru s’en va après avoir allumé une petite bougie dans la chambre.

Une heure plus tard, la voix de Masaru, le jeune valet, se fait à nouveau entendre à travers le panneau de la chambre.

Masaru la voix hésitante : Sennin ? Rikudou Sennin ? Etes-vous là ? Permettez-moi de rentrer pour vous mettre à disposition de l’eau chaude pour votre toilette. Vous avez dû avoir une journée harassante et j’ai oublié de vous en apporter tout à l’heure… Silence… Sennin ? Sennin ?

Aucune réponse… Masaru ouvre délicatement la porte d’une main tout en tenant une bassine d’eau bouillante de l’autre. La porte à peine entrouverte que le jeune valet se précipite bruyamment vers une petite table le long du mur et y pose la bassine brûlante.

Masaru se parlant à lui-même : Fiou… Il était moins une avant que je ne renverse tout.

Il reprend son souffle. Ses émotions passées, le jeune valet examine la pièce à peine éclairée par la lumière d’une seule petite bougie. Le lit est vide. Ca intrigue le jeune valet.

Masaru marmonnant : Mais où se trouve ce Sage !

Il marche. Se dirige vers une porte opposée. Elle donne sur une cour intérieure avec au milieu d’un plan d’eau entourée de larges pierres plates. Dehors, le ciel est noir. Il pleut des cordes. Et le tonnerre gronde. Masaru ouvre la porte donnant sur la cour intérieure puis aperçoit une silhouette noyée dans la pluie noire, assise en tailleur. L’eau ruisselle abondamment sur ce corps. Est-ce le Sage ? Est-ce humain ? Et ces crépitements étranges, est-ce bien le tonnerre ? Et ces lueurs bleutées et rougeâtres enveloppant le corps de l’invité du Shogun… Le pouls de Masaru s’accélère.

Masaru hésitant à s’approcher : Sennin ! Ne restez pas dehors par ce temps ! Vous allez tomber malade… Et si cela se produit, le Shogun pourrait m’en tenir pour responsable… Sennin, je vous en prie, il faut rentrer.

Impuissant face à la volonté du Sage de rester dehors malgré la fureur des éléments, Masaru résigné contemple de longs instants la méditation de Rikudou. Il n’avait jamais vu pareil spectacle. A présent, des flammes de bleue et de rouge virevoltent sous le déluge torrentiel. Rikudou vétu uniquement de sa toge est immobile. C’est alors qu’un flash lumineux ébloui les pupilles de Masaru qui devient aveugle pendant quelques secondes. Progressivement sa vision se rétablie. Le sol autour de Rikudou est noirci, calciné. La foudre vient de frapper le Sage. Ou plutôt la foudre s’apprêtait à frapper le Sage avant d’être déviée par son enveloppe lumineuse. Le Magicien reste impassible, les yeux fermés. En cette nuit qui se déchaîne, il est la seule chose qui respire la Paix.

Pendant combien de temps ?
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yahiko
Genin


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MessagePosté le: Sam 15 Déc 2012, 6:45 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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EPISODE 3 : Lueurs Noires

A travers les fenêtres, les rayons matinaux éclairent timidement quelques silhouettes. Dans une vaste salle se tient une grande table circulaire en acajou. Dessus, une carte du monde recouvre la table. Autour, le Shogun, assis, pensif, les bras croisés, domine une assemblée constituée de cinq autres individus vêtus en partie de leur armure de samouraï. Deux d'entre eux sont vraisemblablement en plein débat et défendent âprement leurs convictions. L'un est tout en muscle, accusant un léger embonpoint, au visage carré, à la barbe sombre et épaisse, dans la force de l'âge. L'autre, plus svelte et élancé, aux cheveux et à la moustache grisonnante.

Général Tsurugi gesticulant énergiquement : Vous voulez la destruction du Pays du Feu ? On ne peut pas laisser les choses continuer ainsi !

Général Miyagi d'une voix légèrement chevrotante et calme : Nous manquons de preuves irréfutables. Cet attentat n'a pas été revendiqué. Nous devons être prudents et ne pas nous lancer dans des conclusions trop hâtives.

Général Tsurugi : Des preuves ? Mais pour quoi faire ? Nous savons très bien que ces terroristes menacent la sécurité de la population et commettent chaque jour des meurtres sur nos civils et nos soldats. On ne va pas quand même rester les bras croisés à attendre que le temps passe ! Il est temps d'aller les éliminer !

Général Miyagi : Et quand bien même ils s'agissaient bien d'eux, nous ne pourrions pas intervenir sans raviver les tensions avec Suna, Ame ou Iwii qui pourraient interpréter une intervention militaire sur Ishi no Kuni comme un acte hostile. Déjà que nos relations avec ces pays ne sont pas au beau fixe...

Général Tsurugi avec ironie : Votre vieil âge aurait-il atrophié votre courage cher Miyagi ?

Le débat fait rage entre les deux généraux. Les noms d'oiseaux fusent mais le visage du Shogun reste fermé. En arbitre de la conversation, il garde ses distances. Il attend quelque chose ou plutôt quelqu'un... C'est alors que des bruits secs mais sonores en provenance de la porte se font entendre. On frappe.

Shogun d'un ton ferme : Entrez !

Le valet Masaru apparaît en ouvrant la porte puis s'adresse au Shogun.

Masaru sur un ton déférent : Votre Excellence, Rikudou Sennin est là comme vous le souhaitiez.

Shogun agacé : Mais faites le entrer bon sang ! Pas la peine de le faire attendre.

Masaru visiblement gêné baisse la tête en signe d'approbation. Puis il se retourne et fait un signe de la main à un individu qui était resté derrière la porte. Revêtu de ses habits chamaniques, Rikudou entre dans la pièce d'un pas lent mais assuré. Son regard se met à balayer chaque personne présente. Que se trame-t-il ?

Shogun ouvrant les bras en signe d'accueil : Merci cher Rikudou de nous faire honneur de votre présence de si bonne heure ce matin. Approchez... Nous faisons face ces derniers temps à une situation inédite, et un oeil extérieur doté de votre sagesse pourrait nous aider grandement dans notre tâche.

Rikudou désormais face au Shogun et aux côtés des autres généraux : Puisque je suis là, je vous écoute votre Excellence. En quoi puis-je vous être utile ?

Shogun : Hmmm... Depuis plusieurs semaines, Nokoribi, la ville dans laquelle on se trouve, capitale du Pays du Feu, fait l'objet d'une vague d'attentats à caractère terroriste sans précédent. La semaine dernière, une aciérie a explosé dans des circonstances étranges, heureusement sans victimes malgré de nombreux blessés. Et plus récemment, une armurerie a été détruite, faisant quatre morts et quinze blessés. Les officiers en charge de l'enquête sont sur la piste d'une organisation qui se nomme "Soleil Noir". Cette organisation serait basée aux alentours du village d'Ishi, au Pays des Roches.

Avec son index, le Shogun pointe un lieu sur la carte à l'Ouest d'Ame, coincé entre Pays du Vent et celui de la Terre.

Shogun : Nous ne savons pas grand chose sur cette organisation ni de ses intentions. Hélas, nous ne pouvons pas envoyer de soldats en mission officielle, car si nous venions à envoyer des troupes près des frontières des pays voisins, ce serai sans nul doute un casus belli.

Le Shogun marque une légère pause puis esquissant un léger sourire regarde le Sage.

Shogun : C'est là où une personne comme vous peut intervenir. Vous pourriez sans éveiller de soupçon vous rendre au Pays des Roches pour en apprendre davantage sur cette mystérieuse organisation. Une sorte de mission secrète...

Rikudou légèrement irrité : Je ne suis pas un de vos soldats... Et je ne comprends toujours pas en quoi mon implication serait indispensable. N'avez vous pas suffisamment de samouraïs sous vos ordres qui puissent mener cette mission d’espionnage ? Je suis sûr que vous avez des personnes tout à fait qualifiées pour ce travail.

Shogun : Pour faire de l'espionnage, oui très certainement, nous avons ce qu'il faut. Mais pas pour... cela...

Terminant la phrase, le Shogun fait signe du doigt à Rikudou de se retourner.

Un chaudron remplit d'eau et de glace vient d'arriver dans la salle. Des morceaux de métal dépassent de la surface de l'eau en ébullition. Sur ce qui semble être des pièces d'armures, des flammes noires dansent parmi le métal fondu.

Rikudou essayant au mieux de dissimuler sa stupéfaction : Intéressant...

Shogun content de son effet : J'étais sûr que cela vous intéresserait... Ces flammes noires que vous voyez ici... C'est la signature de cette organisation. Elles ont la particularité de consumer tout matériau pendant sept jours et sept nuits. Rien ne semble pouvoir les éteindre, pas même l'eau ou la glace...

Général Miyagi sur un ton prophétique : C'est le feu de l'Enfer... Ces flammes sont maudites !

Shogun un peu embarrassé par la réaction de son général, reprend la parole : C'est pourquoi, compte-tenu de leur nature qui sort de l'ordinaire, nous avons besoin d'une personne qui sorte elle aussi de l'ordinaire. Rikudou Sennin, nous avons besoin de votre magie.

Rikudou hochant de la tête par approbation : Ce que vous appelez de la magie... Je le nomme chakra...

Shogun : Magie... Chakra... Comme vous voudrez... Donc, puisque vous semblez d'accord, la mission commencera dès demain à l'aurore. Vous serez accompagné par un agent spécialisé dans le Renseignement et de Masaru qui vous servira d'aide de camp. L'équipe doit rester réduite pour éviter d'éveiller des soupçons. Je vous souhaite bonne chance. Vous en aurez besoin.

Une mission très particulière a été confiée à Rikudou. Vers quoi vont mener ces flammes de l'Enfer ?
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yahiko
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MessagePosté le: Lun 17 Déc 2012, 12:49 am    Sujet du message: Répondre en citant

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EPISODE 4 : Les Techniques du Sage

Il fait nuit. Pas de nuage. Le ciel est dégagé. Par milliers les étoiles brillent. Par intermittence, des hululements résonnent dans la forêt. Des hiboux sans doute. Dans une petite clairière dominée par des épicéas pluri-centenaires, un feu de camp crépite. Autour, trois individus, assis en tailleur, des bols de terre cuite à la main. Ils boivent un potage après une longue journée de marche. L'un d'entre eux est une jeune femme aux cheveux longs couleur platine. Elle porte une longue veste noire. Une capuche recouvre sa tête. Son visage est masqué, ou presque. Juste de quoi entrevoir ses yeux d'un bleu argenté. En face d'elle, un homme revêtu d'une toge, un bâton posé à ses côtés sur le sol. Tout en continuant de boire son potage, il engage la conversation.

Rikudou à la jeune femme : Voilà maintenant trois jours que nous avons pris la route. Et je ne connais toujours pas votre nom.

Jeune femme hésitante et gênée : En tant qu'agent spécial du Renseignement, je ne peux pas vous révéler cette information. Je suis désolée Rikudou Sennin.

Ces quelques mots n'ont pas révélé le nom de la jeune femme. Mais ils ont permis de révéler son visage. Les traits sont fins et délicats. La peau lisse, immaculée. Des mèches de ses cheveux légèrement ondulés frémissent devant son nez menu, légèrement pointu. Un visage d'ange en contraste avec les traits de Rikudou, durcis par les épreuves du temps.

Jeune femme changeant de sujet : Nous ne devrions plus être très loin du repaire du Soleil Noir. Sauf imprévu, nous y serons demain avant la nuit.

Restant à l'écart de la conversation, intimidé, Masaru, simple valet, continue de boire son potage.

Jeune femme soupirant : Bon, je pense que c'est à mon tour d'aller faire une patrouille autour du camp.

La jeune femme se lève. Sa longue veste sombre flotte dans les airs révélant subrepticement ses courbes féminines, puis disparaît dans l'obscurité de la forêt.

Masaru est enfin seul avec le sage.

Masaru d'une voix timide : Rikudou Sennin, lors de la réunion avec les généraux et le Shogun il y a trois jours, vous avez prononcé un mot étrange, le chakra... Mais qu'est-ce que c'est ?

Rikudou d'un air un peu embarrassé : Hmmm... La réponse risque d'être à la fois longue et incomplète... De par le monde connu et même au delà, il existe de nombreux villages, des gens de diverses cultures ou religions. Et j'ai discuté longuement avec eux. Avec les sages, les prêtres et même les simples paysans des nuits durant. Leurs histoires étaient belles. Elles reflétaient leurs peurs, leurs craintes, leurs attentes et leurs espoirs personnels. Mais, de toutes les histoires d'un peuple, une tient toujours une place particulière. L'histoire des origines. Les mythes fondateurs. Ce qui est troublant, c'est qu'un point commun les relie tous.

Masaru avide d'en savoir davantage : Et ce point commun... Quel est-il ?

Rikudou : Avant que le monde soit monde, le Néant régnait. Mais ce Néant absolu n'était pas rien. Il était déjà quelque chose... Et de ce quelque chose a émergé quelques notes de musique. La Mélodie Primordiale. Ces vibrations sonores engendrèrent l'univers tel que nous le connaissons aujourd'hui, à travers de nombreuses évolutions. Partant de la genèse de l'Espace et du Temps jusqu'à la naissance de la Vie, en passant par la création du Soleil, des montagnes, des océans et des rivières. Cette Mélodie Primordiale à l'origine de tout continue de résonner encore aujourd'hui à qui sait prêter l'oreille. La capacité d'entendre cette musique singulière, je l'appelle Senjutsu qui signifie "Techniques du Sage". Et c'est la maîtrise de ce Senjutsu qui permet ensuite de manipuler le chakra sous toutes ses formes. Le chakra étant cette force, cette énergie qui dort au plus profond de chaque chose.

Masaru plus que jamais fasciné : Senjutsu... Et comment fait-on pour maîtriser ce Senjutsu ?

Rikudou : Hmmm... Cela nécessite un long travail et des aptitudes particulières. Une vie entière pourrait ne pas suffire... Pour aboutir à la maîtrise du Senjutsu, il est plus judicieux de commencer par la maîtrise d'un chakra élémental qui sont au nombre de cinq : Le Feu, le Vent, la Foudre, la Terre et l'Eau.

Envouté par le récit de Rikudou, Masaru avait oublié de faire attention au feu de camp. Les flammes ont laissé place à quelques braises.

Masaru se grattant la tête : Ah... J'ai complètement oublié de surveiller le feu de camp... Je pense que je vais devoir aller chercher du bois. Restez ici Rikudou Sennin, je reviens.

La nuit est calme. L'air se charge d'humidité. De la brume s'infiltre dans la clairière. Elle s'épaissit à vue d’œil. Rikudou ferme les yeux. Soudain une longue corde de cuir avec à son extrémité un imposant marteau fonce droit sur lui. Il esquive d'un rapide mouvement de la tête. Puis bascule en soulevant son corps sur une main en un éclair. Une hache vient de passer juste sous lui, allant se planter quelques mètres plus loin dans le sol. La poussière se dissipe. Rikudou peut à présent voir sept individus debout à quelques pas devant lui. L'un d'entre eux prend la parole.

Fugetsu : Mais tu ne sais plus viser ma parole ! Même pas capable d'atteindre un pauvre type sans défense.

Jisan : Hmmm... Je ne comprends pas comment ce gars a réussi à esquiver mon attaque. Il est rapide le bougre. (s'adressant à Rikudou) Félicitation, tu as eu beaucoup de chance ! Tu es le premier a avoir échappé à mon arme, Kabutowari... Mais... La chance tourne...

Rikudou, malgré la situation reste calme, détendu. Il ferme les yeux. Ses sept assaillants désormais forment un cercle autour de lui. Des samouraïs au style particulier. Chacun portant une épée distinctive. Leur visage est empli d'assurance. Ils ont l'avantage du nombre et des armes. Ils le savent. Quelques secondes. Puis, parfaitement synchronisés, les sept samouraïs bondissent sur Rikudou en un éclair. Au point d'impact, les épées des samouraïs s'entrechoquent. Plus de trace de Rikudou.

Fugetsu : C'est quoi ce bordel ? Où est-il passé ?

Jisan en levant la tête : Il est là !

Rikudou d'un bond extraordinaire vient de se projeter dans les airs. Sa toge claire flotte comme une oriflamme. Ses yeux toujours clos, des veines se gonflent autour de ses paupières et de ses tempes. Ses mains se mettent à dessiner des symboles étranges. Désormais, un anneau lumineux entoure verticalement son corps. Le long de cet anneau, d'innombrables trigrammes scintillent d'un vert phosphorescent. Les yeux du Rikudou s'ouvrent. Ils sont vides, ils sont blancs.

Rikudou : Les Cent Trigrammes... Myriade d’Étoiles Filantes...

Les trigrammes viennent de se transformer en boules d'énergie. Elles sortent de l'anneau. Puis à une vitesse fulgurante, bombardent en rafale les samouraïs restés au sol. Les épéistes sautent, tentent d'esquiver, mais en vain. Alors que les autres se trouvent allongés sur le sol, gémissant de douleurs, un reste debout. Le leader probablement. Il s'était mis en retrait avant cette effrayante contre-offensive de Rikudou. Une femme se tient contre lui. Sa gorge menacée par la lame de son épée. Elle est à la merci de l'ennemi du nom de Kaluza.

Alors qu'ils ne sont même pas arrivés à destination, notre trio est victime d'une embuscade. Comment vont-ils pouvoir se sortir de cette situation périlleuse ?
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yahiko
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MessagePosté le: Mar 18 Déc 2012, 12:42 am    Sujet du message: Répondre en citant

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EPISODE 5 : La Couleur Pourpre

L'épée de Kaluza est impressionnante tant par ses dimensions que par ses lignes. Une entaille en forme de demi-lune près de la poignée, un trou circulaire près de l'extrémité. Une arme tristement célèbre. De combien de crimes a-t-elle été le funeste instrument ? Le fil de la lame effleure lentement la peau de la jeune femme. Cette épée du nom de Kubikiribocho a soif de sang.

Kaluza menaçant : Survivre à notre attaque combinée puis riposter de la sorte... Voilà qui est impressionnant. Très impressionnant je dois dire. Votre réputation de sorcier n'est donc pas usurpée Rikudou. Mais je ne compte pas vous laissez en réchapper ainsi. Fini de jouer. Si vous tentez la moindre chose, cette femme est morte.

Rikudou à nouveau sur la terre ferme : Laissez-la s'en aller...

Kaluza ricanant : ... Ou sinon quoi ?

Rikudou tête baissée, d'une voix grave : Sinon, vous le regretterez...

Sa tête se relève. Dans ses pupilles blanches, des tâches pourpres. Du sang envahit l'intérieur de ses yeux, puis déborde. Des larmes rouges coulent sur les joues de Rikudou. Soudain il fait froid et sombre. Kaluza si sûr de lui il y a peu, semble à présent hypnotisé par la peur. Ses jambes tremblent.

Rikudou le visage ensanglanté, d'une voix grave : En chacun de nous dorment des créatures qui ne s'éveillent que lors de nos cauchemars. En grandissant, nous apprenons à les ignorer, à nier leur existence... Kaluza, la créature qui sommeillait en vous est terrifiante et je viens de la réveiller à l'aide de mon dojutsu. Vous êtes désormais sous l'emprise de votre propre Démon. Un Démon qui sera à jamais votre compagnon...

Son esprit dévoré par ses pires cauchemars, Kaluza lâche son épée puis tombe à genoux, la tête entre ses mains, les yeux exorbités. Un des samouraïs à terre depuis la contre-offensive de Rikudou se relève en grimaçant sous l'effet de la douleur.

Fugetsu : Repli immédiat !

Il court en direction de Kaluza et l'emporte sur son épaule. Suivant les instruction de Fugetsu, les autres samouraïs prennent la fuite.

Rikudou : Pas si vite...

Rikudou se prépare à les empêcher de partir, mais à cet instant, Masaru fait son apparition, revenant au feu de camp, des buches entre ses bras. A peine le jeune homme a-t-il le temps de comprendre ce qu'il se passe qu'un souffle d'air fait le tour de la clairière.

Jisan : Débrouillez-vous avec ça si vous le pouvez...

Accrochée à une corde, la hache de Jisan vient de dessiner un grand cercle autour de la clairière découpant en un clin d’œil les épicéas aux alentours. De multiples grincements se font entendre. Les arbres immenses s’abattent sur Masaru en panique et la jeune femme encore sous le choc. Rikudou n'a pas le choix.

Rikudou joignant ses mains, les index l'un contre l'autre : Futon... Fujin Arashi no jutsu* !

Alors que le corps du sage se met à tourbillonner sur lui-même, qu'un puissant souffle sort de sa bouche. Les troncs d'arbres haut comme une colline s'envolent dans les airs comme des allumettes. La clairière n'est plus qu'un champ de ruine. La menace a disparu mais les assaillants ont pu s'enfuir.

Jeune femme baissant la tête : Je pense que je dois vous remercier de m'avoir sauvé la vie de ces brigands Rikudou Sennin.

Rikudou visiblement confus : Il n'y a pas de quoi, c'est bien normal. Vous auriez fait la même chose.

Pas de réponse chez la jeune femme qui préfère rester tête baissée.

Rikudou poursuit : Ce qui est à peu près sûr, c'est que ce n'étaient pas de simples brigands... Ces individus, c'étaient des ronins, samouraïs sans maîtres... Des mercenaires... C'étaient les sept samouraï de Kiri...

Masaru d'une voix tremblante : Vous voulez dire que c'étaient ces criminels dont la légende dit qu'ils auraient chacun décapité leur maître de sang froid ?

Rikudou songeur : Oui, c'étaient bien eux... Et ils savaient ce que nous sommes en train de préparer. La question est de savoir, pour qui travaillent-ils ? Il y a sans doute d'autres personnes au-dessus d'eux... Notre mission n'est pas aussi secrète que cela... J'en ai bien peur...

Les étoiles se sont enfuies. Au dessus de leur tête, juste la nuit noire. Dans son duvet, Masaru se remémore ce qu'il vient de se passer. L'assaut de ces dangereux criminels. Que leur voulaient-ils ? La démonstration de puissance de Rikudou. Ses yeux si étranges, presque effrayants, mais renfermant un pouvoir si grand. Il sera comme lui... Il devra être aussi fort que lui pour ne pas être un poids, un fardeau. Masaru ferme les yeux.

Masaru dans un murmure : Je suis si faible...

Un lieu étrange baignant dans une lumière bleutée. Devant une montagne de cristaux, une jeune fille est à genou. Elle est sublime. Brune, cheveux longs et soyeux. Une peau pâle comme le scintillement des étoiles. Ses lèvres douces et délicates semblent prononcer des paroles, mais Masaru ne parvient pas à les entendre. Ses yeux sont fermés. De son visage émane une impression de tristesse. Pleure-t-elle ? Masaru veut comprendre. Il tente de s'approcher, mais soudain se rend compte d'une chose. Il tient dans ses mains un poignard. Un poignard à la lame recourbée comme un magatama. Et à la pointe, des gouttes de couleur pourpre en tombent...

Cette mission d’espionnage s'avère plus complexe que ne l'avait prévue Rikudou. Sa science sera certainement mise à rude épreuve, mais sera-t-elle suffisante face à ce qui attend nos trois héros ?

* Tempête de Fujin (Dieu du Vent)
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yahiko
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MessagePosté le: Jeu 20 Déc 2012, 7:18 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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EPISODE 6 : Maître et Disciple

En sueur, Masaru se relève. Il regarde autour de lui. Le duvet de la jeune femme ainsi que celui de Rikudou sont vides. Le soleil qui se lève reste encore caché par les collines environnantes.

Jeune femme : Masaru, il est l'heure de se lever. Si nous voulons arriver au repaire du Soleil Noir avant la tombée de la nuit, il faut partir dès à présent.

Aussitôt, Masaru se met debout. Cheveux ébouriffés, un grand sourire, débordant d'enthousiasme, il rassemble ses affaires et rejoint la jeune femme et Rikudou déjà en marche.

Masaru hésitant : Rikudou Sennin, puis-je vous poser une question ?

Rikudou : Je t'écoute Masaru, qu'y a-t-il ?

Masaru cherchant ses mots : Hier soir, comment dire... Je vous ai vu à l’œuvre et c'était très impressionnant. Ce souffle incroyable... Waouh ! Vous leur avez donné une sacrée leçon à ces brigands. C'était donc cela ce que vous appellez le chakra ?

Rikudou : Pour faire simple oui... Il s'agissait du chakra élémental du Vent, le Futon.

Masaru dans ses pensées : Futon... Et est-ce que je peux faire la même chose que vous ?

Rikudou reste muet. De sa sacoche, il en sort quelque chose puis le tend à Masaru. C'est un morceau de papier. Masaru le prend d'un air dubitatif.

Masaru : Huh ? Qu'est-ce que c'est ?

Rikudou : Ce bout de papier est très spécial. Il permet de déterminer la nature d'un chakra. Un instant, je te montre.

Rikudou sort un autre morceau de papier et le tient entre ses doigts. Et, sans le moindre geste, le morceau de papier se coupe en deux. Masaru est stupéfait.

Rikudou : Vois-tu, le morceau de papier qui vient de se couper en deux indique que mon affinité première est le Vent.

Masaru les yeux écarquillés : C'est magique ! Comment ça marche ?

Rikudou : En fait, ce papier réagit au contact d'un flux de chakra, même infime. Et la réaction est différente selon la nature du chakra. Par exemple, un chakra de type Futon, et le papier se coupe en deux. La première des difficultés pour un non-initié comme toi, est de faire affluer le chakra qui sommeille dans chacune de tes cellules. Mais, essaie quand même pour voir si cela donne quelque chose. Tu dois fermer les yeux, te concentrer, faire le vide intérieur...

En même temps que Rikudou prononce ces paroles, Masaru suit les instructions du sage. Ses yeux sont fermés, le visage neutre. Son souffle devient lent. Soudain...

Masaru : Wouaaaaahhh !!! Ca brûle !!!

Masaru jette violemment par terre le morceau de papier devenu enflammé. Puis il souffle sur ses mains pour les refroidir.

Rikudou riant : Ahahah ! Et bien... On dirait que tu as une affinité avec le feu. A vrai dire, je ne pensais pas que le papier réagirait. Je ne pensais pas que tu parviendrais à faire circuler le chakra... On dirait que tu as quelques... aptitudes... jeune Masaru Uchiha... Jusqu'à présent, je ne connais que deux autres personnes en ce monde qui ont réussi à faire circuler le chakra.

Masaru tout excité : Vous voulez dire que ce que je viens de faire est un exploit ? Yeah ! Je suis trop fort ! J'en étais sûr !

Rikudou un peu gêné : Hmmm... Il faut reconnaître que tu es doué, mais ne t'emballe pas si vite jeune homme... Ce test n'est même pas le début du commencement...

Masaru : Ah bon ? Il y a encore beaucoup de chose à apprendre ?

Rikudou : Une vie entière pourrait ne pas suffire...

Masaru grognon : Arf... Si je veux devenir aussi fort que vous, ce ne sera pas quand je serais tout ridé et décrépi... Il n'y a pas une méthode accélérée pour devenir comme vous Rikudou Sennin ?

Rikudou : Tu es encore jeune Masaru. La maîtrise du chakra est un voyage sinueux et périlleux. Comme un samouraï impatient peut se trancher avec son sabre, ta fougue peut te bruler les ailes.

Masaru : Je vois ce que vous voulez dire Rikudou Sennin. Mais il y a tellement d'injustices dans ce monde. Aujourd'hui, je ne suis qu'un simple valet. Je ne peux rien là où je suis. Ni arrêter les guerres, ni protéger les innocents. Mais... Quand mes parents sont morts lors de la dernière Grande Guerre des Samouraïs, je me suis juré d'arrêter un jour ces horreurs. Rikudou Sennin, je vous en supplie, permettez-moi de devenir votre disciple !

Rikudou réfléchissant un long moment : Hmmm... C'est d'accord. Je t'enseignerai le ninjutsu. Pour cela, il faudra t'entraîner durement et suivre mes instructions à la lettre. (se parlant à lui-même) Et qui sait... Peut-être seras-tu celui qui changera le monde...

En la personne de Masaru Uchiha, le sage Rikudou vient de se trouver un disciple. Masaru sera-t-il à la hauteur du défi ? Pourra-t-il ainsi tenir la promesse faite à ses parents ?


Dernière édition par yahiko le Jeu 20 Déc 2012, 9:28 pm; édité 2 fois
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MessagePosté le: Jeu 20 Déc 2012, 7:20 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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EPISODE 7 : La Hiérarchie des Pouvoirs

Dans la capitale du Pays du Feu, Nokoribi. Il fait chaud en cette journée d'été. Cette chaleur étouffante caractéristique d'un prélude à l'orage. La cité qui était autrefois un joyaux de civilisation, n'est plus qu'un désordre indescriptible. Dans les rues, la politesse et la discipline a laissé place au brouhaha et à une foule désordonnée. Les détritus s'entassent les uns sur les autres masquant difficilement les odeurs pestilentielles. Les Jardins du Daimyo qui étaient un agréable lieu de promenade quelques années auparavant, ne sont plus qu'un terrain vague parsemé d'arbres rachitiques, rabougris par le manque d'entretien, où les rares passants marchent d'un pas pressé pour écourter leur passage dans ce lieu lugubre. La façade du Chateau Blanc, résidence du Seigneur Féodal, était jadis immaculée, resplendissante au point que les visiteurs pouvaient voir leur visage se refléter sur le marbre clair. Aujourd'hui, sur cette façade noircie par les années, usée par le temps, le lierre gagne du terrain et les fissures menacent.

A l'intérieur du Chateau Blanc, un autre monde. Ou plutôt, un monde perdu. Celui de la gloire de Nokoribi. Dans le gigantesque hall éclatant, recouvert d'un marbre d'un blanc pur, l'invité du jour, bien qu'habitué des lieux, contemple avec fascination les tapis d'un rouge vermeil et brodés de fils d'or, parcourir les différentes allées richement décorées et gravir les marches interminables des escaliers monumentaux. Un garde s'approche de l'invité.

Garde : Votre Excellence, sa Majesté le Seigneur Féodal est prête à vous recevoir. Veuillez me suivre je vous prie.

Le Shogun suit le garde sans dire un mot. Au bout de quelques minutes de marche parmi ce déballage indescent de richesse et de raffinement, les deux hommes arrivent devant une grande porte à double battant. Elle s'ouvre.

Dans une pièce luxueuse, remplie d'objets d'une valeur inestimable, ici des céramiques datant de la seconde dynastie, là des peintures de maîtres, au milieu du mobilier recouvert de soie, un homme de taille modeste, au visage allongé, portant une grande coiffe sur sa tête se retourne en faisant un large sourire.

Seigneur Féodal : Ah ! Ca tombe bien que vous soyez là cher Sagat.

Le visage du Shogun reste fermé. Personne au Pays du Feu n'ose l'appeler par son prénom. Personne, sauf celle qui se tient en face de lui. Mais, pendant combien de temps encore...

Seigneur Féodal ignorant la réaction du Shogun : Je viens d'avoir l'idée d'une nouvelle célébration pour nos samouraïs morts pendant la Guerre. J'ai besoin de votre avis sur le nom. Que pensez-vous de "Journée Seigneuriale de nos valeureux héros morts pour la Patrie pendant la Guerre des Samouraïs" ?... Nan... Je sais c'est trop long... Ou alors "Journée pour nos Samouraïs"... Mais là je me dis que c'est un peu trop court...

Shogun contenant difficilement son agacement : Votre Majesté, concernant ce dilemme... essentiel... pour la reconnaissance et l'honneur de nos soldats, le choix que vous ferez sera le bon, très certainement.

Seigneur Féodal : Ah ! Merci ! Grâce à vous je viens de trouver ! Ce sera "Journée Seigneuriale de l'Honneur". Ca sonne bien... Reste à trouver la date...

Shogun fulminant intérieurement : Votre Majesté, sauf votre respect, j'imagine que vous ne m'avez pas convoqué uniquement pour cela.

Seigneur Féodal : Non... Vous avez raison... J'étais justement en train de repenser aux récents attentats qui ont eu lieu à Nokoribi. Où en sommes-nous dans cette enquête sur cette organisation... Le "Soleil Noir" ?

Shogun : Nous avançons, pas aussi vite que nous le souhaiterions, mais je suis confiant. Une équipe spéciale est actuellement en mission secrète pour débusquer ces terroristes.

Seigneur Féodal sur un ton résolument différent : Dans combien de temps pensez-vous que cette affaire sera résolue ?

Shogun les yeux sombres : Le temps qu'il faudra. Mais je peux vous assurer que ce n'est qu'une question de jours à présent.

Seigneur Féodal : Vous savez, compte-tenu de l'ampleur qu'a pris cette affaire dans l'opinion... L'échec n'est pas tolérable... Vous vous en doutez j'imagine.

Shogun plein d'assurance : N'ayez crainte, il n'y aura pas d'échec. J'y veillerai personellement.

Seigneur Féodal : Personnellement ? Voilà qui me rassure dans ce cas.

Le Seigneur Féodal marque une pause. Il prend sa respiration tout en se dirigeant vers la fenêtre offrant une vue magnifique depuis les hauteurs de la capitale.

Seigneur Féodal : Hmmm... De nos jours, dans les rues, des prophètes improvisés déclament à qui veulent bien l'entendre que la fin du monde est proche. Y croyez-vous ?

Shogun sur un ton méprisant : Ce ne sont que des racontars pour attirer le chaland.

Seigneur Féodal : Mais on ne peut nier que notre Pays va mal, que le Monde va mal... Les récoltent sont mauvaises, les vols se multiplient, le moral des habitants au plus bas, les dessertions montent en flêche... Nous avons perdons la foi en nos Dieux...

Shogun : Ce n'est que passager. Des jours meilleurs nous attendent.

Seigneur Féodal : Sans doute... Après la fin du monde, tout ne peut qu'être meilleur... Bon... Je crois que vous pouvez disposer cher Sagat. J'attends de bonnes nouvelles avec impatience.

Le Shogun d'un salut protocolaire tourne les talons et sort de la pièce. D'une porte dérobée, un homme, petit, d'un certain âge s'avance vers le Seigneur Féodal.

Conseiller d'une voix nasillarde : Votre Majesté, vous devriez vous méfier du Shogun. Il est puissant. L'armée est avec lui. Son prestige est immense. Le Pays pense qu'il nous a fait gagner la dernière Guerre. Ne l'oubliez pas.

Seigneur Féodal toujours regardant dehors : Ce va-t-en-guerre est arrogant... Trop sûr de lui... Le prestige... Je lui ai donné... Le prestige... Je lui reprendrai...

Les relations entre le Shogun et le Seigneur Féodal ne sont pas au beau fixe. Au sommet du pouvoir, une lutte s'installe. Qui en sortira vainqueur ?
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MessagePosté le: Sam 22 Déc 2012, 1:26 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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EPISODE 8 : Repose En Paix

A la frontière entre le pays de la Roche et le Pays du Vent, le soleil est à son zénith. Dans une petite ferme perdue dans les montagnes, à l'extérieur, un couple réalise leur travaux d'entretien. Tout semble paisible jusqu'au moment où le bruit du métal et des pas résonnent. Le couple tourne la tête dans une même direction.

Femme : Chéri, qu'est-ce c'est ?

Homme : Reste ici, je m'en occupe.

Une dizaine de soldats viennent d'arriver dans l'enclos de la ferme en courant, puis s'arrêtent net. L'un d'entre eux semble être le chef. Sa stature est colossale. Son casque à corne et son armure étincelante décorée sur chaque plaque de métal arbore fièrement un statut supérieur. Sur son visage, une large cicatrice.

Seieibushi* levant ses deux mains en l'air : Désolé pour le dérangement, mais nous aurions besoin de quelques ravitaillements pour nos hommes. Où se trouve les vivres dans ce taudis ?

Homme : Ce n'est pas chez vous ici ! Retournez d'où vous venez !

Seieibushi faisant un signe de la main à ses soldats : Amenez-moi ces deux bouseux à genoux devant moi !

Les soldats réagissent aussitôt. En quelques secondes, l'homme et la femme sont trainés brutalement devant le Seieibushi.

Seieibushi : Je réitère ma question une dernière fois. Les vivres, où sont-elles ?

A genoux, le mari et la femme se tiennent agrippés l'un contre l'autre devant le Seieibushi. La femme tremble, terrorisée. Le mari est tête baissée. Le Seieibushi dégaine son katana puis pose sa pointe sur le front de l'homme. Celui-ci dégluti.

Homme : Nos réserves de nourriture sont dans la grange. Ce sont nos seules réserves pour pouvoir passer l'hiver.

Seieibushi fait un signe à ses soldats : Allez voir dans la grange ! (se retournant vers le couple et d'une voix faussement empathique) Je comprends le problème. Vous savez, je ne suis pas un être au cœur de pierre. Mais mes hommes ont aussi besoin de se restaurer. Comme on dit, charité bien ordonnée commence par soi-même.

L'homme crache à la figure du samouraï. Le Seieibushi sans broncher, se contente de s'essuyer le visage avec sa main gauche. Avec sa main droite, il fait descendre lentement la pointe de son katana le long du nez, puis de la bouche, la gorge, la poitrine, puis s'arrête.

Seieibushi : Je sais ce que vous vous dites... Je suis un monstre... Mais non, je suis trop bon. Je sais que les temps sont durs... Croyez-moi, vous ne mourrez pas de faim...

Sur ces mots, le katana transperce le corps de l'homme, désormais sans vie. La femme en sanglots essaie de se débattre et hurle sur l'assassin. A ce moment, un jeune garçon qui était jusqu'alors caché derrière un muret, sort de sa cachette et armé d'un simple bâton se jette sur le samouraï.

Hideaki en hurlant : Tu vas le payer pourriture !

Mais le jeune garçon, pas plus haut que trois pommes, se fait violemment renvoyer par terre d'un simple revers de main par le samouraï. Les sbires du Seieibushi éclatent de rire.

Seieibushi : Tiens donc, on m'avait caché cette surprise... (se tournant vers la femme toujours en sanglots). J'imagine que ce morveux est votre enfant...

Femme suppliante : Laissez le tranquille ! Je vous en prie !

A terre, le garçon grimace. Il se tient les côtes, douloureuses. Le samouraï s'approche puis s’accroupit.

Seieibushi : En voilà un qui veut jouer les héros ! Gamin, tu crois avoir un certain courage ? Mais non.... Ce n'est finalement que de la bêtise... Mais je suis magnanime... Parce que je suis de bonne humeur, je vais t'épargner... Et même mieux, tu seras le héros de la journée !

Le samouraï le soulève avec fermeté d'une main par le cou. Puis le pose face à sa mère. Le Seieibushi introduit une dague cuivrée entre les mains frêles du garçon. Puis les mains du samouraï à la taille impressionnante se referment sur celles du jeune garçon. Hideaki n'est plus libre de ses gestes. Il est désormais une marionnette. Le samouraï oriente la pointe de la dague droit sur le cœur de la mère. Ses larmes se sont asséchées. Elle regarde son fils.

Femme : Hideaki, mon fils... Tout ira bien... Tout ira bien...

Hideaki désemparé tremble de tout son corps. Ses mains pourtant tenues fermement par celles du Seieibushi parviennent à faire osciller la lame de la dague.

Hideaki : Maman... Maman...

Hideaki tente de résister de toutes ses forces. Mais la lame avance. Elle avance vers cette femme. Le lent mouvement de la lame est implacable. Elle sourit. Hideaki pleure. Il tient cette dague. Il est impuissant.

Femme : Sois fort Hideaki... Accroche-toi à la vie... Je t'aime...

Tous les souvenirs de lui et sa mère défilent à toute allure devant ses yeux. Une mère aimante, dévouée. Elle fut si douce. Des gouttes tombent sur le sol. La dague, enfoncée en plein cœur suinte de sang. Le teint de la mère devient blême. Le sourire accroché aux lèvres, elle bascule et s'effondre sur son fils. Le jeune garçon reste paralysé. La vie s'est arrêtée.

Seieibushi en se levant : Allez les gars, on y va ! (s'adressant à Hideaki) Quand à toi le héros, les loups décideront de ton sort.

L'escouade de samouraïs quittent la ferme. Le jeune garçon, toujours à genoux, les mains pleines de sang, celui de sa mère, lève la tête au ciel. Son regard est vide, comme mort. Les nuages passent lentement devant le soleil. Il ferme les yeux. Les ombres des nuages se projettent sur les paupières du jeune homme.

Jeune femme : Est-ce que ça va petit ? Réveille-toi !

La jeune femme tente de réveiller Hideaki plongé dans un profond sommeil. Elle lui donne de légères claques sur le visage. C'est alors qu'Hideaki ouvre les yeux. Il est éblouit par le soleil.

Hideaki : Maman ? Tu es vivante ?

Ce qui n'était qu'une silhouette féminine devant les yeux d'Hideaki devient plus nette. La vérité s'impose. Il lève ses mains. Elles sont rouges sombres. Il regarde autour de lui. Ses deux parents, allongés sur le sol, sans vie. Et trois individus, des inconnus.

Jeune femme examinant la dague : Hmmm, on dirait que tout ça est l’œuvre de Suna...

Rikudou s'adressant à la jeune femme : Ce garçon semble être encore sous le choc. Je vous laisse vous en occuper. Je m'occupe de la sépulture de ces deux personnes. Leurs âmes pourront ainsi poursuivre leur chemin, loin de cette barbarie.

Une légère brise traverse les montagnes. Devant un tumulus de terre, Hideaki n'a plus de larmes. Sur une petite pierre tombale, on peut y lire une inscription.

Je serai fort,
C'est mon serment,
A toi cher Père,
A toi chère Mère,
Repose en Paix.


La tragédie que vient de vivre Hideaki laissera des traces profondes dans son cœur. Comment va-t-il vouloir venger la mort de ses parents ?

* Samouraï d’Élite


Dernière édition par yahiko le Lun 14 Jan 2013, 6:57 pm; édité 1 fois
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MessagePosté le: Lun 24 Déc 2012, 12:45 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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EPISODE 9 : Soleil Noir

Dans une grande salle, au plafond vertigineux, une jeune fille est assise. Elle se tient devant un instrument de musique. Une longue planche de bois, légèrement convexe à la surface. Elle est parcourue par dix cordes de soie, tendues et soutenues par autant de chevalets en ivoire disposés en escalier le long de la planche.

Cette jeune fille brune aux cheveux longs fait balader ses doigts fins sur les cordes en les pinçant. Une douce et mélancolique mélodie s'en échappe. Les cordes vibrent. Sur un adagio en si mineur, les notes s'égrènent lentement. Des souvenirs perdus reviennent. Ces regrets, ces promesses oubliées, qu'on croyait perdus sous le poids des années refont surface.

Pendant que la jeune fille joue cette musique venue d'ailleurs, un jeune homme entre dans la pièce. Sa carrure est imposante, ses cheveux bruns, mi-longs, trainent avec désinvolture sous la forme de quelques mèches devant son visage. Un bouc discret au menton, impeccablement taillé, ajoute à son style flamboyant. Cet individu porte une longue et ample veste de soie, renforcée par des pièces d'armure en or et en argent.

Yasha : Mithra... Toujours avec ton koto* à ce que je vois... Cette musique... Tu sais, tu devrais jouer des morceaux plus joyeux. On a l'impression que toute la tristesse du monde y est enfermée.

Mithra tête baissée : Capturer la tristesse du monde à l'aide de quelques notes... Ce serait merveilleux n'est-ce pas... Un monde débarrassé de la tristesse...

Yasha : Ce monde n'est pas le notre, j'en ai bien peur... En tout cas, cette musique est magnifique.

Mithra : Je l'ai composée hier soir, pendant le coucher du soleil. Je suis heureuse qu'elle te plaise... (se levant) Ce soir je n'ai pas sommeil. Je vais aller prendre l'air du côté de la rivière. Tu m'accompagnes ?

Yasha : Hélas, non ce n'est pas possible. Il nous reste encore beaucoup de travail. Des visiteurs importants arrivent demain. Tu le sais.

Mithra : Très bien, dans ce cas j'irai seule.

Yasha l'air inquiet : Tu feras attention.

Mithra : Ne t'inquiète pas pour moi. Prends soin de toi plutôt...

Yasha d'un sourire forcé : Rah ! Mais qu'est-ce que tu dis... Tout va bien de mon côté.

Mithra quitte la pièce. Referme la porte. Et aussitôt, Yasha se met à tousser violemment. Il crache du sang. Il s'essuie avec un morceau de tissu, se retourne puis sort à son tour. Dans les couloirs de ce dédale souterrain, il déambule puis s'arrête devant une porte. Une pancarte y est accrochée : "Clinique". Il entre sans frapper.

Yasha d'une voix autoritaire : Alors, quels sont les derniers résultats ?

Médecin sur un ton dépité : Yasha-sama, il semble que ce soit encore un échec, je suis navré. Il n'y a qu'un seul survivant, mais son état est critique. Que doit-on faire de lui ?

Yasha irrité : Quelle question voyons ! S'il est devenu inutile, il faut l'éliminer. Quand à vous, il est impératif d'obtenir des résultats rapidement.

Médecin : Oui, c'est bien compris. Mais, ce dont nous avons besoin, ce sont des sujets plus résistants. Pas des vieillards, des malades ou des blessés...

Yasha prêt à exploser de colère : Pas de vieillards ? Pas de malades ? Pas de blessés ? Des sujets plus résistants ? Vous croyez que nos clients vont nous livrer leurs samouraïs ? Il faudra faire avec. Alors cessez vos jérémiades et remettez vous au travail.

Yasha repart de la pièce aussi soudainement qu'il était entré. La porte claque.

A quelques kilomètres de là, sous les étoiles, deux jeunes garçons se réchauffent autour d'un feu.

Masaru grognon : J'y crois pas ! Il faut qu'on reste planté là à les attendre... Moi qui croyait que j'étais son disciple... A quoi ça sert !

Masaru se lève et commence à faire les cent pas. En face de lui, le visage d'Hideaki reste inexpressif, indifférent aux paroles de Masaru.

Masaru fixant Hideaki du regard : T'es pas très causant toi... Rah... C'est naze... Même une grenouille aurait plus de conversation que toi ! Tu m'écoutes quand je te parle ?

Hideaki regardant le feu de camp : Tu es trop faible...

Masaru furieux : Comment trop faible ? D'abord je suis ton aîné, tu me dois le respect !

Hideaki méprisant : Ridicule... Seul les forts sont respectés...

Masaru énervé se jette sur Hideaki et lui donne un coup de poing sur la joue. La tête d'Hideaki se retourne par l'impact. Puis, il se redresse lentement et se contente d'essuyer le petit filet de sang à la commissure de ses lèvres.

Hideaki d'une voix monocorde : C'est bien ce que je disais... Tu es trop faible.

Masaru montrant ses dents : Je vois que tu encaisses bien. Ca m'arrange à vrai dire. Je ne serai pas obliger de me retenir. Tu vas me permettre de mettre en pratique les enseignements du Sennin...

Masaru se jette à nouveau sur Hideaki, mais cette fois ci Hideaki esquive par une pirouette. Aussitôt, le cadet contre-attaque du tranchant de la main, mais Masaru a disparu.

Hideaki dubitatif : Hmmm...

Masaru : Prends ça !!!

Le jeune Uchiha apparaît en l'air, au dessus de la tête d'Hideaki. A l'aide de ses deux mains telle une massue, Masaru donne un grand coup sur la tête d'Hideaki. La force est telle qu'une violente déflagration se fait entendre. Mais la poussière en suspension se dissipe.

Hideaki le visage tuméfié se relève : C'est tout ce que tu es capable de faire ?

Fou de rage, Masaru bondit devant Hideaki. Il enchaîne coups de poing et coups de pied à toute allure. Mais en face, Hideaki pare coup sur coup. Les deux jeunes combattants font des bonds dans tous les sens.

Masaru se concentre. Le chakra afflue à ses pieds. Il saute sur un tronc d'arbre puis se met à grimper en courant. Hideaki ne se laisse pas impressionner. A l'aide de ses bras, il grimpe de branche en branche jusqu'au sommet de l'arbre. Retrouvailles. Avec l'élan de la branche, Hideaki fait un salto dans les airs. Masaru quand à lui prend appui sur le sommet du tronc. Il se propulse. Tous deux esquissent un ample mouvement de la jambe, face à face. Les jambes se croisent. Un grand bruit. C'est le tonnerre. La pluie tombe et commence à ruisseler sur les arbres.

Masaru se réceptionne sur un tronc d'arbre en adhérant à l'aide de son chakra aux pieds. Il glisse légèrement mais parvient à se stabiliser. En face, Hideaki s’apprête à toucher le tronc d'un autre arbre avec ses pieds. Et surprise. Comme Masaru, ses pieds adhèrent à l'écorce de l'arbre.

Masaru : Pas mal... Rikudou Sennin serait sans doute intéressé de voir qu'une autre personne sache faire circuler le chakra. Mais pas de chance pour toi, c'est moi son disciple.

Masaru met sa main à une sacoche accrochée à sa ceinture. Deux cailloux en sortent et sont projetés aussitôt sur Hideaki. Celui-ci tente de se protéger, mais perd ainsi sa concentration. Le charka à ses pieds disparaît brusquement. Il tombe de haut. Frappe le sol. Il se relève. Regarde autour de lui. Masaru n'est plus là. Probablement caché dans les branchages touffus... Mais où ? L'obscurité et la pluie rendent la tâche compliquée. Prudemment, Hideaki avance à petits pas, jetant de brefs regards à droite et à gauche. Guettant le moindre signe, le moindre bruit.

Non loin, un grand chêne se tient sur une corniche au dessus d'un ravin. Masaru camouflé par le feuillage regarde son adversaire des hauteurs. Il se concentre. Il tente de se rappeler la leçon de Rikudou de l'après-midi.

Masaru se parlant à lui-même et faisant des signes avec ses mains : Bon sang... Qu'est-ce c'était déjà... Tigre... Singe... euh... Ours... Cheval... et... quel idiot... j'ai oublié le dernier mudras... Rat ?... Non... Cochon ?... Encore raté... Ça y est... Je crois que je me rappelle... Tigre ! Katon... Gokakyu no Jutsu** !

A cet instant, au dessus de la tête d'Hideaki, une énorme boule feu jaillit. Hideaki se retourne et tente instinctivement de bloquer l'attaque en se protégeant de ses bras.

Masaru fier de lui : Héhé, premier ninjutsu réussi ! Admire un peu le chef-d’œuvre. Je t'ai bien eu tête à claques !

Au bout de quelques secondes, la flamme géante disparaît avec la pluie. Elle ne laisse qu'un grand cercle au sol. Tout y est noir et carbonisé. Sauf un détail. Une bulle bleue. Une bulle d'eau. Elle entoure Hideaki. Elle l'enveloppe. Il est indemne.

Masaru abasourdi : Quoi ? Comment t'a fait ça ?!

Hideaki lui même surpris : Je ne sais pas... J'ai juste pensé très fort à de l'eau... Et elle est apparu...

Masaru dans ses pensées : A croire qu'il est capable de réaliser du ninjutsu. Comment a-t-il appris ça ? Le Sage n'a pas pu lui enseigner, c'est impossible !

Soudain, la branche au dessus d'un ravin sur laquelle se tient Masaru craque puis cède sous le poids. Surpris, le jeune garçon ne parvient pas à retrouver son équilibre. C'est la chute libre. Masaru disparaît au fond du ravin telle une goutte d'eau dans la pluie.

S'en est-il déjà fini du jeune disciple de Rikudou ?

* Instrument traditionnel japonais
** Technique de la Grande Boule de Feu
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MessagePosté le: Mar 25 Déc 2012, 11:37 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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EPISODE 10 : Infiltration

A la bordure d'un canyon, deux individus se tiennent cachés dans les buissons. Sur la tête de l'un d'entre eux, deux petites cornes dépassent de sa tête tandis que celle de l'autre est encapuchonnée.

Jeune femme pointant du doigt : Vous voyez là-bas, le plan d'eau et la chute. Derrière se trouve l'entrée.

Rikudou : C'est donc là le repaire du Soleil Noir ?

Jeune femme acquiesçant de la tête : Tout à fait.

Rikudou : Dans ce cas, je pense pouvoir utiliser une de mes techniques pour faire un repérage... Kage B...

Jeune femme coupant sec : Laissez moi faire. Ceci est mon domaine d'expertise. C'est moi qui prend les commandes à partir de maintenant, c'est compris ?

Rikudou se raclant la gorge : Très bien... Comme vous voudrez.

Jeune femme tendant un masque blanc et une veste noire à capuche à Rikudou : Tenez, enfilez ceci.

Rikudou sur le ton de la plaisanterie : C'est une soirée à thème ?

Jeune femme ajustant un masque blanc sur son visage : Très drôle...

Deux ombres noires se jettent dans le canyon par petits sauts et se fondent dans la nuit.

Au pied de la cascade, malgré le vacarme de la chute d'eau, un grand bruit se fait entendre, comme celui d'un objet massif plongeant dans l'eau. Un garde chargé de la sécurité apparaît armé d'un sabre et sort du rideau aqueux de la cascade. Il s'approche à la limite du plan d'eau. Il scrute attentivement les alentours à la recherche d'un signe suspect. Soudain, un gros saumon sort hors de l'eau puis replonge en faisant un grand bruit.

Garde dubitatif : Hmmm... Bizarre... Fausse alerte...

Il se retourne pour rejoindre son poste. Il fait dos au plan d'eau.
Tout d'un coup, une ombre jaillit hors de l'eau. Ses bras sont croisés. A chaque main, elle porte un katana dont la lame scintille à la lumière des étoiles. A peine un grognement étouffé. En un éclair le garde gît au sol, égorgé. Rikudou, également sorti de l'eau, regarde la scène avec réprobation.


Rikudou : Je croyais que c'était une mission de renseignement... Pas une opération commando...

Jeune femme ne prenant même pas la peine de regarder Rikudou : Quelle différence ?

Rikudou : La même que celle qu'il y a entre la vie et la mort.

Jeune femme : Vous faites dans les sentiments... Ce terroriste serait mort d'une manière ou d'une autre de toute façon. Je lui ai permis de mourir sans souffrir. De mourir en samouraï et non en prisonnier.

Rikudou : C'est un point de vue...

Jeune femme : Trêve de bavardages, continuons.

Rikudou et la jeune femme s'enfoncent dans la grotte puis disparaissent dans l'obscurité.

Une odeur d'encens. Des bougies par dizaines. Des statuettes de divinités étranges disséminées un peu partout dans une pièce. Tout est étrange. La vision est trouble. Masaru est allongé. Il tente de se lever, mais son corps est parcouru par d'intenses douleurs. Un doux visage apparaît au-dessus de lui.

Mithra : Ne bougez pas, vos blessures sont encore vives.

Masaru troublé par la beauté de la jeune fille : Êtes-vous un rêve ?

Mithra éclate de rire. A cet instant la porte s'ouvre. Un jeune homme entre dans la pièce.

Yasha fronçant les sourcils : Qui est cet individu ?

Masaru : Je...

Mithra coupant Masaru, regarde Yasha droit dans les yeux : Pas d'inquiétude. C'est mon invité.

Yasha respirant profondément : Ce n'est pas parce que c'est toi que nous devons faire une exception. Tout étranger est formellement interdit dans l'enceinte du Centre.

Mithra : Ce n'est pas un étranger. C'est... mon petit ami.

A cet instant, Masaru horriblement gêné ne sait plus où se mettre.

Yasha : Arrête tes sottises... Tu me prends pour un idiot ?!

Mithra s'approche de Yasha, lui prend la main puis le regarde en prenant une tête de chien battu. Yasha finit par baisser les yeux.

Yasha : Bon, allez, je veux bien fermer les yeux pour cette fois. Mais je ne veux pas le voir quand je reviendrai.

Mithra arbore un grand sourire, celui de la victoire. Yasha repart d'un air résigné. Masaru et Mithra sont désormais seuls à nouveau.

Masaru : Euh... Merci à vous. Je ne sais pas comment vous remercier.

Mithra : Il n'y a pas à me remercier. Mon frère est toujours comme ça.

Masaru : Ah, parce que ce type, euh, je veux dire cette personne, c'était votre frère.

Mithra : Oui, il s'appelle Yasha et moi c'est Mithra. Et toi, quel est ton prénom... petit ami ? (se mettant à rire de plus belle)

Masaru rougit : Mon prénom... C'est Masaru.

Mithra faisant des petits yeux : C'est un joli prénom.

Masaru la regarde attentivement : On ne se serait pas déjà rencontré ?

Mithra regarde Masaru d'un air perplexe en penchant la tête puis éclate de rire.

Mithra : En effet, vous êtes vraiment parfait en petit ami !

Masaru est finalement en vie en bonne compagnie à priori. Mais dans la gueule du loup, comme Rikudou et la jeune femme, tout peut arriver...
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yahiko
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MessagePosté le: Jeu 27 Déc 2012, 4:51 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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EPISODE 11 : Guet-apens

Rikudou et la jeune femme ouvrent une porte qui donne sur un grand espace. Le silence est total. L'atmosphère est pesante. En levant et en baissant la tête, des niveaux à perte de vue. Des passerelles, délimitées par des balustrades métalliques, font le tour intérieur des étages de ce complexe.

Jeune femme : Cet endroit est immense...

Rikudou reste muet. Son visage derrière le masque blanc ne laisse rien deviner de ses pensées.

Jeune femme : Il serait préférable de se séparer. Notre investigation sera plus efficace. Je m'occupe des étages supérieurs. Vous vous chargerez des étages inférieurs.

Promptement, les deux étrangers des lieux se séparent. La jeune femme monte. Rikudou descend.

La jeune femme marche lentement, discrètement. Elle se cache dans les moindre recoins d'ombre. La lumière est blafarde. Une odeur de moisi s'imprègne sur sa veste. L'air, moite, est chargé d’humidité. Au loin elle entend des cris. Des cris de douleur. Ils deviennent intenses et disparaissent soudainement.

Jeune femme se parlant à elle-même : Tout va bien...

Elle continue d'avancer. Au détour d'un couloir, à un embranchement, elle entend des pas. Elle se cache. Deux individus se rapprochent. Ils discutent.

Garde : T'aurais pas entendu quelque chose ?

Autre garde : Nan, j'crois pas. A part ces fous dans les cellules.

Garde : Ouai, t'as sans doute raison... Tu sais des fois j'me dis que c'est vraiment trop glauque comme job ce qu'on fait. J'me dis qu'un de ces quatre, ça pourrait être nous les détenus...

Autre garde : Parle pas si fort, Gladys pourrait t'entendre.

Garde : Hmmm, ouai, c'est sûr qu'avec cette folle, faut s'attendre à tout.

Les gardes avancent puis arrive au niveau de la jeune femme. Celle-ci interrompt sa respiration. Immobile. Dans l'ombre. Plaquée contre le mur. Les gardes passent. Mais l'un s'arrête.

Autre garde : Qu'est-ce qui t'prend ?

Garde sortant son sabre : J'crois vraiment avoir entendu quelque chose. J'te jure.

Il regarde en direction de la jeune femme. Elle aplati son ventre et son torse au maximum. Aucune partie de son corps ne doit être éclairé par la lumière des torches. Le garde fait un pas en direction de la jeune femme. Il ne semble toujours pas la voir.

Autre garde : Bon, t'as pas fini avec tes conneries... On va être en retard dans notre patrouille et les autres vont encore nous chambrer.

Garde : Hmmm... J'aurais pourtant parier qu'il y avait quelqu'un ou quelque chose...

Autre garde : Ça doit être la fatigue, c'est tout. Il est vachement tard tu sais.

Garde rengainant son sabre : Bon, ça doit être ça... J'ai sans doute besoin d'un peu de sommeil, entre les bras de la serveuse de la cantine.

Autre garde : Héhé ! Ca c'est bien parlé ! Allez, on y va.

Les gardes s'éloignent. La jeune femme reprend son souffle. Il s'en est fallut de peu. Elle jette un coup d’œil pour vérifier que les gardes sont bien partis, puis continue son exploration.

Après quelques minutes de marche furtive, elle se trouve devant un long couloir avec de nombreuses portes. Elle passe devant l'une d'entre elles. Une pancarte est accrochée : "Clinique". Cette pancarte attire son attention. Elle ouvre discrètement la porte puis entre. La pièce est plongée dans l'obscurité la plus totale. Dans une sacoche accrochée à sa ceinture, la jeune femme sort un bâtonnet. Il est recouvert d'un morceau de tissu. Elle le retire. Tout d'un coup, le bâtonnet émet une lumière pâle, jaunâtre, faible certes, mais suffisante pour éclairer à quelques mètres autour d'elle. A l'intérieur du bâtonnet de verre, des lucioles s'agitent frénétiquement.

La fouille de la salle peut commencer. Un bureau et de vagues notes manuscrites, indéchiffrables. Des scalpels, des fioles et tout le nécessaire du parfait chirurgien. Elle avance prudemment. Puis, elle tombe sur une sorte de grande armoire le long d'un des murs. Elle est dotée de nombreux casiers. La jeune femme tire sur l'un d'entre eux. Horreur. Une tête, un corps, sans vie en décomposition avancée. Une odeur atroce s'en dégage. Elle referme sans plus attendre le casier. Elle tente d'en ouvrir un autre. Cette fois, le corps a un aspect étrange, recouvert en partie de plâtre. Son visage pétrifié, garde pour l'éternité l'expression de la douleur à l'état pur. Tout d'un coup la lumière éblouit la jeune femme. Elle vient d'être repérée. Une voix aiguë, presque enfantine l'interpelle. Une femme à lunettes aux cheveux roses affublés de deux couettes.

Gladys sortant un calepin et un stylo : Chouette ! Voilà le premier. Une occasion de récolter des données supplémentaires !

La jeune femme sans perdre un instant s'apprête à dégainer ses katanas. Mais à peine a-t-elle fait un geste qu'une onde de choc déchire sa veste noire et fait voler les katanas qui étaient accrochés à son dos. Six samouraïs se tiennent de part et d'autre de cette femme aux cheveux rose. Leurs yeux sont vides de toute expression. Une dizaine de mètres les sépare mais malgré cela, l'un d'entre eux vient de la désarmer par le souffle de son sabre. Comment cela est-il possible ?

Gladys faisant la moue : Que se passe-t-il ? Vous ne voulez pas riposter ? Vous êtes bien un samouraï il me semble ? Vous n'allez pas rester passif n'est-ce pas ? Un minimum de coopération pour la Science je vous prie.

Tous les sens de la jeune femme sont en alerte. Elle sait que la moindre erreur peut lui être fatale. En face d'elle, un drôle de personnage aux cheveux roses. Elle semble avoir l'autorité sur l'escouade de soldats qui l'accompagne. Sous son masque, une goutte de sueur perle le long de sa tempe. Elle analyse la situation. C'est du un contre sept. Ses deux katanas sont pour le moment hors de portée, emportés par l'attaque précédente à plusieurs mètres derrière elle. Ses adversaires semblent maîtriser une attaque à distance avec leur sabre qu'elle n'a jamais vu auparavant leur permettant d'envoyer une sorte de souffle tranchant. Il faut qu'elle trouve une solution rapidement. Vite ! Un des soldats dégaine son sabre...

En cette nuit d'été, l'orage gronde, comme pour mieux évacuer le courroux des Dieux. Le vent souffle fort. En extérieur, dans un jardin traditionnel, les branches des arbres se balancent avec vigueur. Les rochers, tantôt dressés verticalement comme des montagnes, tantôt allongés pour former des îlots, restent immobiles, sûrs de leur place dans ce monde en miniature. Dans ce mélange de végétal et de minéral, un petit cours d'eau traverse ce havre de tranquillité tel la calligraphie d'un kanji. Les stries ondulées sur les plans de sable et de gravier complètent l'harmonie de tous les éléments de cet espace privilégié. Au milieu de l'ensemble est construit un petit pavillon doté d'un patio central. Un majestueux bonzaï centenaire s'y dresse.

Deux serviteurs, torche à la main, éclairent sous les trombes d'eau, un troisième individu vêtu d'un kimono blanc complètement détrempé. Il a les yeux bandés, la main sur la poignée de son katana encore dans son fourreau. Soudain, un éclair éphémère illumine la cour. Une petite branche du bonzaï tombe. Ça ne venait pas du ciel mais des mains de cet homme, debout, défiant les éléments. Le katana encore dans son fourreau semble pourtant ne pas avoir bougé.

Un bruit de pas qui s'approche. Un homme en armure, casque sous le bras signe de respect.

Général Homura : Votre Excellence, désolé du retard. J'ai fait aussi vite que j'ai pu. Vous avez demandé à me voir n'est-ce pas ?

Shogun : Général, quelles conséquences auraient votre retard sur un champ de bataille ?

Général Homura baissant la tête : Des conséquences funestes sans doute...

Shogun : J'ai demandé à vous voir parce que j'aimerai connaître les dernières nouvelles sur la mission "Soleil Noir".

Général Homura : La colombe messagère de l'Agent Spécial vient d'arriver cette soirée. Il semblerait que l'infiltration du repaire du Soleil Noir a commencé. C'est plutôt une bonne nouvelle.

Shogun d'un ton égal : Bonne nouvelle ?... Je ne sais pas... En tout cas, il est probable qu'ils échouent...

Général Homura surpris : Votre Excellence, je ne comprends pas... Ne doit-on pas espérer qu'ils réussissent cette mission ? Le Soleil Noir est une menace n'est-ce pas ?

Shogun : Tout à fait. Une menace pour notre Pays et même une menace pour le Monde entier.

Général Homura un peu déboussolé : Mais alors, pourquoi pensez-vous que l'expédition va échouer ?

Shogun : Pour deux raisons. La première est qu'ils ne sont pas de taille. La seconde est parce que c'est nécessaire... Ce n'est pas une simple bataille... C'est la guerre...

Un bruit métallique résonne. Celle d'une lame sortant de son fourreau. Sous la pluie battante, au sommet du bonzaï, une branche qui dépassait est en train de tomber.

La mission dans laquelle se trouvent Rikudou et son équipe semble faire partie d'un plan plus vaste. Dans les dangers qui les attendent, qui se soucie d'eux ?
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yahiko
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MessagePosté le: Sam 29 Déc 2012, 2:57 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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EPISODE 12 : Désespoir

Dans la clinique du Centre, la tension est à son comble. La jeune femme est plus que jamais sur le qui-vive. En face d'elle, le sabre d'un soldat s'entoure d'une sorte d'aura bleutée. La jeune femme regarde cette enveloppe lumineuse avec effroi et fascination. Qu'est-ce donc ? Elle avait déjà vu quelque chose de similaire... C'était lors de la riposte de Rikudou sur les samouraïs de Kiri. Mais à présent, ce n'est ni l'endroit ni le moment de se souvenir de quoi que ce soit. Le soldat lance l'assaut et donne un coup sec avec son sabre. L'onde de choc part et arrive à toute allure. Puis, une grande explosion.

Derrière le nuage de fumée, la jeune femme est parvenue au dernier moment à ouvrir un casier devant elle. Celui-ci est complètement éventré. Le cadavre qui s'y trouve également. Elle est indemne, c'est le principal. Juste un bruit de craquelure. Son masque blanc se fend en mille morceaux, soufflé par l'onde de choc de l'explosion. Son visage est maintenant à découvert.

Gladys griffonnant sur son calepin avec excitation : Oh ! Mais tu es une femme ! Plutôt jolie... Encore plus intéressant ! Il existe donc des femmes samouraïs... Et, tu as l'air d'être douée. J'aime beaucoup ! Saches que tu viens d'éviter notre nouvelle technique de sabre basée sur le chakra... Trop fort !

La jeune femme n'a pas le temps de prêter attention aux élucubrations de Gladys qu'une autre onde de chakra fonce droit sur elle. Une roulade sur sa gauche. Elle esquive de justesse. La grande armoire qui contenait les casiers est à présent complètement détruite. Dissimulées dans ses chevilles, la jeune femme sort en un éclair deux kunais. Elle les lance. Ils se plantent chacun entre les yeux de deux soldats. Le sang coule. Ils s'effondrent lourdement dans un gémissement rauque.

Jeune femme dans ses pensées : Ce n'est plus que du un contre cinq... Tiens bon...

Gladys d'un air un peu déçu : Tiens donc ? Ils ne sont pas aussi rapides que ce que j'avais prévu. (tendant une sorte de petite pilule aux soldats restant) Voilà qui devrait les rendre plus efficace.

Aussitôt la pilule avalée, que deux soldats, sabre à la main, se précipitent sur la jeune femme. Extension, salto arrière. Elle évite in extremis le tranchant de leur sabre. Elle se réceptionne à plusieurs longueurs en arrière. Ses katanas sont enfin à portée de bras. Mais les deux soldats sont déjà sur elle. En un seul mouvement, elle ramasse ses katanas puis dessine avec eux un grand mouvement circulaire autour d'elle. Le sang gicle. Deux têtes sans vie roule par terre.

Jeune femme transpirant à grosses gouttes : Un contre trois... Deux soldats, et cette femme aux cheveux roses... J'y suis presque...

Gladys boudeuse : Non ! C'est pas juste ! Je n'avais pas terminé mes analyses sur les deux que tu viens de tuer. Il va falloir que je trouve des remplaçants plus tôt que prévu...

Les deux soldats restant se tient de part et d'autre de la jeune femme. Elle est encerclée. Ils dégainent chacun leur sabre libérant aussitôt une onde de chakra. Elle n'a pas le temps de sauter. Les deux ondes de chakra sont sur le point de la trancher à la gorge et à la poitrine. Un grand fracas. Les deux soldats debout il y a une seconde, tombent subitement coupé en deux. Par pur réflex, la jeune femme s'est accroupie pour esquiver.

Jeune femme d'une voix presque audible : Un contre un... A nous deux maintenant...

Mais alors que la jeune femme s'apprête à bondir sur la femme aux cheveux roses, katana à la main, qu'elle ne parvient plus à bouger ses muscles. Sa vision se trouble. La fumée envahie les lieux. Elle tombe sur le dos, impuissante. Dans ses derniers instants de conscience, elle aperçoit le visage de cette étrange femme recouvert d'un masque avec des tubes sur les côtés. Elle lui parle.

Gladys d'une voix suave : Expérience terminée. Merci beaucoup pour votre contribution à la Science. Vous méritez une récompense. Mais pas maintenant, il faut passer à la suite...

Les paupières de la jeune femme sont trop lourdes. Tout devient noir...

Plusieurs niveaux plus bas, un bourdonnement imperceptible commence à se faire entendre. L'air se fait plus lourd. La chaleur monte. Mal à l'aise dans son accoutrement, Rikudou décide de le retirer et jette la veste noire ainsi que le masque blanc dans un recoin inaccessible. A nouveau en tenue de chamane, bâton à la main, il est plus à son aise.

Il continue. Encore plus bas, une sensation nouvelle apparaît. L'air semble vicié. Ce n'est pas l'humidité ni la chaleur. Mais autre chose...

Rikudou : Byakugan !

Des veines apparaissent au niveau de ses tempes. Ses pupilles se dilatent et deviennent toutes blanches. A ce moment, il décèle dans l'air ambiant une myriade de particules de chakra. L'atmosphère en est saturée tant est si bien que les facultés de son dojutsu sont inopérantes. Cet épais écran de chakra empêche toute visibilité. Les veines autour de ses yeux se rétractent et ses pupilles reprennent leur couleur bleue.

Mais, plus que jamais intrigué par ce phénomène, Rikudou poursuit ses recherches. Il fini par traverser une immense pièce où s'élève six énormes réservoirs.

Il avance sans faire un bruit. Pas à pas. Soudain, l'air siffle. Des boulets hérissés de lames foncent de toute part sur Rikudou. Le Sage par une succession de contorsions, de sauts et de parades avec son bâton repousse tous ces engins de mort. Les boulets retombent sur le sols les uns après les autres et explosent violemment. Une rafale de détonations retenti. Une odeur étrange se dégage. Ce n'est pas que l'odeur de la poudre. Un épais nuage de gaz empoisonné occupe à présent toute la salle. Des pas se font entendre. Un bruit métallique familier. Des soldats en armures protégés du poison par un masque au visage. Leur respiration est bruyante. Ils s'approchent du corps de Rikudou allongé sur le sol. Il semble sans vie.

Soldat : Dommage, on n'aura pas réussi à le capturer vivant...

Au moment où le soldat touche le corps de Rikudou pour vérifier son pouls, celui-ci il disparaît aussitôt dans un petit nuage de fumée.

Soldat étonné : C'est quoi cette blague ?

Les autres soldats tout aussi surpris, regarde tout autour d'eux quand soudain l'un d'entre eux pointe du doigt une silhouette au sommet d'un des réservoirs.

Autre soldat : Il est en haut !

Rikudou bâton à la main, se tient debout sur un de ces immenses réservoir, au dessus de ce nuage toxique. Les soldats dégainent immédiatement leur sabre. Les lames s'illuminent d'un chakra bleuté puis dix croissants tranchant fusent à toute vitesse sur le Sage. Il saute dans les airs. Quelques ondes de chakra touchent le réservoir sur lequel se tenait Rikudou. En voyant la scène, quelques soldats commencent à prendre la fuite.

Soldat d'une voix emplie d'effroi : Vite ! Tirons-nous ! Tout va sauter !

Avant même que les soldats n'aient pu quitter la salle, qu'une gigantesque explosion en chaîne envahit les lieux. Un flash lumineux intense fait disparaître les ombres. Puis, c'est la lumière qui disparaît. La pénombre reprend ses droits. Au sol, des cadavres, ou plutôt, ce qu'il en reste. Mais pas de trace de Rikudou... Sauf une... Parmi des décombres, seul un morceau de bâton dépasse.

Un homme de grande taille, recouvert d'une armure étincelante, sourire aux lèvres, entre d'un pas tranquille dans la salle. Il tient à sa main droite une torche étrange. Il ne s'agit pas d'une torche aux flammes rougeoyantes... Elles sont noires, noires comme le désespoir...

Les prévisions du Shogun semblent se réaliser. Le désespoir l'emportera-t-il ?

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Dernière édition par yahiko le Dim 30 Déc 2012, 5:38 pm; édité 1 fois
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yahiko
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MessagePosté le: Dim 30 Déc 2012, 4:21 am    Sujet du message: Répondre en citant

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EPISODE 13 : L'Ombre du Passé

Plus de deux décennies auparavant.

Dans un village un soir d'hiver. Les flocons de neige tombent lentement. Les toits et les rues sont recouverts d'une fine pellicule d'un blanc immaculé. Au chaud à l'intérieur des maisons, personne n'ose s'aventurer dans le froid glacial. Le vent du Nord souffle fort.

En bordure du village, devant un temple shinto, une femme marche péniblement dans la neige. Elle porte quelque chose dans ses bras, ou plutôt quelqu'un. Enveloppé dans plusieurs couches de laine, un bébé pleure. Elle le dépose délicatement. Des larmes chaudes tombent sur le front du nouveau-né. Puis, la femme repart en courant, tête baissée. La destinée de cet enfant ne sera pas dans une famille...

Quelques années plus tard.

Il est presque midi. Une grande arche de couleur rouge brique. L'entrée de l'Orphelinat de Nokoribi, sous la forme d'un sanctuaire shinto, fait toujours grande impression malgré la corrosion des années.

Des enfants jouent dans la cour, encore insouciants. Tous jouent ensemble, sauf un. Une petite fille aux cheveux blonds, légèrement ondulés. Ses traits sont fins et délicats. Un visage d'ange. Elle se tient à l'écart. Son regard est vide, inexpressif, perdue dans ses pensées.

Soudain, un autre enfant vient l'aborder. C'est un jeune garçon. Il est brun, les cheveux en bataille. La jeune fille recule légèrement d'instinct. Mais le sourire narquois du jeune garçon fini par la rassurer.

Jeune garçon tentant de briser la glace : T'es la nouvelle ? Tu viens du Nord à ce qu'il paraît c'est ça ?... Euh... Je t'ai remarqué tout à l'heure... (rougissant) Enfin, je veux dire que j'ai vu que t'étais toute seule. Si tu veux venir jouer avec les autres, tu verras, c'est sympa...

Soudain la cloche retenti. Douze gongs signifiant qu'ils devaient tous se rendre au sermon du Prêtre de l'Orphelinat.

Jeune garçon prenant la jeune fille par la main : Allez viens ! Faut pas trainer sinon Père Shinmura va pas être content.

Tous les enfants qui jouaient dans la cour, se précipitent à l'intérieur de la bâtisse.

Dans une grande salle se tient un homme à la stature imposante, debout sur une petite estrade. Habillé de soie de couleur indigo brodé de fils dorés, il porte une coiffe brune sur sa tête.

Face à cet homme au regard grave, tous les enfants sont debout à présent. Silencieux. Attentifs. Prêts à écouter le discours.

Père Shinmura : Vos familles vous ont abandonné. Nous vous avons recueilli au quatre coins du Pays du Feu. Vous êtes des exclus, sans le moindre avenir. Nous vous avons choisi pour faire parti d'une élite, ici, nous vous offrons une chance d'être utile. A la suite d'un entraînement et d'une sélection implacable, certains d'entre vous auront l'honneur de faire parti de l'Ombre, un nouvel ordre de combattants. L'évolution nécessaire à cet ordre décadent des samouraïs. Nous avons nos propres règles, notre propre code.

Règle numéro Un : La priorité d'un Agent de l'Ombre est sa mission. Rien ne doit l'en détourner.

Règle numéro Deux : Un Agent de l'Ombre ne doit jamais montrer ses émotions.

Règle numéro Trois : Un Agent de l'Ombre doit voir le sens caché au sein des sens cachés.

Règle numéro Quatre : Un Agent de l'Ombre ne doit jamais contester son supérieur.

Règle numéro Cinq : Un Agent de l'Ombre doit être prêt avant qu'il ne soit trop tard.

Règle numéro Six : Un Agent de l'Ombre ne doit jamais montrer aucune faiblesse.

Désormais, vous n'avez plus de prénom, plus d'identité. Ce n'est plus utile. Ce qui importe est le respect absolu du Code de l'Ombre car il est dit que ceux qui brisent les règles, sont des déchets.

Pendant deux années, vous suivrez un entrainement intense en binôme, par équipe de deux. Sous le soleil, sous la pluie, dans le froid ou la canicule, vous devrez vous endurcir. Tout comme les aspérités sur l'acier d'une lame, vous devrez éliminer vos émotions pour faire de vous un parfait combattant.

Vous ne sentirez plus le vent, vous serez le vent.
Vous ne craindrez plus l'obscurité, vous serez l'obscurité.
Vous n'hésiterez plus face à la mort, vous serez la mort.

Et c'est au bout de ces deux années, qu'une épreuve déterminera ceux qui auront le privilège et l'insigne honneur de faire parti de l'Ombre.

Une magnifique journée de printemps. Les oiseaux chantent, les cerisiers sont en fleurs. Au bord d'une rivière, deux jeunes individus se font face, un katana à la main. Un jeune garçon, brun, cheveux en bataille. Une jeune fille, à la chevelure blonde et légèrement ondulée.

Jeune fille crispée : Je... Je ne peux pas...

Jeune garçon presque souriant : Tu sais bien qu'un seul d'entre nous peut survivre à l'issue de cette épreuve. C'est la règle.

Jeune fille tremblante : Dans ce cas... Ce sera toi qui survivra !

Jeune garçon secouant la tête : Je ne te laisserai pas faire. Après nos deux années à nous entraîner ensemble en binôme, tu sais bien que je suis le plus rapide.

A ce moment précis, le jeune garçon en un bond se retrouve nez à nez avec la jeune fille. Leur visage se touche presque. Une lame transperce le jeune garçon de part en part. Il vient de s'empaler de lui-même sur le katana de la jeune fille. Il sourit.

Jeune fille en sanglot : Pourquoi ?! Pourquoi !... Non !... Je... Je t'ai...

Jeune garçon posant un doigt sur la bouche de la jeune fille : Chut !... Sèche tes larmes... Dans ce monde cruel, un jour tu en auras besoin...

Jeune fille : ...

Jeune garçon un filet de sang coulant de sa bouche : Je m'appelle... Kei... Quand à toi... N'oublie jamais... N'oublie jamais ton prénom...

Même un visage d'ange peut cacher de bien tristes souvenirs enfouis dans l'inconscient...

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MessagePosté le: Mer 02 Jan 2013, 8:01 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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EPISODE 14 : Le Feu du Ciel

Alors que les éléments se déchainent à l'extérieur, rien de tout cela ne perturbe l'atmosphère festive à l'intérieur du Château Blanc. Dans une grande pièce, une table basse rectangulaire est dressée avec moult décoration. Autour, quatre demoiselles toutes de blanc vêtues, tiennent dans leur bras un shamisen*. Une musique en canon berce les lieux d'une insouciance toute guillerette.

Des serviteurs s'affairent, portant des plateaux de victuailles. Des fines tranches de poissons frais. De la carpe, de la dorade, du saumon, de la truite et du thon. Des morceaux de viandes grillées délicatement recouvertes d'huile de sésame. Du porc, du bœuf, de la poule et du faisan. Les grains de riz tout chauds, dégageant une senteur enivrante.

Au milieu de tout ce manège, au centre de toutes les attentions, le Seigneur Féodal, bien entouré, boit un verre de saké chaud. A ses côtés se tiennent deux jeunes femmes, le visage blanc comme neige, vêtues d'un ample kimono de soie rouge, un chignon fixé par des broches en forme de lotus. Elles lui caressent les mains, lui servent du saké et lui lancent des regards langoureux telles des sirènes chantant du fond des océans.

Soudain, une des cloisons de papier coulisse et s'ouvre. Un nouvel invité entre dans la pièce. D'un certain âge, il est en habit de soie indigo brodés de fils d'or et sur sa tête se tient une coiffe brune. Le visage du Seigneur Féodal qui était jusque là jovial devient imperceptiblement plus sérieux. L'invité prend place en face du Seigneur Féodal, toujours choyé par ses courtisanes.

Seigneur Féodal tout en continuant de boire le saké : Quelles sont les nouvelles ?

Conseiller d'une voix basse : Votre Majesté, il est imprudent de parler en ce lieu, avec tant de monde.

Seigneur Féodal sur le ton de l'insouciance : Ne vous inquiétez pas, rien ne sortira de cet endroit.

Conseiller prenant sa respiration : Le corbeau messager vient d'arriver. Ça suit son cours. Les évènements restent dans le cadre de nos prévisions.

Seigneur Féodal dubitatif : Ce mystique... Ne pourrait-il pas représenter une menace à terme ?

Conseiller : Au contraire, si nous nous y prenons bien, il pourra sans doute nous être très utile.

Seigneur Féodal : Hmmm... Quoiqu'il en soit, c'est un peu tôt pour s'occuper de son cas... Je suis davantage contrarié par ce Sagat... On me dit qu'il préparerait un coup d’État... Quel ingrat !

Conseiller : Ne vous en faites pas votre Majesté. Bientôt sur le Shogun, s'abattra le feu du ciel...

Dans une pièce immense, parsemée de cadavres et de décombres, un homme avance lentement, torche à la main. Il s'approche de l'endroit où se trouve le bâton de Rikudou. A l'aide de son épée, il écarte des blocs de pierre. Le visage de Rikudou agonisant apparaît recouvert de blessures.

Yasha pointant son épée sur la gorge de Rikudou : Vous auriez certainement fait un sujet de valeur. Mais je crains que votre état ne le permette plus. Finissons-en, abrégeons vos souffrances.

La pointe de l'épée de Yasha s'enfonce en un instant dans la gorge de Rikudou. Le sang se met à couler à flot. Le visage de Rikudou devient blême. Puis Yasha retire la lame encore dégoulinante et la range dans son fourreau.

Yasha : Tout étranger qui ose s'infiltrer dans l'enceinte du Soleil Noir, doit être prêt à en assumer les conséquences...

Yasha se retourne et s'apprête à sortir de la salle. Mais un détail l'interpelle. Les réservoirs qui avaient explosé un instant auparavant sont à nouveau debout, intacts. Et l'atmosphère ne sent ni l'odeur du sang, ni celle de la mort. Comme si rien ne s'était passé.

Yasha : Voilà qui s'annonce plus intéressant que ce je ne le pensais... Vous êtes donc capable de créer des illusions...

Yasha sort un poignard de sa ceinture.

Yasha : Mais cela ne me dupera pas !

Le poignard s'enfonce d'un coup dans sa cuisse droite. Une violente douleur parcours le corps de Yasha. Il grimace mais sait qu'il s'agit du prix du retour à la réalité. Autour de lui, les réservoirs sont à nouveau réduits en miettes. Les cadavres eux sont toujours là, sauf celui de Rikudou. En face de Yasha se tient à présent une ombre colossale. Un monstre.

Rikudou accroupi au sommet de cette masse gigantesque : Votre clairvoyance me laisse à penser que vous êtes familier avec le genjutsu...

Yasha nullement effrayé : Vous ne savez pas à qui vous avez à faire étranger. Votre audace va vous couter très cher...

Dissimulée par la pénombre, la créature étrange sur laquelle se tient désormais le Sage, prend la parole. Il s'agit d'un démon. Un démon d'une peau ocre clair muni d'une queue imposante qui se balance doucement dans les airs.

Shukaku : Rikudou, ce type ose nous menacer ? Je vais lui faire sa fête !

Rikudou le visage tuméfié : Un peu de calme Shukaku. Si je t'ai invoqué c'est surtout pour me faire gagner un peu de temps. Il faut que je me remette de cette explosion. Ce n'était pas un explosif ordinaire. C'était du chakra concentré.

Shukaku : Du chakra concentré ? Comment du chakra a-t-il pu être stocké dans ces réservoirs ?

Rikudou : Ça, j'aimerai bien le découvrir... Surtout que ce chakra me semble particulier. Il est... maléfique... Pour le moment tous mes tenketsus sont affaiblis. C'est une chance que j'ai pu réussir ton sceau d'invocation.

Shukaku : Ne vous en faites pas. Une fois que ce type sera à terre, vous aurez tout le temps que vous voudrez pour récupérer Rikudou.

Sur ces mots, Shukaku, la créature des sables se lance à l'assaut de Yasha. Le monstre tente d’asséner une grande gifle mais Yasha esquive d'une roulade.

Shukaku : Rapide...

Yasha : Trop lent...

Shukaku énervé : Tu vas voir si je suis trop lent !

La queue démesurée de la créature fend l'air comme un fouet en direction de Yasha qui apparaît comme un insecte en comparaison. Malgré la vitesse fulgurante de l'impact, Yasha esquive d'un saut laissant derrière lui un immense cratère. Yasha se réceptionne plusieurs mètres plus loin. Il sort son épée.

Yasha : Étranger, je vois que tu es capable de faire apparaître une bien étrange créature ici. Une fois qu'on en aura terminé, il faudra que tu m'expliques comment tu fais ça.

Rikudou : Ça tombe bien, j'aurais aussi pas mal de questions de mon côté...

Shukaku : Avant de passer à l'interrogatoire, essaie d'esquiver ça ! Futon... Renkudan** !

Le ventre de Shukaku se met à gonfler comme un ballon de baudruche. Puis, la créature des sables donne un grand coup de poing sur son abdomen. De sa bouche, une bulle d'air est expulsée à une vitesse supersonique. Yasha à la merci de cette attaque reste immobile, jusqu'à ce qu'il porte la torche devant sa bouche.

Yasha : ... Amaterasu !

Des flammes noires se déploient, s'allongent et bondissent sur la bulle d'air mélangée au chakra de Shukaku. Ces flammes célestes dévorent tout sur leur passage, autant l'air que le chakra. L'attaque de Shukaku est réduite à néant. Et c'est maintenant à la créature et à son hote d'être pris pour cible. Le feu obscur s'apprête à les consumer.

Shukaku : Rikudou, écartez vous immédiatement, je m'en occupe.

Rikudou : Shukaku, rien ne peut arrêter ces flammes, c'est de la folie pure.

Shukaku : Un pacte est un pacte... Quand j'ai juré de vous aider, c'était aussi bien au péril de ma vie. Rikudou, veuillez m'excuser par avance de ma rudesse...

D'un coup de patte, Shukaku envoie Rikudou à l'autre bout de la salle. Juste avant d'être englouti par le Feu du Ciel. Un cri de douleur atroce traverse la salle. Ce qui était il y a un instant une créature de la taille d'une petite colline n'est plus qu'une gigantesque boule de feu, aussi sombre que les ténèbres. La voix rauque de Shukaku devient aigue, stridente, et disparaît dans un nuage de fumée. La créature vient de s'évanouir dans la nature. Shukaku n'est plus. Rikudou est désormais seul face à un adversaire maîtrisant une arme dévastatrice. Soudain une voix à travers un haut-parleur se fait entendre. C'est une voix féminine.

Voix : Yasha-sama, l'autre intrus vient d'être capturé. C'est une femme... Elle a passé le premier test avec succès.

Yasha : Merci pour cette information. (s'adressant à Rikudou) Étranger, il est inutile de résister. Si vous tentez quoique que ce soit, la femme que nous venons de capturer verra sa vie écourtée bien tristement. Vous avez le choix entre vous battre et sacrifier à coup sûr votre compagnon ou bien vous rendre et ainsi avoir tous les deux la vie sauve. C'est rare que je donne le choix à quelqu'un que je pourrai annéantir... Estimez vous chanceux...

Rikudou restant calme : Nous avons une notion différente du choix. Mais, pour cette fois, j'accepte de me rendre.

Yasha : Voilà qui est très sage. Vous semblez plus raisonné que la créature qui vous accompagnait.

Aussitôt, une centaine de soldats en armures déboulent dans la salle. Ils encerclent Rikudou et le ligotent fermement.

Dehors, un nouveau jour se lève. Sur un chemin, une escouade de samouraïs se dirigent vers le repaire du Soleil Noir.

Cette organisation n'a pas encore dévoilée tous ses secrets... Peut-être en est-il mieux ainsi...

* Instrument traditionnel japonais s'apparentant à la guitare.
** Balle d'air comprimé

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MessagePosté le: Ven 04 Jan 2013, 7:28 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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EPISODE 15 : Fugue

La salle est démesurée. C'est une sorte de caverne. Un lieu étrange. L'air y est frais. Un instrument est posé au milieu de cette pièce. C'est un koto. Autour, formant un cercle, toute une série de bougies éclairent les lieux. En face, un immense mur de cristaux qui brille par intermittence au rythme des reflets des bougies. Du personnel s'affaire non loin ajustant des câbles et des tuyaux. Prenant des notes et examinant de grands réservoirs posés à côté de ce mur de cristaux. Une jeune fille s'approche de l'instrument. Elle est brune et sublime. Accompagnée par deux autres personnes, Mithra s'installe devant son koto.

Gladys : Lors de la capture d'un des intrus, six réservoirs à chakra ont explosés. Cette perte est très préjudiciable pour le progrès scientifique.

Mithra inquiète : Ne risque-t-on pas d'offenser les Dieux ? Notre avidité ne risque-t-elle pas de causer notre perte ?

Gladys : Sans cette énergie, nous ne pourrions mener à bien nos travaux ici. Et ce serait un désastre pour la Science ! Quelque part, nous travaillons pour le bien de l'Humanité !

Yasha d'une voix empreinte de compassion : Mithra, je comprends ton inquiétude. Mais nous n'avons pas vraiment le choix. Nous avons des accords que nous devons honorer envers nos clients.

Mithra soupirant : Très bien, si nous n'avons pas d'autres choix, je vais le faire.

Mithra ferme les yeux. Le silence s'installe. Elle se détend et inspire profondément. Elle pose lentement ses mains sur l'instrument de musique. Pincements. Les premières notes de musique carillonnent sur une mesure à quatre temps. Puis les doigts de Mithra se mettent à virevolter au dessus des dix cordes de son koto. Le rythme s'accélère. Un son cristallin émane dans l'immense salle. De cet instrument mystérieux, les sons s'envolent, s'enfuient et reviennent en écho. Une fugue. Des voix semblent chuchoter, puis chanter. Elles dansent dans un ballet tourbillonnant. En faisant vibrer les secrets de la matière et de l'esprit, c'est l'histoire du monde qui résonne.

Les cordes du koto semblent prendre vie. Elles ondulent, elles s'illuminent. A l'autre bout, la montagne de cristaux semble trembler en réponse. S'éveille-t-elle ? Une étrange aura bleutée commence à l'envelopper. La lumière au début imperceptible s'intensifie à vue d’œil.

Via des câbles et des tuyaux implantés dans cette montagne de cristaux, du chakra à l'état brut s'écoulent progressivement pour aller se déverser dans de grands réservoirs à proximité.

Autour de Mithra dans un état de transe, les autres individus contemplent le spectacle tant sonore que visuel.

Gladys s'adressant à Yasha : Yasha-sama, votre sœur est vraiment spéciale... Je n'ai encore aucune explication scientifique à ce... phénomène.

Yasha : Même la Science a ses limites. Ce à quoi nous assistons en ce moment, c'est tout simplement l’œuvre des Dieux.

Gladys : La Science a encore son mot à dire. Une fois que l'extraction sera terminée nous pourrons procéder à l'Expérience n'est-ce pas ? Le progrès pourra continuer !

Yasha : Patience... Je pense que nous n'en aurons pas le temps. Il faudra d'abord accueillir nos clients. Ils devraient arriver très prochainement.

Gladys : Je comprends. Dans ce cas, je vais mettre en place les préparatifs. Je suis si excitée d'avoir ces deux nouveaux cobayes. Ils sont vraiment très intéressants. Surtout cet ermite. Peut-être qu'il pourra survivre...

Yasha pensif : Tôt ou tard, nous finirons tous par mourir...

Alors que sa sœur continue de jouer de la musique, Yasha s'éloigne d'un pas vif. A bonne distance, une fois à l'abri des regards, une toux violente lui prend la gorge. Il crache du sang.

Dans une pièce embaumée d'encens, décorée par des bougies et des statuettes de divinités, Masaru, seul, encore allongé sur un lit tente de se relever.

Masaru se parlant à lui même : Bon sang, je ne pensais pas que cette chute dans la rivière aurait pu me casser autant de côtes... Faudrait quand même que j'arrive à sortir de cet endroit. Si Rikudou Sennin apprend que j'ai quitté le camp, il va être furieux.

Masaru bouge. Il se lève. Il hurle de douleur mais parvient néanmoins à se mettre debout.

Masaru respirant bruyamment : Ça va, je tiens encore sur mes deux jambes... Il ne reste plus qu'à trouver la sortie...

A ce moment, le visage de Mithra apparaît dans son esprit. Ses cheveux longs et soyeux, sa peau d'un pâle fragile et délicat et ses lèvres roses si fines. Il aimerait bien la revoir. Un sentiment nouveau pour lui. Son rythme cardiaque s'emballe.

Malgré l'avertissement de Mithra qui lui avait déconseillé de quitter la chambre, il ouvre la porte de sortie et jette un œil. La voie est libre. Il a bien compris que sa présence n'est pas la bienvenue dans cet endroit particulier. Où se trouve-t-il exactement ? Que font ces gens dans ce bâtiment ? Il l'ignore. Discrètement, il s'engage à présent dans ce dédale de couloirs.

Mithra semble dotée d'un talent vraiment particulier qui va bien au-delà de l'art musical. Masaru n'en sait rien. L'heure du choix n'est pas encore arrivée.

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MessagePosté le: Dim 06 Jan 2013, 5:03 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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EPISODE 16 : La Rencontre

Une escouade de samouraïs pénètre à l'intérieur du repaire du Soleil Noir. Ils sont accompagnés par un groupe de personnes marchant difficilement. Leur état de santé semble précaire. On dirait des prisonniers. Deux samouraïs portent un coffre. Il paraît lourd. Tout ce monde marche dans un long couloir sombre puis débouche dans une grande pièce circulaire éclairée par des torches accrochées aux murs. Le plafond s'élève à perte de vue. Sur le sol, en partant du centre, quatre cercles concentriques dessinés donnent une sensation d'infini. Le long des parois, six statues monumentales recouvertes de feuilles d'or se dressent réparties à intervalles réguliers.

L'une d'entre elles représente un guerrier muni d'un glaive pointé au ciel. Une autre, un ange, les yeux fermés, agenouillé et ailes déployées. Une troisième statue a la forme d'une sorte de chimère. Une créature avec une tête de tigre, un corps de dragon et une queue de singe. La quatrième est étrange. Elle ressemble à un humanoïde mécanique, un être artificiel, avec six bras et trois visages. Sur chacun d'entre eux on pouvait y voir une émotion différente. La joie, la sérénité et la tristesse. La cinquième statue semble représenter une sorte de divinité effrayante munie d'une couronne sombre. Un roi ? Par sa bouche grande ouverte, ses dents pointues menace de dévorer les visiteurs trop intrépides. La sixième et dernière statue est encore plus macabre. Une sorte de croisement entre un squelette et un zombie, le ventre bedonnant. Dominé par ces statues, Le groupe de personnes avancent jusqu'au centre de la pièce. Parmi elles, une semble avoir un statut supérieur. D'une stature colossale, son armure impeccablement polie brille de mille feux. La large cicatrice sur son visage renforce son regard impitoyable.

Seieibushi : Toujours aussi déprimant comme endroit !

A ce moment, un autre groupe de personnes arrivent en face des samouraïs. On y reconnait entre autre Yasha et Gladys. Toujours sous ses allures flamboyantes, les incrustations d'or et d'argent sur l'armure de Yasha force la fascination. Qui pourrait se douter que sous ses airs de dandy avec son bouc discret au menton se cache en réalité un redoutable guerrier ?

Yasha : Cher Seieibushi, je vois que vous n'avez pas perdu votre sens de la courtoisie.

Seieibushi : Mais c'est que ce n'est pas une visite de courtoisie. Je me demande comment on peut vivre entouré de choses aussi lugubres (montrant du doigt les statues).

Yasha : Je vous suggère de ne pas tomber dans le blasphème... Avez-vous l'argent et les sujets ?

Le Seieibushi prenant tout son temps fait quelques pas avant de répondre, levant la tête et examinant les statues.

Seieibushi : Bien entendu. Mais avant, j'aimerai voir vos dernières trouvailles. Mon Pays pourrait avoir des besoins en... matériel... Des petits soucis de voisinage... C'est l'inconvénient même du voisin...

Yasha : Je vois ce que vous voulez dire... Cela ne pose aucun problème.

D'un signe de la main, du personnel apporte divers objets devant les yeux du Seieibushi. Une jeune femme s'avance. Cheveux roses avec deux couettes. Elle porte des lunettes qu'elle réajuste en permanence. D'une voix aiguë elle commente.

Gladys : Ceci sont des pilules spéciales. Elles augmentent la force physique d'un individu d'environ 50%. Si vous en donnez à tous vos soldats, cela peut complètement inverser le rapport de force en cas d'infériorité numérique... Sur le long terme, cela a bien quelques effets secondaires sur l'espérance de vie, mais disons que c'est... secondaire... (Passant à un autre objet)... Ceci est un sabre à décharge de chakra. Il a une autonomie d'environ six coups...

Seieibushi : Intéressant. J'aimerai essayer si c'est possible.

Gladys jetant un regard vers Yasha qui approuve : Euh, oui c'est possible. Tenez...

Le Seieibushi prend le sabre entre ses mains puis l'examine avec attention. Il ausculte la lame dans ses moindres reflets.

Seieibushi : C'est une belle arme... Est-ce que c'est comme cela ?...

Le Seieibushi tenant fermement le pommeau donne un coup sec avec son poignet faisant partir l'onde de chakra. En face, un des assistants de Yasha écarquille les yeux de terreur. Du sang éclabousse les personnes à proximité. Le corps de l'assistant vient d'être découpé en deux.

Seieibushi faisant mine d'être gêné : Oups... Ça m'a échappé...

Les soldats accompagnant Yasha dégainent immédiatement leur katana, et se mettent en garde. Mais Yasha leur fait un signe de la main.

Yasha impassible : Ça ira...

Seieibushi l'air satisfait : Une arme comme celle là... Je pense que le Shogun du Pays du Vent voudra en avoir l'exclusivité...

Yasha : Je ne pense pas que cela soit possible. Nous avons déjà livré des prototypes de ces katanas à d'autres pays. Mais nous avons une autre arme à vous proposer, en exclusivité. Il s'agit d'une arme bien plus puissante...

Yasha fait un signe à Gladys qui apporte un coffre à l'aide d'autres assistants. Le coffre s'ouvre.

Seieibushi perplexe : Hmmm... C'est une blague ? C'est juste un tas de ferraille...

Gladys : Pour le moment. Mais une fois que nous aurons introduit la charge de chakra puis que nous aurons scellé ce coffre, ce ne sera pas juste de la ferraille comme vous le dites.

Seieibushi : Et pour en être sûr ? J'aurais besoin d'en avoir la preuve de mes propres yeux...

Yasha : Ce n'est pas possible de faire une démonstration. La quantité de chakra pour l'activation est trop grande. Et j'ai peur que vous n'ayez pas apporté assez d'or pour faire un essai.

Seieibushi : Hmmm... Soit... Si nous découvrons que vous nous avez berné, nous savons où vous trouver de toute façon. Et cette arme, a-t-elle un nom ?

Yasha : Oui... Bien sûr qu'elle en a un...

Dans les couloirs du Soleil Noir, Masaru explore le centre sur la pointe des pieds. Sa petite taille lui permet aisément de se cacher dans les moindres recoins et éviter les patrouilles de sécurité.

Masaru dans ses pensées : Ça serait tellement plus simple de demander la sortie à ces gardes... Tellement plus simple, mais aussi tellement suicidaire...

Au fil de ses pérégrinations furtives, Masaru aperçoit un long couloir. Au bout, une étrange lueur bleuté et semble-t-il de la musique. Il avance puis découvre une salle immense, une sorte de caverne creusée dans la roche.

Sur une des parois, s'élève une sorte de montagne de cristaux. Elle émet une étrange lumière bleue, phosphorescente. L'intensité de la lumière varie, oscille, au gré de la musique qui empli les lieux. Une musique tombée du ciel. Il n'avait jamais entendu quelque chose d'aussi beau. Au milieu de cette salle, une jeune fille se tient assise, seule, devant un instrument. Ses yeux sont fermés. Elle semble triste. Il la reconnait.

Masaru : Mithra !

Mithra encore en transe semble ne pas l'avoir entendu. Masaru s'approche d'elle. Il pose délicatement sa main sur son épaule.

Masaru : Mithra... C'est moi, Masaru...

La salle s'assombrit. La montagne de cristaux qui étaient enveloppée d'une lumière bleutée il y a quelques secondes, n'est plus qu'une paroi vitreuse et terne. La musique qui berçait l'atmosphère par une mélodie divine s'est tue. Brusquement. Mithra ouvre les yeux et tourne la tête vers Masaru.

Mithra surprise et inquiète : Masaru !... Qu'est-ce que tu fais là ! Tu ne dois pas rester ici. C'est très dangereux tu sais. Mon frère Yasha m'accorde des fois certaines faveurs mais s'il te voit ici, il sera furieux...

Des pas se font entendre.

Mithra affolée : Vite, quelqu'un arrive, cache-toi derrière cet autel.

Les pas se rapprochent. Masaru s'exécute sans discuter et va se réfugier derrière un autel d'ivoire de couleur nacre richement sculpté. Une nouvelle voix se fait entendre. Masaru l'a déjà entendue.

Yasha suspicieux : Et bien... Que se passe-t-il ? J'ai cru entendre mon nom...

Cette organisation semble détenir des armes terrifiantes, inconnu du monde samouraï. Masaru, au cœur de ce lieu mystérieux, vient de retrouver celle qui l'a sauvé. Mais le danger est proche...

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MessagePosté le: Lun 07 Jan 2013, 2:05 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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EPISODE 17 : Un Pouvoir Effrayant

A l'entrée du repaire du Soleil Noir, la chute d'eau dissimulant l'entrée a doublé de volume par rapport à la veille. Le déluge de la nuit précédente a transformé la cascade en une sorte d'avalanche continue. Le bruit de l'eau y est assourdissant et les gouttelettes en suspension forment une brume qui envahit le plan d'eau.

A proximité de la cascade, une embarcation de taille moyenne transporte une escouade de samouraïs. Tous sont assis, sauf un. Le Seieibushi se tient debout à la proue du bateau. La barque commence à s'enfoncer dans le brouillard au rythme lent des coups de rame.

Seieibushi songeur : Cette brume est bizarre... (s'adressant aux rameurs) Ne trainons pas, j'aimerai qu'on ait traversé la frontière avant la nuit.

Le bruit des rames plongeant dans l'eau rythme la traversée. Au fur et à mesure que l'embarcation avance, l'air devient de plus en plus frais. Il fait froid. L'équipage se regarde dans les yeux. Personne n'ose parler en la présence du Seieibushi. Mais la sérénité vient de déserter les esprits.

Soudain, un bruit, un splash. Quelque chose vient de tomber dans l'eau. On se retourne pour observer à la surface. Juste des vaguelettes concentriques à proximité de la barque. Un des quatre rameurs a disparu.

Samouraï : Seieibushi, le soldat Tetsuo n'est plus là !

Seieibushi fronçant les sourcils : Comment ça il n'est plus là ? Il n'a pas pu tomber et se noyer !

Samouraï d'une voix légèrement tremblante : Seieibushi, tout ceci ne me dit rien qui vaille. Peut-être devrions nous faire marche arrière et revenir à l'entrée du repaire, sur la terre ferme... Ce serait plus prudent...

Seieibushi en colère : Bande de poules mouillées ! Le prochain qui me parle de faire marche arrière aura à faire à la lame de mon katana. Est-ce bien clair ?

Tous les samouraïs baissent la tête, évitant de croiser le regard du Seieibushi. Le bateau continue d'avancer lentement. Tout à coup, un objet remonte à la surface. Un corps. Un corps sans vie. Un samouraï. Le visage du Seieibushi s'assombrit à vue d’œil.

Seieibushi dégainant son katana : Montre toi enfoiré ! Qui es tu ? Espèce de lâche ! Tu ne me fais pas peur !

Seul le glissement de l'embarcation sur l'eau trouble le silence. Puis, la barque se met à tanguer fortement, à la limite du chavirage. Le Seieibushi toujours debout parvient non sans mal à garder son équilibre. Il se retourne vers son équipage. La moitié ont disparu. Il ne reste plus que lui et cinq autres samouraïs.

Au bout que quelques dizaines de secondes le bateau retrouve sa stabilité. Mais une peur bleue peut désormais se lire sur le visage des sbires du Seieibushi. Ce dernier est plus que jamais sur ses gardes. Maintenant, l'embarcation continue d'avancer sans la moindre visibilité. C'est alors que le Seieibushi aperçoit une silhouette à travers l'épais brouillard. Une silhouette humaine de petite taille. Un jeune garçon. Le bateau s'arrête.

Seieibushi fixant du regard le garçon : Tiens donc... Tu es toujours vivant... Les loups ne t'ont pas trouvé à leur goût...

Hideaki le regard noir, les pieds sur l'eau : Vous auriez du me tuer quand vous le pouviez... A présent... C'est votre tour...

Aussitôt, deux formes monstrueuses surgissent hors de l'eau, de part et d'autre de l'embarcation. Des dragons. Des dragons aqueux. Ils rugissent et s'abattent sur les samouraïs encore en vie. Le Seieibushi parvient quand à lui à esquiver de justesse l'assaut. Mais ses équipiers n'ont pas eu cette chance. La barque est maintenant inondée de sang.

Seieibushi : Le gamin se rebelle à ce que je vois. C'est bien, tu as donc compris que ce monde n'est pas fait pour les faibles...

A ce moment, le Seieibushi envoie une décharge de chakra à l'aide de son nouveau katana. Hideaki totalement surpris ne parvient pas à esquiver complètement. Une profonde entaille apparaît sur sa cuisse droite. Il saigne abondamment. Il grimace. Il pose sa main sur sa blessure pour limiter l'hémorragie. Il baisse sa garde. Profitant de l'ouverture, le Seieibushi réitère son attaque. La blessure d'Hideaki limite ses possibilités. L'onde de chakra est à présent pratiquement sur lui. Hideaki ferme les yeux, puis disparaît sous la surface de l'eau.

Seieibushi circonspect : Tu ne t'en tireras pas comme ça espèce de fuyard !

Il regarde le plan d'eau. A part quelques ondelettes à la surface causées par l'embarcation, rien. Rien à part son propre reflet. L'atmosphère est redevenue étrangement calme.

Soudain, une gigantesque gerbe d'eau apparaît sous la coque de l'embarcation la propulsant à une dizaine de mètre en hauteur puis dans les branches d'un épicéa en bordure du plan d'eau. Sous un énorme fracas, le Seieibushi tombe sur le sol, légèrement sonné par la chute. Mais il se relève promptement.

Seieibushi parlant fort : Pas mal... Je reconnais que tu es un adversaire digne d'intérêt... Maintenant, fini de jouer à cache-cache. Montre-toi si tu es un homme !

L'eau se met à frémir. Les vaguelettes deviennent plus prononcées. Puis un tourbillon se forme. C'est alors qu'un dragon aqueux, d'un tout autre calibre que les deux précédents émerge de l'eau. En s'élevant dans les airs, il se met à tournoyer sur lui-même. Le Seieibushi si sûr de lui auparavant commence à douter.

Seieibushi : Hmmm... Ça ne me dit rien qui vaille...

Le Seieibushi se retourne et se met à courir dans la direction opposée au plan d'eau. Mais le dragon aqueux vient déjà de commencer la poursuite. Sur son passage, les arbres sont déchiquetés, déracinés. Les branches voltigent. Le Seieibushi souffle comme un buffle. Il sent la froideur de l'écume dans son dos. La gueule du monstre effleure son armure. Elle s'ouvre et s’apprête à engloutir le samouraï. Le Seieibushi trébuche. La menace passe au-dessus et disparaît. Le Seieibushi vient de buter sur un coffre... A l'autre bout, Hideaki s'approche, en marchant. Il a en ligne de mire le Seieibushi écroulé sur un coffre qui a du être expulsé de l'embarcation pendant son vol plané dans les airs.

L'heure de la vengeance d'Hideaki est proche. Cette ordure va payer pour ses crimes. Il va payer. Pour son père. Pour sa mère. Il ne s'en tirera pas cette fois-ci. Hideaki aimerait que ce monstre souffre. Que cette abomination hurle de douleurs. Que cette pourriture connaisse les mille tortures... Hideaki pense à des rochers. Il pense à l'écrasement... C'est alors que deux quarts de sphère en pierre sortent du sol de part et d'autre du Seieibushi. Elles grandissent jusqu'à hauteur d'homme. Puis elles se referment l'une contre l'autre. Lentement. Prenant le corps du Seieibushi en étaux. Dans quelques secondes, ce criminel ne sera plus que de la bouillie. Elles se rapprochent petit à petit. Lentement mais surement. Le Seieibushi est à bout de souffle. Il essaie de se relever en prenant appui sur le coffre qui se trouve devant lui, mais ses forces l'ont quittées. Les quarts de sphère sont pratiquement au contact l'une de l'autre. Puis se referment complètement dans un craquement morbide. Quel est donc ce pouvoir effrayant d'Hideaki ?

Le jeune garçon tombe à genoux de fatigue. C'est terminé... Il s'est vengé... Mais c'est alors qu'un bruit sourd se fait entendre. Une petite fissure apparaît sur la roche. Puis, la fissure s'agrandit à toute allure. Soudain, une grande explosion retenti. Hideaki relève la tête pour observer ce qu'il se passe. Quelque chose d'effrayant est en train d'apparaître sous ses yeux... Est-ce la mort ?

Hideaki semble doté de dons hors du commun. Mais en face de lui, le Seieibushi semble ne pas avoir dit son dernier mot...

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MessagePosté le: Mer 09 Jan 2013, 7:06 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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EPISODE 18 : L'Esprit et les Ténèbres

Dans une petite pièce sans fenêtre faiblement éclairée par une bougie. Une table. Une bassine d'eau. une jeune femme est assise, immobile. Elle est blonde platine. Les yeux bleus argentés. Un visage d'ange, tuméfié et recouvert d'ecchymoses. La veste noire est lacérée au niveau du dos. Des traces de fouet. Ses mains sont solidement attachées dans le dos par les poignets. Son visage est sans expression. Son regard est vide. En face d'elle, un homme chauve.

Interrogateur d'une voix faussement détendue : Reprenons du début... Pour qui travaillez-vous ?

La jeune femme reste muette.

Interrogateur menaçant : Il serait dommage qu'une femme aussi jolie soit l'objet de tant de brutalités... Mais vous n'avez pas l'air de vouloir coopérer...

Deux gardes tout en muscle sortent de l'ombre et s'avancent de chaque côté de la jeune femme. Ils saisissent la tête de la jeune femme par les cheveux et la plongent dans la bassine remplie d'eau en face d'elle. Elle tente de se débattre en vain. Ses cris sont étouffés. Des bulles d'oxygène remontent à la surface. Le temps s'écoule. Les secondes passent. Puis les minutes... Enfin, tirée violemment par les gardes, la tête de la jeune femme sort de l'eau. Son souffle est haletant. Son teint est livide, presque bleu.

Interrogateur : Je réitère ma question... Pour qui travaillez-vous ?

Toujours pas de réponse.

Interrogateur : Hmmm... Vous êtes une dure à cuire à ce que je vois...

L'interrogateur fait place nette sur la table. D'un revers de main, il jette la bassine d'eau sur le sol. Elle se renverse. Le liquide s'étale et s'assèche par la porosité du sol. Puis l'interrogateur dépose un objet curieux sur la table. On dirait un bouclier en forme de magatama, la surface y est parfaitement plane et polie à tel point qu'on peut y voir son image, comme un miroir.

Interrogateur : Nous savons déjà plusieurs choses à votre sujet. Nous savons que vous n'êtes pas de ce Pays. La qualité de vos deux katanas en sont une preuve irréfutable. Nous savons que vous êtes venue ici pour nous espionner. Votre tenue et votre masque en sont la preuve. Nous pensons que vous travailler pour un corps d'élite d'un pays majeur. Votre capacité tout à fait impressionnante au combat le démontre. Donc comme vous pouvez vous en rendre compte, nous savons déjà beaucoup de chose à votre sujet. (marquant une pause) Considérez que nous révéler votre identité et pour qui vous travaillez n'est pas une trahison mais simplement un coup de pouce au cours naturel des choses.

La jeune femme reste enfermée dans son mutisme.

Interrogateur : Très bien... Vous avez du cran je dois le reconnaître. Et ce d'autant plus que vous êtes une femme... Vous voyez le miroir qui est devant vous ?

La jeune femme jette un oeil à la surface du miroir en forme de magatama. Elle aperçoit sur son visage ses hématomes sur ses joues, du sang séché au coin des lèvres, des boursouflures sur l'arcade sourcilière. Elle aperçoit le plafond. Le plafond devient rouge, le sol devient noir, le temps s'arrête et sa vision se déforme.

Elle se retrouve le long d'une rivière. L'eau est écarlate comme le ciel. Tout autour d'elle, les cerisiers en fleur sont sombres comme l'ébène. Les corbeaux lancent leurs crient stridents. Elle fait face à un jeune homme. Il lui est familier. Leurs visages se touchent presque. Le jeune garçon a l'air de lui parler. Sa voix est faible.

Jeune garçon : Chut !... Sèche tes larmes... Dans ce monde cruel, un jour tu en auras besoin...

Sa vision se déforme à nouveau. Le lieu est différent. L'ambiance est la même. De noir et de rouge.

Elle est au milieu d'un groupe d'individus. Ils sont tous habillés comme elle. Revêtus d'une longue veste noire, le visage recouvert par un masque blanc. Un homme leur fait face sur une estrade. Il est habillé d'une tunique violette brodée de fils d'or. Sur sa tête une coiffe brune.

Père Shinmura : Vous êtes désormais des Agents à part entière de l'Ombre. Les deux années que vous avez passé à vous entraîner ont été difficiles, j'en suis conscient. Mais elles ne seront pas vaines car vous n'êtes rien de moins que le futur de ce monde. Un monde stable, un monde de paix a besoin de grands guerriers, capables de tout pour protéger celles et ceux qui leur sont chers. Aujourd'hui, nous n'avons rien de cela. Ceux qui étaient jadis la fierté de la nation, ne sont plus que des criminels, des brigands ou des mercenaires. L'ordre des samouraïs est décadent. Leur code de l'honneur a été bafoué. Sa fin est proche. Vous êtes la relève. Vous êtes les Agents de l'Ombre.

Vous avez survécu à l'Epreuve finale. Mais cela aurait pu être votre partenaire. Vous le savez. Ce qu'il faut en retenir est la chose suivante. Le sacrifice est le propre d'un Agent de l'Ombre. Votre faiblesse est la lumière. Votre force sont les ténèbres. C'est ça la véritable nature d'un Agent de l'Ombre. De nombreux Agent de l'Ombre sont morts ainsi... Vos partenaires d'entrainement ne sont pas les seuls. Sachez-le, les subtilités ne mènent à rien. La Paix est à ce prix.

Le Père Shinmura continue de parler mais sa voix est devenue inaudible. La vision se déforme. Le lieu est différent. L'ambiance est la même. De noir et de rouge.

La jeune femme se retrouve une nouvelle fois aux milieux d'autres individus, mais cette fois-ci en armure de samouraïs. Elle est la seule femme parmi une dizaine d'hommes. Un homme de forte carrure leur fait face et prononce un discours.

Général Homura : Félicitation ! Vous venez d'être sélectionnés pour faire partie du nouveau Service de Renseignement du Shogun du Pays du Feu. Une section spéciale dans le corps des samouraïs qui n'a pas l'habitude des pratiques de l'espionnage. Mais les mœurs évoluent hélas. Nous devons utiliser les mêmes armes que nos ennemis. Pour marquer votre nouvelle incorporation dans ce service, nous avons déjà une mission pour chacun d'entre vous...

La vision se déforme. Le lieu est différent. L'ambiance est la même. De noir et de rouge.

Il fait nuit. Dans la forêt, elle est assise autour d'un feu de camp avec deux autres samouraïs. Des hommes. Il fait froid, c'est l'hiver. Le cercle est resserré autour de la flamme pour préserver la chaleur. Une discussion se lance pour occuper le temps.

Premier samouraï : Je me demande bien pourquoi le Shogun souhaite qu'on aille espionner cet orphelinat de Suna. Si loin de chez moi, et pour cette solde de misère... Vraiment, j'aurai plutôt du faire dans la restauration de ramens comme mon oncle...

Second samouraï : C'est clair que c'est vraiment un boulot de galérien. Avec ma solde, je n'ai même pas de quoi intéresser une fille en âge de se marier. (jetant un œil vers la jeune femme) Dis-moi jeune femme, t'es plutôt canon je trouve...

C'est alors que la main du second samouraï vient se poser sur la cuisse de la jeune femme.

Jeune femme d'un ton ferme : Retire immédiatement cette main.

Second samouraï : Allez, c'est juste pour passer du bon temps. Ça restera entre nous...

Soudain, un hurlement éclate dans les bois. Du sang dégouline de la main droite du second samouraï.

Second samouraï tremblant : Mais t'es complètement folle ! Regarde ce que tu viens de faire à ma main. Elle est pratiquement sectionnée... On fait partie de la même équipe ! C'était juste pour s'amuser...

Jeune femme toujours aussi calme, rengainant son katana : Il faut croire que nous n'avons pas le même sens de l'humour...

Premier samouraï observant la scène en spectateur : Bon, je crois qu'il est l'heure...

Une heure plus tard, le trio pénètre dans une grande résidence par une fenêtre qui était négligemment entre-ouverte. Il fait sombre. Pas un bruit. Tout le monde dort. La jeune femme est en retrait. Elle dégaine deux katanas de son dos. Deux sifflements. L'air qui se fend. Des gémissements de douleur. Les deux samouraïs qui accompagnent la jeune femme sont à terre. Baignant dans le sang, en train d'agoniser.

Premier samouraï regardant la jeune femme : P... Pourquoi... ? Qui es-tu ?... P... Pourquoi...

La jeune femme enfile une longue veste noire et ajuste un masque blanc sur son visage. De sa sacoche elle sort quatre boules noires munies d'une petite ficelle qui dépasse. Sans faire un bruit, elle parcourt la grande bâtisse où dorment encore une centaine d'orphelins. Puis, elle sort. Une grande explosion retenti. Le ciel s'illumine. Les flammes dévorent l'orphelinat de Suna. Tout ce qu'il y a de planches, de poutres, de portes et de fenêtres partent en fumée. Elle entend des cris. Des cris horribles. Ceux qui vous prennent au ventre. Des cris de détresse, ceux des enfants. Elle marche en s'éloignant du brasier. Elle retire son masque. Ses cheveux ondulés flottent dans l'air brûlant. Et sur son visage, une larme coule.

Enfermée dans ce monde étrange, le passé remplit de violences de la jeune femme se révèle peu à peu. Parviendra-t-elle à s'en libérer ?

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yahiko
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MessagePosté le: Jeu 10 Jan 2013, 8:54 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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EPISODE 19 : L'Expérience

Dans une grande salle creusée dans la roche se trouve deux individus. Un frère et une sœur. L'un est debout tandis que l'autre est assise devant un instrument de musique. Non loin, derrière un autel en ivoire de couleur nacre, un invité non autorisé se cache.

Mithra essayant de garder son naturel : Et bien... Je me demandais si la rencontre avec les clients s'était bien déroulée.

Yasha toujours suspicieux : Hmmm... Rien de spécial, comme d'habitude... Au fait, pourquoi as-tu arrêté de jouer de la musique ?

Mithra soupirant : Je suis un peu fatiguée. J'ai besoin d'un peu de repos.

Yasha : Dans ce cas, pourquoi ne retournes-tu pas dans tes appartements ?

Mithra : Je préfère rester... Je pense que la fatigue n'est que passagère.

Yasha : Hmmm... Tu me caches quelque chose...

Mithra : Non, rien je t'assure.

Masaru caché derrière l'autel entend toute la conversation. Imperceptiblement, il tremble. Yasha s'avance. Il s'approche de l'autel. Masaru entend les pas venir. Il tente de se blotir sous la dalle de l'autel et retient sa respiration. Yasha continue d'avancer. Il se trouve à présent juste devant l'autel. Il pose sa main droite sur la dalle. Il la fait glisser pour atteindre une dague, un poignard en forme de magatama. Il le saisit. Le porte devant son nez. Avec sa main gauche, son index se met à effleurer le tranchant de la lame courbe, de la pointe en descendant jusqu'à la poignée. Une goutte de sang perle sur son index où une petite coupure apparaît. Avec sa langue, il lèche son sang comme pour le goûter.

Yasha : Au fait... Qu'as-tu fais de ton... petit ami ?

Mithra rougissant : Hmmm... C'est à dire qu'il est parti... Il n'est plus dans le centre...

Yasha : Les histoires d'amour les plus belles sont sans doute les plus courtes... C'est mieux ainsi...

Masaru toujours coincé sous l'autel, commence à avoir des crampes. Il ressent une sensation de picotement dans ses jambes. Il tente de se repositionner mais sa tête cogne la dalle de l'autel. Un léger bruit sourd se fait entendre...

Yasha l'air inquisiteur : Hmmm... Qu'est-ce que c'est ?...

Mithra cachant son angoisse : Euh... De quoi veux-tu parler ?...

Yasha : J'ai cru entendre un bruit...

Mithra : C'est peut-être mon ventre qui gargouille...

Yasha secouant la tête, pas convaincu : J'ai l'impression que ça venait plutôt de l'autel...

Masaru est terrorisé. Il tente par tous les moyens de garder son sang froid. Il ne doit pas bouger, pas faire le moindre bruit. Poignard à la main, Yasha s'apprête à se baisser pour regarder sous l'autel. Une goutte sueur perle sur la tempe de Mithra. Masaru peut entendre la respiration de Yasha. Il voit les pieds du frère de Mithra. Son ombre grandit. Elle est proche. Soudain, une voix aïgue résonne dans la grande salle.

Gladys : Yasha-sama, les préparatifs sont terminés ! Nous pouvons commencer quand vous le voulez.

Yasha renonce à regarder sous l'autel. Il se relève, repose le poignard en forme de magatama sur la dalle et se tourne vers Gladys.

Yasha s'essuyant les mains : Hmmm... C'est une bonne nouvelle... Démarrons dès à présent.

Une dizaine de gardes entre dans la grande salle, escortant un individu portant une veste blanche ornée de neuf magatama sur le dos. De ses cheveux blonds dépassent deux petites cornes. Ses yeux bleus semblent sereins, sans colère ni tristesse. A son cou pend un collier portant six osselets en forme de magatama. Ils remuent au rythme des pas de Rikudou. Ses mains ligotées dans le dos, il avance vers une grande stèle de pierre sur laquelle des assistants l'attache avec des chaînes en bronze. Yasha s'approche du prisonnier.

Yasha faisant de grands gestes avec ses mains : Je suis un peu triste qu'une personne aussi pieuse que vous puissiez l'être ait à subir un tel sort. Considérez ce qui vous arrive comme une épreuve supplémentaire avant de s'affranchir du Samsara*.

Rikudou : Le Samsara n'est pas forcément une malédiction.

Ce timbre de voix, Masaru la reconnait. C'est le Sage. Que fait-il à cet endroit ?

Yasha marchant lentement autour de Rikudou : Il est dit clairement dans les textes sacrés que les hommes doivent tenter d'échapper au cycle des réincarnations.

Rikudou : Les textes ne sont qu'un commencement, mais ils ne peuvent dicter le destin des hommes. La vie de chacun est un long chemin pour se libérer de la Loi.

Yasha s'arrêtant de marcher et faisant face à Rikudou : Dire que je vous prenais pour une personne pieuse. Vous êtes en fait un hérétique et un rêveur ! Croire que les gens ont la force pour se sortir de leur condition pathétique... Nous ne vivons pas dans le même monde. Regardez autour de vous. Tout n'est que violence, guerres et tristesse. La seule solution est de craindre nos dieux et de suivre les textes à la lettre.

Rikudou : Il n'est dit nul part que la voie de la sagesse est simple et rapide. Cela demandera du temps. Des générations et des générations certainement.

Yasha : Il ne faut pas compter sur un hypothétique éveil des consciences. La morale ne fonctionne pas. Seule la peur est la solution. Seule la peur est la solution à la Paix...

Rikudou : Ce n'est plus la Paix dans ce cas, mais l'oppression permanente.

Yasha scrutant le visage de Rikudou : Écoutez, vous m'êtes sympathique... Je vais vous faire une révélation... Savez-vous ce que nous faisons ici, au Soleil Noir ?

A ces mots, sous l'autel, Masaru sursaute. A-t-il bien entendu "Soleil Noir" ? Lui et Rikudou seraient-ils coincés dans le repaire de cette organisation de terroristes ? Il aimerait sortir la tête de sa cachette et voir ce qu'il se passe, mais le courage lui manque. Masaru est paralysé par la peur.

Rikudou : Sous prétexte d'agir au nom des Dieux, il est évident que vous n'êtes au final qu'un vulgaire marchand de mort.

Yasha faisant la moue : Vous me décevez l'ermite. Vous pensez que nous vendons nos services et nos produits au plus offrant juste pour gagner de l'argent ? Ça serait faire une bien grossière erreur. En y réfléchissant, je me dis que nous partageons le même but en fin de compte.

Rikudou : Continuez, je suis curieux d'entendre votre discours sophistique...

Yasha levant les bras : Ici, au Soleil Noir, nous voulons la Paix dans le monde.

Rikudou : Hmmm... C'est surprenant...

Yasha ignorant la réaction de Rikudou : Savez-vous pourquoi un pays prend la décision d'attaquer un autre ?

Rikudou : J'ai bien quelques idées, mais je préfère vous laisser continuer...

Yasha : Je ne vous parle pas des causes de l'animosité qu'il peut exister entre deux pays. Pour ça, les raisons peuvent être nombreuses et s’additionner. Mais je vous parle de la décision, du moment où un chef militaire déclare la guerre... S'il le fait, c'est qu'il croit intimement en ses chances de l'emporter avec des pertes raisonnables.

Rikudou : Jusque là, je vous suis...

Yasha serrant son poing : Là où j'en arrive au but du Soleil Noir, c'est de développer une arme si puissante et dévastatrice que sa riposte sera mortelle pour son ennemi. En attendant ce moment, notre commerce d'armes nous permet de financer nos recherches.

Rikudou : Je vois... Une arme de destruction massive dissuadant n'importe quel attaquant... Vous pensez pouvoir vaincre le mal par le mal...

Yasha : Vous n'avez pas vu l'horreur. La faim ou le désespoir. Vous n'avez pas vu vos parents, votre famille, votre clan et votre peuple se faire massacrer pour quelques hectares de terre. Des mots comme épuration ethnique, génocide, charniers ne sont que des concepts, des entrées dans un dictionnaire avec une définition comme tous les autres mots. Vous n'avez pas ressenti ces mots dans votre chair ni dans votre sang.

Rikudou : J'ai vu bien des choses. Tant et si bien que vous en seriez étonné. Mais votre projet ne changera rien. Les hommes continueront de se combattre tant que leur cœur sera guidé par l'avidité, le ressentiment ou la haine. Votre projet ne s'attaque pas à la cause des causes...

Yasha : Quand les peuples verront la puissance de notre futur arme, ils trembleront de terreur. Terrorisé par la possibilité de leur propre destruction, le monde entier déposera les armes. Je vous le dis. Que vous me croyez ou non m'importe peu.

Yasha s'adressant à Gladys qui se tient à proximité : Je crois qu'on a assez perdu de temps comme cela. Passons aux choses sérieuses.

Des assistants approchent de Rikudou. Ils portent des objets bizarres entre les mains. De longues barres en métal noir. Chaque extrémité y est tranchante.

Gladys : Hmmm... Cela risque de vous faire un peu mal...

Les lames noires effleurent la peau de Rikudou au niveau des jambes, des bras et de l'abdomen. Le métal est terriblement froid. Et une migraine s'installe.

Rikudou grimaçant : Mais... quel est ce métal ?

Gladys : C'est un secret ! La seule chose que je peux vous dire c'est que ce métal a des propriétés spéciales sur le chakra...

D'un coup sec, les assistants enfoncent les différentes barre de métal noir dans la chair de Rikudou. La douleur physique est atroce. Il tente de contenir les cris de douleur mais en vain.

Masaru révolté par le cri de Rikudou parvient à surmonter sa peur. Il sort sa tête de sa cachette pour observer les mutilations faites sur son maître. Il est fou de rage. Mais que peut-il faire ?

Rikudou respire fort. Il se concentre. Puis progressivement, il parvient à contenir la douleur. C'est alors qu'un autre phénomène se produit. Inattendu. La circulation de son chakra s'emballe, puis ralentie, et accélère de nouveau. Elle devient chaotique. Sa vue se trouble. Son ouïe baisse. Son odorat s'évanouit. Il ne sent plus son corps. C'est alors qu'il ressent une présence...

Dans la grande salle dans les profondeurs du Soleil Noir, une expérience unique se déroule, au dépend de Rikudou et qui sait du monde entier...

* Cycle des réincarnations dans la religion bouddhiste

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