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yahiko
Genin


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MessagePosté le: Dim 13 Jan 2013, 7:33 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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EPISODE 20 : Descente Aux Enfers

Dans une grande salle creusée dans la roche, dans le repaire du Soleil Noir, une expérience mystérieuse se déroule. Le corps de Rikudou est enchaîné à une stèle en cristal. Des barres de métal noir transpercent à présent ses deux jambes, ses deux bras et son abdomen. Il saigne abondamment. Au milieu d'une armée d'assistants, deux individus suivent l'évolution de cette expérience. Un homme vigoureux recouvert d'une armure flamboyante d'or et d'argent et une femme aux cheveux roses munis de deux couettes.

Yasha circonspect : Comment se présente la synchronisation ?

Gladys embarrassée : Euh... Pas très bien... Ses signes vitaux sont très faibles. Son pouls est à peine perceptible.

Yasha dissimulant sa colère : Encore un échec...

Gladys soupirant : Hmmm... Il reste encore un peu d'espoir... Tant qu'il est encore vivant...

L'obscurité est totale. Rikudou est dans le noir. Pas la moindre parcelle de lumière. Il ne distingue ni le sol, ni le plafond mais il n'est pas seul. Une présence qu'il ne saurait qualifier n'est pas loin. Il fait quelques pas dans cet univers surprenant. Pas un bruit. C'est alors qu'une voix se fait entendre. Une voix grave, caverneuse, venant d'outre-tombe.

Voix : Bienvenue... Rikudou...

Rikudou d'une voix forte : Qui êtes-vous ?

Le silence. Au bout de quelques secondes, Rikudou a l'impression qu'on l'observe. Il se retourne. A ce moment un regard le contemple. Deux yeux immenses le fixent intensément. Ils flottent dans les airs. La pupille est étrange. Des cercles concentriques y sont dessinés et donnent une sensation d'infini. Rikudou lève la tête et fait face à ces yeux singuliers. Puis, il réitère sa question.

Rikudou : Qui êtes-vous ?

Toujours pas de réponse. Juste un rire sarcastique suivi d'un silence. Soudain, le sol se dérobe sous les pieds de Rikudou. Il tombe dans le vide. Tout est encore obscur. Quelle étrange sensation de tomber sans voir ce qui l'entoure. Rikudou garde son calme. Il ferme les yeux. Des veines se mettent à gonfler au niveau de ses tempes. Puis il rouvre à nouveau ses paupières. Ses pupilles sont toutes blanches.

Rikudou : Byakugan !

Il regarde dans tous les sens. Rien de spécial. Ce qui était l'obscurité auparavant l'est tout autant avec son dojutsu activé. Juste les ténèbres pour unique horizon. La chute s'accélère. Son corps tourne dans tous les sens comme un pantin désarticulé. Sa vitesse doit être considérable à présent. Rikudou se concentre et s'enveloppe de chakra pour se stabiliser. Même si la chute se poursuit, à présent le corps de Rikudou ne tournoie plus dans tous les sens. Il est tête en avant tel un plongeur.

C'est alors qu'un point lumineux apparaît au loin. Il grossit de plus en plus. De plus en plus vite. C'est une ouverture, une sorte de tunnel. Quelques instants plus tard, Rikudou plonge à l'intérieur de ce passage. Les parois y sont bizarres. Gluantes et visqueuses. L'odeur est suffocante. Celle de la matière organique en décomposition. Les parois semblent bouger. Des formes allongées comme des tentacules émergent. Des bras recouverts de sang s'animent puis se précipitent sur Rikudou. De multiples mains aux ongles crochus tentent de saisir le Sage et de l'écrabouiller. En chute libre, Rikudou s'efforce de se mouvoir dans l'espace et ainsi esquiver ces emprises mortelles.

Le visage recouvert de sueur, le Sage continue sa chute infernale dans cet environnement torride. Sans lui laisser le moindre répit, pendant que les bras morbides continuent de sortir des parois et d'attaquer Rikudou, des geysers de flammes surgissent du fond du néant. En s'approchant de Rikudou, les flammes brulantes se transforment en silhouettes. Des visages d'effroi, des visages enflammés de femmes défigurées sur lesquels s'y lit la colère, la haine et la vengeance éternelle. Leurs yeux, terriblement vides, ont désigné un coupable et un seul, Rikudou. Une seule sentence, le bûcher. Ce nouvel assaut est fulgurant. Il ne pourra pas être esquivé ou contré par du taijutsu.

Rikudou : Suiton... Suishouha*

La fournaise environnante se rafraîchit. De nulle part, une immense colonne d'eau se forme autour de Rikudou. Aussitôt, il exécute de nouveaux sceaux avec ses mains.

Rikudou : Suiton... Amemasu no jutsu**

Cette fois, la colonne d'eau grandi pour atteindre une taille démesurée. Une bulle géante se forme et prend l'aspect d'une sorte de poisson. La protection aqueuse qui entoure le Sage parvient à absorber les flammes en forme de têtes humaines. La chute continue et s'accélère encore et toujours. Les bras tentaculaires qui sortaient des parois se raréfient. Le danger semble écarté.

Mais les parois qui étaient rouge vif deviennent plus sombres. L'odeur de pourrissement laisse place à celle du souffre. Les cris de douleurs des âmes enflammées se sont tuent. Juste le son de l'onde de la chute de Rikudou fendant l'air. Mais un autre bruit se mélange au précédent. Une sorte de grondement lointain, mais puissant. Une étoile brille à l'horizon. Rikudou se met sur ses gardes.

Ce qui ressemblait à une étoile s'approche et grandit. Ca bouge. Rikudou croit distinguer deux grandes ailes de part et d'autre d'une masse rouge. Cette masse rouge écarlate a une tête effrayante. Allongée, anguleuse, munie de deux cornes. Et de ses quatre membres musculeux sortent des griffes redoutables. Sur son dos des épines longues, effilées, tranchantes comme un glaive. Quelle est donc cette créature infernale ? De la fumée sort de ses narines. Ce dragon rouge ouvre sa gueule béante.

Rikudou marmonnant pour lui-même : Il va falloir tenir bon...

Un puissant jet de flamme sort de la gueule du dragon rouge. Des flammes à la fois denses et brûlantes. La chaleur devient insupportable y comprit à l'intérieur de la bulle d'eau entourant Rikudou. Le feu enveloppe complètement la protection aqueuse. Rikudou suffoque. L'eau s'évapore instantanément sous la chaleur et la pression des flammes. Le Sage est sur le point de se transformer en torche vivante. La situation est critique. Rikudou inspire profondément, ferme les yeux et dessine rapidement quelques mudras avec ses mains.

Rikudou : Suiton... Bakusui Shouha***

Les parois se mettent à trembler. Les flammes se mettent à refluer. Une force d'une puissante considérable fait opposition à ce terrible feu. Une vague gigantesque prend forme et s'élève sous les pieds de Rikudou. Puis cette vague sous son propre poids déferle à toute allure dans l'abime. Les flammes continuent de sortir de la gueule du dragon rouge, mais elles reculent. Elles perdent du terrain tant et si bien que le tsunami provoqué par Rikudou finit par engloutir le feu et la bête venue tout droit des Enfers. La créature emportée par les flots disparaît corps et bien dans un hurlement impressionnant.

Cette menace est repoussée, mais la chute de Rikudou se poursuit. A présent, sa vitesse est telle que le frottement avec l'air commence à s'enflammer, comme une météorite. Ses précédentes luttes l'ont épuisé. Rikudou a désormais du mal à maintenir sa stabilité. Il commence à vriller dans tous les sens. Malgré tout, il parvient à distinguer à l'horizon ce qui semble être le sol parcouru par des rivières de lave. Le spectacle pourrait être magnifique si sa vie n'était pas en jeu. Le sol s'approche à une vitesse folle. Rikudou ne peut rien faire. L'impact est inévitable. Une étoile filante se dessine dans les airs. Une énorme explosion se faire entendre. Un cratère impressionnant vient de se former au niveau de l'impact de Rikudou sur le sol.

Au milieu de ce trou énorme, Rikudou gît immobile recouvert de cicatrices et d'hématomes. Puis, au bout de plusieurs secondes, sa main droite se met à frémir. Il est en vie. Il tousse et crache du sang et de la terre. Il tente de se lever mais une douleur atroce dans ses jambes le foudroie. Le Sage grimace. Très certainement des fractures.

Au loin, entouré de fumée, un temple aux tons sombres tout en hauteur se dresse et domine les plaines de lave. A son entrée principale se dresse une porte immense faites d'os humains. Dans un grincement aiguë, elle s'ouvre lentement.

Au même moment, Rikudou tente de s'extirper du cratère à l'aide de ses deux bras, en rampant malgré la douleur au niveau de ses jambes. L'air chargé de souffre et d’ammoniac est difficilement respirable. Le souffle du Sage est bruyant. Il tente d'économiser ses forces au maximum. Pas de geste inutile. Mouvement après mouvement, centimètre après centimètre, il commence à sortir du cratère. Alors que ses deux petites cornes au sommet de son crâne s'apprêtent à sortir du trou géant que le corps de Rikudou est happé par quelque chose. Une sorte de liane gluante et baveuse d'un rose foncé. Elle l'entoure très fermement au niveau du torse et commence à trainer le corps du Sage à même le sol, comme du bétail. L'étreinte est telle qu'elle empêche presque Rikudou de respirer.

L'abrasion des cailloux et des rochers déchire en partie la veste de Rikudou jusqu'à la peau. Le Sage tente de faire fit de la douleur. Il a connu pire. Mais la situation n'est guère réjouissante. Le voilà prisonnier d'une sorte de liane vivante sortie de il ne sait où et qui le traine à travers les plaines de lave de ce milieu clairement hostile. En bougeant la tête, il aperçoit ce temple tout en hauteur entouré de fumée noire. Il voit la porte mortifère réalisée à partir d'un assemblage macabre de tibias, de côtes, de crânes et tout ce que le corps humain peut comporter d'os. Telle une mâchoire, la porte s'ouvre. Rikudou toujours ligoté par cette étrange liane est traînée à travers différentes pièces de ce mystérieux temple. Il y observe une sorte de procession. Des hommes, des femmes et des enfants, la tête baissée avancent pas à pas en file indienne en marmonnant des paroles incompréhensibles. Leur visage est vide de toute expression. Quant à lui, il dépasse tous ces gens qui ont l'air d'avoir déjà trop vécu.

C'est alors que la liane l’emmène dans une salle à l'atmosphère différente des précédentes de par sa taille démesurée et de par son ambiance. Des tapis en peau humaine, des corps décapités en guise de statues, un trône imposant en forme de squelette. Et assis sur celui-ci, un personnage inquiétant.

Sa carrure est inhumaine. Un colosse enveloppé d'une longue veste rouge. Il porte une couronne noire indiquant qu'il s'agit sans nul doute du maître des lieux. Son visage inspire la peur. Un léger sourire qui laisse apparaître des dents pointues. Une peau pâle tirant sur le bleu. Ses arcades sourcilières disproportionnées font ressortir un regard que Rikudou a déjà vu. Ces yeux... Ces pupilles... Ces cercles concentriques... Rikudou se rend compte que ce qu'il croyait être une liane est en faite la langue de ce personnage. Ce personnage qui s'avère être rien de moins que le Roi des Enfers.

Roi des Enfers d'une voix gutturale : Tiens donc... Un prêtre à cet endroit... Et si tôt... Enfin... Cela me change de la monotonie habituelle du Naraka**** !

Rikudou toujours suffocant de part l'emprise de la langue entourant son torse : Où suis-je ?

Roi des Enfers méprisant : Comment ça ? Quelle insolence ! Ici misérable mortel, c'est moi qui pose les questions ! Tu es à la fin de ton existence. Tu es face au Jugement Dernier... Une question je vais te poser. Une question pour accéder au monde supérieur du Samsara ou pour être damné à jamais...

Rikudou : Je vois... Vous êtes probablement Yama, le Roi des Enfers...

Roi des Enfers : Je vois que tu es perspicace, mais vraiment trop bavard...

Sur ces mots, la langue du Roi des Enfers se délie. Rikudou peut à nouveau respirer normalement. Mais à peine le temps de reprendre son souffle qu'une sensation étrange prend Rikudou à la gorge. Sa langue... Sa langue gonfle et s'étire. Sa mâchoire s'ouvre contre sa volonté. Que se passe-t-il ? En face de lui, la langue du Roi des Enfers prend la forme d'une grande main attrapant la langue du Sage. La langue étirée comme un élastique, Rikudou est à présent à la merci de Yama.

Roi des Enfers : Voici donc venue l'heure du Jugement Dernier. Une question et une seule. Tu devras y répondre de la façon la plus juste possible. Si tu échoues, tu seras mon esclave pour l'éternité dans le Naraka.

Un long silence s'installe dans la salle du trône du Roi des Enfers. Rikudou est à genou. La bouche ouverte, sa langue saisit par Yama.

Roi des Enfers sur un ton solennel : Rikudou... Ta sagesse est louée par de nombreux mortels... Tes connaissances dans les mystères de ce monde sont étendues. Oui, très étendues... Cela se sait même parmi les Divinités du Samsara... Mais sauras-tu répondre à cette question ?... Rikudou... Qui es-tu ?

La fin de Rikudou est-elle proche ? Ce sera bien le cas si le Sage ne parvient pas à répondre à la question du Roi des Enfers.

* Collision Aqueuse
** Technique d'Amemasu (Poisson-baleine du folklore japonais)
*** Vague Explosive
**** Monde équivalent aux Enfers dans la religion bouddhiste

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Fanfic Rikudou : Au temps des Six Chemins
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yahiko
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MessagePosté le: Mar 15 Jan 2013, 12:11 am    Sujet du message: Répondre en citant

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EPISODE 21 : Qui suis-je ?

Une belle journée d'été. Le ciel est sans nuage, d'un bleu pur. Les rayons du soleil étincellent sur la surface d'un lac perdu au milieu des montagnes du Pays des Tourbillons. Au centre de cette petite étendue d'eau calme, flotte une petite habitation en bois. Elle ressemble à un temple en miniature.

Autour du lac, les branches des arbres remuent paisiblement dans la brise légère. Non loin, un saule à moitié immergé domine une petite barque. Un vieil homme et un jeune garçon s'y tiennent assis, canne à pêche à la main, silencieux. Le vieil homme est complètement chauve et porte une tunique de moine grise. Ses rides et sa longue barbe trahissent son grand âge. Le jeune garçon a les cheveux mi-long, de couleur blanche, un peu désordonné. Les deux personnages ont rigoureusement la même posture, immobile comme des statues de pierre.

Cela fait déjà plusieurs heures qu'ils attendent qu'un poisson morde à l'hameçon. Mais toujours rien. Brisant la monotonie de la tâche, le jeune garçon interroge le vieil homme.

Rikudou : Ojisan*, pourquoi n'êtes-vous plus au Temple parmi les autres moines ?

Le vieil homme qui était presque assoupi se met à sursauter.

Grand-père se redressant : Et bien... Tu en poses de drôles de questions pour un si jeune garçon ! Hmmm... Disons que je ne croyais plus en la manière de pratiquer la foi. J'aurais pu rester par la force de l'habitude à observer les mêmes rituels, chaque matin, chaque midi, chaque soir. A faire mes prières et réciter les textes sacrés sans me soucier du reste. Oui... Cela aurait été plus confortable que la vie que je mène actuellement. Mais je me suis rendu compte que cela était un obstacle à ma quête de spiritualité.

Rikudou un peu désarçonné par la réponse : Hmmm... Que voulez-vous dire par là ? Le Temple n'est-il pas le lieu idéal pour la spiritualité et pour la religion ?

Grand-père donnant une petite poussée sur le front du jeune Rikudou à l'aide de son index et de son majeur : Tu es un malin toi !... Au fil de mes années de méditation, j'ai découvert différentes choses. Notamment, j'ai compris que la religion est à la pensée, ce que le glacier est à la rivière. Et c'est à partir de ces pensées gelées que les hommes ont bâti des temples. J'ai préféré chercher une autre voie et plonger dans le cours trouble de la rivière.

Rikudou regardant son grand-père avec perplexité : C'est à dire que vous ne croyez plus en Dieu ?

Grand-père : C'est n'est pas aussi simple, et Dieu n'est pas en cause si tant est qu'il existe. En fait, je me suis rendu compte que toutes les idéologies étaient stupides, qu'elles soient religieuses ou politiques. Leur faiblesse vient de leur construction même. Ce sont des pensées conceptuelles, abstraites. Et c'est cela qui est la cause de la division des hommes et la cause de la division de l'Homme.

Rikudou un peu gêné : Ojisan, pardonnez-moi, mais je ne suis pas sûr de vous suivre...

Grand-père riant : Ahahah ! Oui, c'est normal. Ton vieux grand-père utilise des mots bien compliqués pour un aussi jeune garçon. Je suis désolé. Je vais essayer de t'expliquer autrement. En fait l'important est de comprendre la vie dans son intégralité, pas simplement une petite partie. C'est pourquoi tu dois lire, c'est pourquoi tu dois regarder le ciel, c'est pourquoi tu dois chanter et danser, c'est pourquoi tu dois écrire des poèmes, c'est pourquoi tu dois souffrir également et comprendre que tout ça c'est la vie.

Rikudou dubitatif mais acquiesçant timidement : Je pense avoir saisit ce que vous vouliez dire...

Tout à coup, le bouchon de la canne du grand-père qui flottait paisiblement à la surface de l'eau disparaît. La ligne se tend et la canne se cabre. La barque tangue légèrement. Mais d'un vigoureux coup de poignet, le grand-père de Rikudou remonte le hameçon hors de l'eau. Un joli brochet se débat au bout de la ligne. Sans attendre, le vieil homme ramène le poisson entre ses mains. Ce dernier continue de gigoter dans tous les sens, éclaboussant au passage les deux occupants de la barque.

Rikudou : Bravo ojisan ! Voilà un beau poisson à manger pour ce soir !

Grand-père : Comment ça à manger pour ce soir ? Je n'ai pas prévu de tuer cet animal. Je vais lui rendre sa liberté.

Rikudou surpris : Ah bon ? Mais pourquoi pêchez-vous dans ce cas ?

Grand-père : Hmmm... Pour apprendre aux poissons que le monde est bien plus vaste qu'ils ne se l'imaginent. Qu'en dehors de l'eau, une autre réalité existe. Quelque part, ce brochet, c'est toi et c'est moi !

Sur ces mots, le grand-père appose la tête du poisson sur sa joue et regarde son petit-fils en ouvrant grand les yeux et en gonflant sa bouche.

Rikudou regardant ce vieil homme imitant le poisson : En effet, il vous ressemble beaucoup !

Aussitôt, le jeune garçon et le vieil homme explosent de rire ensemble. Si fort qu'ils en perdent l'équilibre. Un splash retentissant. Ils sont tombés à l'eau.

Dans une salle lugubre, le sol est recouvert de tapis en peau humaine grossièrement cousus. Des rangées de corps décapités font office de statues de décoration et au milieu, un trône imposant rappelle en tout point un squelette d'être humain. Le maître des lieux, assis sur ce macabre fauteuil tient Rikudou à sa merci. Sa langue en forme de bras agrippe très fermement celle du Sage étirée sur plusieurs mètres.

Roi des Enfers d'une voix de stentor : Alors prêtre Rikudou, qu'elle est votre réponse ? Ou peut-être avez-vous peur d'affronter le sort de tous les humains qui vous ont précédé ?

Rikudou sait que sa vie est en jeu. Il fait le vide dans son esprit. Inspire profondément.

Rikudou d'une voix basse : Tout comme le poisson... Tout comme l'arbre ou le rocher, je suis... Je suis le monde... Je suis le monde, car tout ne fait qu'un.

Le Roi des Enfers reste silencieux. Un courant d'air traverse la salle. Puis, une sensation étrange se produit sur la langue de Rikudou. Elle se contracte, rétrécit pour reprendre sa taille normale dans la bouche du Sage.

Roi des Enfers : Hmmm... Rikudou... Tu portes bien ton titre de Sage... Rares sont les mortels à avoir répondu juste à cette question. Hmmm... Ta récompense sera méritée...

La langue du Roi des Enfers sort de sa bouche. Elle frétille. Puis bondit littéralement sur Rikudou. La secousse ravive la douleur de ses jambes fracturées. Le Sage est une nouvelle fois immobilisé sous l'étreinte de cette attache organique à la fois baveuse et gluante. Le Roi des Enfers sourit. Sa bouche est béante. Ses dents pointues, affutées, comme des lames de rasoir, brillent dans l'obscurité. Et tout à coup, la langue se rétracte. La tête de Rikudou la première, le Roi des Enfers aspire en un clin d’œil le Sage. Puis il referme sa bouche grande comme une porte. De la bave dégouline de ses lèvres.

Roi des Enfers mastiquant : Hmmm... Délicieux...

Puis, le Roi des Enfers s'arrête de mâcher. Il ouvre à nouveau grand la bouche. Entre ses dents, une ombre avance. Un corps apparaît. Il se tient debout. Rikudou plus que jamais en vie semble remis de toutes ses blessures. Une fois sorti des mâchoires de Yama, le Sage porte les mains devant son visage pour mieux les examiner.

Rikudou les yeux écarquillés : Incroyable. Mon corps est totalement revitalisé...

Roi des Enfers : Hmmm... Parce que je suis le gardien du dernier Monde, on me considère comme une Divinité de rang inférieur. Mais mes pouvoirs sont peut-être plus étendus que les Divinités des autre Mondes...

Rikudou curieux : Quelles Divinités ? Quels Mondes ?

Roi des Enfers souriant : Hmmm... N'as-tu pas oublié qu'ici c'est moi qui posait les questions ?

En finissant la phrase, le Roi des Enfers ne peut réprimer un petit rire.

Roi des Enfers articulant lentement : Rikudou, désormais, la voie est libre. Tu peux rejoindre le Monde Supérieur en traversant le Néant par la Passerelle de la Réincarnation. Mais si tu tiens à retourner dans ton monde, prends garde... Les dangers et les pièges seront innombrables...

A mesure que la voix du Roi des Enfers se confond avec le silence, le temple dans lequel se trouvait Rikudou disparaît progressivement tout autour de lui. L'immense édifice vient de s'évanouir au sens propre dans les plaines du Naraka. A présent, devant les yeux de Rikudou, un spectacle saisissant a lieu. Le Sage se trouve au bord d'un précipice. Sous ses pieds, le vide. Et tout au fond, dans les abîmes, à une distance qu'il ne saurait évaluer faute de repères, un immense vortex nuageux d'une teinte rougeâtre tourne lentement sur lui-même. Presque hypnotique, il aspire le Néant. Devant Rikudou, une passerelle interminable se prolonge bien au delà de son champ visuel. Elle est en piteux état. Plus d'une planche sur deux est absente. Les autres semblent pourries ou cassées. Et les deux cordes soutenant l'ensemble ont l'air usées à de nombreux endroits. La passerelle balance de gauche à droite de façon imperceptible. Rikudou respire profondément. Il avance vers la passerelle puis pose un pied sur la première planche...

Qui sait ce que Rikudou va bien pouvoir trouver de l'autre côté de cette Passerelle de la Réincarnation ?

* Grand-père (forme respectueuse)

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yahiko
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MessagePosté le: Jeu 17 Jan 2013, 11:27 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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EPISODE 22 : La Fin des Illusions

Encore sous le choc de son souvenir, la jeune femme ouvre péniblement les yeux. Le lieu est différent. L'ambiance est la même. De noir et de rouge.

Ses bras sont écartés. Ses mains sont attachées. Ses pieds aussi. Ligotée sur un support vertical en bois, la jeune femme relève sa tête tourmentée par la migraine. Un homme lui fait face. Il est chauve. Elle le reconnait.

Interrogateur avec un léger sourire : On y arrive... La mystérieuse jeune femme nous livre enfin ses secrets... Samouraï du Pays du Feu, sous les ordres de son Shogun... Et également membre d'une organisation secrète appelée l'Ombre... Un agent double, comme c'est intéressant... Mais il reste encore un dernier secret qui se cache derrière ce visage d'ange, et que j'aimerai connaître...

L'interrogateur s'approche lentement du visage de la jeune femme. Il lui prend fermement la mâchoire inférieure d'une main. La proximité entre les deux visages est telle que la jeune femme peut sentir l'haleine fétide de la personne en face d'elle. Par dégoût elle lui crache à la figure. L'interrogateur recule légèrement et s'essuie.

Interrogateur : Vous n'êtes pas une femme facile, c'est le moins que l'on puisse dire.

Jeune femme avec ironie : Et vous n'êtes pas des plus galants... Je doute que vous ayez du succès auprès des femmes.

Interrogateur : Ahahah ! On peut dire que vous ne manquez pas de répondant. Mais je crains fort que vous ne soyez dans une quelconque position pour résister.

Soudain, l'interrogateur disparaît. Devant la jeune femme, un nouveau spectacle s'offre à elle. Une chose, une masse organique occupe son champ de vision. La jeune femme est intriguée. Ça semble bouger, vaguement. Tout autour, des fils, des câbles y sont branchés. Sur les côtés, des rouleaux de parchemin se dévident à un rythme régulier, noircies d'inscriptions denses et complexes. Cette masse visqueuse est une sorte d'immense enchevêtrement de circonvolutions et de sillons. Elle a une forme à peu près sphérique. La jeune femme n'ose pas y croire. Cette chose se remet à bouger. C'est un cerveau humain. A son sommet, une silhouette se tient debout et porte une sorte de bâton dans sa main droite.

Interrogateur sur le cerveau géant : Ce sur quoi je me tiens, c'est vous ! Ou pour être plus exact, c'est votre esprit... Vous êtes sous l'emprise d'un puissant Genjutsu... Ici, au Soleil Noir, nous l'appelons... Tsukuyomi... D'une certaine façon, votre entêtement à vouloir nous résister est finalement un bonne occasion pour expérimenter cette arme nouvelle...

Jeune femme : Il en faut plus pour me faire peur.

Interrogateur : Plus ? Mais c'est que vous n'avez encore rien vu... Nous savons pratiquement tout de vous. Maintenant, il ne reste plus qu'un dernier mystère à résoudre... Votre identité... Jeune femme... Quel est votre nom ? Si vous refusez de nous répondre, cela risque d'être très douloureux. A tel point que jusqu'à présent, personne n'y a survécu...

La jeune femme reste muette. Elle observe attentivement son sinistre interlocuteur. Tout de noir vêtu, il porte une arme à sa main droite. Ce qu'elle avait pris pour un simple bâton est en fait un trident.

Interrogateur : Très bien... Je crois avoir été suffisamment patient. Voyez-vous, je trouve toujours ce que je cherche. Morceau après morceau, sillon après sillon, souvenir après souvenir, je vais fouiller votre âme dans ses moindres recoins. Chaque souvenir que j'arracherai à l'aide de ce trident, sera pour vous un souvenir en moins qui s'effacera de votre mémoire à tout jamais... Êtes-vous vraiment sûre de vouloir sacrifier votre personnalité au nom d'une information si futile ?

Jeune femme : Vous ne trouverez pas mon nom...

Interrogateur : Dans ce cas, préparez-vous à souffrir puis à disparaître...

Au sommet du cerveau géant, l'interrogateur fait quelques pas en regardant les sillons et les circonvolutions du corps calleux. Ses pieds s'enfoncent légèrement. Il avance lentement puis s'arrête net. D'un geste violent, il plante son trident dans le cerveau puis en retire un morceau. Des arcs électriques se forment le long des câbles. Les rouleaux de parchemin sur les côtés se dévident à toutes allures. Sur le visage crispé de la jeune femme, les dents serrées, une douleur intense est clairement visible.

Interrogateur se parlant à lui-même : Qu'a-t-on ici ?... Bof... Encore un souvenir de votre enfance dans cet orphelinat du Nord ?... Continuons...

La jeune femme malgré la douleur, tente désespérément de garder ce souvenir, un des plus anciens, alors qu'elle n'était qu'une toute petite enfant dans cet orphelinat du Nord, là où ses parents l'avaient abandonnée. Elle revoit le visage des prêtres shinto si bienveillants à son égard. Ils l'a considéraient comme leur fille. Et elle, comme ses parents d'adoption à l'époque. Mais l'image se brouille, se fane et s'évanouit. Un morceau de son passé vient de disparaître. Sans prêter la moindre attention à la condition de la jeune femme, l'interrogateur quand à lui continue son parcours le long des sillons du cerveau géant. Puis une nouvelle fois plante son trident et arrache un nouveau morceau de souvenirs.

Interrogateur : Hmmm... L'orphelinat de Nokoribi maintenant... Qu'est-ce que c'est pathétique...

A nouveau, la foudre s'abat dans le crâne de la jeune femme. Elle ne peut réprimer un hurlement de douleur. Ce premier jour à l'orphelinat de Nokoribi. Ce jour où elle rencontra Kei, son partenaire d'entraînement, et ses autres camarades. Le discours d'initiation du Père Shinmura. Tout cela, elle s'y accroche de toutes ses forces. Mais ces souvenirs lui glissent entre les doigts. Ils s'envolent, s'éloignent et disparaissent... La respiration de la jeune femme devient haletante. Des gouttes de sueurs perlent sur son front. Ses yeux sont exorbités. Ce chatiment... Il y en a-t-il de plus cruel ? L'interrogateur, lui s'impatiente. L'air agacé, il poursuit ses honteuses recherches. Il semble plus déterminé que jamais. Le trident se plante à nouveau. Les cris aigues de la jeune femme déchirent l'atmosphère.

Interrogateur perplexe : Tiens donc... Kei... Ce garçon...

A cet instant, chez la jeune femme, la douleur cède la place à fureur. Non... Pas le souvenir de Kei... Le sol tremble. Le plafond également. Des briques tombent. L'interrogateur tente de garder son équilibre.

Interrogateur un peu surpris : Ne crois pas jeune femme que tu vas pouvoir briser ce genjutsu ! Personne n'y est parvenu jusqu'à présent.

Jeune femme les yeux noirs : Il faut un début à tout...

Sorties de nulle part, une pléiade de chaines apparaissent subitement et s'enroulent autour du cerveau géant. En peu de temps, le réseau devient si dense qu'aucune partie de la matière grise n'est à présent visible. La protection des chaines est totale.

Interrogateur : Assez impressionnant de voir que tu es capable de riposter alors que tu es toujours sous l'emprise du Tsukuyomi...

C'est alors que l'interrogateur disparaît du sommet du cerveau géant. Puis réapparait aussitôt devant la jeune femme toujours attaché à son support de bois.

Interrogateur brandissant son trident : Mais ce petit jeu n'a que trop duré... Maintenant, tu vas mourir !...

Les trois pointes du trident s'abattent sur la poitrine de la jeune femme. Mais au lieu d'entendre le bruit de la chair qui se déchire, à la place, un bruit sourd se fait entendre. Celui du bois. Le trident de l'interrogateur est planté sur le support en bois sur lequel était attachée la jeune femme une fraction de seconde auparavant. Elle a disparu.

Jeune femme : Derrière vous...

D'un violent coup sur la nuque, la jeune femme assomme l'interrogateur. Il s'effondre. Les murs, le sol et le plafond tremblent de plus belle. La vision de la jeune femme se déforme. Le lieu est différent. Une petite pièce, une table. Retour à la réalité...

A l'extérieur, dans le grand canyon abritant le repaire du Soleil Noir, l'air se rafraichit, les feuilles des arbres tremblent et les oiseaux s'envolent.

La jeune femme vient de s'extirper des illusions, mais la réalité pourrait bien devenir un cauchemar...

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yahiko
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MessagePosté le: Lun 21 Jan 2013, 10:23 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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EPISODE 23 : La Vallée de la Faim

Un gigantesque vortex rougeâtre tourne lentement sur lui-même. Suspendue au dessus du Néant, la Passerelle de la Réincarnation se balance. Rikudou pose son pied sur la première planche. Elle produit un grincement. Seule l’Éternité pourrait dire à quand remonte la dernière personne a avoir posé son pied sur ce chemin. Rikudou garde son calme. En son fort intérieur, il sait que la peur ne n'arrangera rien, au contraire. Il avance sur les planches moisies, l'une après l'autre. A chaque fois, les craquements menacent. La Passerelle lui murmure son agonie. Elle peut chavirer à chaque instant.

Plus bas, beaucoup plus bas, le gigantesque vortex continue sa lente révolution. De son cœur, par intermittence, des vagues de particules ionisées de chakra en sortent et balayent le Néant, secouant ainsi violemment la passerelle. Ces vagues d'énergies pures sont belles comme des aurores boréales. Le danger peut parfois prendre des aspects si envoûtant.

Le temps passe mais de quelle façon ? Dans cet environnement déroutant, le temps a-t-il encore un sens ? Rikudou continue de marcher, mais depuis combien de temps ? Il ne saurait le dire. Pour seul repère, le Sage ne peut compter que sur cette passerelle à l'abandon. La distance parcourue est désormais son seul sablier. Il se retourne brièvement. Il lui semble avoir parcourue une distance comparable à celle qu'il aurait fait pendant une bonne heure de marche. Rikudou se remet dans le sens de la marche. Devant lui, l'horizon s'obscurcit. Il entrevoit quelque chose. Une sorte de montagne flottante massive encore très lointaine. Est-ce l'autre bout de la Passerelle ? Est-ce le Monde Supérieur ?

Rikudou continue d'avancer avec prudence. Il vérifie la solidité de chaque planche avant d'y mettre tout son poids. En contrebas, dans les abîmes, il aperçoit une nouvelle vague de particules ionisées de chakra qui fonce sur la Passerelle. Bras levé devant son visage pour se protéger, il s'accroche d'instinct à l'aide de ses deux mains à l'une des cordes servant de main courante. Une violente secousse se fait ressentir. La Passerelle vient de prendre de plein fouet la vague de chakra. Les planches devant Rikudou volent en éclat et tombent dans le vide. La corde de gauche maintenant la passerelle en suspension cède brusquement. La passerelle bascule sur un côté. Avant d'être emporté à son tour dans les abîmes, Rikudou s'agrippe à la seule corde encore tendue. Sous ses pieds, le maelström continue de tourner.

La puissance des vagues de chakra semble aller crescendo. La prochaine risque d'être encore plus dévastatrice. Elle ne devrait pas tarder... Suspendu dans le Néant, le corps de Rikudou se balance. La situation semble vraiment compromise. Le Sage ne panique pas et garde son sang froid. Il se balance d'avant en arrière. Puis fait un salto, passe son corps au dessus de la corde et se réceptionne en funambule. Ses deux pieds posés sur la corde, Rikudou vacille mais parvient à maintenir son équilibre en faisant affluer son chakra au niveau de ses pieds. Mais soudain, cette dernière corde qui supporte tout le poids de la Passerelle et de Rikudou cède à son tour. Derrière Rikudou, la corde se casse en deux. Le Sage sans perdre une seule seconde se met à courir à toute allure. Rikudou doit se dépêcher s'il ne veut être lui englouti par le vortex du Néant. Mais l'autre bout de la Passerelle semble si loin. La Passerelle poursuit sa chute inexorable. La corde sur laquelle courre Rikudou est pratiquement suspendue à la verticale. Seule l'adhérence du chakra au niveau de ses pieds permet au Sage de continuer sa course. Il lui reste un espoir d'atteindre l'autre bout de cette Passerelle. Il lui reste un espoir d'atteindre le Monde Supérieur. A présent, la vie de Rikudou ne tient plus qu'à cette corde...

C'est alors que se produit le pire. La corde qui retient l'ensemble rompt. Plus rien ne peut l'en empêcher. La chute de Rikudou est inévitable.

Sur le rebord du Monde Supérieur, ce qu'il reste de la Passerelle fait peine à voir. Quelques lambeaux de bois et de cordage. Le reste est désormais englouti dans les abimes. La Passerelle de la Réincarnation n'est plus. Le Néant a retrouvé son calme.

C'est alors que des phalanges s'accrochent soudainement sur le rebord. Cinq d'abord. Puis dix. Puis deux petites cornes surgissent du fond du Néant. Rikudou enfin, se hisse sur le rebord. Au dernier moment, par chance, comme un lasso, Rikudou a réussi à enrouler la corde qui tombait avec lui sur un promontoire rocheux en contrebas du rebord. Il est sauf.

Rikudou désormais debout, contemple ce qui lui fait face. Ce Monde Supérieur est bien différent du Naraka. Coincé entre deux parois d'une hauteur qui semble sans limite, un immense canyon rocheux se présente devant lui. Le passage est étroit, faiblement éclairé, juste assez large pour laisser passer une dizaine d'individus de front. Creusées dans la roche sur chacune des parois, Rikudou distingue des grottes à perte de vue. Un vent glacial s'engouffre dans cette longue vallée. La tunique blanche et les cheveux du Sage frémissent. Il avance en marchant sur le sol rocailleux. Ses pas résonnent en écho.

Au fur et à mesure que Rikudou avance, des cris lointain se font entendre. Dans la pénombre, le Sage reste sur ses gardes. Il lève la tête. Une grotte s'illumine. Puis une autre, une dizaine et c'est à présent tout le canyon qui est éclairé par la lumière venant des grottes. Quelque chose se trame. Soudain, en un éclair, une armée fond sur lui. Venus des hauteurs, une multitude de squelettes aux yeux rouges attaquent Rikudou pieds et poings en avant. Le Sage esquive, saute, pare. Mais ces squelettes sont coriaces et redoutables. Rikudou doit enchaîner les pirouettes et les glissades à toute allure. Mais à peine un squelette mis hors jeu, que deux autres viennent le remplacer. Le Sage n'a pas le moindre répit.

Tout à coup, un squelette saute sur Rikudou derrière son dos. Le Sage, sans se retourner, l'attrape par la tête et le balance par dessus son épaule tel un projectile. Le squelette lancé à toute vitesse fonce sur des dizaines d'autres squelettes. C'est à ce moment que Rikudou dessine quelques mudras avec ses mains.

Rikudou : Katon... Ryuka no jutsu* !

Un puissant jet de flamme sort de la bouche de Rikudou et transforme le squelette projeté en une énorme torche volante. Le canyon s'embrasse en l'espace d'un instant. Tous les squelettes se trouvant sur le passage de ce projectile brûlant et crépitant se retrouvent réduit en cendre. Un feu de joie qui ne dure qu'un bref instant. Le temps de laisser la pénombre reprendre ses droits.

Et c'est encore d'autres squelettes qui surgissent de nul part. Par milliers, par dizaines de milliers. Cette fois-ci, Rikudou est complètement submergé par le nombre. Les squelettes s'amoncèlent sur lui et l'étouffent. Rikudou est en train de disparaître à vue d’œil sous une montagne d'os vivants. Le bruit des os qui s'entassent devient assourdissant, puis soudain, le silence. Dans le canyon noyé dans la pénombre, les squelettes qui se sont jetés sur Rikudou forment à présent une pyramide monumentale. Aucun bruit à présent ne vient troubler l'inquiétante quiétude des lieux. La pyramide d'ossements vient de se transformer en tombeau pour Rikudou.

Les secondes passent mais soudain, la montagne de squelettes se met à trembler. Des ossements tombent et roulent le long de cette pyramide mortifère. Il se passe quelque chose. Tout à coup, une incroyable explosion. Dans ce canyon, bien qu'étouffé par les couches innombrables de squelettes, une voix se fait entendre en écho.

Rikudou ses deux mains écartées : Futon... Daitoppa no jutsu** !

Un souffle dévastateur d'une violence inouïe sorti des mains du Sage éjecte tous les squelettes qui formaient une prison de mort. Des os par milliers volent dans les airs. Une tempête d'une puissance hors du commun vient de balayer cette colossale armée de mort. Rikudou aimerait souffler un court instant mais la menace est loin d'être écartée. A peine le canyon nettoyé de ces assaillants d'outre-tombe, qu'une nouvelle vague de ces ennemis commencent à sortir des grottes. Est-ce sans fin ? Rikudou analyse la situation. Il a déjà utiliser une bonne partie de son chakra. A ce rythme, il risque de rapidement de s'épuiser et de trépasser. Que faire ?

Rikudou touchant le sol avec le plat de sa main droite : Doton... Bakuhatsu Jishin no jutsu*** !

Aussitôt, le sol se met à trembler violemment. Un grondement assourdissant venu tout droit des profondeurs de la terre. Les parois du canyon oscillent dans tous les sens. Un tremblement de terre d'une très forte magnitude se produit. Des blocs de rochers s'effondrent en masse, bouchant les grottes les unes après les autres. Les squelettes qui s'apprêtaient à sortir des grottes sont tous à terre, écrasés par les rochers. La puissance libérée est ahurissante. Les secousses durent plusieurs minutes, puis tout s'arrête net.

Le calme revient. Les grottes ont disparu derrière des tonnes et des tonnes de granit, de silice et de calcaire. Rikudou quand à lui reprend son souffle puis se relève. Le danger est une nouvelle fois écarté. Mais son chemin n'est pas terminé, loin de là. Il avance, sa tunique et ses cheveux flottant dans la légère brise circulant dans le canyon. Au loin, le Sage aperçoit une étrange lueur qui scintille.

Après plusieurs kilomètres, Rikudou arrive devant un surprenant spectacle. Une arche gigantesque est sculptée sur une paroi en face de lui. Cela ressemble à une porte aux proportions inhumaines. Son seul point de passage. Sur le sol, des bougies par centaines éclairent les lieux d'une mystérieuse lumière verdâtre. Campé sur ses deux jambes, Rikudou reste immobile, sur ses gardes, comme si la fin du monde était proche. Un ange passe. Puis une voix féminine, légèrement criarde se fait entendre.

Voix : Oh... Un visiteur... Plutôt mignon en plus... Que me vaut cette visite ?

Rikudou levant et tournant la tête pour tenter de voir son interlocuteur : Je ne suis pas venu vous rendre visite... Je suis de passage... Je cherche à retourner dans mon monde.

Voix : Oh... Encore un autre qui n'apprécie pas ma compagnie... Quelle tristesse ! Je me sens si seule... Si seule que je crois bien que tu devras rester ici cher mortel !

Soudain, Rikudou entend des craquements. De la poussière se dégage tout autour de la porte. La pierre semble bouger. De part et d'autre des battants, deux mains puis ensuite deux bras gigantesque sortent de la roche. Ils sont longilignes, élancés et même gracieux malgré leur taille démesurée. Au sommet de l'arche, une forme se détache. Une pointe au milieu, un nez. Deux cavités sphériques, des yeux. Deux larges bosses, les joues. Un relief sensuel, les lèvres. C'est un visage qui sort littéralement de la paroi sous les yeux écarquillés de Rikudou. Un visage fin, celui d'une déesse ? Mais dans son regard, on peut y lire toute la gourmandise du monde.

Voix : Oh... J'allais oublier... Qui êtes-vous délicieux étranger ?

Rikudou les sourcils froncés : Mon nom est Rikudou... Quel est votre nom ?

Voix : Oh... Je n'ai pas pour habitude de répondre à mes prétendants... Leur vie est si courte que c'est du temps de perdu... Mais je vais faire une exception pour une fois... Je m'appelle Petra... La maîtresse de ce monde...

Rikudou : Petra, je vous demande de me laisser passer. Je dois faire vite. Le monde dans lequel je vis cours un grand danger. C'est un pressentiment.

Voix : Oh... Vilain garçon... Je voulais te faire des câlins et tout ce que tu trouves à me dire est que tu veux t'en aller... Dois-je me fâcher ?... Oh... Tout à coup... J'ai faim...

Après avoir échappé à un funeste destin à plusieurs reprises, Rikudou est face à une étrange entité. Que lui réserve-t-elle ?

* Technique du Dragon de feu
** Technique de la Grande Percée
*** Technique du Tremblement de terre explosif

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yahiko
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MessagePosté le: Ven 25 Jan 2013, 10:36 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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EPISODE 24 : La Dévoreuse de Chakra

Au bout du canyon de ce monde énigmatique, Rikudou se tient devant une immense arche creusée dans la roche. Dans un style antique les lignes sont élégantes. De nombreuses sculptures et bas-relief représentant des créatures et des scènes forcent le respect et la fascination. Cette porte singulière semble bien vivante. Une créature immense munie de deux bras longilignes de part et d'autre des battants de la porte et d'un visage féminin au dessus contemple le Sage. Elle lui parle. Elle a faim...

Petra d'une voix suave : Cela fait si longtemps que je ne me suis pas mis quelque chose sous la dent... Rikudou... Tu me plais beaucoup...

A peine ces mots prononcés que les parois de chaque côté du canyon se mettent à trembler. Elles se rapprochent l'une de l'autre. Comme des mâchoires, elles s'apprêtent à broyer Rikudou.

D'instinct, Rikudou s'accroupit et pose sa main droite sur le sol

Rikudou : Doton... Doryuukatsu no jutsu* !

Petra : Oh... Tu essaies de bloquer l'étreinte ?... Malheureusement, j'ai peur que ta technique soit trop faible...

En effet, bien que la technique de Rikudou semble avoir ralenti la progression des parois, leur course mortelle continue.

Rikudou serrant des dents dans un effort pour contenir le resserrement des parois du canyon : Petra, je ne suis pas là pour vous combattre. Je cherche simplement à rejoindre mon monde. Je vous le redemande une nouvelle fois. Ayez la gentillesse de me laisser passer.

Petra d'une voix boudeuse : Oh... Mais je suis gentille ! C'est toi qui est un vilain garçon... Reste avec moi... Après tout, c'est moi la divinité ici... Toi, simple mortel, Tu devrais te plier à mes ordres sans contester...

Rikudou : Je vois... Vous ne me laissez donc pas le choix... Je vais devoir employer la force. Je suis désolé...

Petra : Oh... La force ? Mais j'aime quand mes prétendants veulent me montrer leur muscle... C'est excitant !

Rikudou, accroupi, tout en maintenant sa technique doton pour contrer la progression des parois fait des signes avec sa main gauche restée libre. Il ferme les yeux et inspire profondément.

Rikudou : Futon... Shinku Renpa no jutsu** !

Suite à ces mots, il expulse de sa bouche une série de lames de vent fonçant à toute allure vers la porte. Du sommet de l'arche, Petra observe l'attaque de Rikudou. Les yeux de la divinité deviennent étranges. Des motifs déjà vus. Des cercles concentriques se dessinent, donnant une sensation d'infini...

Rikudou tentant de dissimuler sa stupéfaction : Ces yeux...

Les lames de vent sont à présent sur le point de frapper la porte de plein fouet. Mais subitement, elles s'évanouissent les unes après les autres. Comme si rien de ne s'était produit. La porte est intacte. Elle vient d'absorber la puissante attaque du Sage.

Petra d'une voix teinté d'ironie : Oh ! C'est tout ce dont tu es capable mon cher Rikudou ?

Rikudou le regard inquiet : Hmmm... Cette porte vient d'absorber mon attaque futon... Intéressant... J'aimerai en avoir le cœur net... Katon... Dai Endan*** !

C'est alors qu'une gigantesque boule de feu jaillit de la bouche de Rikudou et s'écrase sur la porte monumentale. Cependant, comme la technique précédente, la boule de feu se désagrège et rapetisse au contact de la porte jusqu'à disparaître complètement.

Petra riant : Ahahah ! Misérable mortel, toutes tes tentatives pour briser cette porte seront vaines... Je suis Petra, la Déesse des Preta, je suis la Dévoreuse de chakra... Et le tiens est particulièrement à mon goût...

Rikudou : On va voir ça...

Les parois continuent de grincer en se rapprochant lentement mais surement du corps de Rikudou, tel un étau. Malgré cette perspective d'être réduit en bouilli dans les prochaines secondes, le Sage garde son calme. Il se mord le pouce de la main gauche d'où s'échappe une petite goutte de sang. Avec cette seule main, il compose cinq sceaux : cochon, chien, oiseau, singe et mouton. Puis pose la main sur le sol où un cercle avec des symboles ésotérique se dessine.

Rikudou : Kuchiyose no jutsu !

Entouré d'un épais nuage de fumée, une silhouette hideuse se dévoile. Un monstre. Il est muni d'une queue imposante se balançant lentement dans les air. Sa peau ocre clair est tachetée de brûlures noires. Rikudou se tient désormais sur la tête de cette créature.

Rikudou : Shukaku, pardonne-moi une nouvelle fois de t'invoquer dans un endroit si déplaisant...

Shukaku : Arf... J'ai la peau dure Rikudou même si cet ces flammes noires, cet Amaterasu, a bien faillit me brûler jusqu'au os... Regarde ma peau ! Elle était si lisse, si claire et parfaite... Maintenant je ressemble à un zèbre ! Ce dandy en armure, il me le paiera cher ! Je le prendrai par le cou et lui ferai bouffer ses tripes !...

Rikudou coupant la parole : Euh... Shukaku... Désolé de t'interrompre, mais pour le moment, nous devons faire face à un autre souci... C'est juste en face de nous...

Shukaku reprenant son sérieux : Hmmm... Je vois... Rikudou, vous avez le chic pour vous mettre dans de drôles de situations... Nous sommes en effet dans un endroit bien étrange... Et cette chose en face... On dirait une porte vivante avec une tête et deux bras... Qu'est-ce que c'est laid !

Petra en colère : Qui est-ce qui est laid ici ? Comment un gros tas dégoutant et obèse comme toi peut-il insulter la toute puissante divinité du Royaume des Preta ? Minable tanuki, tu ne perds pas de temps pour le blasphème...

Shukaku montrant ses dents : Grrr... Une divinité ?! Toi qui es encastrée dans les rochers et fais office de porte ?! Ah ! Laisse moi rire un bon coup !

Rikudou : Toujours aussi impétueux mon cher ami... Mais le temps joue contre nous. Regarde autour de toi...

Le tanuki géant tourne la tête de chaque côté et est forcé de constater que leur espérance de vie défile aussi vite que la progression des parois du canyon.

Shukaku : Ces parois vont nous écraser si nous ne faisons rien...

Rikudou : Content que tu t'en rende compte... Même mon ninjutsu doton n'arrive pas à bloquer ces deux immenses masse de roche...

Shukaku : Hmmm... Même votre doton est inefficace... Hmmm. Je crois qu'il va falloir sortir les grands moyens alors...

Le tanuki enfonce violemment ses deux puissantes griffes antérieures dans le sol rocailleux. Puis un grondement surgit. Autour de la créature, la roche se désagrège à toute allure et se transforme en des milliards de grains de sable. Comme de l'eau qui s'évapore, la poussière de sable s'élève dans les airs, se densifie et forme en l'espace d'un instant ce qui pourrait ressembler à une dizaine de grosses colonnes, réparties de chaque côté de Shukaku.

Petra observant avec intérêt la scène : Oh... Cette grosse baleine de raton-laveur semble être capable d'autre chose que de se goinffrer et de râler...

Cette fois, Shukaku paraît ignorer la provocation de Petra. Il reste concentré. Un danger imminent le menace, lui et Rikudou. Les colonnes de sable deviennent gigantesques. Elles se sculptent. A leur extrémité, une main se dessine. C'est alors que ce qui est devenu des bras de sable titanesques, se mettent à faire opposition aux parois du canyon. Le visage de Shukaku se contracte, ses traits se durcissent. L'effort à fournir pour stopper la rétractation de la vallée est inimaginable. Les parois tremblent. Elles ralentissent dans un premier temps sans pour autant arrêter leur course. Shukaku redouble d'effort. Comme pour libérer toute sa puissance, il lance un cri rauque dans les airs. C'est alors que le tremblement des parois cesse. Elles sont à présent immobiles. Même si Shukaku doit maintenir son effort surhumain, pour le moment, Rikudou et le tanuki viennent de repousser une menace.

Shukaku toujours grimaçant sous les efforts qu'il continue de fournir : Rikudou... Je vous conseille de ne pas trop traîner... Je ne pourrai pas bloquer ces parois très longtemps... Une minute tout au plus... J'espère que ça sera suffisant...

Rikudou : Il faudra s'en contenter...

Shukaku : Sinon, j'ai l'impression que vous êtes à court de chakra... Ça ira ou voulez-vous que je vous en donne ?

Rikudou : Je te remercie Shukaku, mais j'ai un autre plan... Ton chakra... Fait simplement de ton mieux pour empêcher ces parois de nous écraser...

Shukaku : Hmmm... Je crois deviner ce que vous voulez faire...

Rikudou joint alors les deux paumes de ses mains, ferme ses yeux et se concentre. Il devient immobile. Le vent s'engouffre dans le canyon. Les cheveux blancs du Sage virevoltent.

Petra : Oh... Tu as réussi à arrêter les parois à l'aide de ton invocation... C'est plutôt pas mal... Mais tu ne pourras pas tenir éternellement... Moi, si... Tout ceci est inutile, sauf à retarder l'inéluctable... Vous deux, regardez votre taille en comparaison de la mienne... Vous n'êtes que des insectes !

Comme une gifle portée à une mouche, une des mains de Petra balaie l'air avec une force colossale en suivant un quart de cercle en direction Rikudou. L'impact va être terrible. Rikudou risque d'être purement et simplement atomisé sous le choc. Shukaku qui mobilise déjà toute ses forces dans ses bras de sable pour bloquer les parois ne peut pas intervenir. Une énorme déflagration retenti. Un nuage de fumé causé par l'impact s'est formé au dessus de la tête de Shukaku. Il se dissipe. Rikudou doit être réduit en bouillie. Mais surprise. La main géante de Petra est immobilisée. Rikudou tête baissée vient d'arrêter net la gifle de Petra en la parant avec son coude.

Petra stupéfaite : Comment ?! C'est impossible... Un simple mortel... Comment peux-tu avoir la force de me contrer, moi une divinité ?

Rikudou laisse passer un bref moment de silence avant de répondre d'une voix grave la tête toujours baissée.

Rikudou : Un minuscule microbe peut se révéler mortel pour un être humain. Dans votre cas, considérez moi comme un microbe si vous le voulez...

En terminant sa phrase, Rikudou relève la tête. Le regard du Sage est différent. Des marques oranges entourent ses yeux.

Shukaku les traits toujours crispés par l'effort : Rikudou, maintenant que vous êtes en mode Sennin, il va falloir faire très vite. Il ne me reste désormais pas plus de trente secondes avant que je ne cède...

Rikudou : Ne t'en fais pas...

Petra : Oh... Mode Sennin vous dites... En voilà une expression étrange... Et tes yeux... Oui, tu as de beaux yeux maintenant... Encore plus craquant qu'avant !

Rikudou : J'ai fait appel à ce qui est à l'origine du monde, le Senjutsu... Je viens de mélanger l'énergie de toute chose à mon propre chakra.

Petra : Oh... Rikudou... Je t'ai sous-estimé je l'avoue... Tu es vraiment quelqu'un d'intéressant. Raison de plus pour que tu restes avec moi...

Rikudou : Désolé, mais je n'ai pas pour habitude d'abuser de l'hospitalité des autres...

Brusquement, le Sage disparaît du sommet du crâne de Shukaku.

Petra : Rapide...

Puis il réapparaît au pied de la porte haute comme une cathédrale.

Petra : Comme c'est mignon ! Tu t'es rapproché de moi pour que je puisse mieux te caresser...

Deux nouveaux bras apparaissent de chaque côté de la porte portant le nombre total à quatre. Ces quatre membres longilignes, disproportionnés et effrayant foncent désormais sur Rikudou comme une avalanche de météorites. Le Sage courre à toute allure en zigzag pour éviter les brutales caresses de Petra. Puis arme son poing droit. Celui-ci s'enflamme d'un chakra doré. L'air bourdonne. Il n'est plus qu'à quelques mètres de la porte lorsque qu'une main de Petra vient s'interposer en frappant le sol juste devant lui formant ainsi un gros cratère. Rikudou son poing toujours armé s'arrête.

Rikudou : Ça n'est pas terminé... Tenkai Arashi no jutsu**** !

Le Sage donne un grand coup de poing devant lui. L'air se fend littérallement. Le chakra doré entourant son poing est comme expulsé vers l'avant, contourne la main de Petra faisant obstacle et frappe la porte monumentale avec une puissance extraordinaire. A tel point que cette dernière tremble très fortement. La porte tente d'absorber le choc. Elle ondule. Petra grimace de douleur. Rikudou continue de projeter son chakra doré sur la porte.

Shukaku murmurant pour lui-même : Rikudou... Plus que dix secondes... Finissez-en maintenant...

Petra se met à hurler de colère et de douleur.

Petra : Tu me fais mal sale humain... Tu vas me le payer très cher !

D'un terrible revers d'une de ses mains, Petra repousse Rikudou loin derrière, en direction de Shukaku. Le Sage gît à présent sur le sol recouvert d'hématomes et de traces de sang. Son regard est redevenu normal. Les traces oranges autour de ses yeux ont disparu.

Shukaku en panique : Rikudou, il faut vous relever ! Dans cinq secondes je pense que j'aurais atteint ma limite...

Bien que l'assaut de Rikudou ait laissé quelques traces de fissures ici et là sur la porte de Petra, elle semble avoir tenu bon. Ce qui ne semble pas être le cas du Sage toujours allongé sur le sol, inerte.

Petra essuyant un filet de sang sur sa bouche : Et bien... Ton mode Sennin a ses limites... Mais je reconnais que c'est la première fois qu'un mortel parvient à me pousser si loin dans mes retranchements... Tu n'es pas comme les autres... Mais, je commence à me lasser... Finissons-en...

Petra serre ses poings puis les soulève lentement. Une ombre envahit l'obscurité. Au-dessus de Rikudou quatre poings gros comme des collines sont sur le point de s’abattre sur lui. C'est alors que le corps de Rikudou se met à frémir. Il lève la tête. Ses lèvres boursouflées commencent à articuler.

Rikudou : J'ai de la peine pour vous Petra...

Petra retenant son assaut final au dernier moment : Comment ça de la peine ? C'est moi la divinité, et c'est toi le mortel... Sur le point de mourir... C'est plutôt pour toi qu'on devrait avoir de la peine...

Rikudou : Je suis triste pour votre solitude qui s'est mue en volonté de vengeance éternelle envers les âmes errantes du Samsara. Je suis triste pour votre haine qui masque votre désir d'aimer... Petra, je vous le demande une dernière fois, laissez-moi passer...

Troublée un instant par les paroles du Sage, la maîtresse des lieux se ressaisit promptement.

Petra : Tu ne m'auras pas comme cela Rikudou... Ma solitude, je l'ai choisie... Et ma haine est ma raison de traverser l'éternité... Rikudou... On aurait formé un beau couple toi et moi... Mais tu viens de dépasser les bornes... Maintenant... Meurs !

Tandis qu'elle s'apprête à abattre ses quatre poings sur Rikudou, une douleur atroce l'envahit.

Petra le visage déformée par la douleur : Qu... Qu'est-ce... Qu'est-ce qu'il se passe ?...

Sur la porte, au niveau de l'impact de la précédente attaque de Rikudou, un sceau vient d'apparaître. Sur celui-ci est inscrit en kanji "Senjutsu". Les uns après les autres, les caractères s'enflamment d'un chakra doré.

Rikudou toujours à terre : Votre capacité à absorber mon ninjutsu m'a bien fait croire à un moment que cette porte était vraiment infranchissable. Mais, au travers de mes différentes expériences, j'ai appris que les meilleurs défenses avaient toujours un point faible. Même les défenses divines... Le Senjutsu est certes composé de chakra, mais contient également ce que j'appelle l'énergie naturelle, l'énergie qui dort au cœur de chaque chose. C'est une énergie à la fois très puissante mais très dangereuse à maîtriser. Une surabondance de cette énergie peut transformer l’hôte en pierre ordinaire. Lorsque j'ai attaqué la porte avec mon Senjutsu, j'en ai profité aussi pour apposer un sceau explosif diffusant une grande quantité d'énergie naturelle.

Petra tout en écoutant le Sage jette un regard à la porte. Autour du sceau, les matériaux de celle-ci commencent à se transformer en pierre. La propagation s'accélère puis c'est à présent toute l'arche qui menace d'être minéralisée, Petra y compris.

Petra folle de rage : Comment oses-tu ! Tu... Tu m'as piégé... Moi Petra... La divinité du... monde des Preta... Je te maud... Argh !

Le visage de Petra se calcifie, puis est finalement recouvert par la pierre, figé dans la roche. De même, les quatre bas tentaculaires de la divinité se sont eux aussi pétrifiés et sont à présents suspendu dans les airs. Rikudou quant à lui se relève péniblement.

Shukaku d'une voix faible : Rikudou... Je dois vous abandonner... J'ai finalement atteint ma limite... Désolé...

Rikudou : Merci Shukaku... Tu ne m'abandonnes pas... Au contraire, tu m'as sauvé la vie encore une fois...

Pendant que Rikudou termine sa phrase, le tanuki disparaît dans un gigantesque nuage de fumée. Les bras de sable qui empêchaient jusqu'à présent les parois de se rapprocher l'une de l'autre se désagrègent et retombent sur le sol. Rikudou est de nouveau pris en étau. Les parois touchent à présent ses épaules.

A ce moment, le dernier caractère du sceau sur la porte achève de se consumer entraînant une énorme explosion qui se fait entendre dans tout le canyon. La fumée se dissipe. Désormais, un trou béant en lieu et place de la porte offre le champ libre au Sage. C'est son salut. D'un saut en avant prodigieux, Rikudou s'échappe de ces mâchoires de granit. Il plonge dans l'inconnu...

Rikudou se sort sain et sauf des griffes de Petra... Aura-t-il autant de chance la prochaine fois ?

* Technique de la Fracture Tectonique
** Technique de la Série de Lames de Vide
*** Grande Rafale de Feu
**** Technique de la Tempête Céleste

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MessagePosté le: Lun 28 Jan 2013, 2:18 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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EPISODE 25 : Démons d'Outre-Monde

L'obscurité est à présent totale. L'odeur est répugnante. La chaleur étouffante. Où se trouve Rikudou ? Il avance à taton. Il ne voit rien. Le sol s'enfonce sous ses pas.

Rikudou : Katon... Asayake no jutsu* !

De la paume de sa main droite orientée vers le ciel, une petite flamme jailli. Comme une bougie, elle éclaire Rikudou. Un spectacle étrange s'offre devant les yeux du Sage. Il se trouve dans un long tunnel. Le sol et les parois semblent visqueux. Il lève son pied droit. Une sorte de bave dégouline de sa chaussure. Soudain tout tremble. Le sol comme les murs. Rikudou parvient à conserver son équilibre de justesse. Mais une odeur d’ammoniac s'approche. Soudain, un liquide blanchâtre épais déferle dans le tunnel. Rikudou pris de court, est emporté dans le courant puis disparaît.

Rikudou est balloté dans tous les sens dans ce flot nauséabond. Sa peau le démange. Puis ce sont des brûlures qui recouvre son visage et ses mains. Dans cet environnement fortement acide, ses vêtements même commencent à se trouer. Quelque soit l'endroit où il se trouve, il ne doit pas traîner plus longtemps s'il veut survivre.

Rikudou : Katon... Dai Endan** !

Une gigantesque boule de feu sort de la bouche de Rikudou. Le liquide blanchâtre se met à bouillir. Il s'évapore. Puis les flammes s'attaquent aux parois commençant à les noircir. C'est alors qu'une secousse encore plus violente que la précédente survient. Les parois semblent se rapprocher, se contracter même. La pression du liquide augmente, sa vitesse aussi. Cette fois-ci, dans ces flots tumultueux, Rikudou tourne dans tous les sens. Il ressent la phénoménale accélération jusque dans ses tripes. Soudain, la pression se libère. Rikudou sent l'air autour de lui. Il vient d'être éjecté de ce tunnel dans un bruit caractéristique. Il reprend ses esprits à temps pour se réceptionner sur le sol. Il observe. Il fait nuit clair. Pas un nuage, pas une étoile. Autour de lui, des arbres, des rochers, des collines, un précipice, et au loin de hautes montagnes sombres. Il se retourne et observe un grand trou à la base d'un immense rocher. Le tunnel duquel il vient d'être éjecté semble-t-il. Mais il bouge... Et fonce à présent sur lui !

Ce qu'il croyait être un rocher est en faite une sorte de vers géant recouvert de pierre. Sa bouche que Rikudou avait pris pour un tunnel est entourée de dents en forme de pics acérés. Cette bouche béante, plus grande que lui, s'apprête à dévorer le Sage en s'abattant sur lui. L'attaque est foudroyante. L'impact vient de creuser un énorme trou dans le sol. La gueule du vers se relève. Le voile de poussière se dissipe laissant apparaître le corps de Rikudou gisant sur le sol, inerte. Tout à coup, dans une petite explosion, le corps de Rikudou s'entoure de fumée. Apparaît désormais un tronc d'arbre. C'était un leurre. Dépité, le vers géant lève la tête et émet un puissant cri aigu. Puis se laisse tomber lourdement sur le sol. Le temps d'une sieste.

En bas du précipice, hors du champ de vision du vers géant, Rikudou essuie ses vêtements avec ses mains. Il essaie d'enlever la bave qui est restée. En même temps, il s'interroge. Que lui réserve ce monde ? Il regarde à nouveau autour de lui. Des arbres à perte de vue. Son ouïe lui indique qu'un cours d'eau ne doit pas se trouver bien loin également. Il se trouve dans une clairière bordée par deux hauts promontoires rocheux. Il avance. Soudain une détonation se fait entendre. Un nuage de fumée se dissipe. Deux yeux apparaissent. Avec des motifs à l'intérieur. Des cercles concentriques. Toujours cette sensation d'infini...

Rikudou à lui-même : Les ennuis commencent...

Dans la clarté de la nuit, sur le promontoire rocheux à la gauche de Rikudou une créature bleutée l'observe. Ses poils en camaïeu tachetés de noir sont hérissés. Elle a des griffes et des crocs acérés. Son regard est menaçant. Ses yeux brillent dans la nuit comme deux pierres précieuses. L'un est clair comme le soleil, l'autre est foncé comme l'océan. Ils fixent Rikudou. Cet énorme chat sauvage est prêt à bondir sur le Sage.

Sur l'autre promontoire rocheux, une autre détonation, un autre nuage de fumée.

Rikudou : Et de deux...

Une autre créature apparaît. Colossale également. Tout en muscle. Un monstre. Recouvert d'une épaisse fourrure pourpre, une épaisse barbe entoure son visage. Il porte sur le sommet de son crâne un excroissance osseuse formant deux cornes pointues. Ses mâchoires recouvertes de dents massives et pointues sont grandes ouvertes. C'est une sorte de primate géant. Il hurle à la mort. Ses yeux, ces cercles...

Rikudou se met en garde. Mais c'est alors qu'en face de lui, au niveau du sol, que retenti une troisième détonation identique aux deux précédentes. Derrière ce nuage de fumée à présent caractéristique, une nouvelle forme hideuse se dévoile.

Un quadrupède aux dimensions toujours aussi écrasante que les deux précédentes créatures. Une sorte de cheval au pelage grisâtre. Sa tête à la forme de celle d'un cétacé porte quatre cornes hérissées, telles les bois d'un cerf. Il se cabre de fureur en fusillant le Sage du regard. Toujours les mêmes pupilles...

Rikudou dans ses pensées : Et en voilà un troisième... Impressionnant... Qui est capable d'invoquer à la suite trois colosses comme ceux-là ?... Et ce dojutsu...

En observant les trois créatures, Rikudou remarque une singularité sur chacune d'entre elle. Elles ont plusieurs queues. Deux pour le chat sauvage, quatre pour le grand singe, et cinq pour le cheval hybride.

Rikudou : Seul, je risque d'avoir quelques problèmes... Shukaku mon ami, je vais encore avoir besoin de toi...

Rikudou se mord le pouce puis le pose sur le sol. Un sceau d'invocation en forme de cercle se dessine sur le sol.

Rikudou : Kuchiyose no jutsu !

Mais rien de se passe... Le sceau d'invocation s'efface. Rikudou est troublé.

Rikudou : Pourtant... Il me reste encore un peu de chakra... Que se passe-t-il ?...

Soudain, les trois créatures lancent l'assaut et se jettent sur le Sage.

Rikudou : Le mode Sennin vu mon état de fatigue, c'est trop risqué... Byakugan !

Les pupilles de Rikudou sont devenus blanches et des veines sont resorties au niveau des tempes.

Rikudou : Hakkeshou Kaiten*** !

Rikudou se met à tournoyer sur lui-même à toute allure. Une sphère de chakra bleu clair l'enveloppe. Cette technique, lorsque Rikudou la réalise en pleine possession de ses moyens, est capable de repousser une montagne. Cette fois, la donne est différente. Certes, les trois créatures ont été stoppées par la défense du Sage. Mais elles sont debout et tentent de forcer l'enveloppe de chakra de toutes leur force. Les griffes du chat sauvage, les mains du grand singe et les cornes du cheval hybride sont à la lutte. Des étincelles de chakra virevoltent. Le visage de Rikudou se durcit. Il ne doit rien lâcher...

La pression exercée par la masse des trois monstres autour du Sage est énorme. Des fissures commencent à se propager sur le sol sous les pieds de Rikudou. Celui-ci continue de tournoyer mais sent que sa limite est proche. Soudain, il relâche sa technique. Les trois créatures autour du Sage sont prises de court. En déséquilibre, elles s'effondrent l'une sur l'autre. Quant au Sage, il a disparu...

Le chat sauvage lève la tête et aperçoit une ombre dans le ciel. Rikudou est dans les airs. Un saut au dernier instant sans doute. Et il retombe droit sur le singe géant.

Rikudou : Première Porte... Kaimon# !... Seconde Porte... Kyumon## !... Troisième Porte... Seimon### !

Une fine aura verdâtre entoure la peau de Rikudou. Un flux de chakra en double-hélice tourbillonne autour de son corps. La vitesse du flux est folle au point d'en soulever les cheveux du Sage. Sa peau brunie, et devient presque rouge, et ses yeux blancs s'illuminent comme deux soleils. Un éclair... Une accélération fulgurante. Le pied de Rikudou frappe avec une force incroyable le visage du singe géant. Le monstre colossal vole. Il est expédié violemment contre les arbres. Le brouhaha des arbres déracinés est assourdissant. Mais un bruit différent attire l'attention de Rikudou. Un bruit de métal. Le Sage voit une lame noire briller sur le sol. Un objet qui lui est familier. Le singe géant encore étourdi tente de se relever. Dans ses yeux, les cercles concentriques ont disparu. Juste l'espace d'un instant... Puis ils se reforment dans les pupilles de la créature qui se relève. Rikudou observe attentivement ces créatures puis ce morceau de métal noir. Le combat n'est pas perdu...

Dans ce monde tout aussi étrange que les précédents, Rikudou fait face à trois monstres terrifiants. Il semble garder encore espoir. Mais pourra-t-il tenir seul ?

* Lueur du matin
** Grande Rafale de Feu
*** Huit Trigrammes : Paumes Tournoyantes des Cieux
# Porte de l'Ouverture
## Porte de la Guérison
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MessagePosté le: Jeu 31 Jan 2013, 8:55 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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EPISODE 26 : Démons d'Outre-Monde 2

Le singe géant est debout. Il fixe Rikudou du regard. De chaque côté du Sage, les deux autres créatures le toisent. Un vent à l'odeur de carbone envahit l'atmosphère. A la gauche de Rikudou, le chat sauvage ouvre sa gueule. A sa droite, le cheval hybride le postérieur du côté de Rikudou agite ses longues queues. Du feu et du vent. Une boule de feu à sa gauche, et une tornade à sa droite déboule sur le Sage à toute vitesse. Rikudou saute en décrivant un arc de cercle, pied en avant. Il est en suspension. Pendant que les attaques des deux créatures s'entrechoquent dans une explosion assourdissante, le Sage assène un violent coup sur la gueule du cheval hybride. La créature est envoyée par terre. La poussière est épaisse. Le choc est d'une rare brutalité. A tel point qu'un morceau de métal noir qui était enfoncé dans le cou du monstre est éjecté dans les airs. Dans les pupilles du cheval hybride, les cercles concentriques s'estompent furtivement. Puis reviennent. Rikudou observe. Le corps du monstre est parsemé de ces morceaux de métal noir.

Soudain, un violent coup s'abat sur Ridukou. Deux sabots le percutent sans ménagement. Le corps du Sage part comme un boulet de canon à travers la forêt. Sur sa trajectoire, les arbres se brisent sous l'impact. La course douloureuse se poursuit sur plusieurs centaines de mètres. Roulant comme une vulgaire pierre, Rikudou parvient à se stabiliser à la surface d'un grand plan d'eau. Un lac. Des ondelettes traces de sa présence de dessinent à la surface de cette eau calme. Plus pour très longtemps...

La surface du lac ondule légèrement. Puis des vagues se forment. Rikudou qui faisait face au rivage se retourne. Le milieu du lac s'obscurcit. Deux ombres immenses se dessinent. Rikudou fronce les yeux. Les traits deviennent plus distincts. Une tortue grisâtre dotée d'une carapace de crustacé avec trois queues massives et écailleuses. Une sorte de croisement entre un bison et un poulpe violacé doté de huit longues tentacules. Deux créatures aux dimensions monstrueuses font face à Rikudou. Leurs yeux sont grands ouverts. Leurs pupilles, toujours cette sensation d'infini.

Rikudou d'une voix trahissant un soupçon d'inquiétude : Hmmm... Cinq invocations... A ce rythme... Je ne pourrai rien faire...

A peine ces mots prononcés qu'une queue de la tortue géante s'élève dans les airs. Puis elle s'abat avec une force incroyable sur le lac. Un mur d'eau vertigineux s'élève dans les airs. Le bison-poulpe inspire. Sa poitrine se gonfle. Un grondement effroyable déchire la tranquillité des lieux. Le hurlement du bison-poulpe propulse la barrière aqueuse droit sur le Sage. Ce n'est plus un lac. C'est un tsunami.

Rikudou : Suiton... Amemasu no jutsu* !

La vague géante déferle sur Rikudou. Juste à temps, une bulle autour du Sage se forme. La protection sera-t-elle suffisante ? La force de ce tsunami démentiel est monstrueuse. A tel point que la bulle entourant Rikudou se déforme.

Rikudou dans ses pensées : Je commence à manquer de chakra... Ce n'est pas bon...

La bulle protectrice autour du Sage s’infléchit de plus en plus. Pratiquement allongée à l'horizontale. La vague qui s'est abattue sur Rikudou est devenu un torrent irrésistible. Rikudou ferme les yeux. La bulle l'entourant disparaît. Il est emporté par la déferlante. Très loin.

Au milieu de la forêt dense et épaisse. Rikudou est allongé sur le sol. Ses muscles lui font atrocement mal. Le contre-coup de l'ouverture des portes. Et de son état de fatigue aussi... Depuis la traversée de la Passerelle de la Réincarnation, il n'a bénéficié d'aucun répit. Le poids de tous les combats menés depuis commencent à peser lourd dans la balance. Mais Rikudou doit survivre. Il sait que son monde a encore besoin de lui.

Il tente de bouger les jambes. Elles lui font terriblement mal. Les bras. La douleur est atroce. Mais cependant, le Sage parvient à mouvoir ses membres. La douleur est au delà de l'entendement. Mais il parvient à se relever, chancelant. Chancelant mais debout. C'est alors que deux bruits à présent familier retentissent. Deux détonations. Deux nuages de fumées. Deux nouvelles créatures.

Rikudou : Et de sept... Sept monstres...

Une créature baveuse apparaît sous ses yeux. Sa répugnance n'a d'égale que sa taille, démesurée. Une sorte de grosse limace munie de six queues. Derrière le Sage, une créature guère plus attirante. Un insecte géant, au corps bleuté et doté de six ailes et d'un appendice d'un vert végétal. Au fond des yeux de ces monstres hideux, se dessine un motif. Toujours le même. Ces cercles concentriques.

Rikudou à lui-même : Mieux vaut ne pas rester planté là...

Rikudou titube, puis se redresse complètement. La limace géante oriente sa tête vers le Sage. De la fumée. Non du gaz s'échappe d'une dizaine d'orifices répartis horizontalement sur le visage de la bestiole. Ce gaz est-il toxique ? Rikudou ne souhaite pas le savoir. Il voit ce gaz dissoudre les arbres à son contact quasi-instantanément. Cette fumée corrosive s'étend à vue d’œil. Elle est pratiquement sur le Sage. Il doit fuir. Sautant de branche en branche à toute vitesse, il sent dans son dos les prémices de l'odeur du gaz qui se rapprochent. Il n'a pas le temps de se retourner. Son souffle est court. Rikudou parvient à la lisière de la forêt. Le terrain se dégage. Il continue sa course. Le nuage corrosif le poursuit, ne le lâche pas.

C'est alors qu'une ombre apparaît dans le ciel. L'autre créature. Ses six ailes papillonnent. En un éclair l'insecte monstrueux fond sur Rikudou et ses six membres antérieurs, tels des bras s'emparent du Sage et l'emportent dans les airs. La douleur peut se lire sur le visage de Rikudou. Les pattes de la créature volante s'enfoncent dans les côtes du Sage comme les serres d'un rapace sur une proie. A une vitesse folle, le paysage défile. L'insecte géant rase la cime des arbres. Rikudou se prend de plein fouet les branchages pointus qui se brisent et volent sur son passage. Puis, brusquement, la créature reprend de l'altitude. Très vite, très haut. L'air devient rare. Rikudou suffoque. Puis la chute. L'insecte géant pique du nez et fonce droit vers le sol avec la célérité de la foudre. L'air se déchire. Des ondes se forment. Des bangs retentissent. Puis une grosse explosion. Sur le sol, l'impact a été monstrueux. Un énorme cratère.

Un voile rouge recouvre les yeux du Sage. Sa vue est trouble. Il ne sent plus rien. Ni ses membres. Ni son corps. Il sent ses forces l'abandonner. Mais même si ses forces doivent l'abandonner, sa volonté de s'en sortir reste intacte. Il doit s'en échapper. Alors il réunit les dernières forces qu'il lui reste. La petite lueur de chakra qui continue de brûler au plus profond de son être. Son corps peut être meurtri, ses membres et ses os brisés jusqu'au dernier, il continuera à se relever. Il ne peut pas mourir ici. Ce n'est pas chez lui. Émergeant de l'épais nuage de poussière, la silhouette de Rikudou se redresse. Mue par son unique volonté. Autour de ce paysage de désolation, le Sage n'est pas seul. Huit créatures l'entoure. Elles forment un cercle autour de lui.

Rikudou en reconnaît sept. Celles qui vient d'affronter. La huitième créature, une nouvelle, lui fait face. Un renard terrifiant. Aussi immense que les précédentes créatures. Son pelage a la couleur du feu, ses canines tranchantes, ses neuf queues, et son regard noir. Son regard et ses yeux. Des cercles concentriques.

Rikudou s'essuyant le sang de ses lèvres : Hmmm... C'est l'occasion ou jamais... Kage Nui no jutsu** !

Des centaines de filaments d'ombre sortent du sol. Prises au dépourvues, les huit créatures n'ont pas le temps de réagir. Les ombres de Rikudou les entourent et les immobilisent complètement comme des chaînes. Rikudou, au beau milieu de ce spectacle compose quelques sceaux avec ses mains. Puis pose sa main droite sur le sol.

Rikudou : Doton... Chidokaku no jutsu*** !

Le sol dans un grondement terrible tremble. Puis survient une sensation de chute libre. Le sol s'affaisse à une vitesse vertigineuse. Toute la parcelle sur laquelle se trouve Rikudou et les huit monstres immobilisés s'enfonce jusqu'à une profondeur inouïe. Des milliers de pieds sous terre. Le ciel n'est devenu qu'un petit carré de nuit. Le sol vient de se transformer en une immense prison. Mais les créatures tout autour de Rikudou se débattent. Elles tentent d'échapper à l'emprise de la technique des ombres de Rikudou. Ce dernier y a mis toute son énergie. Il faut que les liens tiennent bon. Ce n'est pas terminé. Rikudou saute. Il s'envole dans les airs. A ce même moment, le renard géant s'agite frénétiquement. Les liens des ombres cèdent. Le renard se libère. Il montre ses crocs. Son visage est si menaçant qu'il suffirait à dévorer le Diable. Ses neuf queues remuent prêtes à balayer des montagnes. D'un bond, il se projette sur le Sage.

Rikudou murmurant : Cette créature est vraiment impressionante... Première Porte... Kaimon# !...

Les griffes de la patte antérieur droite de l'immense renard frôlent les pieds de Rikudou.

Rikudou : Seconde Porte... Kyumon## !

A présent c'est un coup de patte à hauteur du torse que le Sage doit esquiver. De justesse.

Rikudou : Troisième Porte... Seimon### !

Et maintenant, le renard géant ouvre sa gueule montrant ses longues canines. Il est prêt à dévorer Rikudou.

Rikudou : Quatrième Porte... Shomon#### !

Le renard referme ses mâchoires. Mais Rikudou a disparu. Il est derrière la créature. Les yeux du Sage sont brillants, sa peau est rougeâtre. De l'énergie pure tourbillonne autour de son corps. Il tient l'une de des queues du renard avec ses deux mains. Puis, avec une force extraordinaire, Rikudou projette le redoutable monstre et le renvoie vers le sol. Les forces en jeu sont telles que des ondes de choc retentissent le long de la chute du renard géant. La créature frappe le sol sous un déluge de poussière et de gravats. Rikudou est à nouveau le seul maître dans les airs.

Rikudou formant une croix avec les doigts de ses deux mains : Tajuu Kage Bunshin no jutsu**** !

L'atmosphère se remplit d'innombrable petits nuages de fumées et de petites détonations. Des clones de Rikudou par centaines apparaissent autour de lui dans les airs jusqu'à obstruer l'accès du profond puits dans lequel se trouve les créatures. Une dernière détonation. La fumée se dissipe. C'est alors que la masse de clones s'abat sur les créatures toujours sous l'emprise des liens des ombres de Rikudou. Les pupilles en cercles concentriques ne peuvent que constater impuissantes le déluge de coups assénés par les clones. Puis tout se calme. La scène est saisissante. Chaque clone tient entre ses mains un morceau de métal noir enfoncé dans la chair des créatures. Il y a des centaines de morceau de métal. Il y des centaines de clones. Seul le vrai Rikudou se tient au milieu du cercle des créatures.

Tous les clones tirent sur leur morceau de métal. Ils grimacent sous l'effort. Mais ils persistent. Les créatures se débattent pour se débarrasser de ces intrus. Mais rien n'y fait. Les clones tiennent bon.

Rikudou : Libération...

A ce moment, les clones retirent tout les morceaux de métal. Les monstres hurlent une dernière fois. Puis s'effondrent. Les clones disparaissent. Les cercles des yeux des créatures aussi. Le calme revient. Rikudou crache du sang. S'agenouille puis s'effondre. Il a tout donné. Peut-être trop.

Une voix se fait alors entendre. Elle est éthérale, sépulcrale. Une voix d'outre-tombe.

Voix : Je comprends mieux pourquoi vous êtes parvenu jusqu'ici... Enfermer mes créatures dans cette cage, ce puits profond creusé à même le sol, puis comprendre si vite qu'il fallait retirer les morceaux de métal noir pour les soustraire de mon contrôle... Cela tient presque du génie...

Rikudou, allongé sur le ventre, à demi conscient, tente de voir qui lui parle. Une forme complexe. Il ne parvient pas encore à bien distinguer les traits de son ennemi... Il n'en a plus les forces... La dernière flamme qui brûlait au fond de lui vacille. Elle est sur le point de s'éteindre.

Voix : Je suis presque triste que vous ne soyez plus en mesure de vous battre à présent... Je ne ressens plus aucune énergie dans votre corps, plus aucun chakra... L'heure est venue !... Dans quelques secondes, il ne restera plus rien de vous...

Rikudou a lutté jusqu'au bout. Mais il n'était pas de taille à affronter tous les démons de ce monde après tant d'épreuves. Sans allié, sans chakra, le coup de grâce pourra enfin le libérer...

* Technique d'Amemasu (Poisson-baleine du folklore japonais)
** Technique de Couture des Ombres
*** Technique du Cœur Terrestre Mobile
**** Technique de Multi-clonage des Ombres
# Porte de l'Ouverture
## Porte de la Guérison
### Porte de la Vie
#### Porte de la Douleur

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MessagePosté le: Lun 04 Fév 2013, 10:11 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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EPISODE 27 : Le Maître-Chasseur

Rikudou se trouve dans les profondeurs d'un monde inconnu. Huit immenses créatures l'entourent. Elles sont allongées, inconscientes, comme lui. Est-il encore en vie ? Est-il déjà mort ? Entre les deux sans doute. Sa tunique est en lambeaux. Sa peau est recouverte de brûlures. Son visage est recouvert de sang. Mais il ne souffre plus. Il ne sent plus la douleur. Il ne sent plus son corps. Juste la terre sur laquelle il est allongé. Juste les vibrations lointaines mais déjà puissantes qui s'approchent. Sur un rythme quaternaire, le sol tremble.

Un courant d'air glacial s'engouffre dans ce puits profond. Il transit de froid le corps du Sage aussi surement qu'une chute d'eau glacée. Des bruits de pas résonnent. Des bruits de sabots, sinistres. Une présence s'installe. Un chakra démoniaque, maléfique. Rikudou lève la tête. Tout est noir, sombre, bien plus que la nuit. C'est gigantesque, encore plus que les créatures qu'il vient de combattre. Cinq fois voire davantage, il ne saurait le dire avec précision.

A la fois massif et aérien. A la fois sombre et brillant. Une inquiétante entité sur quatre jambes. A la fois animal et divin. A la fois organique et presque métallique. Une sorte de centaure, un croisement entre un cheval et un humanoïde, le tout avec des proportions ahurissantes. Sur le dos, un exo-squelette comme une paire d'ailes meurtrières formées par huit lames aussi longues que tranchantes. Ses cheveux flamboyants flottent dans les airs libérant un visage sans expression. Un masque noir contrastant avec ses yeux blanc scintillant dans l'obscurité. Des yeux que le Sage reconnait. Des pupilles, des cercles concentriques, et cette sensation d'infini. L'entité se met à parler.

Geysar d'une voix grave : Je suis Geysar... Je suis le Maître-Chasseur du Tiryag-yoni* ! Vous êtes le premier humain à être parvenu jusqu'ici depuis des temps immémoriaux. La volonté qui vous anime force la fascination.

Rikudou articulant péniblement : Tant que j'ai le choix entre vivre et mourir, je préfère renoncer à mourir...

Geysar : Vous êtes quelqu'un d'intéressant... Mais nul ne s'aventure dans mon royaume réservé sans en subir les conséquences...

Le bras gauche de Geysar s'allonge et se déforme. Des courbes se dessinent. Une sorte d'arc à son échelle, forcément gigantesque, apparaît. Un arc faisant partie intégrante du corps de la divinité. Une flèche en forme de lame de métal noir émerge au milieu de l'arc. L'ensemble est esthétique. Des lignes et des courbes. Presque des allures de harpe. Quelle musique l'arc de Geysar va-t-il produire ?

Geysar armant sa flèche vers Rikudou : Mortel, vous allez avoir l'insigne honneur de goûter à ma flèche. C'est un privilège rare...

Rikudou serrant les dents : Dois-je vous remercier ?

Geysar : Jusqu'au bout vous défiez la mort... Faut-il appeler cela du courage ou bien de la bêtise ?...

Sans perdre un instant, la lame noire s'éjecte de l'arc de Geysar à une vitesse à la limite de la perception. Rikudou est la cible. La lame transperce. Le sang gicle. Le Sage est immobile. Il ne comprend pas ce qu'il vient de se passer. Il ne ressent pas de douleur. Des gouttes tombent sur le sol. Du sang. Du sang qui n'est pas le sien. La créature sous les traits d'un tigre à deux queues vient de s'interposer entre lui et la flèche de Geysar. La créature s'effondre.

Geysar réprimant un rictus de mépris sur ses lèvres : Tsss... Dérisoire...

Faisant fi de cet interruption, la divinité réarme cette fois deux flèches noires sur son arc.

Geysar : Je vais viser la tête et le cœur...

Deux lames partent à toute vitesse sur le Sage. Le sang éclabousse le visage de Rikudou. Cette fois, le monstre crustacé à trois queues et celui en forme de singe géant à quatre queues viennent de s'interposer. Prenant la double attaque de Geysar à la place du Sage. Sur le visage de Rikudou, la tristesse et la compassion s'y mélangent. Le visage de Geysar reste quant à lui absolument neutre.

Geysar : Ces créatures pathétiques ont choisi une fin pathétique. C'est dans l'ordre des choses. Leur sacrifice est d'une part absurde, mais vain également. Personne ne peut échapper à son destin...

A présent, ce sont quatre lames pour autant de flèches qui s'arment sur l'arc organique. Puis d'un seul coup, elles partent droit sur leur cible : Rikudou.

Une nouvelle fois, des créatures que Rikudou vient de combattre à peine quelques instants auparavant se portent devant. Elles sont quatre. Le cheval à la tête de cétacé, la grosse limace, l'insecte géant et le bison-poulpe. Ces quatre créatures prennent les quatre flèches de plein fouet puis s'écroulent au sol. Rikudou est une nouvelle fois sauvé. Mais pourquoi ?

Geysar d'une voix trahissant son agacement : Je vois... Ces créatures ne sont vraiment pas digne de confiance. Me trahir ainsi, moi, leur Maître... Je les ferais souffrir après en avoir terminé avec ce mortel...

C'est alors que cinq lames noires se forment sur l'arc de Geysar. Puis le deuxième bras de la divinité se transforme également en arc. Cinq autres lames noires apparaissent. En tout, ce sont dix flèches longues comme des arbres et pointues comme des dards. Geysar arme ses projectiles. Et les relâche. Ils partent à la vitesse de l'éclair.

Geysar marmonnant pour lui-même : Humain... Contemple avec effroi ce châtiment divin. Je pourrais te faire prisonnier pour l'éternité, mais je suis magnanime. La mort sera ta libération... Que s'abatte sur toi les dix griffes du Tiryag-yoni !

Aussitôt les mots prononcés que les dix flèches foncent à toute allure sur Rikudou. Rien ne semble pouvoir le sauver cette fois-ci. Rikudou lève la tête au ciel. Serein. Il se remémore son enfance et sa famille. Tout le parcours qu'il l'a amené ici. Les rencontres, les amitiés. Il se souvient. Et c'est bien la seule chose qu'il peut encore faire.

Les lames noires sont toutes proches. L'air siffle. Puis, une couleur, le rouge. Ou plutôt le roux. Le monstre sous les traits du renard vient lui aussi de s'interposer. Une flèche l'a transpercé en plein thorax. Quant aux neuf autres, elles viennent d'être stoppées net par ses neuf queues ensanglantées. Le visage grimaçant dissimulant la vive douleur, le monstre renard se retourne vers Rikudou.

Renard à neuf queues toussant du sang : Merci... Merci humain de nous avoir rendu notre liberté...

Rikudou ému par la situation : Je ne mérite pas votre geste à vous tous... Il ne faut pas se sacrifier pour moi...

Renard à neuf queues : Ne nous sous-estimez pas... Nous ne nous sacrifions pas ! Nous avons la peau dure... Ce ne sont pas ces misérables flèches qui viendront à bout de notre détermination. Notre asservissement n'a que trop duré. Et grâce à vous, nous ne sommes plus de vulgaires outils qu'on utilise pour combattre. Nous sommes libres désormais. Nous pouvons enfin choisir de nous battre pour ce que nous croyons juste. Et vous nous en donnez l'occasion. Nous vous devons beaucoup... Notre vie probablement...

A cet instant, les autres créatures se relèvent de part et d'autre du renard. Elles retirent leur flèche plantée dans le corps à l'aide de leurs queues. Puis s'alignent face à Geysar. Une aura de chakra bleuté s'enflamme tout autour des créatures.

Renard à neuf queues : Geysar, nous voilà libre à présent. Nous voilà libre de ta domination. C'est toi qui va payer pour nous avoir réduit en esclavage...

Geysar : Hmmm... Devrais-je avoir peur de vous misérables créatures ? Vous n'existez que par mon bon vouloir... Puisque vous voulez que je m'occupe de vous en premier, je n'y vois pas d'inconvénient...

Rikudou toujours au sol observe attentivement la scène. A la fois fasciné et terrifié. Les bras de la divinité changent de forme. Celui de gauche se transforme en une sorte de bouclier tandis que celui de droite reprend une forme humaine. La main droite s'ouvre. De sa paume, des lueurs apparaissent. Des lueurs noires qui s’agrègent. Une sphère, une énorme boule noire large comme la tête de Geysar.

Du côté des créatures, toutes ont la gueule grande ouverte. Des boules de chakra de divers éléments se forment dans leur gueule. Les boules d'énergie grossissent. Jusqu'à ce qu'elles soient toutes ensemble propulsées vers Geysar. De même, l'imposante sphère de chakra noir de Geysar se lance à toute vitesse à la rencontre des boules de chakra des créatures. Rikudou, par instinct, porte sa main devant ses yeux. Un geste futile... L'impact survient. Les énergies lancées de part et d'autre se rencontrent. Tout vole en éclat, les corps aussi. Une explosion démentielle. Un champignon de poussière s'élève haut dans le ciel. La chaleur est étouffante. Le bruit assourdissant. La lumière aveuglante. Puis progressivement le puits géant dans lequel se trouve tous les protagonistes retrouve son calme. Rikudou a les yeux fermés. Impuissant, frappé sans discernement par cette débauche d'énergie, il attend simplement que ses forces le quitte définitivement.

Pour le Sage, à présent tout est noir, tout est froid. Sauf qu'une douce chaleur se met à l'envelopper. Rikudou n'a jamais ressenti pareil sensation de bien-être. Comme une seconde naissance. Il lui semble que quelqu'un lui parle. Il ouvre les yeux.

Renard à neuf queues : Heureux de voir que vous êtes encore en vie humain.

Autour de Rikudou, les huit créatures qu'il vient de combattre il y a encore quelques minutes l'observent avec soulagement. Il ne l'aurait jamais cru lors de la première rencontre. Ces créatures avec leurs yeux encore pourvu de ces cercles concentriques. A présent, leur pupilles sont claires. Bienveillantes. Et du chakra en provenance de ces créatures pénètre son corps. Ses forces reviennent.

Rikudou se relevant, tout étonné : Euh... Je ne sais pas comment vous remerciez. Je vous dois la vie...

Renard à neuf queues : Je me permets de parler au nom de mes compagnons. Je ne me trompe pas si je dis que c'est plutôt à nous de vous remercier. Vous nous avez offert ce qu'il y a de plus précieux : la liberté. La vie importe peu si elle ne nous appartient pas. C'est la raison pour laquelle nous vous en serons éternellement reconnaissant.

Rikudou souriant et se grattant la tête d'un air gêné : Je ne mérite pas vraiment pas tant d'honneur... Sinon, j'ai oublié de me présenter. Je m'appelle Rikudou.

Renard à neuf queues riant : Effectivement... Nous avons oublié de nous présenter. Je m'appelle Kurama et les autres se nomment...

Singe à quatre queues coupant la parole : Kurama ! Nous sommes capables de nous présenter nous-même ! Ce n'est pas parce que tu as neuf queues que tu es notre chef hein ! (s'adressant à Rikudou) Moi, mon nom est Goku, Son Goku. Je fais parti de ceux qui pensent que contrairement à Kurama, la puissance ne dépend pas du nombre de queues, mais de l'intelligence et de l'habilité du combattant. En cela, je pense être le plus fort du groupe...

A ces mots, toutes les autres créatures protestent et chahutent. Puis elles se reprennent. Rikudou les regardent l'air un peu incrédule. C'est alors que les créatures finissent par se présenter les unes après les autres. C'est ainsi que le Sage retient les noms de Matabi, Isobu, Kokuo, Saiken, Chomei et Gyuki, en plus de ceux de Son Goku et Kurama.

Kurama : Avant que vous ne repartiez, nous vous offrons ceci en témoignage du lien éternel qui nous unis à présent.

Enroulé dans l'une de ses longues queues, le renard tend un rouleau à Rikudou.

Kurama : Ce parchemin est un contrat d'invocation. Chacun d'entre nous y a déjà apposé son nom en caractères de sang. En cas de danger, n'hésitez pas à faire appel à nous. Nous serons toujours à vos côtés.

Autour du renard, les autres créatures hochent de la tête en signe d'approbation.

Rikudou tournant la tête à gauche et à droite : Et Geysar ?... Où est-il ?

Kurama : En unissant nos forces, nous avons réussi à tenir tête au maître de ces lieux. C'est aussi une grande leçon que nous devons tirer de ces évènements. Geysar a disparu, mais il n'est sans doute pas mort... Il doit être hors-jeu pendant un petit bout de temps... Mais si j'étais vous, je ne m'attarderai pas plus que cela ici. Ce monde est maudit...

Rikudou : Et comment fait-on pour quitter ce monde et rejoindre le mien ?

Kurama : La sortie est bien cachée ! Elle se trouve au fond du lac. Vous y trouverez un vortex qui vous aspirera et vous emmènera au monde supérieur. Hélas, je ne peut vous dire ce qu'il s'y trouve. Personne n'en est jamais revenu...

Rikudou : Merci à vous les amis. Tout ceci me touche profondément. Je tâcherai de me montrer digne de votre confiance.

Sans plus attendre, le Sage range le rouleau d'invocation dans sa tunique. Il saute de parois en parois puis émerge du profond puits. Ainsi il disparaît dans la nuit.

Son Goku songeur : Kurama... Crois-tu vraiment qu'il va réussir à rejoindre son monde ?

Kurama dans ses pensées : Je ne sais pas... Cet homme... Il en a en lui cette chose... L'espoir.... L'espoir de changer le monde... A moins que ce qui l'attend ne le lui retire...

Après ces terribles épreuves, Rikudou revigoré grâce à ses nouveaux amis se dirige vers un autre monde. Que va-t-il lui arriver ?

* Royaume des Animaux dans la religion bouddhiste

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