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. Les petits écrits de KHS...
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Kakashi Hatake Sensei
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MessagePosté le: Dim 23 Oct 2011, 10:12 am    Sujet du message: Répondre en citant

Comme vous le savez, je suis le genre à l'ouvrir un peu trop...

Donc, voici pour ceux qui dérangent les bien pensants et/ou qui ont ce genre de souci...
Croyez-moi, ça fait du bien.

La Condamnation


- Accusé, levez-vous !

La voix du juge avait tonné dans toute la salle, imposant le silence à l’assemblée. L’accusé se leva alors, seul, le visage grave. Il avait choisi d’assurer sa défense lui-même, quitte à se battre seul contre tous, avec le peu d’armes qu’il avait à sa disposition. Après plusieurs jours de procès, il continuait de se demander ce qui avait bien pu l’amener ici, dans cette salle, avec toute cette liste de chefs d’accusation.
Le juge reprit la parole, baissant les yeux vers les notes du dossier.

- La cour va prononcer la sentence.

La sentence… Il ne la connaissait déjà que trop bien. Il n’avait plus rien à attendre de personne, espérant juste que tout n’avait pas été totalement vain. Mais il s’attendait déjà à la peine maximale.
Le magistrat reprit son énoncé, le flux de voix monocorde, blasé. Il en avait trop vu défiler comme cet homme, debout dans le box, déjà abattu, mais tentant de conserver un peu de dignité. Aucun son ne planait dans la salle. Un vrai silence religieux s’était abattu.

“Silence de funérailles, déjà, pensa l’accusé. Ils ne se font pas plus d’illusions que moi… À moins que certains réfléchissent peut-être à ce que j’ai fait, qui sait ?”

- Pour le crime d’atteinte à l’intégrité de l’État, vous êtes reconnu coupable.

Son visage se décomposa immédiatement. Il n’y avait pas besoin de continuer la liste, ce seul verdict suffisait à le tuer. Chacun le savait, et des soupirs et autres légers cris traversèrent la salle. Beaucoup se réjouissaient, quelques-uns étaient effarés, sans le montrer ouvertement. L’accusé se reprit rapidement. Les autres chefs d’accusation arrivaient, et il ne voulait pas faire à la cour le plaisir de s’écrouler devant ses magistrats.
Le juge continua d’énoncer les résultats des délibérés, toujours sans la moindre émotion.

- Pour le crime d’incitation à la haine et à la violence, vous êtes déclaré coupable. Enfin, pour le crime de propagande et complot contre l’État, vous êtes déclaré coupable.

Il s’y attendait, et pourtant, il se sentait mal, vide, abattu. Quelque part, il voulait croire qu’il avait bien fait, qu’il se sortirait au moins de l’un des chefs d’accusation. Mais non, il a été ouvertement abattu psychologiquement.
Et bientôt, il le sera aussi physiquement. Inutile de le cacher, il le savait avant même que le juge termine. Et quand il le fit, cela n’eut pour effet que de confirmer son ressenti, sans aucune surprise. Le verdict avait été clair et net.
Condamné à mort. Sa place n’était plus dans la société, ni nulle part. Il n’inspirait plus que peur et dégoût à l’assemblée, sauf à quelques-uns qui réfrénaient des larmes et de la colère tant bien que mal. Lui restait debout, droit. Non, il ne céderait pas à ce tribunal, à cette société.
Alors que les gardes l’emmenaient déjà vers sa cellule avant son transfert pour attendre son exécution, il savait déjà quels seraient ses derniers mots.

“Aujourd’hui, dans une société où prospèrent culte des apparences, hypocrisie reine, et contrôle des idées, j’ai été condamné à mort pour avoir pensé, réfléchi, et placé vérité et honnêteté comme des valeurs primordiales.”

-------------------

EDIT

Suivant.

(Im)Perfection



L’usine tournait à plein régime, avec des clones produits à la chaîne par les robots-ouvriers. Des modèles standardisés, beaux à l’œil, avec juste quelques vagues différences en guise de diversité, et éduqués rapidement dans le culte de la pensée unique qui régit cette société. Les injecteurs de connaissance piquaient consciencieusement les clones, leur insufflant des années de savoir bien trié sur le volet, afin de les garder dans le droit chemin du troupeau qu’ils constitueraient par la suite. Puis ce fut l’habillement et le travail intensif qui débutait, avait de se lancer dans une relation montée de toutes pièces selon un modèle social idéal.

Dans la jungle des bas-fonds vivaient les derniers humains normaux, sales, malades, différents, socialement et physiquement difformes aux yeux des Élus, les dirigeants choisis, qui les laissaient vivre et mourir sans se soucier d’eux tant que rien n’entachait la bonne marche du Système Social Idéal, la nouvelle norme. Les idées et réflexions à l’encontre du SSI allaient bon train, dans cette société souterraine, mais nul n’osait les mettre en application, tant la peur paralysait les esprits.
Les Élus avaient placé une surveillance permanente dans les rues, le moindre écart de conduite au code du Système signifiait au mieux l’enfermement et l’isolement permanents, en guise d’exemple, au pire la mort immédiate pour les atteintes les plus graves.

Malgré tout, un homme, seul, osait préparer une véritable action. Ancien scientifique ayant participé au programme de clonage originel, il savait comment créer un clone spécial, un grain de sable qui viendrait gripper la machine. Il lui avait fallu du temps pour récupérer le matériel nécessaire pour recréer une machine à clonage et un injecteur de connaissances, mais personne ne se doutait de ce que ferait un pauvre clochard de quelques morceaux de métal et de pièces informatiques récupérés de ci de là…
Après bien des semaines de travail, il avait enfin réussi à synthétiser un clone. Un clone volontairement moins beau que les modèles standards, mais avec des idées qui ne rentrent pas dans les règles du SSI. Au début, cet être synthétique ne faisait que quelques tags sur les murs, à l’écart des regards, puis sa révolution se fit de plus en plus active, jusqu’à s’imposer parmi les autres clones, horrifiés qu’un être aussi imparfait et rebelle puisse exister.
Malgré tous leurs efforts, les soldats des Élus ne purent le capturer, il était prêt à tout pour se défendre et propager son combat. Prêt à tout pour vraiment vivre. Son combat séduisit rapidement bien des gens, il éveillait en eux une envie d’en savoir plus, malgré une apparence plus repoussante que la plupart.

La révolte s’étendit, menée par le clone et par les laissés pour compte, touchant chaque classe de la société et faisant trembler les Élus, jusqu’à la fin du SSI et la liberté, au prix de combats et de morts multiples. Mais il valait mieux, pour eux, mourir libres que vivre esclaves…
Beaucoup pestaient contre le résultat, arguant que le chaos régnait, que ce monde était désormais perdu… Mais une seule idée continuait de guider la nouvelle société qui naissait.

Il n’y a de perfection que dans l’imperfection, la diversité, et la liberté, pas dans la fausse perfection et le contrôle. Aucune apparence ne traduit la valeur réelle d’un être ou d’une société.

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Chakal D. Bibi
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MessagePosté le: Mer 04 Jan 2012, 4:27 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai bien aimé (im)Perfection, qui rappelle fortement Le Meilleur des Mondes mais la forme que tu lui as donné, comme un simple récit qu'on pourrait trouver dans un futur bouquin d'histoire, ça ajoute un quelque chose de formel qui laisse présager qu'on se dirige vraiment là dedans...'fin j'sais pas comment dire, en fait malgré le côté SF, ce texte est très réaliste ^^

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Kakashi Hatake Sensei
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MessagePosté le: Mer 25 Juil 2012, 7:55 pm    Sujet du message: Répondre en citant

UP Razz

Ouais, c'est ce qui me fait peur...

Bon, un vieux truc Very Happy

Temps...


Tic tac tic tac… La pièce était rythmée uniquement par le bruit de cette horloge, en rythme avec des battements de cœur. La nuit commençait à tomber, accompagnée de la pluie, mais il faisait encore plus sombre et froid à l’intérieur. A l’image de son propriétaire, la pièce ne laissait voir que tristesse, mélancolie, et regrets.

Un homme, seul, feuilletait un album, et repartait dans son passé, remontait le temps pour imaginer une autre vie. Il voulait échapper à sa vie pauvre et solitaire, changeant chacune de ses décisions, chaque élément qu’il pouvait changer.

Tic tac tic tac… Mais le temps est assassin et très joueur, il garde toujours ses atouts dans sa manche, prêt à vous faire jouer et perdre votre tapis sur une seule main. A force de changements, l’homme réussit à s’imaginer une vie heureuse, voire à la vivre.

Mais la fin fut brutale. Tant de changements et de détours l’amenèrent à vivre entouré et non seul, mais le temps réclamait son dû. La fin le prit dans un accident.

Tic tac tic tac… L’horloge continuait son bruit incessant, mais le cœur ne résonnait plus avec elle. Une pièce vide et fermée semblait ne pas avoir vécu depuis bien des années. Parfois, on parlait à voix basse d’un homme qui y aurait vécu en ermite, voire d’un fantôme.
Où est le vrai, où est l’illusion ? Qui a rêvé de quoi ? Une pierre tombale dans le jardin attenant n’apprend rien, ni nom ni dates.

Le temps passe, assassin, joueur, et seul gardien de la vérité. Tic tac tic tac…

EDIT

Pour la contrainte du moment ^^

Chronos


La Grande Horloge dominait la ville de toute sa hauteur, majestueuse, visible par tous, de même que ses cadrans. L'un d'eux montrait l'heure, mais les autres étaient plus étranges, leurs aiguilles semblaient se déplacer de façon erratique, parfois avançant, parfois reculant... Personne ne comprenait à quoi ils servaient, et ceux qui avaient tenté de le savoir avaient totalement disparu. Les Gardiens du Temps étaient venus les chercher après avoir appris qu'ils posaient des questions au sujet de la Grande Horloge, et les avait emmenés. Puis les familles avaient reçu une lettre disant que la personne emmenée était simplement partie, sans rien, pour repartir à zéro, ailleurs, loin d'eux...

Si personne n'était vraiment dupe au point de se laisser prendre à un mensonge aussi grossier, personne n'osait courir le risque de chercher ce qui était arrivé à tous ces gens. Et, rapidement, le mystère qu'est la Grande Horloge resta dans les esprits, mais jamais la moindre question ne fut plus posée en public. Les archives autorisées n'en disaient pas grand chose, de leur côté. Tout au plus apprenait-on qu'elle avait été bâtie bien des siècles plus tôt par une civilisation aujourd'hui vraisemblablement disparue, et que ses fonctions n'étaient plus connues de personne depuis. On pouvait aussi lire que les Gardiens du Temps ont existé dès la fin de la construction, et qu'on leur a confié comme mission de protéger la Grande Horloge et ses secrets, jusqu'à la fin des temps... La civilisation originelle n'était plus là, mais l'ordre des Gardiens, lui, continuait, et remplissait son devoir par tous les moyens. Si quelqu'un savait ce que cachait la Grande Horloge, c'était eux.
En sortant des archives, les questions se bousculaient dans la tête de Michael. Pour cet ancien policier qui a toujours placé la vérité par-dessus tout, la Grande Horloge ne pouvait rester un mystère insondable, à la seule disposition d'une petite poignée de personnes. Il lui fallait accéder aux secrets des Gardiens, mais les dirigeants étaient bien incapables de l'aider, l'ordre étant indépendant, et frapper à leur porte pour poser des questions s'apparentait surtout à un suicide.

Il lui fallait s'introduire à l'intérieur. L'étude des rondes des Gardiens du Temps finit par lui faire voir une ouverture, un accès par les conduits d'aération, qu'il décida d'exploiter. Après plusieurs minutes difficiles, il sortit enfin du conduit, décidé à savoir tout ce que cachaient la Grande Horloge et ses gardiens. Ce qu'il vit le subjugua. Des formes éthérées et indéfinissables flottaient dans les couloirs de l'horloge, remplis de cristaux qui semblaient faire tourner les cadrans auxquels ils étaient reliés. Certains s'éteignaient, d'autres se rallumaient, créant un kaléidoscope de lumières et de couleurs toujours incompréhensible aux yeux de Michael.

Après quelques secondes de contemplation, il reprit ses esprits et décida de trouver un uniforme. Traversant plusieurs des formes indéfinies, il réussit à aller jusqu'à un vestiaire sans se faire voir, et à enfiler un uniforme des Gardiens du Temps. Son exploration pouvait vraiment débuter. Chaque étage renvoyait le même décor, à des échelles et couleurs différentes. Seuls les deux derniers étaient différents. L'avant-dernier étage était composé des bureaux de l'ordre, où s'entassaient des dossiers sur d'éventuels dissidents. On pouvait aussi observer l'immensité de la ville à travers la baie vitrée qui entourait l'étage. Soudain, un gardien surgit du couloir en face de Michael, qui resta pétrifié. En partie par crainte d'être découvert, mais surtout par ce qu'il voyait.
Le Gardien du Temps ne portait pas son casque, et son visage aurait terrifié n'importe qui. Son orbite gauche était vide et on distinguait l'os autour. Tout son côté droit était ridé, mais le gauche était assez jeune, une partie de ses lèvres avait disparu, et ses cheveux étaient parsemés de quelques mèches blanches... Il semblait à la fois jeune et vieux, vivant et mort, perdu dans les méandres du Temps. Après son passage, Michael reprit ses esprits tant bien que mal avant d'atteindre le dernier étage, celui qui cachait tous les secrets de la Grande Horloge. L'endroit ressemblait à une salle de contrôle, avec des moniteurs partout et des données qui défilaient. Au cœur de la salle principale, un poème.

Gardiens de l'œuvre de Chronos
Observez les ravages du Temps
Veillez sur son bon fonctionnement
Protégez bien ses secrets
Ainsi que la vérité
Et Chronos deviendra un jour Thanatos

Tout s'éclairait pour Michael. La Grande Horloge avait pour but d'égrener les heures qui séparaient chacun de la mort. Chronos était Thanatos, le Temps était la Mort, une mort lente et inarrêtable, et l'arrêt d'un cadran signifiait la mort d'une personne. L'arrêt de l'horloge serait la fin des temps... Les formes éthérées étaient sans doute les âmes de ceux qui étaient encore vivants, qui perdaient de leur éclat à mesure que le cadran avançait, et les Gardiens du Temps étaient prisonniers des limbes temporelles, appartenant à tous les temps à la fois.
La vérité lui était connue, il lui fallait maintenant la raconter, faire comprendre ce qu'était la Grande Horloge. Mais il était trop tard. Les systèmes de sécurité, invisibles et insonores, avaient fait leur office et il était surveillé depuis qu'il avait commencé à gravir les étages dans son uniforme. Les Gardiens du Temps s'emparèrent de lui rapidement, avant de lui faire comprendre que la vérité ne devait pas sortir, et qu'il allait devenir à son tour un des leurs, à jamais lié à la fois au Temps et à la Mort, à Chronos et Thanatos, qui sont liés et une seule entité jusqu'à la fin des temps...

Civisme


C’était son vingtième anniversaire. Enfin, comme tous les autres, il était vraiment un citoyen de New Heaven, jouissant pleinement de tous ses devoirs civiques. Un cap important à franchir pour chaque habitant de ce nouveau paradis, qui recevait un objet bien spécifique symbolisant à la fois ce passage et les responsabilités qui lui incombaient désormais. C’est ainsi que Wayne se vit remettre, en ce jour si spécial, le CRS, Code de Responsabilité Sociale. Comme l’indiquait son nom, le CRS contenait tous les codes gérant la vie sociale et civile à New Heaven. Ce minuscule ordinateur, qui se connectait directement aux systèmes sanguin et nerveux de son propriétaire grâce à de fines aiguilles, se chargeait de rappeler à l’ordre les citoyens qui les oublieraient. Quant à ceux qui refusaient de rentrer dans le droit chemin, un sort spécial leur était réservé… L’Oubli.
Les réfractaires disparaissaient, sans laisser de traces, leurs proches perdaient tout souvenir de leur existence, et tout objet pouvant la rappeler était banni avec eux. Dans les cas les plus extrêmes, quand c’était possible, la maison entière était vidée, prête à être vendue, entièrement nue. Nul ne savait ce qu’était exactement l’Oubli, ni ce qu’on y subissait, et encore moins où c’était. Le seul moyen de savoir était d’y être envoyé, et personne n’en avait l’intention. Sa seule mention dans les règlements du CRS faisait peur aux habitants.

Le lendemain, Wayne allait régler les derniers détails de sa nouvelle citoyenneté.
Les fonctionnaires remplissaient des dossiers un à un, tels des robots cantonnés à une seule et même tâche, vissés à leurs fauteuils devant leurs ordinateurs. Quelques-uns accueillaient les nouveaux citoyens dans leur bureau. Ce fut rapidement le tour de Wayne.
Le bureau était simple, voire spartiate. Des murs blancs sans fenêtre, un bureau au centre de la pièce sur lequel trônait un ordinateur dernier cri avec tous les périphériques intégrés. Quiconque entrait dans un de ces bureaux s’attendait à passer un interrogatoire musclé plutôt qu’une simple formalité. Le fonctionnaire ne leva pas les yeux une seule fois de son écran et s’adressa à Wayne sans le regarder.

Tous les renseignements possibles et inimaginables furent pris. Nom, âge, sexe, adresse, opinions politiques et religieuses, test de personnalité, antécédents, maladies éventuelles… Même ses empreintes digitales et génétiques furent prises par un scanner hautement performant. Chaque aspect de sa vie était désormais connu et fiché, ce qui permit ensuite de calibrer le CRS et ses réactions aux éventuels manquements. En sortant, Wayne se fit bousculer par un homme pressé, et sa réaction ne se fit pas attendre. « Même pas une excuse ? Va te faire mettre, connard ! » put-on entendre dans la rue. Aussitôt, une décharge électrique parcourut les membres de Wayne et un blâme fut imprimé par le CRS.
Sur le papier était écrit « les injures sont un vecteur de haine et sont interdites ». Au moins Wayne avait-il pu se rendre compte rapidement du mode de fonctionnement du CRS et de son caractère dissuasif.
Il ignorait seulement que tout était transmis en temps réel aux Gardiens de l’Ordre, les autorités de New Heaven, qui se tenaient prêts à intervenir au cas où quelqu’un violerait les règles jusqu’à devoir subir l’Oubli.

La journée se passa sans autre incident. Le lendemain, Wayne pensait être tranquille, mais le CRS lui réservait encore des surprises…
En retard à son cours, il se mit à courir en espérant être à l’heure, mais une décharge le stoppa dans sa course après seulement quelques secondes. « Courir en pleine rue est dérangeant pour les gens qui travaillent ou se détendent. Prenez le temps de vivre, courir est interdit ». Plus tard, il enroula son bras autour des épaules d’une amie. La décharge ne tarda pas à arriver pour les deux. « Toute preuve d’affection en public encourage les comportements indécents. » Wayne ne tarda pas à s’énerver et à donner un coup de pied dans le mur. Une fois de plus, la sanction ne se fit pas attendre. « Le vandalisme est interdit, canalisez votre énergie d’une autre façon ».

Wayne décida de ne plus se faire remarquer pour la journée, et attendit d’être chez lui pour analyser le programme du CRS en le liant à son ordinateur. Ce qu’il vit le stupéfia. La liste des codes, règles et autres interdictions était si longue qu’elle faisait passer l’histoire intégrale des Rougon-Macquart pour un texte expédié en deux heures ! Chaque petit élément de la vie était régi, et presque tout était interdit. De la musique en public ? Interdit. Rire dans la rue ? Interdit. Sortir son portable ? Interdit. Les tenues étaient codifiées selon les occasions, tout comme les attitudes à adopter. Et la liste continuait comme ça encore fort longtemps…
Wayne s’aperçut alors que ce nouveau paradis n’était qu’un paradis artificiel de plus, basé sur le mensonge et la dictature, et sentit en lui l’envie de se battre contre le système pour démanteler cela.

Mais les Gardiens de l’Ordre n’étaient pas du même avis…
Entrer dans le système du CRS était la faute la plus grave possible. Une unité entra de force chez Wayne pour le plaquer au sol et lui signifier son arrestation. Devant son crime, une seule sanction était possible, et il était inutile de passer par un tribunal : ce serait l’Oubli !

Deux des Gardiens emmenèrent Wayne, qui put voir les autres commencer l’effacement de tout ce qui le concernait avant qu’on lui bande les yeux. Le trajet s’arrêta loin de New Heaven, au milieu de nulle part, en plein désert, et le bandeau fut retiré. On pouvait voir la ville s’étendre sur l’horizon, illuminée et magnifique. Wayne fut poussé dans un trou et tomba très bas.
À sa grande surprise, il survécut et découvrit un tout autre monde. Un monde coloré, où les règles n’avaient pas cours, vivant et chaleureux. Tous les parias de New Heaven, les esprits libres, se trouvaient enfermés ici. Voici ce qu’était l’Oubli. Une cité souterraine où les Gardiens de l’Ordre laissaient les condamnés exilés livrés à eux-mêmes.

Wayne sentit la colère monter en lui. Tant qu’il était vivant, il pouvait se battre contre tous ces codes abusifs, qui détruisaient la créativité et formataient les esprits. Mais il lui fallait d’abord trouver un moyen de sortir, avant d’attiser une révolte…

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Chakal D. Bibi
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MessagePosté le: Jeu 26 Juil 2012, 10:54 am    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai bien aimé Civisme, le coup de l'Oubli c'plutot cool :p

Et bien vu pour le CRS, ça amuse mon coté anar' du dimanche Laughing

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Kakashi Hatake Sensei
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MessagePosté le: Jeu 26 Juil 2012, 5:53 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'avais envie de m'amuser un peu en détournant le sigle, là, j'avoue Razz

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MessagePosté le: Dim 11 Nov 2012, 9:05 pm    Sujet du message: Répondre en citant

War Never Changes...


Il pleuvait ce jour-là. Ou bien étaient-ce des larmes qui perlaient sur ma joue ? Je ne sais pas, je ne sais plus… Je me souviens seulement de ce que j’ai fait, de ce que j’ai pensé, de comment j’ai hurlé intérieurement. On enterrait un combattant, un ami, un frère, celui qui m’avait sauvé la vie sous les balles de l’ennemi. J’avais envie de leur dire le fond de ma pensée en plus de tout le bien que je pensais de lui, mais je ne pouvais pas. J’étais paralysé. Paralysé par l’idée de bafouer sa mémoire, de bouleverser leur quotidien et l’image qu’ils avaient de nous. Mais ça leur aurait fait du bien, sans aucun doute…

À quoi pensaient-ils, alors que le cercueil descendait ? Il faudrait le leur demander, mais ça devrait osciller entre la tristesse de perdre un proche et la fierté de le voir partir au combat, en héros, et pas en lâche. Je ne peux guère leur en vouloir. Après tout, c’est pour ça qu’on était partis, pour arranger les choses. On pensait libérer un pays, revenir en héros, et reprendre une vie normale comme s’il ne s’était rien passé. Ah, ça, l’armée sait vendre son image pour recruter, entre les salaires, les débouchés, les codes visuels du jeu vidéo… Mais la réalité, elle, a tendance à venir frapper par derrière quand on ne s’y attend plus.

La fleur est vite descendue du fusil, je peux vous le dire. L’Enfer n’est rien à côté de ce qui a pu être vu sur les champs de bataille. Partout, les cadavres poussaient littéralement, la haine et la tristesse se déversaient dans chaque rue, et nous, on faisait ce qu’on pouvait pour limiter les dégâts, alors que tout ça nous corrompait de plus en plus…
Les belles idées de départ ? Lentement oubliées et proprement exécutées quand on a nous a fait comprendre que le pouvoir actuel resterait en place, au mépris de toute loi et de toute humanité… On allait bien vite apprendre que la reddition avait été obtenue en échange de ce maintien, avec l’exploitation du sol en bonus…

Mais dans la rue, ça se battait. Le peuple exigeait la justice, et on ne pouvait pas le lâcher. Alors, on tirait. Tant qu’on n’avait pas pour ordre de se barrer, on tirait. Et c’est comme ça que mon frère d’armes s’est fait descendre…
On pensait se battre pour une cause, on l’a juste fait pour enrichir des marchands d’armes étrangers et des industriels en vrac…

Que va-t-il rester de tout ça ? Un pays en ruines et qui est une poudrière prête à éclater à nouveau, des noms sur des monuments et quelques gerbes de fleurs, des esprits brisés, et du fric par paquet chez les industriels, les seuls à vraiment profiter de ce qui est la nature même de l’être humain, à savoir se foutre sur la gueule, et tant pis pour les causes. Après tout, elles ne sont que des mots qui filent dans l’air, pas des billets qui filent dans les poches…

Un immense gâchis, une paix artificielle, une vaste mascarade… La guerre ne change jamais, et ne change rien. Comme le dit un célèbre personnage, y a pas de héros dans une guerre. Les héros meurent ou finissent en taule. Il avait raison, je l’ai constaté, et on les oublie avec leurs idéaux et leurs causes, les seules raisons de se battre… Si seulement on le faisait autrement qu’au fusil. L’expression des idiots et des suicidaires. Après tout, l’armée n’est pas réputée pour son intelligence…

Connerie d’Humanité.

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MessagePosté le: Dim 11 Nov 2012, 9:33 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Cool ton texte, ça pue la mélancolie, la résignation, le mec blasé de la réalité, et à juste titre, on ne le comprend que trop bien.

Bon jet ma gueule Wink

Juste un truc :

Citation:
les cadavres poussaient littéralement


Ils sortaient vraiment du sol ? Laughing

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MessagePosté le: Dim 11 Nov 2012, 9:40 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci ^^

Haha, non, pas de zombies là-dedans, n'exagérons pas x)
Mais un jour, peut-être... Razz

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MessagePosté le: Dim 11 Nov 2012, 9:58 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bah ouais j'me doute bien, c'pour ça que le "littéralement" m'a fait tiqué, j'pense ue c'pas l'bon mot =)

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MessagePosté le: Sam 12 Jan 2013, 7:38 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je m'excuse platement pour cette connerie dans la lignée de la Déclaration des Droits Razz

Non, en fait, je m'excuse pas, vous en aurez sûrement encore d'autres x)

----------------------------

La légende raconte qu’il y a fort longtemps, le sage Ecrivanius gravit les marches du mont Inspiraï. Une fois au sommet, il se vit remettre par son dieu, Scribarum, les Tables de la Loi de l’Écriture et les Dix Commandements qui y avaient été gravés. Il les lut ensuite à son peuple des Autoriens, dont l’un d’eux les rapporta comme suit.

I Tu t’acharneras au travail.
II Tu n’attendras pas l’inspiration.
III Tu ne copieras point les autres.
IV Tu te motiveras par des objectifs.
V Tu respecteras tes lecteurs.
VI Tu ne te laisseras influencer par personne.
VII Tu écriras ce qui te plaira.
VIII Tu refuseras formellement tout contrat à compte d’auteur.
IX Tu écriras contre vents et marées malgré les refus.
X Tu n’envieras pas le succès des autres.

Ainsi Ecrivanius et tout son peuple reprirent-ils leur quête de l’Écrit Parfait, noircissant des pages encore et encore, jusqu’à un jour le trouver…

----------------------

On fait dans le court.

Formation


Gauche, droite, en rang par deux et que ça saute ! Une organisation bien huilée, des horaires et activités fixes, et malheur à qui sort du rang, volontairement ou non. La différence n’est pas tolérée. La pensée personnelle n’est pas tolérée. Rien ne doit dépasser du cadre défini de cette prison mentale et psychologique où on vous gave d’exercices en tout genre alors qu’on peut se demander à quoi vous serviront la plupart.

Pour ceux qui seraient un peu rebelles, des commandos formés sur le tas sauraient se charger de les remettre dans le droit chemin. La violence, psychologique et physique, et la pensée unique font loi dans ce qui s’apparente à un camp de prisonniers où chacun doit purger sa peine pendant plusieurs années. Vous n’avez rien fait, mais vous êtes coupable et condamné, et vous l’êtes encore si vous n’en sortez pas brisé. Coupable d’être vous et d’être unique, quelle que soit la manière. Coupable de ne pas suivre la masse.

Certains vous diront que c’était les plus belles années de leur vie. Bien sûr, ils étaient du bon côté de la barrière, bons petits soldats prêts à suivre tous les moutons pour ne pas se sentir lâchés par cette société qui les rassure tant sur leur normalité purement subjective.
Pour les autres, c’était un enfer permanent, entre bastonnades, harcèlement, et insultes. Nombreux étaient ceux qui finissaient par céder et plier sous la pression, devenant à leur tour des membres de cette armée de machines sans âme ni personnalité, incapables de réfléchir tant on les gavait d’informations inutiles pour qu’ils se sentent intelligents.

Il fallait bien les préparer à prendre leur rôle dans cette grande mascarade qu’on nomme la société, uniforme, sans aspérités, prompte à bouffer tous ceux qui tenteraient de lui faire perdre sa belle perfection bien lisse.
Le meilleur apprentissage du fascisme et de l’intolérance reste l’école…

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yahiko
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MessagePosté le: Sam 12 Jan 2013, 7:57 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je me permets de réagir à ton dernier texte, celui sur la "Formation".

Le style est simple mais fluide et facile à lire.

Sur le thème, l'école, c'est un peu un lieu commun.
Tu y mettrais plus de subtilité ça pourrait peut-être devenir intéressant.

Mais le texte n'épargne aucun cliché et généralise à tout va. Tu parles de qu'elle école au juste ? Celle de France ? Parce que si tu prends la peine de regarder ailleurs, en ce qui concerne le fait de formater les esprits et en faire des robots, on n'est pas les pires et de loin. Regarde un peu ce qui se fait en Asie et tu comprendras ce que je veux dire.

Je ne vais pas trop forcer sur la critique, je pense que tu manques un peu de recul sur le sujet. Mais il ne suffit pas d'écrire des critiques pour faire "rebelle".

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MessagePosté le: Sam 12 Jan 2013, 7:59 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Oh, je manque pas de recul, au contraire, j'en suis sorti depuis longtemps, et heureusement Very Happy

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MessagePosté le: Sam 12 Jan 2013, 8:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ceci explique cela.

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MessagePosté le: Sam 12 Jan 2013, 8:06 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Mais bon, ça tient plus du billet d'humeur, sur ce coup, je dis pas le contraire ^^

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MessagePosté le: Sam 12 Jan 2013, 8:10 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Certes, mais tes humeurs seraient plus intéressantes à lire et plus crédibles pour ma part si tu faisais un effort.

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MessagePosté le: Sam 12 Jan 2013, 8:14 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Au pire, t'as tous les autres =)
Il m'arrive de rater mon jet, parfois =)

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MessagePosté le: Sam 19 Oct 2013, 9:41 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Petit up Very Happy

Réincarnations

Michael se réveilla, la tête endolorie, dans ce qui ressemblait à une chambre. Mais il n’en reconnaissait rien et ne savait pas comment il était arrivé là. Après un petit temps de récupération et après avoir fait un détour par la salle de bains pour se remettre correctement, il se décida à ouvrir la porte.
Le couloir n’avait rien de notable, à l’exception des caméras disséminées de façon régulière sur toute sa longueur. Michael décida de s’aventurer plus avant vers la porte qu’il voyait au fond à gauche, quand il entendit une voix électroniquement modifiée venir de nulle part.

- Bienvenue, Michael. Nous sommes ravis de voir que vous allez bien.
- Qu… Qui êtes-vous ? Et où suis-je ?
- Ne vous inquiétez pas, vous saurez tout en temps voulu. Pour l’instant, continuez vers la porte, je vous prie.

Ne sachant pas où aller, Michael s’exécuta et découvrit une salle où se trouvaient seulement un siège et un moniteur informatique. Il s’assit et une vidéo se lança. On pouvait voir des images d’archives et des photos anciennes, mais on pouvait surtout entendre un bien étrange discours.

Avez-vous déjà eu d’étranges visions en ayant un contact physique avec quelqu’un, peut-être même juste en l’observant ? Vous ne savez pas de quoi il s’agit ? Vous faites partie d’une rare catégorie de personnes : vous pouvez voir les vies antérieures des gens, dans les moindres détails, jusqu’à la mort. Sachez que la mort de quelqu’un se reproduit d’une vie à l’autre, à moins que quelqu’un ne vienne modifier la ligne temporelle et cette malédiction. Nous sommes les Veilleurs. Nous veillons sur les réincarnations. Et nous sauvons ceux destinés à une mort violente, meurtre ou accident. Vous avez un don. Voulez-vous vous en servir ?

La vidéo s’arrêta là-dessus, laissant Michael interloqué et sans voix devant ce qu’il venait d’entendre. Réincarnations ? Malédiction ? Don ? Il refusait d’y croire, mais il lui fallait se rendre à l’évidence qu’il avait déjà eu ces visions et que personne ne lui avait diagnostiqué le moindre problème mental ou psychologique. Il avait envisagé toutes les hypothèses, mais rien n’y faisait.

“Lorsque vous avez éliminé l’impossible, ce qui reste, si improbable soit-il, est nécessairement la vérité, pensa-t-il. Je ne pense pas que Conan Doyle aurait envisagé ça, mais au stade où j’en suis…”

Une porte au mur s’ouvrit alors sur un homme immobile qui fixait Michael en souriant légèrement.

- Et là, c’est le moment où vous me dites “Bienvenue à Précrime”, c’est ça ?
- Précrime n’est qu’une fiction, monsieur Jensen, répondit l’homme après un petit rire. Bien écrite et tristement représentative des dérives de la loi, mais une fiction. Les Veilleurs, eux, sont une réalité. Alors, voulez-vous entrer dans le monde réel ?

—————————————————-

Bon, oui, ça s’arrête là Wink C’est juste une fulgurance qui m’est tombée dessus dans la journée, je sais pas ce que je vais en faire, ni même si je vais en faire quelque chose…
Mais bon, ça faisait longtemps que j’avais pas été productif ici, j’espère que ça tente Very Happy On verra si je donne suite façon feuilleton avec des textes courts comme ça, ou si je tente carrément plus (ce qui ne serait pas une bonne idée, vu comme je croule déjà sous le boulot…).

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MessagePosté le: Ven 14 Fév 2014, 8:34 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bon, image, idée, texte.



Fergen avait suivi le garçon jusqu’à l’entrée des bas-fonds de la ville. La zone était sombre, silencieuse, et peu fréquentée ; de quoi donner des sueurs froides à n’importe qui. Mais Fergen était loin d’être n’importe qui.
Le Duc avait déjà fait connaissance avec ses talents de cambrioleur, et la rumeur avait vite couru à travers tout le Duché. Loin des yeux et des oreilles des gardes, on louait le voleur qui avait défié le tyran, à tel point que le Duc dépêcha son unité d’élite, les Jaegers, à sa capture. Une capture plus facile à imaginer qu’à effectuer…

Aujourd’hui, il était là, sous la lumière de la lune, aux limites des patrouilles des gardes, prêt à entrer dans la bouche des Enfers. À cause d’un jeune garçon qui lui avait dit une étrange phrase… Ton âme est prisonnière des Ombres, avait-il déclamé, l’air absent, avant de faire signe à Fergen de le suivre. À présent, il tendait la main vers le bas des escaliers, vers l’ombre des bas-fonds.
Malgré la peur, Fergen descendit. L’attrait de l’inconnu, de possibles richesses, et l’excitation liée lui procurèrent toute la détermination dont il avait besoin. Et elle lui serait plus qu’utile devant les vérités qu’il s’apprêtait à déterrer…

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Y a de quoi faire quelque chose de sympa, j'y réfléchirai, j'ai 2-3 idées...

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Isumi
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MessagePosté le: Dim 16 Mar 2014, 4:03 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Vas-y accouche !! Very Happy

Tu as toujours de supers idées et ma foi ton style est agréable et fluide.
J'aime beaucoup cet apéritif là...

J'espère en lire la suite un jour. Very Happy
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MessagePosté le: Lun 26 Mai 2014, 6:09 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'avais pas vu XD

Bah, là, je termine une nouvelle qui devrait pas tarder à s'achever, et après, je re pars sur les autres projets en cours. Je vais en profiter pour noter quelques idées à ce sujet là Very Happy

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